Disclaimer : Les personnages appartiennent à l'univers Tolkien, l'histoire originale est de DrakkHammer (un grand merci à elle) de ao3 et l'illustration de Pabu. Tous les liens sont sur le profil.
Couples : histoire centrée sur du Kili/Fili avec un fond de Dwalin/Ori et de Thorin/Bilbo.
Ici : Univers Alternatif où Fili et Kili ne sont pas frères, l'histoire est basée sur le point de vue d'une personne atteinte de paraplégie.
Sommaire : La trahison est amère et reste sur le cœur plus longtemps que sur la langue. C'est du boulot de tout laisser aller et de s'ouvrir à nouveau. Les corps ne sont pas les seuls choses écrasés lors d'un accident. La confiance en soi peut en être aussi victime. Il faut du temps et de l'acceptation pour reconstruire ce qui a été détruit. Il faut aussi avoir un partenaire qui a lui aussi besoin de soutient. Leur chemin n'est pas bien délimité mais ensemble ils l'explorent. Ensemble ils travaillent pour guérir.
Note de la traductrice : Nouveau chapitre ! Vous êtes encore tous là ? xD Ce chapitre devait être posté bien avant mes exams (mi-mai...) maiiiis j'ai merdé... Je l'avais mis en edit mais j'avais complètement zappé de le publier shame on me xD Vous pouvez envoyez les tomates je vous l'autorise cette fois-ci !
Sinon la flemme me rattrape donc s'il y a des erreurs c'est pour ma pomme
Chapitre 9
Ils étaient pelotonnés ensembles un long moment. Fili avait ajusté sa position pour que la tête de Kili repose sur son bras. Il savait que l'Irlandais était épuisé et ne fut pas surpris quand sa respiration ralentissait et ses muscles se détendaient quand le sommeil l'emporta. Souriant, il ferma ses yeux et s'assoupit.
Quand Kili se réveilla assez pour pouvoir se retourner, le blond se leva, éteignit les bougies et remonta la couverture. Il s'emmitoufla contre son partenaire, un bras sur sa poitrine, le protégeant de la nuit.
Fili se réveilla le premier et regardait tranquillement Kili dormir. Il avait tellement pleuré qu'il avait des cernes sous les yeux et avait fait éclater quelques capillaires dans ses joues. Là maintenant il avait l'air si jeune et vraiment sans défense. Le Kiwi résista à la forte envie de le toucher. Il avait une énorme envie de garder Kili en sécurité, même s'il était conscient que c'était la dernière chose que le jeune homme avait besoin. Il dû équilibrer son instinct nourricier avec ce qu'il y a de meilleur pour eux deux. Il l'avait hérité auparavant lors de ses problèmes et il était déterminé à ne pas recommencer à nouveau.
Kili se réveilla lentement, clignant des yeux pour adapter sa vue. Il regarda Fili, les longs cils recouvrant les yeux chocolat. Son visage était serein quand il y sourit chaleureusement. « J'ai rêvé de toi. »
« Un rêve agréable, j'espère, » répondit Fili.
« Très agréable. J'ai rêvé que nous dansions. Je ne savais pas comment faire, mais tu m'apprenais. J'étais vraiment maladroit, mais tu étais assez patient. »
Fili sourit. « Je suis ravie d'être patient. Je ne voudrais pas hurler après toi dans tes rêves. »
« Nan, tu ne ferais pas ça. Tu pourrais me traiter de 'veau à trois pattes' mais tu ne me hurlerais pas dessus. »
« C'est un proverbe Irlandais ? » Fili prit la main du bras étendu.
« J'sais pas, ma mère le disait parfois, surtout quand je cassais quelque chose. »
Fili hocha sagement la tête. « Dois-je mettre les objets fragiles hors de portée ? »
Kili ria et serra sa main. « Merde, j'espère pas. Je pense que je suis devenu trop grand pour ce genre de chose. »
Il repoussa ses cheveux hors de ses yeux et regarda intensément Fili, son visage devenant soudainement sérieux. « Je suis désolé, j'ai tout gâché hier soir. »
« Tu n'as rien gâché du tout, » le rassura Fili. « Ce que tu as expérimenté est une 'catharsis'. C'est la façon qu'a l'esprit de se débarrasser des émotions négatives. J'en ai eu moi-même. Ce n'est pas amusant, mais ça te nettoie en quelque sorte et ça remet ton esprit en place. Je ne m'y attendais pas, mais je suis content que ça t'ais arrivé. Tu es beaucoup plus détendu ce matin. »
« Je devrais me sentir misérable, mais je ne le suis pas. En fait je me sens vraiment bien. » Il baissa timidement les yeux. « Je suis désolé j'ai gâché ton truc de massage, en plus. »
« Je vais me répète, Kili. Tu n'as rien gâché, tu as juste voulu mettre en pause. » Fili lui sourit impertinemment et fit un clin d'œil. « Je n'ai pas encore fini avec ton magnifique corps… Loin de là. »
Kili mit ses mains devant son visage. « Arrête ça, t'es con. »
« Je suis peut-être con, mais je suis impatient de poser à nouveau mes main sur toi. J'ai attendu toute ma vie pour avoir un athlète dans mon lit et maintenant j'ai l'intention de tracer ma route avec toi. »
Il roula pour se mettre à genoux et rapidement, mais évitant soigneusement l'Irlandais, posa ses deux mains sur ses poignets « maintenant je t'ai dans mes griffes et je peux parvenir à mes fins. »
Kili éclata de rire, son corps entier tremblant. « Oh non, que dois-je faire ? Stop ! Stop, tu m'entends ! »
Fili se pencha en avant et captura ses lèvres dans un baiser. Quand Kili cessa le baiser, il s'écria d'une voix aigüe, « Stop, je ne te laisserais jamais prendre ma virginité. Je la préserve pour mon mari. »
Le blond émit un rire diabolique. « Il est attaché aux rails, jamais il ne viendra à temps pour te sauver. »
Il embrassa Kili à nouveau.
