Salut tout le monde !
Voili-voilou la suite des aventures de notre cher Peeta ! Alala, si vous saviez à quel point je dois me faire violence pour ne pas tout publier d'un coup ! J'ai terminé d'écrire le 24ème Chapitre, j'amorce la sortie de la grotte et la mort de la Renarde ! Et je m'éclate comme une petite folle ahah J'ai incroyablement hâte de vous faire les passages dans la grotte, j'espère que vous aimerez ! :D
En tout cas, pour l'instant, on n'en est qu'au chapitre 10, où la Miss Katniss fait sa crise de nerfs suite à l'entretien avec les Juges ! Et on aborde aussi un sujet important, pendant une petite discussion entre Môssier Haymitch et Môssieur Peeta !
Enfin bon, je me tais, et je vous laisse lire tranquillement !
Bonne lecture ! :D
Chapitre 10
Je pénètre dans nos appartements, n'y trouve personne. Ni Effie, ni Haymitch. La solitude me pèse fort sur les épaules, et j'imagine Katniss en train de passer devant les Juges. Elle va les éblouir, j'en suis sûr. Du moment qu'elle ne montre pas trop sa colère, je pense que ça peut aller... Fatigué de ne rien faire, je me décide à prendre une douche. Lorsque j'en sors, j'ai l'esprit un peu plus clair, ce qui n'est pas du luxe. Je songe, encore et toujours, à Katniss. Elle doit avoir terminé, maintenant. J'enfile un pantalon et une chemise, dans l'idée d'aller lui demander comment ça s'est passé pour elle – même si, techniquement, nous ne nous parlons qu'en public – mais des bruits m'interpellent soudain et je sors la tête par ma porte entrouverte pour voir ce qui se trame. Celle de Katniss est fermée, et j'ai la surprise de trouver devant une Effie et un Haymitch en train d'y frapper, les sourcils froncés, la mine vaguement inquiète. Surpris, je m'approche et questionne à voix basse :
- Qu'est-ce qui se passe ?
- Elle s'est enfermée et ne veut rien nous dire, s'exclame Effie avec hystérie.
- Katniss, ouvre, ordonne Haymitch en tapant de plus bel sur le panneau de bois.
- Fichez-moi la paix, rétorque-t-elle d'une voix étouffée par l'épaisseur de la porte.
Haymitch se recule en secouant du chef, l'air de dire qu'il n'y a rien à faire. Je ne peux qu'être d'accord avec lui. C'est une vraie tête de mule, quand elle s'y met. Effie marmonne quelque chose que je ne saisis pas puis s'en va en faisant claquer ses talons. Je soupire, échange un coup d'œil avec Haymitch, et celui-ci hausse les épaules. Dans un même mouvement, nous nous dirigeons vers le salon et je me laisse tomber sur le canapé tandis que le mentor se serre un verre. Puis il s'installe à mes côtés et nous restons là un long moment, silencieux.
Mon cerveau tourne à mille à l'heure pour essayer de deviner ce qui a bien pu se passer devant les Juges pour la mettre dans cet état. Je suis certain, de part le son de sa voix, qu'elle pleurait. Cette simple information me révolte et m'emplit d'horreur. Que lui ont-ils dit, ou fait ? On ne fait pas pleurer Katniss facilement. C'est d'ailleurs la première fois que la vois – ou plutôt l'entends – le faire. Même après nos adieux à nos proches, il n'y avait aucune trace de larmes sur son visage, et je sais qu'elle s'était retenue. Pour ne pas blesser sa famille, pour ne pas montrer une once de faiblesse devant les caméras. Alors, qu'a-t-il bien pu se passer aujourd'hui ? J'ai beau me creuser la tête, je n'ai aucune idée de ce qui la rend malheureuse comme ça. A-t-elle perdu tous ses moyens en arrivant devant les Juges ? Lui a-t-on dit qu'elle ne valait rien, lui ont-ils annoncé une mauvaise nouvelle ?
