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Dog and butterfly

Ce fut le point de non retour pour Narcissa lorsqu'elle vit son fils inconscient emmené dans sa chambre par Lucius et il ne voulait pas lui dire un mot de ce qu'il venait de se passer. Si elle n'avait pas été aussi angoissée par la situation, elle aurait remarqué un changement à l'intérieur des ténèbres de ses yeux, mais tout ce dont elle fit attention à ce moment fut son fils.

"Que s'est-il passé? demanda-t-elle pour la troisième fois, ne se souciant pas du tout que Lucius pourrait la gifler.

-Pas maintenant, Narcissa. J'ai besoin d'appeler quelqu'un pour jeter un coup d'œil sur lui. Sors de ma vue!"

Il passa précipitamment à coté d'elle, la projetant littéralement sur le sol. Il plaça prudemment le corps inerte de Draco sur les draps de soie de son lit et sortit de la chambre en appelant ses elfes de maison. Narcissa s'avança rapidement jusqu'à Draco et toucha son front brûlant de température. Il était mort de froid. Le sol semblait disparaître sous ses pieds et un elfe de maison du nom de Gelmina l'aida avant qu'elle ne s'évanouisse.

"Je t'ai dit de sortir de ma vue, idiote! Si tu ne peux pas l'aider, alors pars!" dit Lucius d'un ton hargneux.

A distance, elle regarda trois des plus renommés sorciers médecins examiner Draco, tandis que les elfes de maison entraient dans la pièce de temps en temps et que Lucius faisait les cents pas, son visage trahissant son inquiétude. Elle resta dans une sorte de transe si longtemps qu'elle remarqua à peine que les médecins étaient sortis de la pièce. Tout ce que son esprit avait retenu était les mots 'Doloris' et 'il se réveillera quand il se sera reposé. Ou pas.'

Lucius alla près de Draco et avança sa main pour le toucher. Il n'eut pas le temps de finir son geste parce que Narcissa agrippa rapidement sa main et la repoussa.

"Ne le touche pas. Ne touche – plus – jamais – mon fils – à nouveau, dit-elle en appuyant chaque mot.

-Tu ne comprends pas.

-Je n'ai pas à comprendre. Tu as blessé mon fils, Lucius. Je ne l'oublierai jamais.

-Je ne l'ai pas blessé! C'était Voldemort!

-Alors c'est ta faute, fils de pute! (NdT: Elle est étonnamment vulgaire la petite!) Au moment même où tu laisses ce monstre s'approcher de mon fils c'est comme si tu le blessais! Merlin, il a lancé le Doloris sur lui! Comment as-tu pu lui laisser faire une chose pareille? Comment peux-tu supporter d'avoir laissé faire cela?

-Eh bien, la faute à ton sale fils! Le sort était destiné à moi, pas à lui! Si il n'était pas assez stupide pour se mettre devant moi ça ne serait jamais arrivé!

-Tu es un homme si repoussant et détestable, dit-elle avec mépris. J'espère que Voldemort te tuera." Elle lui cracha au visage.

Il la frappa. Elle lança un regard meurtrier dans sa direction et il détourna le regard, incapable d'affronter le sien. Il était fatigué et confus après tout ce qui s'était passé. Jamais personne n'avait fait avant, ce que Draco avait fait pour lui. Il pensait que son fils le haïssait mais apparemment, il se trompait, sinon Draco ne se serrait pas jeter devant lui de la manière dont il l'avait fait.

Son fils l'avait sauvé. Il laissa un instant à son esprit pour enregistrer l'information. Mais quand il réalisa réellement la magnitude de ce que Draco avait fait, il était trop tard.

Les médecins disaient que Draco irait bien mais il pouvait aussi tomber dans le coma et y rester. Entendre cela avait brisé quelque chose à l'intérieur de lui. La faculté de ressentir et d'aimer. Son cœur.

Il sentit des larmes couler. Il ne pouvait se souvenir de la dernière fois où il avait pleuré. La sensation était étrange et unique et les larmes lui brûlaient les yeux. Il devait sortir avant que Narcissa ne le voie dans cet état. Il se retourna pour partir.

"Tu ferait mieux de prier pour qu'il se rétablisse, Lucius, dit-elle quand il fut près de la porte.

-Ne me menace pas, Narcissa, la prévint-il.

-J'ai remarqué le bracelet qu'il portait. Il a la Marque Noire sur lui. Je ne suis aussi stupide que tu le penses, Lucius. Je me souviens quand tu es revenu à Poudlard en portant cela! C'est le premier pas pour devenir un Mangemort dégoûtant.

