Bonsoir
bienvenue pour un nouveau chapitre.
j'espère que ça plaira...
Merci à toute celle qui continue de me suivre. Merci à ma bêta également.
bonne lecture
POV Bella
Une fois de retour sur la plage je rapprochais un peu ma serviette de celle d'Edward.
- Tu veux jouer aux cartes Bella ?
- Oui pourquoi pas. Esmée, Carlisle, vous jouez ?
- Volontiers Bella. Tu veux bien Carlisle ? On fait quoi ? Un bridge ?
- D'accord. On fait une équipe de vieux et une équipe de jeunes ?
- Non mais Edward ! Tu vas voir comment jouent les vieux ! Allez, distribue méchant fils.
- C'est ça oui. Sache que je joue avec une fille qui va aller à Harvard ou Columbia. C'est le moment de prouver que tu es intelligente Bella.
- C'est plutôt à toi de prouver que tu l'es, moi c'est bon.
Il me sourit et distribua les cartes, je n'avais que rarement joué au bridge mais Edward m'aidait bien et en alliant nos forces nous réussîmes à gagner. Mais de justesse. Edward cria en levant les bras.
- C'est nous les champions !
- De justesse mon chéri. Bon, allez vous acheter de quoi manger. On se retrouve à l'hôtel vers 17h.
- On a l'après-midi de libre ?
- Oui. Tiens, voici de la monnaie.
- Merci maman.
Edward tendit ses mains pour m'aider à me relever, prit mes affaires et nous allâmes vers les commerces du bord de plage. Après avoir quitté le sable pour le béton Edward reprit ma main, je souriais, j'aimais ce contact, même si je restais sur mes positions, à savoir que lui et moi ça ne serait possible qu'en rêve.
- Qu'est-ce que tu veux manger ?
- Hum… regarde, des sandwichs américains ! Avec un coca !
- Ok. S'il vous plaît ? On peut avoir deux Américains avec deux cocas. Merci.
Edward paya et nous nous assîmes à la petite terrasse. Bella étendit ses jambes devant elle, posa les bras sur les accoudoirs et ferma les yeux pour profiter du soleil.
- Il n'y a pas de soleil en Amérique ?
- Non… enfin si, mais à Seattle c'est dur de bronzer. On a plus de pluie que de beau temps. Comme à Londres !
- Non franchement à Londres ça va, enfin moi je ne m'en plains pas. Tu sais que l'hiver 16h00 il fait nuit ici ?
- Sérieusement ? J'aimerais pas ça je crois. Les journées sont trop courte dans se cas. Nous le jour reste au moins jusqu'à 18h.
- 2h de plus. Wha c'est géant vraiment !
Je lui souris. On nous apporta notre repas. C'était trop bon, je me régalais, ce n'était pas grand-chose mais j'adorais ça.
- Tu m'étonnes qu'il y ait plein de personnes en surpoids si vous mangez ça tout le temps.
- Je suis en surpoids moi ?
- Non, tu es parfaite !
- Il faut que je vous cuisine quelque chose de typique de chez moi…
- Des lasagnes !
- C'est pas très américain ça mon cher Garfield !
- Oui. Mais tellement bon !
- Je pourrai faire des pancakes ou un cheese-cake !
- Pour ça il te faut du temps, et du temps tu n'en n'auras que si tu restes.
- Tu insistes.
- Oui, je veux que tu restes.
- Tu es têtu.
- Pas autant que toi miss Amérique. Bon, parle-moi de ta famille. Tu connais la mienne, mais pas moi.
- Euh tu veux savoir quoi ? Je ne sais pas moi.
- Tes parents et toi vous vous entendez bien ?
- Oh oui ! Je les adore, ma mère autant que mon père, je ne pourrai pas choisir entre eux, je les aime énormément, nous sommes très complices. Ils sont complices entre eux aussi, j'admire ça.
- C'est-à-dire ?
- Ils se regardent avec des yeux pleins d'amour, ils se couvent du regard, ils se glissent des mots doux à l'oreille quand l'un passe près de l'autre… jamais je ne les ai vus se disputer, ils s'écoutent, et si l'un ou l'autre n'est pas d'accord alors ils discutent et trouvent un compromis. Le jour où je trouve un garçon alors je voudrais avoir la même relation.
- J'avais raison, tu es du genre romantique, tu cherches le seul et l'unique.
- Oui je crois bien.
- Il est devant toi !
- Ah arrête s'il te plaît.
- Pour le moment. Et tes amis là-bas ?
- Je n'en n'ai pas. Enfin juste un.
- Un garçon ?
- Oui. Je n'étais pas populaire au lycée, et pas du genre sociable.
- Timide ?
- Oui, je n'ose pas trop aller vers les autres. Je l'ai fait une fois et ce fut catastrophique. Pourquoi toi Tanya et Kate c'est pas encore conclu ?
