Bonjour tout le monde ! Désolé pour l'attente mais je pense que vous allez me pardonner car ce chapitre est ENORME (pour moi qui fait de petit chapitre) ! Sincèrement il bat tous les records, je n'avais pas prévu de le faire si long mais je savais exactement où je voulais le finir et donc je n'arrivais pas à m'arrêter avant, même si il s'agrandissait encore et toujours. Je suis d'autant plus surprise par moi-même que j'ai commencé à travailler en usine et donc logiquement j'ai moins de temps. Par contre c'est bon j'ai enfin trouvé un appart :D

Bref je vous laisse lire


Katniss Pov

C'est un immense cauchemar que je vis aujourd'hui. J'avais redouté mon voyage au capitole mais pas une seconde je n'aurais imaginé que c'est au district 12, dans ma propre maison, que se déroulerait l'horreur.

Je cours comme une furie jusqu'à la maison. Je porte toujours les vêtements prévus pour la cérémonie que j'avais essayée au capitole. C'est idiot, je devrais ressentir la morsure du froid sur mes jambes, je devrais me sentir stupide apprêtée comme cela dans une telle situation, mais l'adrénaline m'empêche de ressentir quoi que ce soit d'autre que l'angoisse. Rien ne peut m'arrêter… Je sais que je crie le nom de Peeta car je suis consciente que mes lèvres bougent, mais je n'entends pas le son de ma propre voix, pas plus que je ne fais que percevoir les appels de mes amis derrière moi. C'est comme cela qu'agit la panique, tout se passe tellement vite et tellement lentement en même temps. Un peu comme si nos sens était…désynchronisés. Finalement, lorsque j'arrive devant l'entrée de ma demeure, alors que je pensais que rien ne pouvait m'arrêter, mes jambes deviennent lourdes et je dois m'agrippé à une colonne pour ne pas m'effondrer. TOUT mon corps s'est arrêté à la vue de la porte… fendu en deux, gisant sur le sol ! Quelque chose à mal tourné et en voici la première confirmation…

Je dois rester figée contre la colonne un bon moment car quand je me ressaisi enfin, Haymitch est là, qui me secoues les épaules en bougeant les lèvres et toute l'équipe a rattrapé mon avance car ils se trouvent à côté de moi sur le porche. Mon ancien mentor doit probablement me hurler des stupidités comme « ne te précipite pas », « garde ton calme » mais sincèrement MA sécurité est le dernier de mes soucis à l'instant. Mes jambes se débloquent et je pénètre dans ce qui à mes yeux ne ressemble plus à mon foyer chaleureux. J'ai à peine fait 2 pas que soudain je manque de trébucher sur quelque chose. Je baisse les yeux et un immense crie de stupeur part de mes poumons et sort de ma gorge à l'instant où je réalise de quoi il s'agit : Un homme en uniforme est inanimé sur sol ! Je ne prends pas une seconde pour vérifier s'il est vivant ou non car sincèrement : Je m'en fiche. La SEULE chose qui m'importe, c'est de serrer Hope et de sentir les bras de Peeta autour de moi !

-« PEETA ! PEETA OU EST TU ? ! »

Je m'élance dans la cuisine et j'ai beau chercher du regard, il n'y a personne ici. Je retourne dans le couloir et me concentre pour entendre des pleures de bébé, mais encore une fois : rien.

-« PEETA, HOPE ! » Mes cris sont des supplications.

Dans le couloir, je vois que les équipes de secours se chargent de l'homme de l'entré et sur le coup je ne peux pas m'empêche de les haïr pour se soucier de lui avant d'avoir retrouvé ma famille ! Mes yeux sont noyés de larmes et ma voix est nouée et brisée quand je leur lance :

-« POURQUOI VOUS… VOUS SOUCIEZ DE LUI ! IL A… IL A AGRESSER MA…FAMILLE, NOM D'UN CHIEN ! »

Gale qui est agenouillé devant son collègue, pince les lèvres et pose les yeux sur moi.

-« En fait, Katniss, à en juger par son état, je dirais plutôt que c'est lui la victime qui s'est fait agresser par ton mari »

Je n'en reviens pas. Comment ? Comment peut-il OSER dire cela ? LUI ? Je voudrais me précipiter sur lui et lui arracher la langue mais je n'ai pas de temps à perdre avec cet imbécile.

-« Tu sais quoi ? Tu as raison sur un point Gale. Ce pauvre homme EST une victime, tout comme Peeta l'EST EGALEMENT. En fait il n'y a qu'un agresseur ici : TOI ! » Ma voix est étouffée par mes sanglots

« Mais enfin… regarde autour de toi ! T'est vraiment fier ! »

Je suis interrompu dans mon discours par la voix d'un secouriste provenant du salon.

-« Il y a encore 2 victimes par ici ! »

A ces mots mon cœur… cesse instantanément de battre. C'est un peu comme si j'avais entendu le canon dans l'arène et que je scrutais le ciel en redoutant d'y percevoir les doux traits de Peeta.