-Oui, ma chère femme, tu as absolument raison. Mon fils sera un Mangemort exactement comme moi. Et tu devrais être plus prudente avec tes opinions, ma chérie. Tu ne sais donc pas que les murs ont des oreilles? Si j'étais toi, je serais très prudente à l'avenir. Autrement quelqu'un pourrait croire que tu es un traître.

-Dès qu'il se réveillera, je te quitterais et Draco viendra avec moi."

Il se mit à rire cruellement. "Ne sois pas stupide, Narcissa. Où irais-tu? Te consoler dans les bras de ton vieil amoureux? Je ne pense pas qu'il serait très heureux de te voir après toutes ses longues années.

-Allez au diable, toi et ta merde!

-Une vraie lady ne parlerait jamais d'une telle manière, ma chère. S'il te plaît, fait le moi savoir si Draco va mieux."

Il quitta la pièce et Narcissa ne résista pas à la tentation de jeter quelque chose sur la porte.

Elle passa des heures et des heures au chevet de Draco, attendant le moindre souffle ou le moindre geste qu'il fasse. Pour passer le temps, elle marchait dans la pièce, prêtant attention à chaque détail de la chambre à coucher. Elle n'avait encore jamais remarqué à quel point la chambre était froide et neutre. Il n'y avait aucun dessin ou aucune touche personnelle. C'était tellement vide et stérile. Cela montrait à quel point il était seul.

Il se trouvait un livre sur la table de nuit nommé 'Wuthering Heights', écrit par un auteur qu'elle ne connaissait pas – Emily Brontë. Etonnée, elle l'attrapa et quelque chose tomba sur le sol. Elle regarda ce que c'était et découvrit une photographie. C'était celle d'un garçon aux cheveux ébouriffés et aux yeux vert émeraude qui la regardait, l'air plutôt embarrassé. C'était attendrissant la manière dont il avait de sourire timidement. Ses joues rouges lui donnaient un air innocent qui le rendait adorable. Au dos de la photo, il y avait un nom – Colin Crivey. Mais elle savait parfaitement que ce n'était pas le nom du garçon parce que ses cheveux en l'air, son sourire tendre et son regard naïf étaient identiques à quelqu'un qu'elle connaissait depuis longtemps – James Potter. Le garçon de la photo était son fils, le fameux Harry Potter.

Elle se demandait pourquoi Draco avait une photo de son, ö combien connu, rival.

Elle entendit un léger mouvement provenant du lit de Draco. Elle se retourna pour voir si il était réveillé mais ses yeux étaient encore fermés. Il murmura quelque chose et son souffle devint soudain plus rapide. Ce qu'elle entendit lui donna la chair de poule.

Elle s'approcha du lit pour mieux écouter ce qu'il disait. Peut-être avait-elle mal compris.

"Harry", entendit-elle son fils murmurer doucement, son souffle se clamant.

Pour la deuxième fois ce jour là, elle reçu le choc de sa vie.

Elle fixa la photo de Harry, puis retourna son regard sur son fils. Elle repensait à ses mots: 'Il y a quelqu'un que j'ai besoin de protéger. Quelqu'un que j'aime beaucoup.' Cette personne serait Harry Potter? Draco était-il amoureux de ce garçon?

Elle secoua la tête, incrédule. Elle se trompait probablement. Son fils n'était pas gay. Il y avait une meilleure raison pour expliquer qu'il garde une photo de Harry avec lui. Et le fait qu'il ait prononcé son nom si tendrement alors qu'il dormait… eh bien, ce n'était probablement rien du tout.

Mais Draco semblait si obsédé par Harry Potter. Huit dixièmes des choses dont il parlait avait quelque chose à voir avec le garçon aux cheveux bruns. 'Potter est tellement maladroit.' ou 'Je ne vois pas pourquoi tout le monde pense qu'il est si spécial. Il n'a rien de spécial. Simplement parce qu'il a cette cicatrice bizarre sur le front, il pense mériter un traitement spécial. Le stupide balafré…' était tout ce qu'elle avait entendu quand il était arrivé à la maison pour les vacances. Peut-être que cette haine c'était déguisée pour cacher ce qu'il ressentait vraiment. Elle soupira.

"Harry", l'entendit-elle murmurer à nouveau.