- Tu veux vraiment parler de ça ?
- Bah, je veux savoir.
- Parce que ma métamorphose a été longue. Au début je ne faisais rien, un zombie ! J'étais sur pilote automatique. Ensuite, en novembre, j'ai rencontré Eric, on devait faire un TP ensemble et je me suis mis aux jeux vidéos. Kate n'est arrivée ici qu'en février. C'est Tanya qui est venue vers moi, avant on ne se parlait plus, elle a rapidement été voir Kate et les choses entre nous se sont faites petit à petit.
- Tu regrettes ?
- Un peu, mais pas totalement. Et toi tu regrettes ?
- Quoi ?
- La chose qui te rend malheureuse.
- Oui je regrette. Mais je ne te dirai rien. S'il te plaît, respecte ça.
- Je le ferai. Excuse-moi.
- Tu vas faire quoi lundi au lycée ?
- Avec Tanya et les autres ?
- Oui. Tu vas abandonner ton rêve d'un plan à trois ?
- Est-ce que ça vaut vraiment le coup ? En plus je ne les aime pas.
- Je ne t'en voudrais pas.
- De quoi ?
- Si tu continues à fréquenter Kate et Tanya alors je ne t'en voudrais pas. Après tout nous ne sommes rien l'un pour l'autre.
- Bella…
- Sérieusement, continue ta vie d'avant.
- Ce n'est pas parce que tu pars qu'on ne peut rien vivre.
- C'est trop loin. Faut pas rêver.
- Tu es défaitiste.
- Non réaliste.
- Je te plais ?
- Euh… Tu es beau garçon, et gentil quand tu veux, je suis sûre que lorsque tu trouveras une fille qui sera la bonne, alors tu l'aimeras sincèrement et elle sera heureuse avec toi.
- Et si c'était toi ?
- Je ne veux pas souffrir à cause de l'éloignement, ça ne marchera pas, ça ne marche jamais.
- Je ne te comprends pas.
- Je ne suis pas la fille qu'il te faut Edward.
- Pourquoi ?
- Déjà physiquement, je ne suis pas Tanya, Kate ou même Irina visiblement. Je suis petite, sans atout, je ne t'apporterai rien.
- Pourquoi tu te sous-estimes autant ? Ne me dis pas que tu es réaliste où je te jette à l'eau.
- Je ne dirai rien alors.
- Tu es une fille extra Bella.
- Alors pourquoi tu n'as jamais rien fait avant ? Ça t'a pris comme ça ? Paf, Bella j'en tombe amoureux !
- Dès ton arrivée chez moi ça m'a fait bizarre, j'ai tout de suite aimé ton caractère, ta façon de me répondre et de ne pas te laisser faire. Et puis avec le temps j'ai appris à t'apprécier. Quand Tyler t'a envoyé le volant dans l'œil je te promets que j'avais envie de le tuer, j'ai eu peur pour toi…
- Mais tu es parti sans m'attendre, bonjour l'amour.
- Tu crois que je n'ai pas eu peur de ce que je ressentais ? J'ai essayé de fuir mes sentiments mais quand je t'ai entendue pleurer, que ma mère m'a dit que tu n'allais pas bien et que tu voulais rentrer, j'ai eu mal et j'ai décidé de te le dire. Un peu trop brusque cela dit. Mais c'était bien non ? Tu n'as rien ressenti ?
- Ce n'est pas la question. Edward, je t'apprécie, je t'en veux toujours mais je le supporte, alors ne gâche pas tout en m'énervant à vouloir me persuader de quelque chose.
- Je peux continuer à te prendre la main ?
- Rien de plus, OK ?
- Non, juste ça.
- D'accord.
- Alors promis je ne te parle plus de ça.
- Merci.
- Tu m'aiderais pour la fête le 6 ?
- Tu veux que je fasse quoi ?
- Faire les courses avec moi, agencer un peu le salon, tout mettre en place.
- Si tu veux oui. Je trouve ça étonnant que ta mère accepte que tu prennes de l'alcool.
- Elle sait bien que ça arrivera de toute façon, elle préfère être honnête et ne pas se voiler la face. J'aime ça chez elle, elle n'oublie pas qu'elle a été jeune elle aussi.
- C'est bien ça. Ta mère ressemble à la mienne de caractère, la mienne est peut-être un peu plus… excentrique. Elle est du genre à se lancer à fond dans un projet qui n'aboutira jamais. Dernière en date la peinture sur vase.
- Et ça donne quoi ?
- Rien du tout, c'est affreux.
- Il y en a eu beaucoup ?
- Pas mal, elle a voulu faire du crochet, de la peinture sur toile, de la poterie, de l'équitation, elle m'a obligée à en faire d'ailleurs.
- Tu n'aimais pas ?