Je surgis dans la pièce et vois que le secouriste s'occupe d'un homme chauve et… trempé ? Mais très vite, c'est le fond de la pièce qui obtient toute mon attention. Un homme s'est hissé sur le canapé, sa jambe saigne et il gémit. Ses cheveux sont…blonds !

-« Oh mon dieu ! PEETA ! »

Je me précipite près de lui et prend sa main. Mon sourire retombe aussitôt. Ce simple geste m'a suffi pour savoir instantanément que ce n'est pas lui. Les mains de l'homme que j'aime, sont douces et tendres, ses doigts s'entremêlent parfaitement avec les miens, j'en connais chaque cicatrices, chaque brulures comme si elles étaient partie intégrante de mon corps. Des larmes roulent sur mes joues quand je repense à son odeur, à ses mains glissant sur mon cou, mes hanches, ma poitrine ou encore caressant délicatement mon ventre rebondis durant la grossesse…

Je repousse violemment cette main rugueuse et moite et pose les miennes sur mon visage pour étouffer mes gémissements. Je souffle, essuie mes larmes et finalement lorsque je refais un geste envers l'homme, c'est seulement pour le saisir brutalement par le col de son uniforme.

-« OU SONT ILS ? OU SONT MA FILLE ET MON MARI ? »

-« Qui ?... Je… votre fille ? Quoi ? » Il est un peu dans les vapes alors je le gifle.

-« L'HOMME QUE GALE VOUS A DEMANDER D'INTERPELLER ! »

-« Il est …devenu complétement…incontrôlable. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, je sais plus… L'étage je crois… »

J'ai à peine le temps d'intégrer ses paroles, que je me retrouve à grimper les escaliers quatre par quatre. J'affiche une expression de terreur lorsque que je constate que le sol est jonché de débris de verre et de sang. Il y en a même contre le mur. Néanmoins étrangement je souris à la vue du grand balèze inconscient. Il n'y aucun sadisme là-dedans, mais je réalise seulement que c'est le quatrième homme et qu'ainsi Peeta a terrassé toute l'équipe de Gale. Il est trop fort pour eux, il a survécu à bien pire. NOUS avons survécu à bien pire. Je m'approche de la porte me séparant de la chambre de Hope, pose la main sur la poigné et marque une pause. J'essaie de me convaincre que Peeta sera là devant la fenêtre, berçant la petite dans ses bras, que les 2 plus belles paires d'yeux bleu que le monde ait jamais connu se poseront sur moi et ce cauchemar cessera enfin.

La porte grince en s'ouvrant, je pénètre à l'intérieur de la pièce et la trouve…vide. Personne n'est devant la fenêtre, le berceau est vide, tout comme l'est mon âme à cet instant. Je m'approche lentement du mobile composé d'oiseaux et de fleurs (Geai moqueur, primeroses et dandelions confectionné à ma demande) et l'active. La musique se déclenche, je m'accroche fort aux petits barreaux blanc du berceau de mon enfant et, finalement, des larmes tombent sur le dos de mes mains.

Haymitch et Johanna apparaissent dans l'encadrement de la porte. Ils sont essoufflés, ils ont dû fouiller la maison eux aussi….en vain, vu qu'ils sont là. Mais sa je ne veux pas l'admettre. Par la suite, c'est comme si j'étais en état de choc, dans le déni, incohérente même… alors je m'approche de la sortie et tente quand même de passer entre eux.

-« Peut-être que Peeta et Hope sont dans notre chambre… »

Johanna me saisit les épaules.

-« Katniss, arrête je t'en prie… »

-« Peut-être qu'ils sont dans la chambre d'amie ou…ou qu'il change le bébé dans la salle de bain… »

-« Kat ! »

-« Une fois, Hope à vomi sur Peeta, c'était tellement drôle, tu aurais dû voir ça Johanna, il a couru dans la salle de bain, peut être que… »

-« KATNISS ECOUTE MOI ! »

Mon amie me soulève le menton pour capter mon regard et essuie une de mes larmes avec son pouce.

-« Ohh Katniss… Ils ne sont pas là… On a fouillé absolument partout…. Je suis désolé… »

Ce qui s'est passé ensuite est difficile à dire, je crois que je me suis effondrée… Je sais juste que quelques minutes plus tard j'étais assise sur une des marches de l'escalier avec les bras de Haymitch autour de moi.

Tout le monde s'active devant moi, on sort les blessés sur des brancards. Tant mieux, je ne les veux plus chez moi. J'ai honte de m'être laissée allez même si c'était seulement quelques minutes. Je n'ai pas le droit de faiblir tant que je ne sais pas ma famille en sécurité. Mon ancien mentor doit penser la même chose que moi, car il m'aide à me relever sans broncher. Quand Gale apparait devant moi, j'ai envie de pleurer, pas de tristesse mais de nerf. Chaque seconde qui s'écoule dans cette affaire me donne encore plus envie de le virer de ma vie, mais il prend la parole avant que je ne dise quoi que ce soit.

