Disclaimer: Je ne suis pas l'auteur de Yu-gi-oh. Je ne fais que m'amuser avec les personnages.
Genre: Fluff, Family, mystère
Pairings : un ou deux
Personnages: Pas mal?
Note: Encore merci à Adriane1103 pour m'avoir autant aidé pour cette fic.
Chapitre 4: Discussions
Seto rentra au manoir. il était épuisé par sa journée de travail et par les nouvelles qu'il avait reçu. Il lança son manteau de cuir sur le canapé et s'installa dans le fauteuil à coté, plongeant sa tête entre ses mains. Isano, comme d'habitude, lui posa une tasse de thé sur la petite table et battit en retraite, craignant un éclat de son supérieur quand il était dans un tel état.
De mauvaise humeur.
Et épuisé.
Mauvais mélange.
Seule sa famille pouvait l'approcher.
Seto ne savait pas quoi faire. L'appel d'Ishitzu l'avait complètement déstabilisé. Il avait beau avoir été avertit plusieurs fois. Il avait beau savoir que ça allait arriver. Il aurait aimé avoir plus de temps.
Les hommes en noirs seraient au Japon sous peu, et étaient bien décidés à récupérer le jeune garçon. L'égyptienne lui avait donc conseillé de quitter le pays, et de se cacher (il en avait les moyens) mais il avait refusé. Atem avait enfin réussi à se faire à son environnement et il était heureux au Japon. Il commençait à s'ouvrir aux autres, parlant à présent couramment la langue bien qu'il aimait toujours parler en égyptien antique avec son père adoptif.
Il ne pouvait pas arracher son fils de chez lui, de cette maison où il était heureux. Il avait eu du mal à s'intégrer, à se faire à Mokuba et à son entourage proche. Aujourd'hui il n'était plus aussi timide, ouvert et souriant avec toutes les personnes vivant au manoir.
Non. Il ne voulait définitivement rien changer dans la vie de ce petit garçon.
Il était de sa responsabilité de faire en sorte que son fils soit en parfaite sécurité auprès de lui.
Quitte à prendre des décisions et des précautions supplémentaires.
Sur ses pensées, Mokuba rentra lui aussi au manoir, posant nonchalamment son sac de lycéen dans l'entrée. Il remarqua alors son frère, assis sur son fauteuil, la tête renversée en arrière. Il semblait vraiment fatigué.
"Seto ? Tu es déjà là ? Tu n'avais pas une réunion ce soir?
- Je l'ai reporté."
Mokuba fronça les sourcils. Son frère n'annulait jamais ses réunions. Jamais. A moins que quelque chose de grave ne se produise.
L'aîné se redressa, son regard porté sur le nouvel arrivant. "Ishitzu m'a appelé…Marik a eu des informations dramatiques."
Il ne cachait plus rien à son cadet, celui-ci étant assez grand pour comprendre. Et assez responsable. Il connaissait toute l'histoire afin de pouvoir, au pire, s'enfuir avec Atem.
"Il y a un problème?" S'inquiéta soudainement le plus jeune des frères Kaiba. "Cela concerne encore ces gens? Ils ont...découvert où était...
- Oui. Cette secte… Ils sont au Japon… J'ai peur pour la sécurité d'Atem. Marik, son frère et quelques membres de leur clan arrivent pour tenter de les arrêter mais je dois rester sur mes gardes." Expliqua le brun aux yeux bleus, se massant les tempes. "Ils ne mettront pas longtemps à nous trouver. Notre adresse principale n'est pas un secret. Nous avons bien une résidence secondaire cachée mais cela ne les retardera pas réellement. Ils ont surement les moyens de nous retrouver."
Mokuba s'assit sur le canapé au côté de son frère. Il se demandait quoi faire lui aussi, ses pensées tournaient vers l'enfant qui devait jouer dans sa chambre à l'instant. Une angoisse le prit. Ils étaient heureux et ce bonheur ne devait pas être rompu. "Que comptes-tu faire ?
-Doubler la sécurité pour commencer, peut-être même le retirer de l'école en prétextant quelque chose comme une maladie ou un voyage…l'envoyer avec toi dans la résidence secondaire. Tu as passé des examens récemment, tu peux manquer quelques temps. Je vais demander à Isano de préparer des affaires.
Mokuba plissa les yeux et réfléchit quelques instant. Il secoua finalement la tête : "Je pense qu'il faut prévenir Yugi.
- Je ne préfère pas, il a été assez secoué lorsque l'ancien Atem a rejoint le royaume des âmes. Sans compter que le "nouveau" ne semble avoir aucun rêves ou souvenirs de sa vie en temps qu'esprit perdu. Juste de sa vie comme prince et pharaon. Il ne saura pas qui est Yugi et celui-ci ne sera que blessé. Ne parlons pas de sa bande d'amis. Qui risque de s'imposer continuellement.