Je voudrais savoir, mais je ne peux pas. Têtue comme elle l'est, jamais elle ne me laissera entrer dans sa chambre pour l'interroger. Je n'ai plus qu'à attendre le dîner. Peut-être viendra-t-elle. Je suis quasiment sûr que non. Elle est bien trop fière pour ça. Alors, sûrement sera-t-elle là pour l'annonce des résultats, ce soir. Mon estomac se noue à cette pensée et, pendant une seconde, je repense à ma démonstration. Avec beaucoup de chance, j'aurais le droit à un cinq ou un six. Mais je n'espère pas beaucoup mieux, c'est certain. En fait, je suis quasiment sûr d'obtenir quelque chose comme quatre, ou même moins. Puis mon esprit s'envole de nouveau vers Katniss et l'inlassable question qui me torture l'esprit depuis près d'une demi-heure, maintenant. A-t-elle eu l'impression de ne pas les avoir impressionnés ? A-t-elle raté toutes ses cibles ? Je n'arriverais même pas à la croire, si elle me déclarait ça. Ça paraît totalement impossible.
- Alors, tu t'es assez creusé la tête ? On peut parler, maintenant ?
Je sursaute et tourne les yeux vers Haymitch. Il me regarde avec intensité, depuis un bout de temps j'ai l'impression. Je me racle la gorge et réponds en haussant les épaules :
- Vous n'avez pas besoin de me demander la permission, d'habitude.
La grimace qui apparaît sur son visage m'arrache un sourire et je m'empresse d'ajouter, bizarrement soucieux de ne pas l'énerver :
- Mais parlons si vous voulez.
- Oh, je te remercie pour ton obligeance, rétorque-t-il, ironique à souhait. Enfin, quoi qu'il en soit, les choses vont changer maintenant. J'imagine que si Katniss est si...
- Abattue, je propose, voyant qu'il cherche le mot juste.
- Ouais, voilà. Abattue. Cela veut sûrement dire qu'elle s'est plantée à l'entraînement.
- N'en soyez pas si sûr, je réplique aussitôt, furieux. Vous n'avez pas le droit de douter d'elle comme ça. Vous savez de quoi elle est capable. Nous le savons tous les deux. Que c'est elle qui gagnera, elle qui survivra.
Il hausse les sourcils, et je vois bien dans son regard qu'il ne s'attendait pas du tout à ce que je dise une chose pareille. En y réfléchissant, je n'aurais peut-être pas dû, mais c'est trop tard, et je ne le regrette pas. Il sait maintenant. Il sait que je veux tout faire pour que ce soit elle. Avec un peu de chance, il abondera dans mon sens. Avec un peu de chance, il se joindra à moi pour la sauver. C'est tout ce qui compte, de toute façon, pour lui comme pour moi. Ramener un tribut en vie, c'est la tâche, l'espoir de tout mentor. Savoir qu'il n'aura pas à choisir entre Katniss ou moi doit le rassurer, le soulager même. Un poids en moins sur la conscience. Je me prends à attendre presque impatiemment qu'il réponde.
Et il le fait, après un moment de silence :
- Je vois. Je dois bien t'avouer que tu m'enlèves une épine du pied. Je n'avais...
- Je sais, je le coupe. Donc nous sommes d'accord ? C'est elle qui doit rentrer, elle, pas un autre. Je ferais tout de mon côté pour l'aider, mais je dois être sûr que vous ferez de même. Nous ne serons pas trop de deux pour ça.
Je m'interromps un instant, lui ne répond rien. Je finis par dire, agacé par son silence :
- Alors, ai-je votre promesse ?
- Tu l'as, répond l'homme et je sens une vague de soulagement m'envahir.
Derechef, nous nous taisons un moment, puis Haymitch reprend, réfléchissant :
- Mieux vaudrait qu'elle ne sache rien.
- On est bien d'accord là-dessus.
- Je lui dirais que tu souhaite être conseillé seul, maintenant que les entraînements sont passés. Ça l'occupera un moment, et elle t'en voudra assez pour ne pas te poser des questions, telle que je la connais.
- Oui...
Cette pensée me fend le cœur, mais je songe que c'est le prix à payer pour sauver Katniss. Je suis si soulagé que j'en viendrai presque à sauter de joie. Mais je préfère éviter. Je me contente d'un sourire tranquille, les yeux fixés sur la vue époustouflante qui s'offre à nous. J'observe le soleil se cacher derrière les montagnes qui entourent le Capitole, incapable de mettre des mots sur ce que je ressens. Du soulagement, bien sûr. Mais quelque chose retient mon attention. Comme une petite pointe de tristesse, mais je n'en suis pas certain. Je songe à mon père, mes frères, Delly et mes amis de l'école, et même, un peu, à ma mère. Que diraient-ils s'ils avaient vent de mon choix ? Mon père s'y rangerait, bien sûr. Mes frères et Delly aussi, après avoir un peu essayé de me faire changer d'avis. Pour ma mère, je ne sais pas. Je n'en ai aucune idée. Je me laisse aller à imaginer qu'elle essayerait de m'en empêcher, mais ça paraît trop loin de son caractère pour être envisageable.