- Si, quand elle n'a plus eu envie j'ai dû arrêter aussi.
- Ma pauvre et malheureuse Bella.
- Moque-toi !
Je souris et nous finîmes notre déjeuner avant d'aller nous balader un peu sur le bord de plage. Pour le goûter Edward me paya une glace, il n'avait pas assez de monnaie pour s'en prendre une aussi, alors nous partageâmes la mienne. A l'heure prévue nous retournâmes à l'hôtel. Esmée et Carlisle nous attendaient et nous informèrent que nous avions jusqu'à 19h pour nous préparer. J'allais donc à la douche, puis Edward prit la sienne, il sortit avec juste une serviette autour de sa taille.
- J'ai pas pris mes affaires.
- Mouais…
- Tu veux qu'on aille voir sur Internet le truc sur Harry Potter ?
- Oui, mais tu t'habilles d'abord.
Il me sourit avant de retourner dans la salle de bain pour s'habiller, je fermais mon livre et l'attendais pour aller dans la chambre de ses parents, l'ordinateur était là-bas. Une fois prêts nous allâmes les voir et c'est Carlisle qui nous ouvrit.
- Papa, on peut voir un truc sur l'ordinateur ?
- Oui si vous voulez, entrez.
- Merci.
Edward s'assit au bureau et alluma l'ordinateur, je restais derrière lui, Esmée prenait un bain et Carlisle lisait sur le lit. Je posais mes mains sur les épaules d'Edward, il frissonna mais ne dit rien. J'étais amoureuse de lui, mais ce n'était pas raisonnable, pourtant je ne pouvais pas m'empêcher de le toucher. J'étais convaincue que je n'étais pas la fille qui lui fallait, en plus j'avais peur de me mettre avec un garçon, mon expérience avec Mike était trop récente.
- Regarde Bella, c'est ça…
- On voit vraiment tout ça ?
- Oui, la grande salle, le bureau de Dumbledore, la salle commune d'Harry, les dortoirs…
- C'est trop chouette ! Les costumes et tout.
- Oui, tu peux même faire du balai volant.
- Sérieux ?
- Oui ! Hein papa ?
- De quoi ?
- Les studios d'Harry Potter, Bella voudrait y aller.
- Oui. Si tu aimes les films tu vas en prendre plein les yeux.
- J'aimerais beaucoup le faire oui.
- Par contre il faut réserver, on part de Victoria en bus jusque là-bas, tout est organisé.
- On va attendre alors.
- Comme tu veux.
- Je verrai ça après la remise des diplômes.
- OK. Tu me le diras.
- On verra. Il nous reste du temps, je vais aller réviser un peu. Tu m'aides pour la chimie ?
- Oui. A toute papa.
- Travaillez bien.
Nous ressortîmes pour aller travailler un peu, je ne voulais pas me planter, Edward était un bon prof, je comprenais ce qu'il me disait et je comprenais bien mieux la leçon avec lui qu'avec le prof. La soirée se passa très bien, nous fîmes tous les manèges, la grande roue, le train fantôme, le grand huit… Edward s'éclipsa pendant un moment pendant que je mangeais ma barbe à papa avec Esmée tranquillement sur un banc. Quand il revint il avait quelque chose de cacher dans un sac mais je ne savais pas quoi. Nous prîmes un tas de photos, je voulais me souvenir de cette soirée, je m'amusais beaucoup.
De retour à l'hôtel, tard, je me laissais tomber sur le lit. Edward trouva la force de refaire un brin de toilette, mais moi j'étais morte de fatigue. Quand il revint en pyjama, caleçon et c'est tout, il se fit une place sur mon lit, je protestais mais il me tendit la poche en plastique qu'il avait porté toute la soirée. J'étais trop curieuse de savoir ce que c'était.
- C'est pour moi ?
- Oui. Quand je l'ai vu je me suis dit qu'il fallait que je le gagne pour toi. Vas-y regarde.
- Fallait pas. Voyons… Han !
J'explosais de rire, il m'avait gagné une grosse peluche de Garfield, elle était trop belle et toute douce. Je l'adorais.
- Merci Edward je l'adore, et comme ça je penserai à toi !
- C'était le but.
- Tu l'as gagné à quoi ?
- Tir à la carabine. Je suis content que ça te plaise.
- Oui merci beaucoup. Viens.
Je le pris dans mes bras et l'embrassais sur la joue, il caressa doucement mon dos puis je m'écartais à regret.
- Bon allez, maintenant au lit, je suis morte.
- Oui. Je suis jaloux, il va dormir avec toi.
- Fallait y penser avant. C'est à moi de t'offrir un truc, ton anniversaire c'est demain.
- Quoi, tu n'as rien ?
- Non.
- Un baiser me plairait.
- Bonne nuit Edward, encore merci.