« Oh stop ! »
« Non… »
« T'arrête pas ! »
Le brunet s'arracha des mains et les jeta autour du dos de Fili, le tira à lui, se cambrant le plus possible pour rencontrer ses lèvres et les capturer.
Quand les lèvres se rencontrèrent, le baiser s'enflamma. Soudainement Kili ne s'en contentait plus assez. Fili avait l'impression de se faire dévorer. C'était magnifique. Les lèvres et la langue de l'Irlandais ainsi que les dents envahissaient chaque centimètre qu'elles pouvaient atteindre. Un moment leurs langues se battaient en duel puis le suivant Kili léchait à travers sa joue puis descendit jusqu'au cou. Ça aurait été drôle si ça n'avait pas été incandescent. C'était comme si la tension accumulée ces deux dernières semaines avait explosée. Les mains glissèrent d'un endroit à l'autre, les deux hommes cherchant à se stimuler ainsi que leur partenaire. Une prise était échangée pour une autre sans aucune finesse ou chacune pensait au-delà du plaisir.
Fili était au-dessus et se positionna lui-même avec une jambe entre celles de Kili et l'autre au-dessus de sa hanche. Il se frottait contre le ventre de l'Irlandais, sentant le grattement érotique de ses poils abdominaux ainsi que la hampe chaude de son érection pressées ensembles. Il pouvait prendre son pied de cette façon, mais il savait que Kili ne le pouvait pas. Passant sa main rapidement entre eux il empoigna fermement le brunet, usant du bout de ses doigts pour appliquer autant de stimulations possibles le long du côté droit de la hampe. Kili gémit fortement et planta ses doigts dans le dos de Fili.
« Baise-moi ! » C'était impératif. "Maintenant! »
Il mit assez de pression sur l'érection de Kili pour mettre comme la plupart des hommes à genoux, mais l'Irlandais se leva sous lui, exigeant plus. Souriant à moitié que cette méthode fonctionnait, Fili le serra plus fort et le caressa plus durement. Il asséna une poussé avec son bassin une fois. Deux fois. Et Kili vint avec un juron, criant encore et encore en se vidant sur les doigts caressants de Fili.
Le blond continua de le stimuler jusqu'à ce que le choc passe. Il allégea son emprise, utilisant le sperme de Kili pour transformer l'attaque en une chute. Il était toujours aussi dur que s'en était presque douloureux, mais il voulait s'occuper de son partenaire avant. Seulement quand le brunet poussa un dernier halètement frissonnant il était resté immobile afin de le libérer et usa de la semence sur son propre organe.
Kili cligna des yeux comme s'il venait de se réveiller et glissa ensuite une main entre eux. « C'est mon boulot. »
« C'est bon, » répondit Fili, « je peux m'en occuper. »
« Non. Ce que je voulais dire, c'est par plaisir. Que veux-tu ? » Ses yeux sombres percèrent les yeux bleus devenus subitement timides.
« Ta main est suffisante. » Le Kiwi lui sourit, mais il savait qu'il en voulait plus.
« Je sais que ça l'est, mais que veux-tu vraiment ? Ça ne peut pas être que de moi, tu sais. » Il se pencha en avant et captura l'une des tresses de la moustache de Fili entre ses dents puis tira.
« Je voudrais que tu me suces. » La requête était douce avec une touche de timidité qui ravi Kili plus qu'il ne l'avait pensé.
« Oh putain oui ! » Il s'assit et immobilisa Fili. « C'est bon. C'est à ton tour donc tiens-toi tranquille pendant une minute et ensuite tortille-toi comme tu l'entends. » Il ricana malicieusement. « Il se trouve que le taillage de pipe est ma spécialité. Maintenant écarte les jambes, bébé. »
Le regard réjouis, il se déplaça assis jusqu'à avoir une bonne prise sur ses jambes et rapidement les tira dans une position dont une à l'intérieur et l'autre à l'extérieur de celles de Fili. Il emprunta une astuce de la vidéo et se balança en avant, prenant un oreiller et le bloqua derrière lui pour se stabiliser pour l'empêcher d'être tiré en arrière. Avec ses hanches stabilisées c'était maintenant au haut du corps de faire le reste.