Elle se pencha sur lui et caressa ses cheveux décoiffés. Si Draco était réellement amoureux de Harry Potter, cela pouvait créer d'énormes problèmes. Lucius, par exemple, était le problème numéro un. Elle déglutit rien qu'à la pensée de ce qu'il était capable de faire s'il découvrait cela. Voldemort était le problème numéro deux et le plus dangereux de tous.

Narcissa devait faire quelque chose pour protéger Draco. Peut-être que son amour pour Harry était la raison pour laquelle quelqu'un essayait de le tuer à Poudlard. A Poudlard, il était exposé à un grave danger. Elle devait prévenir quelqu'un pour s'assurer que rien n'allait arriver de mauvais à son fils.

Il était temps de parler à Dumbledore et de lui révéler le secret qu'elle gardait depuis toutes ces années.

Draco ouvrit les yeux comme s'il avait senti le changement d'état d'esprit de sa mère.

"Maman? murmura-t-il difficilement. C'est toi?

-Oui, chéri. C'est moi." Elle retint sa main.

"Où est père? Il va bien?"

Sa colère revint. Même blessé, Draco avait encore de l'estime pour le bâtard qu'il appelait 'père'.

"Il va bien, Draco. Je suis inquiète pour toi, pas pour lui. C'est un grand garçon.

-Est-ce que tu sais ce qui s'est passé?"

Elle hocha la tête, l'expression de son visage trahissant son mécontentement. "Ce bâtard a laissé Voldemort te blesser.

-Non. Ce n'était pas sa faute. J'étais le seul à…

-Il est ton père, Draco, l'interrompit-elle. C'est son devoir de te protéger.

-Il ne pouvait rien faire.

-N'excuse pas son comportement immoral.

-Mais…

-S'il te plaît, chéri, repose-toi. Nous pourrons parler de ton père plus tard."

Il acquiesça et ferma les yeux à nouveau, tombant tout de suite endormi. Narcissa s'assit dans le fauteuil et ferma les yeux à son tour. Sa dernière pensée avant qu'elle ne se perde à son tour dans le pays des rêves fut: 'Aide-nous, Merlin'.

---

Narcissa apparût à Pré-au-Lard à exactement neuf heures du matin et pris presque une demi-heure avant d'arriver à Poudlard. Pendant qu'elle marchait, elle remarqua un chien familier la suivre tout le long du chemin. Au lieu de s'en sentir contrariée, elle préféra plutôt apprécier sa compagnie. Le chien lui donnait un certain sentiment de sécurité. C'était un peu comme s'il était là pour la défendre.

Finalement, elle entra dans Poudlard secrètement avec l'aide de Hagrid. Dumbledore la reçu avec un grand sourire sur les lèvres et une coupe de thé au citron.

"Madame Malfoy, enchanté de vous voir, dit-il, en lui serrant la main.

-Merci de me recevoir, Monsieur le Directeur.

-C'est un plaisir de vous voir ici. J'espère que vous n'avez eu aucun problème pour venir jusqu'ici.

-Non, pas du tout. En fait, un très gros chien m'a accompagné. Il était plutôt sympathique.

-Je vois." Dumbledore lui lança un de ses fameux regards et elle se sentit enfant à nouveau. "Eh bien, asseyez-vous, je vous en pris, et dites-moi ce qui vous tracasse."

Elle lui dit tout. Plus qu'elle n'aurait dû en fait. A présent, Dumbledore savait qu'elle avait été celle qui était espionne pour lui dans les rangs de Voldemort, qu'elle était celle qui se faisait appeler Papillon. Elle lui parla aussi de Draco et des sentiments qu'elle pensait qu'il avait pour Harry. Mais le plus important de tout, elle lui parla de quelque chose qu'elle n'avait encore jamais osé dire à quiconque. Et au moment où elle confia son secret, elle entendit quelque chose de lourd tomber sur le sol derrière le mur.

Le chien noir sortit de sa cachette et se transforma en Sirius Black.

"Que viens-tu juste de dire?" dit-il d'une voix rauque.

Elle était trop choquée pour dire quoi que ce soit.

"Répond-moi, bordel! cria-t-il, en lui serrant le bras.

-Sirius, dit Dumbledore. Calme-toi et lâche-la."

Il obéit contre sa volonté. Narcissa, qui venait seulement de retrouver ses esprits, le frappa de toutes ses forces.

"Comment as-tu pu! hurla-t-elle. Comment as-tu osé me suivre sans que je le sache?

-Non, non, non, chérie. Tu es la seule qui doive m'expliquer deux ou trois choses. Comme cette absurdité que tu viens juste de dire comme quoi Draco était mon fils!"