Bientôt, Effie pénètre dans la pièce, accompagnée par Cinna et Portia, me coupant dans mes réflexions. Je suis ravi de revoir les deux stylistes, et nous bavardons un moment tous ensemble à propos de l'entraînement et d'autres choses encore. Pas un ne me questionne à propos du passage devant les Juges. Ils attendent Katniss, je présume. Mon ventre se met bientôt à gargouiller, et Effie finit par dire qu'elle va chercher Katniss pour le dîner. Portia, Cinna, Haymitch et moi, nous nous installons à table en les attendant, et je ne peux empêcher mon cœur de battre frénétiquement. Viendra-t-elle ? Ou sera-t-elle trop fière pour nous montrer sa peine ? Je croise les doigts en silence pour qu'elle ait aussi faim que moi, et que cette faim la pousse à se joindre à nous. Je veux la voir, voir son visage, ses yeux, son sourire. Maintenant que j'ai conclu un pacte avec Haymitch, je réalise que ces instants à la regarder seront bientôt comptés. Et ça m'emplit d'horreur et de tristesse.
Enfin, Effie revient, suivie, peu de temps après, par Katniss. Elle a les yeux rouges et gonflés, mais je suis si soulagé de la voir que je n'y fais même pas attention. Les autres ne lui posent pas de questions, et parlent tranquillement de prévisions météo, comme si de rien n'était. Katniss évite les regards, se concentre sur sa soupe de poisson. Je parviens cependant à croiser ses yeux et hausse les sourcils pour la questionner. Elle ne dit rien, engloutie son assiette en silence. Au bout d'un moment, Haymitch prend la parole et déclare, avec sa brusquerie habituelle :
- Très bien, assez tourné autour du pot. À quel point avez-vous été mauvais, aujourd'hui ?
Je lance un coup d'œil à Katniss et, voyant qu'elle reste figée, les yeux plongés dans sa soupe, je me jette à l'eau :
- Je ne suis pas sûr que ça fasse une différence. Quand je suis entré, c'est à peine s'ils ont tourné la tête dans ma direction. Ils entonnaient une sorte de chanson à boire, je crois. Alors, j'ai balancé deux ou trois trucs lourds à droite et à gauche, jusqu'à ce qu'on me dise que je pouvais m'en aller.
- Et toi, chérie ? enchaîne Haymitch.
L'appellation semble la hérisser et je l'entends rétorquer :
- J'ai tiré une flèche sur les Juges.
Tout le monde s'arrête de manger, je sens mon cœur tomber dans ma poitrine.
- Tu as fait quoi ? fait Effie d'une voix horrifiée.
- Je leur ai tiré dessus, répète Katniss, implacable. Enfin, pas sur eux, à proprement parler. Dans leur direction. Comme a raconté Peeta, j'étais en train de viser, ils ne faisaient pas attention à moi et je... je me suis énervée, et j'ai dégommé une pomme dans la gueule de ce stupide cochon rôti !
Sa voix est pleine de défi, je suis abasourdi, les autres aussi. Cinna s'enquiert d'un ton prudent :
- Comment ont-ils réagi ?
- Je n'en sais rien. Je suis partie tout de suite après.
- Sans attende qu'ils t'en donnent la permission ? interroge Effie, consternée, affolée.
- Je me la suis donnée toute seule.
Je secoue la tête, hébété. Le désespoir fait rapidement place à la surprise, cependant. Comment la protéger si elle se fait des ennemis avant même d'entrer dans l'arène ? On ne plaisante pas avec les Juges, c'est bien connu. Auquel cas, on risque de se faire tuer dès le premier jour, ou dans d'atroces souffrances par des mutations génétiques ou une avalanche. Je baisse les yeux sur mon assiette. La nouvelle m'a totalement coupé l'appétit.
- Bon, ce qui est fait est fait, déclare Haymitch.