Il leva les yeux sur Fili, les cheveux en désordre, les yeux sombres scintillants de malice et un sourire de 1000 Watt sur son visage. « Oh bébé, qu'est-ce que je vais te faire… »
Il commença par faire courir ses doigts sur les cuisses du Kiwi, appréciant le jeu des muscles fortifiés ainsi que les poils crépus de sa fourrure. Les poils dorés aux siens sombres, courts et bouclés par rapport aux siens longs et lisses. Ils étaient opposés, le Ying et le Yang et s'accordaient parfaitement. Kili avait l'intention de lui montrer à quel point ils étaient parfaits ensembles.
Il lécha lentement un chemin remontant l'intérieur de la cuisse droite de Fili, dessinant suivit par un gémissement de plaisir. Il sentait la chair de poule quand la peau répondit. Le chemin prit le fit se cogner doucement contre les testicules du blond. Elles étaient douces et fragiles, n'importe quelle chose plus dure qu'un soufflé pouvait faire mal. Il en flaira une doucement, la traçant avec le bout de la langue. Plus délicatement il les prit une par une dans sa bouche, suçant légèrement, frottant la peau ridée avec le plat de sa langue. Il respira profondément, se délectant de l'odeur de Fili. C'était fort en désir, un musc mélangé avec le parfum de son propre sperme. C'était très viril et vraiment érotique. Kili le dégustait les yeux clos, le laissant devenir une part de lui-même.
Presque à contrecœur il déposa un dernier baiser sur les bourses et remonta, se supportant avec ses bras musclés. Fili était dur, sa bite se balançant en rythme avec les battements de son cœur. La douce hampe rosée avec sa tête plus foncée était magnifique. C'était très différent de celle olive avec des gravures ébènes de Kili. Là c'était rosée et dorée, comme un trésor qui n'attendait qu'à être clamé.
Les poils pubiens de Fili, contrairement aux siens, étaient peu épais. Pendant une seconde l'idée d'en prendre soins traversa l'esprit de l'Irlandais, mais un doux gémissement lui fit oublier tout le reste sauf ce qui était à portée de main. Il renifla la touffe, appréciant la sensation contre ses lèvres. C'était ébouriffée voir presque frisée, l'invitant à jouer avec les boucles de sa langue. Il se promit de prendre plus de temps pour en profiter mais il y avait des choses plus urgentes à faire d'abord. Glissant sa langue jusqu'à la base, il se fraya un chemin en remontant derrière la hampe avec une série de coups de langue et de mordillements qui firent oublier au blond comment respirer. Le sommet était rose foncée, mouillée par le précum clair qui stimulait ses sens. C'était un parfum plus doux que le sperme ainsi qu'un goût plus délicat. Nappant de sa langue, Kili le taquinait en roulant sa langue sur sa tête et en insistant sur la fente, réveillant les nerfs qui étaient habituellement peu stimulés. Usant ses lèvres, il remonta le prépuce de la tête et de façon experte glissa de nouveau jusqu'en bas, utilisant le corps de Fili comme d'un sextoy. Quand les doigts du Kiwi agrippèrent son épaule, il sut qu'il était sur la bonne voie.
« S'il te plait, » murmura Fili, ses doigts resserrant les muscles de l'épaule de Kili. « S'il te plait, plus. Tu me rends fou. J'peux pas… »
Avec malveillance, Kili ralentit et lécha avec ardeur le frenulum, juste en-dessous du gland. Le bout de sa langue donnant un coup contre la zone nerveuse, envoyant presque le blond sur le lit.
« Enculé ! »
Kili ria et pris la bite de Fili plus profondément dans sa bouche en un seul mouvement lent. Il n'était pas particulièrement doué à faire des gorges profondes à ses partenaires, mais depuis qu'il savait comment le faire de façon experte personne ne s'en était plaint. Le profond et long soupir lui indiqua que le Kiwi était totalement heureux de son traitement. Kili utilisa sa main pour prendre le frein et à l'écoute de la respiration et des gémissements de Fili, imposa un rythme qui emmena le plaisir du blond de plus en plus haut.
Il était tout excité par ces contacts qui envoyaient des décharges dans son corps il n'avait pas pris Fili assez longtemps pour lui faire atteindre le niveau maximal. Il attrapa la tête de Kili, emprisonna ses doigts dans les longues mèches sombres et s'y cramponnait désespérément. Il ne pressait et ne tirait pas, il laissait juste sa main suivre le mouvement, comme s'il l'expérimentait avec un autre sentiment. L'Irlandais débuta un faible ronronnement avec sa gorge, laissant les vibrations remonter le long de la hampe jusqu'à sa langue. En quelques secondes Fili s'arqua, ses muscles trop tendus pour tenter de s'échapper.
Kili continua à bourdonner jusqu'à ce qu'il commence à engloutir. La tête était assez humidifiée et n'eut aucune difficulté il put remonter dans une longue et lente succion qui fit renverser son partenaire contre les draps.