Elle sentit son corps trembler et elle s'effondra dans le fauteuil.

"J'ai dit qu'il pourrait être ton fils. Je n'ai pas dit que j'en étais sûre.

-Merlin, tu es si…

-Sirius, s'il te plaît. Contrôle-toi, dit Dumbledore en gardant une voix aussi calme que possible.

-Je suis désolé, monsieur, mais c'est juste un peu trop pour moi pour le moment.

-Je pense qu'il y a quelqu'un qui a besoin de moi en ce moment. Je vais vous laisser seuls tout les deux. S'il vous plaît, je vous fais confiance pour ne pas vous entretuer! "dit Dumbledore avant de quitter la pièce.

Ils s'assoirent à l'opposé l'un de l'autre, se fixant dans les yeux pendant un temps qui sembla durer des heures.

"Alors? demanda-t-il, essayant de contrôlant sa colère. Qu'est-ce que tu as encore bien pu me cacher?

-Oh, s'il te plaît." Elle roula les yeux et croisa les bras. "Honnêtement, tu t'attends vraiment à ce que je dise quelque chose à propos de toi à Draco? Alors que tu viens tout juste de t'échapper de ton séjour à Azkaban.

-Ha, ha, ha. J'avais oublié ton merveilleux sens de l'humour.

-Tu n'as pas l'habitude d'être cynique, lui fit-elle remarquer.

-Eh bien, c'est ce que mon séjour à Azkaban m'a fait.

-Je suis désolée. Si cela peut te consoler, je n'ai jamais cru en ta culpabilité.

-Vraiment? Pourtant je ne peux pas te croire."

Elle haussa les épaules, essayant de prétendre qu'elle en était indifférente.

"Arrêtons ces foutaises, Narcissa, et revenons-en au point. Est-ce que Draco est mon fils?

-Je ne sais pas. Il existe une possibilité qu'il le soit. Je veux dire, toi et moi… avons couché ensemble alors que j'étais mariée et quelques mois plus tard, j'ai appris que j'étais enceinte. J'ai toujours espéré…

-Tu n'en es pas sûre alors. C'est géant. C'est tout simplement géant! Tu réalises que Draco ressemble à Lucius.

-Tu as vu Draco? Quand? Comment?

-Au Chemin de Traverse. Honnêtement, qu'est-ce que cela importe-t-il?

-Cela importe certainement. Si tu l'as vu, alors tu sais qu'il me ressemble aussi beaucoup. Parfois je pense qu'il agit exactement comme toi. Il est obstiné et prétentieux et…

-Lucius aussi est obstiné et prétentieux, la coupa-t-il.

-Je sais. Mais parfois je pense qu'il me fait énormément penser à toi.

-Merlin, Narcissa. Je n'arrive pas à croire que tu ais pu me cacher cela toutes ces années. J'aurais aimé savoir. Comment je peux être sûr que ce n'est pas un jeu? Peut-être que Malfoy t'a envoyé pour nous espionner. Peut-être que tu te retourneras contre nous à la première occasion que tu auras.

-Je ne ferais jamais une telle chose. Et je n'utiliserais jamais mon fils de cette manière. Je suis venu ici seulement pour lui. Je pense qu'il est en danger. Je pense que quelqu'un connaît tout à propos de…

-Son amour pour Harry", finit-t-il pour elle. Elle le regarda, étonnée. "J'ai entendu chaque mot que tu as dit à Dumbledore. Ton fils n'est pas seulement un Mangemort, mais il est aussi un pédé.

-Tu n'oserais pas, Black!" Elle se leva, prête à le frapper à nouveau. Je ne m'attends pas à ce que tu sois agréable avec moi, mais ne t'avise plus de parler de Draco de la sorte. Qu'il soit gay, ou qu'il ne le soit pas, cela ne te concerne en rien. Je l'aime comme il est même s'il aime ton filleul dépareillé et…

-Eh! Ne parle pas de mon filleul comme ça!" Sirius bondit de son fauteuil et s'avança vers elle. "Harry est un bon garçon! Il est mignon et bienveillant et il s'intéresse aux sentiments des autres. D'autre part, ton fils n'est rien excepté un con gâté, à ce que je sache. Il ne sait rien faire excepté faire de la vie de Harry un enfer.

-Tu n'aimais pas James ai départ, fit-elle remarquer.

-C'était différent.

-Peut-être étais-tu amoureux de lui.