-« Je sais que la dernière chose dont tu aies envie est de me parler, mais c'est important. J'ai examiné la porte de derrière et j'ai trouvé des traces. Je pense que Peeta et…votre enfant… sont sortis dans la précipitation par l'arrière. Je suis persuadé qu'ils sont parti vers la forêt et non vers la ville. Le problème c'est que les équipes de secours ne m'écoutent pas car je n'ai plus aucune autorité dans cette opération. Ils veulent fouiller la ville en premier et interroger les gens, ce qui, de mon avis, est une immense perte de temps. Mais toi, ils suivront tes directives. Je sais que c'est beaucoup te demander, mais sur ce coup-là Catnip, tu dois me faire confiance. »

Lui faire CONFIANCE ? Comment honnêtement le pourrais-je ? Gale est à l'origine de bien trop de problème aux répercussions désastreuses ! Les secouristes sont trop peu nombreux, à peine 10. 4 resteront probablement avec les blessés, ce qui fait qu'ils seront 6 à nous aider pour les recherches. Si je demande à ce que 3 d'entre eux partent dans la forêt, sa fera 3 personnes en moins pour chercher dans la ville, ce qui diminuera grandement l'efficacité et le temps des recherches. Néanmoins, malgré le fait que je n'ai plus confiance en Gale en tant que personne…j'ai toujours confiance en lui en tant que chasseur.

-« Ok, je te crois… Je vais leur demander. »

J'aurais aimé voir les traces par moi-même avant de prendre ma décision mais la neige a déjà recouverte les traces de pas qu'aurait vu Gale. Je choisi de lui faire confiance tout de même. Pour que les recherches soient équitables Annie, Johanna et Beetee se sont joins à l'équipe en ville. Je prête des manteaux à tout le monde et 10 minutes plus tard, trois secouristes, Haymitch, Gale et moi-même nous enfonçons dans les bois.


La neige est poudreuse et les bottes que j'ai enfilées avant de partir, s'enfoncent facilement dedans. Nos pas sont lourds et la marche difficile en cette saison. Je scrute le sol à la recherche d'empreintes mais il faut bien avouer que les chances d'en trouver sont minimes étant donné la fréquence des flocons, la consistance de la neige et le léger vent qui vient remuer tout cela. Peeta à le pas lourd, sans tous ces soucis climatiques, je l'aurais pisté en moins de 2 secondes mais là… De plus j'ai peur d'être partie sur une mauvaise piste car après tout, il pourrait être en ville et mon seul indice indiquant que je ne suis pas sur une fausse piste est le témoignage de Gale.

Tout cela m'angoisse seconde après seconde, minute après minute mais finalement, après 30 minutes de marche je remarque enfin quelque chose.

-« Gale ! La marque sur le tronc de cet arbre, elle n'est pas d'origine animale, tu es bien d'accord ? »

Il s'approche, effleure l'écorce et fini par froncer les sourcils.

-« Hum…. Oui je crois que tu as raison. On dirait des traces de griffures mais pas animales… humaines. »

Nous sommes sur la bonne piste, j'en suis persuadée désormais. A l'époque lointaine où il arrivait que Peeta fasse des rechutes, il agrippait si fort les meubles qu'il n'était pas rare d'y retrouver la marque de ses ongles dans le bois. Je presse le pas car je sais maintenant que les deux personnes les plus importantes de ma vie sont dans cette forêt, et tous les deux sont dans un état très fragile… Pas de temps à perdre.

Je passe en mode chasseur et les traces attestant du passage de Peeta se multiplient : branches cassées, écorchures… nous retrouvons même un morceau de tissus. Malgré le fait que le trajet qu'il ait suivi semble maladroit, je comprends tout de même qu'il cherchait à rejoindre la cabane de mon père. Je voudrais m'y précipiter mais je n'ai pas la certitude qu'il ait pu atteindre sa destination… peut être que mon mari et ma fille sont assis quelque part dans la neige glaciale… Je secoue la tête, il ne faut pas penser au pire, surtout pas.

1 heure plus tard nous arrivons près d'une clairière. Gale et Moi-même sommes toujours en forme évidemment mais Haymitch et l'équipe de secours ont du mal à suivre notre rythme, d'autant plus que ces derniers sont chargés de matérielle médicale. Ils sont exténués et veulent une pause. Pour moi leur requête est complétement déplacée, la cabane n'est plus très loin ! Lorsque l'un d'entre eux commence à prendre appui sur un arbre pour s'assoir, je ravale une insulte et tourne les talons. MOI je continue.

J'ai à peine fait 50 mètres que soudain j'entends un cri… celui d'un des urgentistes que je viens de laisser derrière ! Je retourne donc précipitamment vers la clairière, totalement confuse. Quand j'arrive, tout le monde est debout autour d'un grand chêne.

-« Qu'est-ce qu'il y a ? »

L'homme qui avait commencé à s'assoir quelques minutes auparavant se retourne vers moi et commence à balbutier

-« Je me suis assis et soudain… j'ai… j'ai cru que je saignais et j'ai… paniqué mais ce n'était pas mon sang… c'était sur l'arbre… »

Mon sang à moi ne fait qu'un tour et je me précipite devant leur découverte. Etant donné la manière dont les branches sont cassées au sol et la hauteur…du liquide rouge… Peeta à dût s'arrêter ici, s'assoir ici, saigné ici…

-« Il est blessé… Il PERD DU SANG ! » Non, non, non cela devient trop dur pour moi. Je ne peux pas rester une minute de plus dans ce torrent d'incertitudes où l'horreur s'immisce à chaque instant. Je dois les trouver, MAINTENANT ou je vais devenir folle !