Fili resta allongé, ses bras de chaque côté, les yeux fermés de bonheur, un doux sourire sur ses parfaites lèvres. Usant de ses coudes, Kili se releva du lit pour s'effondrer au-dessus de lui. Les yeux du blond s'ouvrirent et il sourit. « Tu es fantastique. »
Le sourire de Kili était malicieux, ses yeux sombres brillants d'espièglerie. « Je vais bien. Mieux qu'une main, hein ? »
« Ouais, » acquiesça Fili. « Mieux que tout ce que je peux imaginer. Si tu pouvais vendre cette capacité tu serais un homme riche. »
« Je pense qu'Hoover l'a déjà mis sur le marché, » répondit-il. « De plus je fais plus que ça. Les pipes, préparer le petit-déjeuner, faire le modèle devant ton appareil. »
« En parlant de ça. » Fili se rapprocha et l'embrassa rapidement. « Je veux faire une session avec toi. Si ce n'est pas pour aujourd'hui alors prochainement. »
« Tu plaisantes ! » Kili le dévisagea comme s'il avait deux têtes.
« Nop. Je ne plaisante pas. Je voudrais faire quelques nus de toi dans ton fauteuil. »
« Maintenant je sais que tu as perdu la tête. Tu ne prendras pas de photos de mon putain de cul paralysé point barre ! Ça n'arrivera pas ! » Il s'éloigna de Fili et se mit dans une position à moitié assise. « J'ai assez de foutus problèmes de confiance de soi sans penser aux photos de ma personne circulants sur le net. »
Kili était à la frontière entre la colère et la surprise. Bien sûr qu'il avait pensé que son corps était hot dans le genre masculin. Mais il avait hésité à être photographié quand son corps en était capable, il ne pouvait certainement pas le faire maintenant.
Il s'assit, se supportant avec ses mains et tirant sur ses jambes afin de se stabiliser. Ses mouvements étaient sévères et hargneux, laissant les empreintes de ses mains sur ses mollets alors qu'il malmenait ses jambes.
Fili s'était levé aussitôt et s'assis stupéfait. Il ne s'était pas attendu à une réaction aussi spectaculaire. « Je suis désolé, » dit-il rapidement. « Je suis un photographe et tu es magnifique d'après moi. Je voulais juste capturer cette beauté. Si tu ne veux pas, bien sûr nous n'en ferons pas. Ne te fâche pas s'il te plait. Je ne voulais pas te vexer. »
Ses yeux bleus s'assombrirent à couleur saphir et continuait tandis qu'il se rapprochait du bord de la panique. Il tendit la main vers Kili. « Je suis vraiment désolé. Je ne voulais pas gâcher ce moment entre nous. Aucunes photos, maintenant et à jamais sauf si tu le veux bien. »
Kili le regarda au-travers de sa frange. C'était impossible d'être en colère contre cet homme. Il était si sincère. Le brunet se retourna légèrement et pris la main de Fili. « Pas de photo de nu avant que je ne sois prêt. Peut-être que ce ne sera jamais le cas. »
« D'accord. Mais je peux, tu sais, prendre des photos régulièrement comme par exemple de toi à la plage ? » Il ressemblait tellement à un chiot qu'on avait battu que cela adoucit Kili.
« Ouais ok. Des photos, mais fais-moi savoir quand tu vas les prendre. Pas de coups foireux avec moi comme au cimetière, hein ? »
« Promis. Seulement des photos de Kili approuvées. » Il leva les yeux et rencontra ceux de Kili. « Mais tu ne peux pas protester si je te regarde et que j'en garde des souvenirs… comme là maintenant… »
L'Irlandais restait assis nu, rien de caché, les cheveux emmêlés, les lèvres enflées par les baisers, son sexe pelotonné dans le nid sombre qui le logeait, dormant heureux. Il baissa son regard sur lui et sourit. « Va te faire si je comprends pourquoi tu souhaites te souvenir de moi ressemblant à un dégueulasse avec du sperme sec sur mon ventre. Mais ça t'excite apparemment. »
Fili se rapprocha pour le prendre dans ses bras. « Tu le fait, espèce de branleur. Tu m'excites même avec du sperme séché. Je suis juste un vieux pervers. »
« Pas pire que moi, » vint la réponse presque de l'intérieur de la bouche de Fili. Ils rirent tous deux et s'effondrèrent sur le lit dans un ramassis de jambes et de bras.
oOoOoOoOo
Quand ils purent finalement se décoller Fili plaça un d'appui dans les toilettes tandis que Kili se glissait dans son fauteuil et le suivit. Le blond laissa Kili faire sa gymnastique matinale et revint dans la chambre pour prendre une paire de short et un T-shirt. Il se dirigea vers la cuisine pour préparer un déjeuner.