-Quoi! Ne dit pas n'importe quoi! Je n'ai jamais été amoureux de James. Par la barbe de Merlin!" Il l'attrapa par le coude et l'attira plus près de son corps. "Tu sais, en y pensant maintenant, j'aurais préféré être amoureux de James. Cela aurait été plus simple de vivre avec ça plutôt que de vivre avec le fait que j'étais amoureux de toi."

Il l'embrassa, le prenant totalement par surprise. Il ne l'avait jamais embrassé avec tant d'engouement avant ça. Il la tenait si serrée qu'il aurait tout aussi pu lui casser la colonne vertébrale, mais elle l'embrassa en retour avec le même degré d'exigence.

Pour Sirius, cela était la preuve que son cœur était encore vraiment vivant parce qu'il pouvait le sentir battre. C'était aussi la preuve que ses sentiments pour Narcissa était encore les même qu'avant. Mais avant qu'il n'ait pu explorer l'intérieur de sa bouche comme il le désirait – et en avait besoin – elle se recula.

"Pourquoi fais-tu cela? demanda-t-elle, retenant son souffle.

-Pourquoi? Allez, viens, Sissy, je suis sûr que tu connais tout sur les hommes et le sexe. Je suis resté en prison si longtemps, tu sais, plaisanta-t-il.

-Ne m'appelle pas Sissy.

-Pourquoi? Je t'ai toujours appelé comme cela par le passé et tu as toujours aimé ça. Beaucoup.

-Eh bien, c'était le passé. Et tu viens juste d'insulter mon fils!" Elle croisa les bras, dissimulant ses mains tremblantes.

"Tu as insulté mon filleul!

-Seulement parce que tu as insulté Draco le premier.

-Oh, s'il te plaît! C'est si puéril!

-Tout ce que tu veux, Black." Elle prononça son nom avec dédain.

Il rigola. "Merlin, tu m'as tellement manquée, laissa-t-il glisser.

-Vraiment? demanda-t-elle dans un souffle.

-Eh bien." Il essaya de cacher ses véritables sentiments, mais trop tard. "En quelque sorte. Mais ce n'est pas la question. La question est Draco et le fait qu'il pourrait être mon fils. Comment va-t-il?

-Il va bien maintenant. Ecoute, je suis seulement ici pour que quelqu'un le protége. Si seulement tu pouvais le protéger de la même manière dont je sais que tu protége Harry…

-Ne t'inquiète pas pour ça. Bien sûr que je garderais un œil sur lui. Mais je dois te prévenir, après tout ce que j'ai entendu, je pense que Draco et Harry ont une incontrôlable attirance pour le danger comme jamais je ne l'avais vu.

-Je me souviens d'un groupe de personnes qui avaient exactement la même attirance, le provoqua-t-elle.

-C'était différent.

-Oh, oui, c'était très différent. Toi, Remus, James et Peter étaient bien pires."

Il restèrent silencieux un moment, en souvenir de ces jours insoucieux.

"Comment va Pettigrow? Très mal j'espère, demanda Sirius, retenant sa colère.

-Tu devrais le savoir, depuis que tu l'as vu la dernière fois dans une des embuscades de l'Ordre du Phénix.

-Tu sais à propos de cela. dit-il, haussant un sourcil.

-Bien sûr que je le sais. Je suis Papillon, tu te souviens? Tu n'écoutais pas derrière la porte?

-Si. J'espère que tu réalises ce que tu es en train de faire. Espionner pour nous…

-Oh, grâce." Elle roula des yeux, se souvenant du discours que Draco lui avait fait là-dessus. "Je suis une grande fille, je sais prendre soin de moi. Mon seul intérêt pour le moment est la sécurité de mon fils. M'aideras-tu avec cela?

-Bien sûr. S'il est mon fils…

-Mais je ne suis pas sûre et…

-Je prendrais soin de lui exactement comme je prends soin de Harry.

-Merci. Je dois partir à présent. S'il te plaît, ne parle de rien de tout cela à Draco.

-Il a le droit de connaître la vérité.

-Oui, je sais. Mais donne-moi un peu de temps. Je suis la seule qui doive le lui dire.

-Ok. Il ne me connaît pas de toute manière."

Elle se couvrit avec une cape et rabattu la capuche sur son visage. Il l'empêcha de partir en la retenant par la main.

"Un jour, toi et moi, nous nous assairont et parlerons pendant un très, très long moment.

-Je sais. J'espère simplement que nous serons encore en vie à ce moment là, plaisanta-t-elle.

-Ne dis pas cela. Et s'il te plaît, sois prudente, Sissy."