- … Seto, ce sera beaucoup plus discret que de faire appel à des gardes du corps supplémentaires pour le protéger. Tu ne penses pas ?
- Ils penseront à vérifier chez Yugi. Ils savent qu'il est celui qui a reconstitué le puzzle. Ils le feront suivre. Surveiller. C'est peut-être déjà le cas.
- Mais personne en dehors de toi et moi ne se souciera plus de sa sécurité que lui! Je pense que il faut lui en parler.
- Et que pourra-t-il faire?
- ...Seto. Je sais que c'est une solution raisonnable. Il faudra tout li expliquer et lui nous croira. Pas comme des employés ou la police non? Yugi nous croira, et ses amis aussi.
-Tu as certainement raison" marmonna Seto la tête entre ses mains. "Bien" Souffla-t-il, résigné, en se redressant, sachant que rien ne ferait changer d'avis son petit frère "Je te laisse le soin de l'appeler dans ce cas." conclut-il doucement "Je ne lui ai pas parlé depuis près de quatre ans, contrairement à toi." Souriant à son frère qui le lui rendit, satisfait, il se leva pour quitter la pièce, lui laissant de l'espace pour la conversation.
Mokuba sortit son portable et chercha un numéro parmi ses nombreux contacts. Prenant une grande inspiration. Il appuya sur le nom.
Yugi Muto.
Yugi grognait. Il n'avait toujours pas réussi à parler à Anzu. Et cela lui pesait de plus en plus, comme un poids terrible sur le cœur. Il avait à peine manger ces derniers jours, et ne parlons pas du manque de sommeil qui le torturait de plus en plus.
Que dois-je faire?
Que dois-je dire?
Apparemment Anzu ne voulait pas faire le premier pas, car elle ne le contacta pas de son côté.
Il devait lui parler, lui dire qu'il regrettait...qu'il regrettait tellement. La supplier de l'écouter. Lui dire...qu'il avait été un idiot, qu'il ne méritait pas le pardon mais qu'il espérait qu'elle accepte de lui donner une dernière chance.
Je vais y aller.
Ce soir.
A ce moment-là, le téléphone sonna. C'était son personnel. Le nom affiché n'était pas celui qu'il espérait. Et c'était un auquel il ne s'attendait pas du tout.
Que...
Il décrocha «Magasin Muto» dit Yugi sans grande conviction dans la voix.
« Bonjour Yugi, c'est Mokuba. » La voix en pleine mue lui sembla venir de loin.
Le jeune homme parut surpris d'entendre le plus jeune des Kaiba au téléphone. En règle générale, le jeune lycéen passait directement au magasin pour tout ce qui était professionnel ou juste pour prendre de ses nouvelles. Les appels étaient très rares.
« Bonjour Mokuba…Que me vaut le plaisir de ton appel?»
Que voulait-il? Pourquoi l'appelait-il à une telle heure? Y avait-il un problème?
Un léger silence puis le plus jeune reprit d'une voix hésitante « Yugi, Seto et moi...nous aimerions te parler de quelque chose d'important… C'est très important. Crois-moi. »
Yugi ne comprenait pas ce qui pouvait perturber le jeune homme, le faire hésiter et bafouiller, si bien que les derniers mots de Mokuba brisèrent son envie de refuser de rencontrer les deux frères. Ils ne le contacteraient pas pour rien.
« Bien» souffla-t-il. « Quand est-ce que je pourrais vous voir, Seto et toi ?
- Demain en début d'après-midi au manoir, nous t'enverrons une voiture pour passer te chercher si tu le souhaites?» proposa Mokuba.
Pourquoi venir le chercher?
Craignaient-il qu'il se désiste?
Yugi refusa poliment la proposition et confirma pour le lendemain, une étrange boule pesant soudainement au creux de son estomac.
Un mauvais pressentiment.
Yugi restait perplexe. Mokuba ne lui avait rien révélé au téléphone et était demeuré très énigmatique. Le plus jeune des frères lui avait donc donné un rendez-vous à leur manoir pour le lendemain, ce qui ne rassura pas du tout le jeune homme.
Qu'y avait il de si important ( et de si secret) pour que la famille Kaiba l'invite dans leur antre ultra protégée? Ce qui n'était jamais arrivé avant, quelque soit les circonstances, l'aîné de la fratrie tenant à leur intimité.
Surtout avec les médias qui s'étaient quelque peu déchaînés sur lui deux ans auparavant. Parlant d'une conquête, et même d'un enfant caché. Rumeur vite démentie par le porte parole du président de la corporation.
Et pour que Seto demande son aide, cela devait être extrêmement important! Il n'était pas du genre à admettre avoir besoin de soutien.