Kili revint quelques minutes plus tard et s'arrêta surpris. « Putain de merde, mec, tu t'es bien occupé. »
Fili lui gratifia de ce malicieux timide sourire faisant ressortir ses dents et ses fossettes. « Je ne comprends pas ce que tu insinues. »
L'Irlandais se rapprocha de la cafetière électrique qui était maintenant placé sur une table-commode avec des roues. Il ouvrit la porte juste en-dessous et trouva du café, du thé et des tasses cachés là. Il passa plus de temps que nécessaire à regarder le café coulé que de s'éloigner de la brume qui apparut brusquement devant ses yeux.
« C'est super. Génial. » Il pivota et remarqua qu'il y avait maintenant un panier à pain posé au bord du comptoir avec le grille-pain à côté.
« J'ai déplacé tout ce qui posait problème, » dit Fili. « Je suis sûr que tu viendras m'informer si quelque chose à besoin d'être réaménagé.
« Tu n'as pas à faire ça. »
« Bien sûr que si. Ce n'est pas un problème, j'ai juste bougé certaine chose et je préfère avoir le café, le thé et les tasses regroupés au même endroit. Je me demande pourquoi je ne l'avais pas fait auparavant. »
Il se présenta derrière l'Irlandais et mit ses mains sur les épaules de Kili. Le brunet se pencha en arrière jusqu'à étreindre Fili et le tira pour l'embrasser à l'envers. Il se sentait heureux. Il se sentait si bien. Il était à la maison ici. Il aimait la façon comment il se sentait quand il était avec Fili. Il était plus détendu et non en constante compétition comme avant son accident. Ici il n'avait rien à prouver.
Fili se pencha et déposa un baiser sur le haut de sa tête. Il allait se relever mais Kili glapit et s'accrocha à lui. « Je pense qu'une de mes perles est restée accrochée à tes cheveux. » Sa voix était légèrement étouffée par la pression sur sa lèvre. « Arrête de tirer et laisse-moi démêler. »
« Qu'est-ce que tu aimerais comme déjeuner ? J'ai de la bonne bouffe. Bacon, œufs, haricots, hachis et quelque chose de mortelle appelée « boudin noir » à l'exception que ça ne ressemble pas vraiment à du boudin. »
Les yeux de Kili scintillèrent. « J'adore le boudin noir. Tu devrais toi aussi. Je vais nous en faire frire. Les haricots aussi, il nous faut des haricots. »
« Bien, un truc non identifiable et des haricots. Le déjeuner des champions, » dit-il avec ironie, une étincelle dans les yeux.
« Ouais, comment crois-tu que je gagnais la plupart des courses ? Les haricots, les haricots détiennent le secret. » Il se saisit de la planche à découper dans le meuble à côté des fourneaux ainsi que d'un couteau qu'il brandit en ponctuant ses mots.
Le Kiwi tressaillit « Donc j'achète du boudin noir et tu te transforme en Jack l'éventreur ? »
« Fais pas chier, mec, je suis doué avec les couverts. » Il abattit le couteau et coupa soigneusement le boudin en morceaux peu appétissants.
« Qu'est-ce qu'il y a là-dedans, en plus ? » demanda Fili regardant par-dessus son épaule.
« Je te le dirais après en avoir préparé une certaine quantité. » Il renversa sa tête en arrière pour lever les yeux sur le blond et sourit. « C'est le prix que tu paies pour ne pas lire cette putain d'étiquette. »
Ils eurent entre les deux le déjeuner complété avec du pain grillé et du café. Kili hocha la tête. « Ça c'est un vrai déjeuner Irlandais. Ça va te faire pousser des poils sur le torse. »
Fili leva un sourcil. « Je ne souhaite pas vraiment avoir plus de poils sur mon torse. Je ressemble déjà à un pull que ma mère a tricoté pour moi. »
Ils s'assirent pour manger et Fili regardait Kili se servir une grande assiette. Ce n'était pas juste que quelqu'un pouvait manger comme ça sans prendre du poids. Il en prit moitié moins et prit du boudin noir pour goûter. Ça ne bougeait pas et ça sentait plutôt bon, donc il en prit un bout. C'était doux et légèrement salé. Il préférait le bacon et ne finit pas le boudin noir. L'Irlandais, après avoir jugé que son partenaire de petit-déj n'était pas aventureux, le prit et le fit disparaître rapidement.
« Donc, tu sais ce que c'est ? » Demanda-t-il en plaçant sa bouchée contre sa joue.
« Non, » dit posément Fili. « Je ne pense pas que je devrais. »
«Sang de porc et flocon d'avoine. » Il sourit machiavéliquement amusé par le regard vitreux de Fili.