Il retira les quelques cheveux blonds qui tombaient sur ses yeux. Elle acquiesça, puis caressa gentiment son visage avec de sortir de la pièce précipitamment.

Quelques minutes plus tard, Harry entra et regarda Sirius d'un air stupéfait. Il était incapable de parler. Harry était avec Sirius quand Narcissa était entrée pour parler à Dumbledore et il avait entendu chaque mot de la conversation. Il était stupéfait.

"Je suis aussi surpris que toi, Harry. Alors, s'il te plaît, ne me pose aucune question."

Harry fronça les sourcils. Le révélation que Sirius puisse être le père de Draco était un véritable choc, pourtant, elle ne l'était pas autant que la manière dont Sirius avait parlé de lui quand il avait découvert que Draco aimait beaucoup Harry.

"Est-ce que cela te pose un problème si Draco est gay?" demanda sérieusement Harry.

Cela ne pouvait pas être une question innocente, posée seulement par curiosité. Mais Sirius savait, juste en regardant sa posture défensive, que c'était bien plus que cela. Sa réponse pouvait avoir une grande importance par rapport à leur relation. Sirius se souvint que quelqu'un lui avait posé exactement la même question une fois, seul le nom avait été différent. Au lieu de Draco, ça avait été un garçon de Serdaigle nommé Kyle.

Sirius le fixa avec intensité. "Essaierais-tu de me dire que l'aime beaucoup aussi, Harry?

-Oui." Harry sentit sa gorge se serrer.

"Tu es gay?

-Oui. Enfin, je ne suis pas sûr. J'aime les filles aussi." Harry se mordit la langue. "Mais j'aime beaucoup Draco et… en fait, je l'aime bien plus que je n'ai jamais aimé aucune fille, donc…

-Aujourd'hui est un jour plein de surprises." Sirius se passa la main dans les cheveux. "Tu vois, j'avais l'impression que tu répugnais Draco. J'avais également l'impression d'haïr Narcissa. Et d'une certaine manière, cela est toujours vrai.

-Alors tu comprends ce que je ressens", dit Harry, ses yeux brillant avec sagesse.

Sirius sourit. "Effectivement, je comprends. Assis-toi, Harry. J'ai besoin de te dire quelque chose."

Harry s'assit près de Sirius.

"Où est Dumbledore? demanda Sirius.

-Oh, je ne sais pas. Il m'a dot quelque chose à propos de Erin puis il est partit.

-Bien. Erin a cette effet sur les gens, plaisanta-t-il. Ecoute, Harry, je ne suis pas sûr d'aimer l'idée de toi et Draco ensemble parce que je ne le connais pas et je ne sais pas s'il est un type bien pour toi. Tout ce que je sais c'est que c'est la meilleure chose qui puisse lui arriver à lui et j'espère qu'il réalise cela aussi. Ce que j'ai besoin de te dire c'est que je n'ai aucun problème du fait que tu sois gay, parce que mon meilleur ami l'est également.

-Qui? demanda Harry, stupéfait.

-Qu'est-ce que tu dis, qui? Remus, bien sûr!

-Oh. Il est?" Harry fit de gros yeux.

"Oui.

-Et tu n'as aucun problème avec ça?

-Non. La raison pour laquelle je parlais de Draco comme cela étais simplement pour provoquer Narcissa."

Harry secoua la tête avec désapprobation. "Draco pourrait être ton fils.

-Oui, je sais. Mais il pourrait tout aussi bien ne pas l'être. Il ressemble trop à Lucius. Et il est un Malfoy des deux cotés. Narcissa et Lucius sont cousins. Ce qui pourrait expliquer la physionomie de Draco. Ils sont tellement obsédés par ce critère de pureté de sang qu'ils finissent tous par se marier entre eux. Si je commence aussi à voir plus loin, Draco ressemble également beaucoup au père de Narcissa.

-Mais Draco pourrait être ton fils.

-Peut-être." Il sembla pensif. "Je ne veux pas poser toutes mes cartes sur la table, Harry. Je ne veux pas faire de la probabilité là-dessus pour être écrasé plus tard. Tu sais qu'avec les affaires de l'Ordre du Phénix, je ne serais pas dans le coin ce mois, Harry. Du moins pas de la manière que je le veux. Je peux te demander de garder un œil sur Draco? Assure-toi qu'il ne fasse rien de stupide. J'ai entendu Narcissa dire qu'il espionnait aussi pour nous. Juste… prends soin de lui.