Je ne peux pas laisser l'équipe de secours derrière moi maintenant, mais je ne peux toujours pas les laisser me ralentir. De plus ce qui m'inquiète, c'est le trajet du retour. Si Peeta et Hope sont blessés, ils ne seront peut-être pas transportable ou ne supporterons pas la température durant le retour.

-« Contactez un hélicoptère du capitole par radio maintenant et dite leur de survoler la forêt tout en cherchant un lac. Il y a une partie déboisée tout près, facilement identifiable vu du ciel, dites-leur de s'y poser. La cabane de mon père est juste à côté. »

-« Euh demander un hélicoptère est très sérieux, madame Mellark. On m'a demandé d'être sûr de TOUTES les informations avant d'en exiger un. Vous comprenez, cela coute de l'argent et si on affrète un engin juste pour des blessures superficielles ou s'ils ne sont pas là où vous pensez… »

-« JE ME CONTRE FICHE DE CE QUE LE CAPITOLE VOUS A DEMANDER ! Vous les appeler, vous leur dites qu'on les a retrouvé mais qu'ils sont blessés et doivent être rapatrié. Vous comprenez ? Je me fiche que ce soit un mensonge pour l'instant, je ne prendrais aucun risques »

L'homme acquiesce et saisi sa radio. Quand j'annonce que je compte me rendre directement à la cabane et que je ne veux personne pour me ralentir, Gale mais aussi Haymitch m'assurent qu'ils ne seront pas un poids et m'accompagneront. Avant de partir, la plus jeune des urgentistes, gênée, me tend son sac.

-« Cela pourrait vous servir… Le temps qu'on finisse par vous rejoindre, je veux dire… »

Je lui fais un faible sourire et la remercie. Après cela nous partons en direction de l'endroit où j'en suis sûre, je vais ENFIN retrouver ma famille.


Le lac est gelé et les couleurs du ciel que reflète la glace sont épatantes. Rouge, orange voir rose… Ce spectacle mériterait qu'on s'y attarde… mais pas aujourd'hui.

Ça y est. La cabane est juste devant moi. Nous sommes à bout de souffle, épuisé par le trajet que nous avons fait d'une traite. Je devrais me précipiter vers la porte et entrer mais je n'en fait rien. En fait je ne sais pas ce qu'il adviendrait de moi si la cabane est vide. Je crois que je perdrais la raison…oui probablement que je serais capable de devenir totalement folle. Haymitch et Gale reprennent leur souffle et me lancent des regards soucieux. Ils savent que c'est à moi de faire le premier pas. Je tremble et tente de me convaincre de bouger quand soudain je les entends : Les pleures de l'enfant que j'ai mis au monde.

-« HOPE ! »

Des larmes jaillissent de mes yeux, un sourire (le premier de la journée) apparait sur mes lèvres et je me jette sur la porte. La poigné bascule, la porte craque mais ne s'ouvre pas. Des meubles semblent bloquer de l'autre côté. Peeta a vraiment dû être terrifié, mon cœur se serre. Mes deux acolytes m'aident à pousser et finalement nous dégageons un passage. J'entends des bruits de pas à l'intérieur puis plus rien hormis les pleurs de bébé. Inquiète de la réaction que pourrait avoir l'homme que j'aime, je demande à Gale et Haymitch de rester à l'encadrement de la porte et de garder leur distance. Ils sont retissant mais acceptent. Je suis la seule à pouvoir calmer Peeta, nous le savons tous.

Au début je ne vois personne. Il fait assez sombre dans la pièce et si je n'entendais pas Hope, j'aurais mis du temps à distinguer la forme recroquevillée dans le coin gauche de la pièce. Peeta…

Je peux à peine la voir mais je sais que notre fille est blottie dans ses bras, emmitouflée dans ce qui ressemble à une veste ou à un chandail. Je remarque qu'il se balance d'avant en arrière en chuchotant. Me mordre la lèvre est le seul moyen pour moi de ne pas pleurer. Je réalise qu'il fait cela pour bercer la petite, mais aussi probablement pour se calmer lui-même… Cette fois je sens un gout de fer dans ma bouche. J'ai mordu trop profondément ma lèvre…

Je m'approche calmement d'eux, tremblante mais déterminée. Je suis seulement à 5 mètres mais Peeta ne semble même pas se rendre compte de ma présence, l'idée qu'il soit plongé trop loin dans son « monde » me sers le cœur.

-« Peeta ?... » Je voulais ma voix rassurante mais elle est plutôt tremblante et fragile.