« Merci d'avoir partagé, » hocha le blond. « Et je ne pense pas que je vais m'en rappeler. »
Pouffant, Kili finit son jus d'orange. « Désolé, je devais le dire. J'espère que tu ne te sens pas trop mal. »
Fili tendit son bras et ébouriffa les cheveux du brunet, mettant fin à cela. « Nan, je charrie juste. »
« Tu as bon cœur, tu le sais ? » Kili se pencha sur la table avec ses coudes. « Donc parle-moi un peu de tes ex. Tu évites le sujet depuis que nous nous sommes rencontrés. Tu as réarrangé ta cuisine pour moi, donc je suppose que tu me veux dans ta vie. Si tu le fais alors je mérite de savoir ce qu'i savoir sur toi. »
Fili semblait mal à l'aise. Il jouait avec sa tasse vide et se versa plus de café. « Je ne veux pas sonner comme un branleur et je sais que je le ferais. »
Kili s'étendit et pris sa main. « Jamais en un million d'années tu pourrais ressembler à un branleur. » Il la serra doucement. « Peut-être que ce n'est pas le bon moment d'en parler, hein ? »
Le Kiwi secoua la tête et soupira. « Il n'y a pas de bon moment pour en parler. Ce n'est pas vraiment si mauvais quand je le raconte. Il n'y a rien de dramatique dans mon passé. C'est aussi morne et ennuyeux comme je le suis. » Il leva son regard et vit que les yeux de Kili flambaient. Avant qu'il ne puisse réfléchir à quelque chose à rétorquer, Fili sourit et dit, « Ok, je suis désolé pour ça. Les vieilles habitudes ont la vie dure. Les scénarios sont ce qu'appelle mon médecin. Je continue à relire sans cesse le même scénario. J'ai besoin d'embaucher un nouvel auteur. J'étais le plus petit, maigrichon et l'enfant le plus étrange à l'école, mais j'avais de l'art donc ça allait. J'étais la personne que beaucoup ignorait. »
« Oh allez," dit Kili "Tu devais être un adorable gosse avec ces yeux et ces fossettes. »
« Les filles les remarquaient, mais je n'y étais pas intéressé, donc j'ai été catalogué de 'nerd' ou de 'geek' et finalement j'ai démarré mon adolescence avec 'pédé'. La chose la plus étrange était que je n'avais pas encore déterminé ma sexualité. Je pense que ma mère savait, mais ça la mettait mal à l'aise. Mon père appréciait mon art. Son frère était un petit gars et un artiste assez doué. Il avait l'habitude de plaisanter quand j'aurai grandi il irait prendre sa retraite et venir m'encourager. »
« J'ai compris pendant l'été où j'avais été tiré dans l'estomac. Je pense que je m'en étais fait une idée à ce moment-là, mais en passant beaucoup de temps à l'hôpital et avoir un infirmier homosexuel m'ont fait cessé de le nier. »
« Tu as eu un infirmier gay ? » Demanda prudemment Kili.
« Ouais, il était sympa. Nous avons passé beaucoup de temps ensemble à discuter et finalement je lui ai dit s'il allait continuer à rester avec moi. C'était un Maori, faisant la taille d'un putain de camion et il m'a dit que je n'avais pas à en avoir honte. Parfois il venait après son service et nous discutons pendant des heures. Nous avions dû faire tout un spectacle, le petit maigrichon blanc et le grand guerrier. Il avait des moko, des tatous maoris, sur le visage et sur le corps. Il me racontait les histoires de chacun. La culture Maorie n'approuvait pas vraiment les relations homosexuelles, mais si tu étais fort et que tu avais confiance en toi alors tu n'avais aucun problème. »
Fili resta assis calmement pendant un certain temps fixant sa tasse vide. « J'aurais dû écouter plus attentivement. »
Il leva les yeux et haussa les épaules. « Ma confiance en moi-même a duré aussi longtemps qu'il a fallu pour un gars dont j'ai eu le béguin de me dire que j'étais laid à cause de mes cicatrices. »
« Qu'il aille se faire foutre ! » Kili se redressa comme s'il voulait se défouler sur quelque chose, ou sur quelqu'un. « C'est des conneries ! »
« Mouais, qu'est-ce que tu devrais dire, M. Ne Regardez Pas Mes Jambes. » Il haussa les épaules. « Je ne sais pas si c'est ça devenir gay, étant un ado déjà complexé par son corps où je ne sais quoi, mais je suis resté loin de ces types homosexuels après ça. Quand j'étais dans ma deuxième année à l'université j'ai rencontré mon premier amour et nous nous sommes bien entendu jusqu'à notre rupture et il n'est jamais revenu. Il disait qu'il ne pouvait pas se permettre de continuer. Il vivait au sud de l'île, donc nous nous sommes éloignés l'un de l'autre rapidement. Je suis resté seul un long moment après ça. »
Fili commença à remuer et Kili se recula pour se poser à côté de lui. « Nous pouvons en reparler plus tard. »
Fili éloigna sa tasse et regarda le brunet. « Je vais bien. Je ne comprends pas pourquoi aborder ce sujet me rend mal à l'aise. C'est stupide. » Kili allait dire quelque chose, mais le blond secoua la tête. « C'est maintenant ou jamais, laisse-moi finir. »
« J'ai rencontré Daniel à une exposition d'art. J'avais une pièce et il l'a acheté. Il était magnifique… il est magnifique. Grand et fin avec des cheveux châtain-roux et des yeux de couleur miel. Il était très soigné, bon parleur, cultivé…parfait. Il avait cette voix grave avec un accent à la James Bond, je ressemblais à un péquenaud à côté de lui, mais il me fascinait. Il est venu me chercher avant que je ne sache ce qu'il m'arrivait. Nous sommes allés boire ensemble avec l'exposition et il agissait comme un parfait gentleman. Quand il m'appela le jour d'après et qu'il m'a invité pour aller diner j'ai dit oui. »
Fili se crispa pendant une seconde, mais se détendit quand Kili l'embrassa légèrement. « J'avais seulement dix-neuf ans et je n'avais jamais eu de rendez-vous avant. Je ne savais pas comment me comporter, ni comment réfléchir. Nous sommes allés à un bel endroit et il a commandé pour nous deux car il savait toujours quoi commander et quel vin pour accompagner. »
« C'était un bon coup, » observa Kili, faisant courir son index sur le bras du Kiwi.