-Tu n'as pas à me demander cela, Sirius. Je pense qu'il a besoin de quelqu'un qui soit avec lui. Il n'est pas aussi coriace qu'il ne veut l'être. Et je… l'aime." C'était la première fois que Harry disait cela à voix haute.

"Argh, Harry! Je ne pensais pas que ce soit si sérieux. J'espère que je ne t'ai pas blessé.

-J'imagine que c'était inévitable.

-Quoi? D'être blessé?" Harry acquiesça. "Eh bien, Harry, je dois vraiment te dire quelque chose qui me semble particulièrement essentiel.

-Quoi donc?

-Que l'amour, mon cher filleul, - et n'oublie jamais cela – L'amour est te colle la peau!"

---

"Où étais-tu?" dit Lucius quand il vit Narcissa entrer dans la Manoir.

Elle se gela sur place.

"Je suis allé faire les magasins." répondit-elle, asseyant de passé à coté de lui, sans succès.

Il l'attrapa par le bras et lui fit face. "Je ne vois aucun paquet.

-Parce que il n'y avait rien d'intéressant à acheter.

-Ne joue pas avec moi, Narcissa. C'est un jeu que tu ne peux gagner. Tu sais que je n'aime pas quand tu sors toute seule. Tu n'aimerais définitivement pas ce que je te ferais la prochaine fois que tu pars sans me le dire."

Il serra son bras à nouveau lui brisant presque l'os. Elle laissa échapper un gémissement de douleur.

"Laisse-la", dit une voix traînante derrière Lucius.

Lucius se retourna et lança un regard menaçant à son fils.

"Ou quoi?"

Draco ne s'attendait pas à faire face au genre de défi que ces simples mots signifiaient.

"Ou je devrais me battre contre toi", dit Draco, essayant d'empêcher sa main de trembler.

Lucius regarda sa femme si pittoresque puis retourna à son fils affaibli. Draco était aussi blanc que la cellophane et ses bras étaient agrippés à la rambarde des escaliers, le prévenant de tomber et de dégringoler jusqu'à l'étage inférieur. Il sentit son coeur manquer involontairement un battement et se rendit compte que son orgueil n'allait pas l'aider. Chaque fois que son fils avait cette façade de brutalité, il ressemblait par-dessus tout à un Malfoy.

A cause de cette nouvelle forme de respect, il s'éloigna.

Quand Lucius fut finalement partit, Draco sentit son corps se geler. Il serait tombé si sa mère n'était pas vite venue le soutenir.

"Chéri, tu devrais être au lit. Tu n'es pas encore assez rétabli, dit-elle d'une voix inquiète. Gelmina! appela-t-elle.

-Je vais bien.

-Non, ce n'est pas vrai."

L'elfe de maison entra dans la pièce d'un pas rapide et écouta Narcissa lui demander de l'aider pour le ramener dans sa chambre et de changer ses draps pour en mettre de nouveaux. Quand Gelmina eut fini, Narcissa mit Draco au lit et fit courir ses doigts dans ses cheveux.

Draco sembla touché mais il restait surtout contrarié. Il n'avait pas besoin de ce genre d'attention. C'était juste si bizarre. Il espérait pouvoir être seul avec ses pensées. Il regarda sa table de nuit cherchant la seule chose qui avait l'habitude de la calmer.

"Qu'est-ce qui ne va pas? demanda Narcissa.

-Mon livre. Où est-il?"

Il essaya de sortir de son lit mais Narcissa l'arrêta. "Couche-toi, Draco. C'est seulement un livre.

-Non, tu ne comprends pas. J'ai besoin de trouver ce livre!" Il sentit ses nerfs craquer. "Je veux dire, c'est un livre moldu et je ne pense pas que père serait très content de le voir et…

-Relaxe, Draco. Le livre est en lieu sûr.

-Tu l'as vu?

-Oui, effectivement. Et je pense pas que tu t'inquiète du livre lui-même, mais plutôt de ce qu'il y avait à l'intérieur." Draco la regarda comme s'il essayait de mettre de l'ordre dans ses idées. Puis il comprit soudainement.

"Tu as vu la photographie.

-Oui, je l'ai vu.

-Tu as vu la photo de Harry." Il retint son souffle.

"Oui." Elle baissa les yeux.

"Et?

-Et rien.

-Tu mens! Pourquoi tu me mens?"

Narcissa resta silencieuse, pas certaine de ce qu'elle devait dire.