Il lève subitement ses beaux yeux azur sur ma personne, ils sont remplis de confusion mais le simple fait qu'il m'est entendu, qu'il me regarde, me fait sourire. Ses yeux sont rouges, ses cernes creusés et profondes, son visage déjà marqué par de vieilles brulures sous son œil gauche, est désormais couvert de nouvelles égratignures, ses cheveux blonds sont en batailles et quelque peu mouillés par les flocons qui s'y trouvaient. Et pourtant, je ne l'ai jamais trouvé aussi beau qu'en cet instant ! Cela fait des jours que nous avons été séparé et chaque minutes sans lui a été une véritable épreuve. Ajoutons à cela le drame de ces dernières heures, la peur de le perdre, et mes larmes recommencent à couler le long de ma joue. Je les essuie vite tout en me disant qu'elles repartiront de plus bel une fois que j'aurais revu le doux visage de notre bébé. Peeta continue de me dévisager d'un air trouble mais ne dit pas un mot.

-« C'est fini, je suis là. C'est moi, c'est Katniss… »

Je voudrais qu'il se lève, qu'il se précipite vers moi, qu'il me prenne dans ses bras et m'embrasse ! Mais rien de cela ne se produit…

Il fronce les sourcils, secoue la tête et finalement reporte son regard sur Hope.

-« Non. Tu n'es pas réel. Katniss est au capitole…toi…toi…tu es dans ma tête… »

En disant cela il n'est ni agressif ni paniqué, il semble juste…épuisé, résigné. La résignation je ne peux pas l'accepter, encore moins de la part de Peeta, lui qui n'abandonne jamais et se relève toujours. C'est trop pour moi, je dois lui faire comprendre que je suis réelle et que tout ira bien. Fini les précautions, je m'élance et me met à genoux devant lui. Il tente de m'ignorer du regard alors je pose une de mes mains sur sa joue. Son visage est gelé mais mes mains à moi sont chaudes. Le contact est électrisant.

-« Tu sens cela ? Cette chaleur ? Est-ce qu'une hallucination pourrait faire ça ? »

J'ai toute son attention désormais. J'ai l'impression qu'il regarde mon âme, seul Peeta peut me donner cette sensation. Néanmoins il semble toujours sur la défensif, confus et pas encore totalement convaincu de mon existence. Finalement, fébrilement, une de ses mains rejoins la mienne, la frôle, la saisi et… la retire de son visage. Je me sens blessée au début mais je suis vite rassurée quand je sens ses doigts s'entremêler aux miens. Immédiatement je sers très fort sa paume et cela le fait sursauter.

-« Crois-moi, je suis réelle. »

Nous sourions timidement tous les deux. Ses mains sont couvertes de sang mais je suis soulagée de voir qu'il provient d'écorchures finalement peu profonde.

-« Je…je ne savais pas…je n'étais pas sur… surtout avec ce…look. »

Qu'elle imbécile, j'avais oublié que je portais toujours la robe blanche des essayages, j'ai rajouté un manteau d'hiver à la hâte au-dessus et troqué mes talons contre mes bottes de chasseur. Je suis encore maquillée et mes cheveux sont relevés. Je dois vraiment avoir un drôle de look ! Pas étonnant qu'il ait tout de suite pensé que j'étais une hallucination.

-« Tu sais bien que le capitole as un sens particulier de la mode. »

Je ris. Un rire de soulagement.

Hope pleure encore, la pauvre doit être affamée. Instinct maternel oblige, je retire ma main de celle de Peeta et tente de saisir ma fille mais étonnamment il ne me laisse pas faire.

-« NON ! » s'écrit-il en se refermant comme une huitre, resserrant son emprise sur la petite. J'entends Haymitch et Gale faire un pas mais je leur fait signe de ne pas avancer.

Je ne comprends pas ! Je pensais pourtant l'avoir convaincu que j'étais bien réelle !

Je saisi le visage de mon mari entre mes deux mains, le forçant à me regarder.

-« Mais enfin, je suis réelle. Donne-la-moi, elle pleure Peeta… »

Il affiche une expression de souffrance, comme si parler lui infligeait trop de peine, mais finalement il me répond d'une voix brisé.

-« Pourquoi Katniss… ? Pourquoi… tu as envoyé ses hommes ? »

J'ai l'impression d'avoir reçu une gilfe. Il croit réellement que je puisse être l'instigatrice de cette attaque ?

-« NON…non ! Je ne les ai pas envoyé Peeta, c'est… » Je m'arrête avant de prononcer le nom de Gale. Certes j'aimerais le balancer mais je ne sais pas quel sera la réaction de Peeta. Je ne veux pas qu'il devienne violent et tente de se battre. Il est trop faible.

-« …C'est une HORRIBLE erreur du capitole. Je t'expliquerais plus tard promis, mais je n'ai rien à voir là-dedans, crois-moi. Pourquoi j'aurais fait ça ? »

Son regard se durci, mais ses yeux se remplissent de larmes. Sa voix devient suppliante.

-« Katniss… tu sais, si tu n'assumais pas d'avoir eu un enfant avec moi, tu aurais juste pu me le dire au lieu d'envoyer des hommes la reprendre… » Il ferme fort les yeux et les larmes roulent sur ses joues. Serrant encore plus Hope il ajoute sur un ton qui me brise le cœur.