« Tu n'as pas idée. » Fili eu un petit rire. « Il était assez critique, rien ne peut lui tenir tête. Il me donnait l'impression d'être spécial et je suis retombé assez durement. »
« J'ai…j'ai fait l'erreur de le dire à mes parents car j'étais tellement amoureux que je savais que je ne pourrais pas le cacher. » Ses yeux devinrent tristes et sombres. Il regardait la table et frottait son pouce contre le manche à couteau, grattant de ses ongles les motifs.
« Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » Kili eut le sentiment qu'il ne devait pas poser cette question mais il devait savoir. Il posa sa main sur celle de Fili. La blond abandonna le couteau et enroula ses doigts dans ceux de Kili.
« Il eut des cris et des protestations des deux côtés. Ma mère pleurait et mon père était rentré dans une colère noire comme je ne l'avais jamais vu auparavant. Je n'en avais aucune idée jusque-là que son frère était gay et qu'il l'avait méprisé. J'ai soudainement compris pourquoi mon oncle avait fui aux Etats-Unis. Il m'a insulté par tous les noms possibles, puis il m'a rejeté. »
La tête de Kili s'envola. Bien sûr qu'il en avait entendu parler de ce genre de réaction, mais il ne pouvait pas imaginer des parents aussi furieux contre leur enfant quitte à le flanquer dehors. Il serra fortement la main de Fili.
« Je n'avais nulle part où aller et seulement quelques centaines de dollars que j'avais reçu de l'exposition. J'ai appelé Daniel et il m'a laissé emménager. » Il soupira. « Je n'ai jamais déménagé. »
« Je l'ai laissé faire des choses que je ne faisais pas car j'avais peur de le perdre. Je n'avais pas d'autre endroit où aller. Quand j'y repense c'était bizarre de voir tout le mal que je me suis donné pour lui plaire. Je l'ai laissé prendre chaque aspect de ma vie. J'ai été séparé de ma famille et de mes amis, mais j'allais bien car je l'avais lui. » Il pouvait sentir Kili se crisper, mais il continua de parler. « Il est devenu mon Manager. Il était assez doué et il promulguait mon art. J'ai commencé à percer dans de meilleures galeries et j'ai eu des expositions privées. Ce n'était pas une si mauvaise vie. Je nous…lui… est fait remporter un peu d'argent. »
« A-t-il déjà travaillé ? » Demanda tranquillement Kili.
« Oui, au début. Il était dans une entreprise de relations publiques, mais il avait eu des problèmes avec eux puis il a démissionné. Après ça il est devenu mon manager. » Il fit une pause et Kili se retrouva à retenir son souffle. Il ne savait pas grand-chose de la psychologie, mais il avait rencontré des hommes comme ça. Ils assistaient de temps en temps aux courses, rôdant autour pour trouver une potentielle proie. Il avait réussi à les éviter. Ils étaient toujours à la recherche de leur prochain ticket-repas, toujours prêt à se servir de leurs physiques et de leurs capacités pour la piéger.
« Je pensais être l'homme le plus chanceux du monde. Il s'assurait que j'éprouvais ce sentiment. Si je trouvais quelque chose qui manquait à ma vie, il la mettait bien en avant et je devenais pourri gâté. Je ne savais pas quoi ressentir avec le temps à venir. Je vivais dans une superbe maison, je conduisais des voitures de sport et j'assistais aux meilleures fêtes avec de meilleures personnes. »
Il regarda la table et ferma durement ses yeux. « Je restais debout là un cocktail à la main regardant ces toutes ces belles personnes sachant que je n'en étais pas un. Ce qu'il y avait sous mon smoking était purement horrible. Je savais que si l'un d'eux me voyait dans mon T-shirt il en serait dégouté. » Kili se rapprocha et serra sa main, mais il continua. « J'utilisais mes vêtements comme un camouflage pour qu'il ne sachent pas qui j'étais réellement. »
« Dis pas ça ! » Protesta Kili. « Ce n'est pas vrai. »
Fili sourit doucement et se pencha pour embrasser tendrement l'Irlandais. « C'est bon. Il m'a fallu un an de thérapie, mais je peux être moi-même maintenant et donc je peux être honnête avec toi. Mes cicatrices sont juste des cicatrices. Certaine personne ne les aime pas et d'autre s'en fiche. Je pense toujours qu'elles sont laides, mais je dois faire avec. Je suis vivant et elles sont ce qui m'a sauvé, donc je ne peux pas trop les détester. »
Kili prit les deux mains et le tira vers son fauteuil jusqu'à ce faire face. « Je ne pense pas qu'elles sont laides. Elles sont la preuve que tu as survécu. » Il glissa sa main sous le T-shirt de Fili et mit sa paume contre la cicatrice circulaire, sentant les reliefs pressés contre sa peau. L'année dernière il aurait surement trouvé ces cicatrices laides également et n'aurait certainement pas été intéressé par le Kiwi. Ça faisait mal de penser qu'il aurait été superficiel, mais il avait beaucoup appris depuis. Maintenant tout ce qu'il voulait était d'embrasser et d'effacer le doute et la douleur que causait cette cicatrice.