"Tu as vu la photo de Harry, répéta-t-il, presque dans un chuchotement. J'imagine que tu t'ais demandé pourquoi j'avais une photo de Harry en ma possession.

-Tu ne me dois aucune explication, Draco. Je ne t'en ai pas demandée."

'Peut-être parce qu'elle a remis les choses dans l'ordre et a réalisé que j'aimais beaucoup Harry, pensa-t-il. Ou peut-être parce qu'elle est dégoûtée à cette pensée?'

"Mais j' ai envie de t'expliquer. Tu vois, j'avais conservé cette photo pour m'en servir dans un sort et…", essaya-t-il de se couvrir.

Narcissa remarqua qu'il avait des cernes sous les yeux et qu'il était plus pâle et épuisé qu'avant. Le stress puisant dans ses réserves, aggravant son état déjà fragile. Elle décida de mettre un terme à son speech inutile.

"Peu importe, Draco. Je veux simplement que tu sois heureux. Je t'ai toujours aimé. Tu as simplement besoin d'être plus prudent. Tu as été trop négligeant en laissant ce livre près de ton lit."

Il déglutit avec difficulté. "Je sais. D'habitude je le métamorphose en un autre objet. Mais j'ai oublié de le faire.

-Eh bien, à l'avenir, sois plus prudent. Je n'imagine même pas ce que ton père ferait s'il voyait cette photo. C'est plutôt évident de comprendre pourquoi tu l'a garde près de toi, Draco. Ton père te tuerait et le tuerait aussi. Il n'est pas stupide. Il ne tomberait pas dans la moindre des excuses que tu inventerais."

Est-ce que sa mère était d'accord avec le fait qu'il aime beaucoup Harry?

"Ca ne te fait rien, alors? demanda-t-il.

-A propos de la photo de Harry, tu veux dire?

-Oui. Mais aussi, à propos de moi et… Harry.

-Je pense que c'est trop dangereux, Draco. Mais, comme je l'ai dit avant, je désire juste que tu sois heureux.

-Même si… même si mon bonheur dépend de Harry?"

C'était donc vrai. Son fils était vraiment amoureux de Potter. Elle soupira.

"Oui. J'imagine que Harry est un bon gars, pas vrai? Il est mignon, commenta-t-elle et il rougit.

-Oui, il l'est.

-Et lui? Il sait ce que tu ressens?

-Oui, j'imagine. Nous n'avons jamais vraiment parlé de cela." Il baissa les yeux, embarrassé.

"J'espère qu'il ressens la même chose pour toi. Je ne veux pas te voir malheureux.

-J'imagine que c'est inévitable, dit-il.

-En effet, ça l'est. J'imagine que l'amour est inévitable de toute façon. Le malheur arrive seulement quand nous ne sommes pas sûr de notre partenaire ou de nous-même. Tu l'aimes, pas vrai?"

Draco hocha la tête. "Je suis désolé.

-Pourquoi!" Elle leva les yeux pour le fixer avec intensité.

"Pour ne pas avoir été capable de résister… Pour ne pas avoir été capable de… ne pas l'aimer.

-Oh, cela ne veut rien dire! Tu ne peux pas choisir d'être amoureux. Ca arrive, c'est tout. J'espère simplement qu'il se rend compte de la chance qu'il a de t'avoir."

Draco lui fit son premier sourire sincère depuis qu'il était arrivé à la maison. "Ouais, le balafré est chanceux de m'avoir."

Narcissa lui sourit en retour. "Tu as une magnifique photo de lui.

-Ouais." Il sembla rêveur. "Il m'a fallut un long moment et beaucoup d'efforts pour la voler.

-Draco! le rappela-t-elle à l'ordre. Mais c'est affreux!

-Eh bien, je ne pouvais pas juste la lui demander, tu sais. En plus, ce stupide Colin Crivey a un poids inconsidérable de photographies de Harry. Alors il ne s'en rendra même pas compte. En fait, il a trop de photos de Harry à mon goût… Je pense qu'il a un sérieux faible pour lui. Peut-être que je devrais faire attention à lui." Il se mordit la lèvre, pensivement.

"Draco, ce n'est pas gentil!

-Et depuis quand je suis gentil?" Il haussa les épaules en lui souriant. "Ne t'inquiète pas, maman. Je suis jaloux mais cela ne signifie rien pour Crivey. J'ai changé. Il y a encore deux mois, je l'aurais sérieusement blessé. Mais plus maintenant. Et tu devrais remercier Harry pour cela", dit-il, son esprit dérivant déjà vers Harry.