-« Ne m'enlève pas ma fille, je t'en supplie ! »

Comment en sommes-nous arrivé à cela ? Certes Gale à fait n'importe quoi avec cette stupide mission, mais ce qui m'inquiète désormais c'est que même si les épisodes de Peeta lui mentent, ils partent toujours d'une vraie peur qu'il a en lui. Lorsqu'il voulait me faire du mal il y a 10 ans c'est parce qu'il doutait de mes sentiments. Les épisodes étaient l'amplification de ce doute. Mais aujourd'hui, tout cela est derrière nous, il sait que je l'aime et pas pour le show. Désormais c'est autre chose qui semble alimenter ses hallucinations, une autre faille…

-« Oh Peeta, mais qu'est ce qui a pu t'amener à croire que je voulais te retirer Hope ?

Je repose mes mains tremblantes sur ses joues. Soutenir son regard torturé et froid est presque que top dur mais j'ai besoin d'entendre sa réponse et LUI dans cet état a besoin de moi, je le sais.

-« Il t'as fallu des années pour admettre que tu m'aimais. Réel ou pas réel ? »

Je fronce les sourcils, surprise. Nous sommes en couple depuis tellement longtemps, pourquoi cette question maintenant ?

-« Quoi… ? Réel mais peu importe car…»

Je n'ai même pas le temps de finir ma phrase qu'il reprend son interrogatoire.

-« Tu as toujours dit que tu ne voudrais jamais d'enfants. Réel ou pas réel ? »

Son regard est plus tranchant que jamais. C'est déstabilisant de le voir comme cela, si loin de sa personnalité, mais je sais que c'est « l'épisode » le responsable, pas lui. Néanmoins avec cette question il m'emmène sur un terrain dangereux…

-« Peeta, arrête je t'en prie… »

-« REEL OU PAS REEL ? »

Je dois répondre, c'est obligatoire avec ce « jeu ». Si je mens ne serait-ce qu'une fois ou que je refuse de répondre, je discrédite tout le reste de mes réponses !

-« Réel… pendant un moment… mais ensuite… »

Encore une fois Peeta ne me laisse pas m'expliquer. S'il s'arrête au début de mes réponses, il ne fera qu'alimenter son délire en allant dans son sens.

-« Hope est un accident... Réel ou pas réel ?... »

Oh non je commence à comprendre où se trouve sa faille…

-« PAS REEL ! Évidement que ce n'est pas réel ! Nous l'avons désiré, JE l'ai désirée tout comme toi. »

-« ce que tu as désiré, c'est cacher son existence… Réel ou pas réel ? »

Nous y voilà. Je bafouille mais je ne peux pas mentir.

-« Réel…. Mais c'était idiot, je voulais juste… »

Sans me laisser finir il secoue la tête et ôte violemment mes mains de son visage.

« Ecoute moi Peeta je t'en supplie ! »

-« MAIS JE T'AI ECOUTER KATNISS ! Je t'ai écouté quand tu m'as dit de rester silencieux le premier mois, puis le deuxième, puis le troisième ! Je t'ai écouté quand tu m'as dit de couper les ponts avec nos amis et toutes nos connaissances… J'ai accepté que ma propre femme cache sa grossesse comme si c'était une infamie de porter mon enfant. Je t'ai écouté Katniss… mais là… il y a toutes les autres voix dans ma tête… et je ne peux plus le gérer… je ne peux plus…. »

Sa voix se brise à la fin de sa phrase et moi… je tombe soudain en sanglots.

C'est moi qui suis sensée le rassurer mais je suis tellement nulle avec les mots... Avec ses dernières questions, toute ma culpabilité m'est revenue en plein visage. J'ai été tellement égoïste durant ma grossesse, je m'en rends compte maintenant. Cet événement, Peeta l'attendait depuis tellement d'années… et j'ai réussi à lui gâcher ce moment ! Au fond je savais que je le blessais mais n'est-ce pas ce que je fini toujours par lui faire ? Sa douleur elle existait…mais j'ai choisi de nier son existence, car mon mari ne se plaint JAMAIS et moi je ne voulais pas être confrontée à ma part d'égoïsme… J'ai feins l'ignorance et maintenant j'en paie le prix.

Les hurlements de Hope redoublent de puissance. Peeta tente de l'apaiser en la posant contre son épaule et en tapotant le dos de la petite. Placée ainsi je peux enfin l'apercevoir. Elle porte son pantalon de velours bleu pâle ainsi qu'un petit gilet en laine blanche sur lequel sont brodé des nuages et de petits oiseaux. Ses petits bras gigotent, j'ai l'impression qu'elle a encore grandie car il y a plus de cheveux brun sur sa tête que la dernière fois. Pourtant cela fait seulement 3 jours que je l'ai laissée !

Il faut que je la nourrisse, tout cela devient dangereux pour notre enfant ! Peeta ne peux pas y rester insensible même pendant un épisode, même si il pense que je pourrais lui retirer notre fille, il serait capable de l'accepter si cela signifie préserver la santé de Hope.

Je prends donc une voix douce.