Il entreprend de se beurrer un petit pain et Katniss pose la question qui me brûle les lèvres :
- Vous croyez qu'on va m'arrêter ?
- J'en doute. Ce ne serait pas évident de te remplacer, à ce stade.
- Et ma famille, insiste-t-elle, et je sens l'inquiétude poindre dans sa voix. Vous croyez qu'elle risque quelque chose ?
- Je ne pense pas, dit Haymitch. Ça n'aurait guère de sens. Il faudrait dévoiler ce qui s'est passé au centre d'Entraînement pour que ça puisse avoir un impact sur la population. Les gens auraient besoin de savoir ce que tu as fait. Mais comme ça doit rester secret, à quoi bon ? Je crois plutôt qu'ils te le feront payer dans l'arène.
Bien entendu. Je fais observer, mine de rien, tout en me demandant si le prix sera élevé au point qu'elle doive en mourir :
- C'est ce qu'ils avaient promis de faire, de toute façon.
- Très juste, approuve Haymitch.
Le soulagement se lit dans le regard de Katniss et je devine un sourire près à éclore sur ses lèvres. Haymitch attrape un travers de porc avec les doigts – sous les sourcils froncés d'Effie – et le trempe dans son vin. Lui aussi semble soulagé. Il croque un bout et se met à glousser :
- Quelle tête faisaient-ils ?
- Ils avaient l'air choqués, se remémore Katniss, les yeux brillants. Terrifiés. Euh... ridicules pour certains. L'un d'eux a trébuché en arrière dans un saladier de punch.
Haymitch éclate de rire pour de bon, et Katniss se joint à lui, rapidement suivie par Portia, Cinna et moi. Seule Effie se retient et s'exclame :
- Ma foi, bien fait pour eux ! C'est leur travail de faire attention à vous. Ce n'est pas parce que vous venez du district Douze qu'il faut vous ignorer. (Elle jette soudain des regards à droite et à gauche, comme si elle se rendait compte qu'elle venait de dépasser les bornes.) Je suis désolée mais c'est mon avis.
- Je vais avoir un très mauvais score, dit Katniss, l'air de rien.
- Seuls les meilleurs scores ont vraiment de l'importance, la rassure Portia avec gentillesse. Personne ne retient les mauvais ou les médiocres. On peut penser que tu as caché tes talents exprès. C'est une stratégie comme une autre.
- J'espère que c'est comme ça que les gens interpréteront le quatre que je vais me payer, je déclare en soupirant. Si ce n'est pas moins. Franchement, voir quelqu'un ramasser un gros boulet et le lancer à un ou deux mètres, ça n'a rien d'extraordinaire. En plus, l'un d'eux a failli m'atterrir sur le pied.
À ma grande surprise, Katniss m'adresse un large sourire, puis s'attaque franchement à son morceau de porc et à sa purée. Le reste du repas se passe de moi niveau conversation, tant je suis concentré sur mon assiette et sur ce sourire de Katniss. C'est la première fois, si l'on ne compte pas ce moment où nous avons éclaté de rire sous la pression, avant la cérémonie d'Ouverture, et tous ces faux sourires pendant l'entraînement où nous faisions semblant d'être amis. Ce sourire, il était sincère, spontané. J'ai des papillons dans l'estomac et des frissons dans le dos, l'espoir me grippe le cerveau. Peut-être qu'elle ne me déteste pas, finalement.
Alors, qu'en pensez-vous ? Comme d'habitude, je suis très insatisfaite de la fin de ce chapitre, et j'imagine que vous le serez aussi ! Alors, si vous voulez la suite rapidement, faites-le moi savoir ! ;D Commentez mes amis, commentez ! Je ne publierai la suite que lorsque j'aurais trente reviews, ou plus ! Ahahah, je suis maléfique.
Non, plus sérieusement, savoir ce que vous pensez m'aide vraiment (même si j'ai déjà presque tout écrit), vos encouragements m'encouragent (bien joué ça, c'est très joli comme phrase dis-donc...), et puis ça fait toujours immensément plaisir de savoir que ce qu'on écrit est apprécié ! :D (ou détesté d'ailleurs, vos remarques et critiques sont toutes acceptées !)
Enfin bon, voilà quoi, tout ça pour dire rien du tout. :P
Bises, à bientôt j'espère, et merci infiniment pour vos reviews ! :D