Il m'embrassa sur la tête avant de rejoindre son lit, je me mis en pyjama rapidement avant de me glisser sous les draps et de m'endormir avec mon nouveau compagnon dans mes bras. Hélas pour moi un bruit me réveilla, c'était la chambre juste à côté de nous, Carlisle et Esmée ne dormaient visiblement pas. J'étais très gênée d'entendre ça.
- Edward ?
- Ils t'ont réveillée ?
- Toi aussi ?
- Non je ne dormais pas. Je suis désolé pour ça.
- J'avoue que je suis mal à l'aise.
- Tu veux bien qu'on mette nos lits côte à côte ?
- Pourquoi ?
- On va écouter de la musique histoire d'entendre autre chose.
- D'accord.
Nous nous levâmes, Edward enleva la table de chevet qui nous séparait et nous poussâmes nos lits pour qu'ils soient collés. Edward prit son IPod pendant que je me remettais dans les draps. Il me prêta un écouteur et nous nous mîmes face à face pour que notre deuxième oreille soit bouchée par le coussin. Nous choisîmes une musique chacun notre tour, nous avions à peu près les mêmes goûts musicaux. Pour détendre l'atmosphère Edward se mit à chanter du Muse, un véritable massacre mais il me faisait rire et nous finîmes par nous endormir après quelques chansons ratées d'Edward.
Le lendemain je me réveillais face à Edward, ma main sur son torse, son bras autour de ma taille. Il dormait toujours, enfin c'est ce que je croyais parce que quand je voulus bouger il resserra sa prise autour de moi.
- Ne bouge pas.
- Tu ne dors pas ?
- Non, je profite.
- Bon anniversaire !
- Merci.
- Viens chercher ton cadeau.
- C'est quoi ?
- Tu voulais un baiser, viens le prendre.
- Non, toi, donne-le-moi.
- Non. Je préfère que tu t'en charges.
- Tu es sûre de toi ?
- Oui.
- Non, je ne le ferai pas, même si j'en crève d'envie.
- Pourquoi ?
- Parce que j'ai l'impression de te forcer et je ne suis pas comme ça. Ce n'est pas correct, en plus tu me donnes de faux espoirs. C'est pas bien.
- J'en ai envie…
- Vraiment ?
Oui j'en avais envie, je voulais goûter ses lèvres une dernière fois, bien mémoriser la sensation que j'éprouvais à ce moment-là. Je savais que demain il retournerait voir Tanya et Kate, j'en souffrirai certainement, mais je pensais que le prix était bon à payer pour avoir ce baiser. Je devais être carrément cinglée pour vouloir souffrir. Je me tournais vers Edward et plantais mes yeux dans les siens.
- Edward, s'il te plaît embrasse-moi.
- Oh Bella…
Il caressa ma joue, posa sa paume sur elle et s'approcha lentement de moi. Je fermais les yeux pour anticiper la suite. Suite qui fut merveilleuse. Ses lèvres se posèrent doucement, comme pour vérifier qu'elles seraient bien accueillies. Une fois certain, il les bougea doucement contre moi, je le suivis, puis sa langue traça le contour de ma lèvre et je l'autorisais à avoir accès à ma bouche.
Je réalisais qu'Edward était le premier garçon qui m'embrassait, même si je n'étais plus vierge, jamais personne ne m'avait embrassée et je n'avais jamais embrassé personne. Mes mains caressèrent ses cheveux doucement, ils étaient si doux. Sa langue dansait avec la mienne lentement, il était tendre. Hélas nous étions à bout de souffle alors il se recula et posa son front contre le mien.
- Tu es sûre de ne pas vouloir me donner une chance ?
- Oui. Je suis désolée.
- Merci pour le cadeau Bella.
- J'ai aimé.
- Moi aussi, crois-moi. On devrait se lever.
- Oui.
Il partit le premier après m'avoir quand même volé un baiser, et nous passâmes notre journée comme si de rien n'était. Ses parents lui offrirent un nouvel ordinateur portable et Carlisle lui offrit à midi sa première bière consommée légalement. Tout se passait bien, malgré le fait que je me sentais devenir malheureuse une fois de plus.
Une fois de retour à Londres je montais m'enfermer dans ma chambre, serrant contre moi la peluche Garfield, heureusement que ma mère m'appela sinon j'étais bonne pour pleurer. Pendant presque une heure je parlais avec elle ou mon père. Ça me faisait du bien de les entendre, ma mère avec sa bonne humeur remonta mon moral sans savoir que j'en avais besoin. Après un dîner rapide je saluais Edward et ses parents et remontais dans ma chambre pour une bonne nuit de sommeil et de réflexions.
et voilà.
je ne sais pas trop à quoi m'attendre.
j'espère que ça à plût.
à la semaine prochaine.
biz
Lexi