-« Peeta…tu sais très bien que malgré tout tes efforts… tu ne pourras pas l'apaiser. A seulement 1 mois, elle va vite faiblir… C'est de lait dont elle a besoin. Donne-la-moi s'il te plait… »

Après 2 minutes de réflexion et d'hésitation, il appose tendrement un baiser sur le front du bébé et sans un mot, doucement, et prudemment il me la tend enfin.

Quand je la sers dans mes bras, c'est un réel soulagement, la bouffé d'oxygène qu'il me fallait. Hope s'agite en grimaçant, ses petits poings battant l'air, mais lorsque son regard croise le mien (ses yeux encore rouge et gonflés) ses pleures cessent progressivement pour ne devenir que de petit gémissements. J'ai lu dans un livre une fois, que les nourrissons étaient capable de reconnaitre le visage de leur mère, serait-ce pour cela qu'elle s'est calmée ? Désormais elle s'agrippe au haut de ma robe. Oui elle m'a bien reconnue et surtout elle sait que je peux la nourrir.

-« Petite futée. » dis-je en souriant.

Haymitch s'approche doucement de moi, se penche et me tend une sorte de… papier brillant ? Devant mon air dubitatif il prend la parole.

-« C'était dans le sac que nous ont prêté les secouristes. C'est une couverture hypothermique sweetheart. Tu devrais t'en servir… pour que ce bébé ne devienne pas comme un de ces glaçons que je mets dans mon verre de scotch...»

Oh Haymitch et son humour d'alcoolique ! Je le remercie néanmoins et enveloppe mon enfant dans cette drôle de couverture. Après cela, je m'assois en tailleur et commence à déboutonner le haut de ma robe. Il y a des années, j'aurais trouvé cela complétement déplacé et gênant, mais depuis que je suis mère, ce genre de préoccupations me passe au-dessus de la tête. Je soutiens la minuscule tête de mon nourrisson et très vite elle se met à téter.

Peeta ne dit rien, il se contente de nous observer, une de ses mains dans ses cheveux. Ce geste me confirme qu'il doit avoir mal à la tête. C'est bien compréhensible étant donné sa fatigue, son agression, les pleures d'enfant et bien sur l'enfer que lui fait vivre son épisode. Au moins Hope lui laisse désormais un répit et je vois dans son regard, que la scène que nous lui offrons l'apaise également. Je me sens mieux au contact de ma fille mais le plus dur reste à faire : Sortir complétement Peeta de son épisode avant que l'hélicoptère du capitole n'arrive pour nous rapatrier. Je profite du temps de l'allaitement pour chercher les bons mots, ceux qui pourraient le rassurer sur mes mauvais choix durant la grossesse. Je sais que j'aurais besoin de toute son attention et donc même si c'est difficile, je sais aussi qu'il faut que je me détache de mon bébé un instant. Au bout d'un moment, Hope arrête de téter et commence à bailler. Je lui fais faire son rot, me lève et me dirige vers mon ancien mentor. Entre nous, nous nous comprenons toujours sans un mot, comme dans l'arène, ainsi c'est sans surprise qu'il prend la petite dans ses bras pendant que je retourne m'assoir près de Peeta.

Au début ses yeux remplis d'inquiétude, restent fixés sur notre fille mais finalement il les reporte sur moi dès que ma main se pose délicatement sur son épaule. Je prends encore sur moi pour ne pas l'enlacer tout de suite.

-« Peeta… tu sais que je ne suis pas très douée avec les mots, mais… mais je vais faire de mon mieux. Il faut juste que tu m'écoute sans m'interrompre… je promets de ne pas te mentir. Ai juste confiance en moi. »

Lorsque que les derniers mots sortent de ma bouche, je ne peux m'empêcher de repenser à ce fameux « ai confiance en moi » qui précéda notre victoire avec les baies plus de 10 ans en arrière, et comme ce jour-là, Peeta, après m'avoir observé d'un air confus, accepte en hochant la tête. Je souris brièvement, ma seconde main s'empare de la sienne et à mon grand soulagement il ne se dérobe pas. Je me racle la gorge et me lance :

-« J'ai fait énormément d'erreur dans ma vie, j'ai eu beaucoup de remords également… et beaucoup t'ont concerné comme tu le sais… »

Je m'empare de son visage pour que le message soit le plus sincère et claire possible.

-« …Mais jamais, ABSOLUMENT JAMAIS la décision d'avoir un enfant avec toi n'en a fait partie. Tu m'entends ? »

Peeta hoche une fois de plus la tête et esquisse un timide sourire.

-« Cela fait maintenant plus de 10 ans que tu partages ma vie et tu es la personne qui me connais le mieux au monde. Tu sais que je ne suis pas peureuse, que je n'ai pas peur de passer des jours, voir des nuits dans la forêt… mais quand il s'agit des sentiments… »

-« tu fuis. »

Il me connaît par cœur. Je fronce les sourcils et lâche un soupir.

-« Oui c'est ça, je fuis le problème. »

Peeta est beaucoup plus calme et attentif que tout à l'heure, je me permets alors de repousser délicatement ses cheveux en bataille, tombant sur son front.