« Le truc était que tout le temps où on était ensemble Daniel n'a jamais voulu me voir nu. Il m'a fallu du temps avant de le remarquer et quand je l'ai fait il m'a expliqué d'une certaine façon que je ressemblais à un enfant. On couchait ensemble, mais c'était toujours dans l'obscurité et toujours dans le sens qu'il voulait. En réalité il était le dominant et je lui étais soumis. J'étais vraiment naïf, donc j'ai juste enfilé ce rôle. Je n'avais pas réalisé à quel point il me contrôlait avant d'aller en thérapie. »
Le brunet le regarda d'un air sceptique. « Tu ne sembles pas si naïf maintenant. »
« C'est parce qu'une année de thérapie ainsi que des coups de pied au cul m'ont permis d'arrêter d'agir comme un paillasson. Mais je n'en ai pas encore terminé. Mon médecin m'a donné le nom de quelqu'un exerçant ici. Je vais commencer avec lui mardi. »
« Tu as encore besoin d'un médecin ? »
Il leva son regard sur Kili, de la douleur miroitant dans ses yeux, les assombrissant. « Même après un an et demi j'arrive encore à lui trouver des excuses. Il m'a pas mal transformé. Ce n'est pas suffisant car il m'a fallu six mois pour réaliser à quel point j'ai été manipulé et de comprendre que j'avais besoin d'aide. » Ses sourcils s'abaissèrent et ses yeux devinrent glacials.
« Je n'étais pas assez manipulé comme il avait semblé penser. Quand je l'ai choppé me trompant je ne l'ai pas laissé s'en tirer avec de belles paroles. J'avais embauché quelqu'un et j'ai vu qu'il m'avait trompé pendant tout ce temps. C'est pourquoi j'ai pris sur moi quand je l'ai frappé. J'ai dû être frappé au visage. Je suis un putain d'idiot. » Il regardait la table, inexpressif.
« Non, tu ne l'es pas, » dit rapidement Kili, tendant son bras pour prendre la main de Fili. « Tu es un brave gars. Tu l'as aimé et tu lui a fait confiance. Il t'a trahit. »
« Ouais, donc tu vois que tu n'es pas le seul à avoir des problème de confiance. » Fili essaya de sourie, mais il échoua. « Je me sens juste complètement stupide de m'être fait manipuler aussi longtemps. »
« Tu n'es pas stupide. Ce mec est stupide d'avoir rejeté quelqu'un comme toi. » Kili se rapprocha et enroula ses doigts dans les boucles de Fili. « Je veux j'ai tant envie de toi que ça va me rendre dingue. »
Le blond se pencha au contact et sourit tristement. « Ouais, bien sûr. Je peux le faire avec un câlin. »
Ils mirent leurs plats dans l'évier et se dirigèrent vers la chambre. Fili fit le tour du lit et s'installa. Il regardait Kili se transféré et demanda. « cé, ou ceur ?(1) »
« Hein ? »
« Tu veux être l'enlacé ou l'enlaceur ? »
« Oh. Oh d'accord. Je préfère le ceur. Je te voudrais dans mes bras, » répondit rapidement Kili. Il positionna ses jambes et ouvrit ses bras. Fili le suivit rapidement et s'y glissa facilement, poussant un soupir tandis qu'il posait sa tête sur l'épaule de l'Irlandais.
Ils restèrent silencieux un certain temps, s'embrassant lentement, les doigts entrelacés, profitant simplement d'être ensembles. Fili se retrouva avec la tête penchée en arrière leurs lèvres se touchant à peine alors qu'il partageait le souffle de Kili. Il voulait rester comme ça pour toujours, arrêté dans le temps, parfaitement à l'aise.
Au bout d'un moment, Kili embrassa son front et murmura. « Tu sais, quoi qu'il arrive, nous aurons toujours Budapest. »
(1) Oui c'est trèèèèèès laid, la phrase originale étant "Ee, or er?" pour 'cuddle-ee' et 'cuddler', je veux des cookies d'encouragement !
je posterai la suite dimanche pour m'excuser du léger retard ;)