Yugi gémit. Il ne se sentait pas de taille à affronter les Kaiba, surtout l'aîné. Il se sentait trop affaibli psychologiquement, et très fatigué. Une petite voix dans sa tête lui murmura Tu pourrais avec Anzu à tes cotés! Et si vous vous réconciliiez aujourd'hui, tu pourras peut-être dormir assez cette nuit pour être en forme demain?
Il s'arrêta dans sa tâche dans l'arrière boutique, s'appuyant contre une étagère tandis qu'une larme silencieuse parcourait sa joue. Il avait besoin d'Anzu, elle avait été son soutien toutes ses années. Depuis l'apparition d'Atem dans son esprit jusqu'à la dispute, elle avait été un soutien indéfectible pour lui.
Elle avait tenté de l'aider...et il l'avait repoussé, hanté par un enfant qui ressemblait à Atem...comme s'il chassait un fantôme.
Il l'avait accusé de le traiter comme un remplacement.
Il avait ironisé sur ses sentiments pour Atem, cruellement.
C'est alors qu'il comprit. Il ferait un jour le deuil de la disparition d'Atem à ses cotés. Après tout son ami était déjà mort quand il l'avait rencontré. Il avait eu le temps de se préparer.
Mais il ne s'en remettrait jamais si Anzu disparaissait de sa vie. Son cœur ne le supporterait pas.
Il prit son manteau, ferma le magasin et couru vers l'école de danse d'Anzu, là où elle s'entraînait chaque jours. A l'entrée, il croisa une amie de la jeune fille qui lui indiqua la salle où été resté la jeune femme.
"Elle voulait continuer à s'exercer à se qu'elle m'a dit. Elle force un peu trop ces derniers jours." lui indiqua la blonde qui partit après avoir fermer son casier, non sans lui avoir jeté un regard suspicieux. Comme si elle savait que c'était de sa faute.
Yugi continua son chemin sous le regard appréciateur de certaines danseuses, à qui il ne lâcha même pas un regard. Il s'arrêta devant la porte de la salle d'où une douce musique s'échappait.
Il prit une grande inspiration, tentant de se redonné du courage et lâcha un regard à travers le hublot donnant sur la salle. Il ne pourrait pas le faire si quelqu'un d'autre les regardait.
Anzu était seule et dansait face au miroir. Il souffla une nouvelle fois, répétant dans son esprit ce qu'il devait dire, et rentra, sans un bruit. Il s'installa, le dos appuyé nonchalamment contre le mur juste à coté de la porte et regarda avec émerveillement la jeune femme qui dansait. Elle ne le remarqua pas , envahie par la musique, se plaçant en demi-pointe et effectuant des pas de danse lyrique.
Yugi fut subjugué par la beauté d'Anzu à se moment, elle était gracieuse et aérienne, comme la sensation d'une plume caressant sa peau.
J'ai été le pire idiot qui soit.
Je dois me racheter.
C'est à se moment qu'elle le vit dans le miroir, captant son regard violet dans la glace Elle croisa ces yeux qui ne reflétait plus aucune colère et rancœur. Elle arrêta la musique et se dirigea vers son sac de sport, commençant à réunir ses affaires, sans faire attention à lui.
Yugi s'approcha prudemment et lui saisit avec douceur le poignet.
"Anzu... Je suis désolé. J'ai été un imbécile."
"C'est trop facile Yugi! Tu viens ici, me surprendre dans MON espace,et tu viens me dire que tu es désolé? Ça ne marche pas comme ça! Tu as attendu trois jours pour me faire ça? juste une simple excuse?"
Elle le repoussa et des larmes coulèrent sur ses joues. Yugi sentit son cœur se déchirer. Il fallait qu'il lui dise se qu'il ressentait sinon il allait tout perdre.
Et il ne s'en remettrait pas cette fois.
"Tu sais se que j'ai compris tout a l'heure? Que je pouvais faire le deuil d'Atem, un jour peut être..." Sa voix trembla légèrement, sa main se crispant involontairement là où avait été le puzzle pendant si longtemps."Mais que je ne pouvais pas...plus vivre sans toi..."
Elle se retourna vers lui et se redressa, lui faisant face.
"Je t'aime Anzu, de manière totale et inconditionnel, et rien ne pourra changer ça. Je ne veux plus jamais te faire de mal, plus jamais. Je suis désolé. Tu avais raison...je n'aurais pas du être aussi hanté...Je dois continuer à vivre. Avec toi. si tu le veux bien."
Tout en se réfugiant dans les bras de Yugi, elle pleura de joie et de soulagement, pendant que le jeune homme lui caressait les cheveux en lui soufflant des mots doux et apaisant.
A Suivre