-« J'ai mis du temps à révéler aux autres l'existence de Hope pour la même raison qui m'avait poussé à rejeter les sentiments que j'avais envers toi : La peur qu'on m'enlève ceux que j'aime. »

Nos visages se rapprochent, ma main descend le long de son cou et je ne sais pas si c'est le froid mais je sens des frissons parcourir mon échine.

-« Je n'ai jamais eu honte d'être ta femme ou de porter ton enfant… ou du moins pas dans le sens où tu l'entend. Il m'est arrivé… parfois… de ne pas me sentir à TA hauteur. Sincèrement Peeta, tu es un père…exemplaire, un mari épatant ! Je sais que j'ai eu une réaction stupide, pardonne moi… mais c'est seulement parce que j'aime notre enfant et que je t'ai… »

Mon discours est soudain interrompu de la plus douce des manières : Les lèvres de Peeta s'écrasant sur les miennes.

Sa main glisse le long de mon cou, m'attirant de plus en plus contre lui, ce que j'accepte volontiers en approfondissant ce baiser. Je souris comme une idiote, rassuré par la fin de son épisode ou tout simplement emportée par les papillons dans mon ventre. Sensation qui même après 8 ans de mariage, n'a jamais disparu. Son autre main s'empare ma taille, nous rapprochant toujours plus, alors que la mienne se fraye un chemin dans ses cheveux. Mon dieu, qu'il m'a manqué.

Au bout d'un moment conscient de ne pas être seuls, nous nous tempérons et mettons fin à notre baiser. Il me sert dans ses bras et je sens son souffle chaud près de mon oreille quand il me glisser dans un murmure :

-« Pardonne-moi d'avoir douté de toi. Je te crois… j'ai confiance en toi Katniss. »

Je souris, mon visage enfoui dans l'espace de son cou. Il sent bon la cannelle et le pain chaud. Une fois que nous nous sommes enfin séparés, je sens que la main que j'avais placée dans ses cheveux est trempée. Je me dis alors que les flocons fondus ne l'ont pas épargné mais lorsque je commence à essuyer ma paume contre mes vêtements je me fige en réalisant que la marque sur mon manteau… est rouge ! Je suis totalement confuse, mon cœur s'accélère et mes yeux ne cessent d'aller de mon manteau à ma main, de ma main à mon manteau. Soudain je saisi la tête de Peeta et le force à se retourner, il est fatigué mais obtempère. Un gémissement d'effroi sort de ma bouche : Le dos de son crâne est couvert de sang…

Haymitch s'élance vers moi et lâche un juron, mais avec la petite dans les bras il ne peut pas m'aider à bouger son ancien tribut. C'est Gale finalement qui vient m'aider. Tous les deux, nous aidons Peeta à s'allonger sur le côté et Gale, qui a quelques notions de premier secours, commence à l'examiner.

-« On dirait qu'il y a…des entailles et des bouts de verre… ça ne me semble pas trop profond mais… il perd beaucoup de sang. » Il grimace et me regarde dans les yeux. « Il ne faut pas trainer, d'autant plus qu'il ne fait pas chaud… »

Peeta garde conscience mais je vois que c'est de plus en plus dur pour lui. Ses lèvres deviennent bleues et il recommence à trembler. Très vite, je trouve une deuxième couverture hypothermique dans le sac et l'enroule autour de ses épaules, puis je lui dis tout ce qui me passe par la tête pour qu'il ne s'endorme pas, pour éviter l'hypothermie. Heureusement au bout d'une vingtaine de minute les secouristes se posent dans la clairière et Gale les conduits à la cabane. Très vite ils se chargent de tout, place Peeta sur un brancard pendant que je reprends ma fille dans mes bras pour la calmer. L'hélicoptère de secours n'a pas assez de place pour nous accueillir tous et je suis scandalisée quand ils me suggèrent de leur laisser ma fille et de repartir à bord du premier hovercraft posé près de la maison. Je m'apprête à piquer un scandale quand soudain Peeta sur son brancard leur fait signe de lui ôter son masque respiratoire. Quand ils s'exécutent, je sens sa main s'emparer délicatement de mon poignet quand il murmure :

-« Reste avec moi… »

C'est sans aucune hésitation que je lui réponds :

-« Toujours. »

Finalement un des secouristes m'offre sa place à bord. L'hélicoptère décolle, une de mes mains se trouve dans celle de mon mari tandis que l'autre soutiens notre bébé.

Cette horrible journée se termine enfin…


Je sais que je dis cela pratiquement à chaque fois, mais ce chapitre a vraiment été un des plus DURS à écrire. Il était vraiment sensible, parfois je trouvais que je trainais trop ou que le texte n'était pas fluide mais bon, enfin je l'ai fini ! oufffff

Remarquez que j'aurais pu le coupé en 2,3 chapitres mais ça me gênait de reporter à chaque fois les retrouvailles, ça n'aurait pas été cool pour vous, parce que à chaque fois je vous dis « bientôt ». Du coup j'espère des reviews en compensation de mon travail lol ça me ferait un immense bien ^^

Bisou à tous ceux qui me lisent !