C'est le dernier chapitre. Et oui tout à une fin. J'ai aimé écrire cette histoire et la partager avec vous. Je vous remercie pour l'avoir suivi jusqu'au bout. J'espère que ce dernier chapitre plaira à tous.

Souviens-toi nous.

Chapitre 10.

Au moment où je descendais les marches avec difficultés, j'entendis plusieurs fracas provenant du rez-de-chaussée. Je jetai un regard rapide dans le séjour. Richard essayait de trainer Spencer hors de l'appartement mais il résistait malgré les menaces. Spencer n'avait aucune chance face à Richard qui le tenaient par les cheveux. Moi, je continuai à perdre du sang et la douleur me sciait en deux.

« J'ai appelé les flics ! » Criai-je en arrivant dans le séjour. Richard me jeta un coup d'œil abasourdi. Visiblement il était étonné de me voir encore en vie. Il n'hésita pas à braquer de nouveau l'arme sur moi et tira. J'eu le réflexe de plonger au sol pour me mettre à couvert. La balle alla se loger sur le mur derrière-moi.

« Arrêtes ! Ne lui tire pas dessus. » Gronda Spencer. « Je te suivrai où tu voudras mais ne lui fais pas de mal. »

« Où je veux. » S'exclama Richard.

Tout d'un coup j'entendis le son des sirènes qui se rapprochait. La police était en chemin. La seule chose que j'avais faire était d'empêcher Richard de prendre la fuite jusqu'à l'arrivé des flics.

« Merde. » Grommela-t-il.

Je relevai la tête et constatai que Richard avait trainé Spencer sur la terrasse. Il regarda en bas. Spencer me fixa et je compris qu'il allait tenter quelque chose. Je secouai la tête doucement pour l'en dissuader mais trop tard, il essaya à nouveau de saisir l'arme que tenait Richard. Deux coups de feu retentirent. Spencer réussit à mon grande surprise à le faire lâcher le pistolet. D'un coup de pieds, il le fit glisser à l'intérieur de l'appartement. Richard avait l'air encore plus dévoré par la rage. Il frappa Spencer avec force qui se mit à saigner légèrement du front. Le coup qu'il reçut l'avait un peu étourdi.

« Si tu refuses de vivre avec moi alors tu mourras avec moi. » Cria-t-il. Je ramassai l'arme sur le sol et je me dirigeais sur la terrasse.

« C'est terminé. »Dis-je en le menaçant avec l'arme. Il s'abrita derrière Spencer en posant ses sales pattes autour du cou de Spencer. Il était impossible pour moi de tirer sans toucher Spencer.

« Agent Morgan, dites adieu à Jon. » Rugit Richard avec une pointe de triomphe dans la voix. En voyant Richard s'assoir sur la rambarde en utilisant Spencer comme bouclier, je compris ce qui allait se passer mais il était trop tard pour que je puisse réagir. Richard se laissa basculer dans le vide en entrainant Spencer avec lui. Soudain, je sentis toute mes forces m'abandonnées et je m'effondrai sur mes genoux en larmes.

« Spencer. » Hurlai-je.

« Derek, aides moi. »

Je levai les yeux vers la rambarde. Je vis les mains de Spencer qui commençaient doucement à glisser des barreaux en fer. Je me précipitai pour l'aider. Je rangeai le pistolet dans mon jeans. Puis je me penchai par-dessus de la rambarde pour donner la main à Spencer, et je vis que Richard était encore accroché à ses jambes. Cette situation me rappela San Francisco. Je revis Spencer évanouie dans la voiture qui après quelques secondes bascula du haut de la falaise. Il allait à nouveau tomber dans le vide. Mon cœur battait la chamade.

« Je suis là. » Dis-je en l'attrapant le bras gauche et de la main droite il continua à tenir fermement la rambarde. Je réalisai avec frayeur que je n'arriverai jamais à les remonter tous les deux. Ils étaient trop lourds.

« Richard, essayez d'attraper la rambarde. » Lui cria-je mais au lieu de ça il me sourit et commença à tirer sur les jambes de Spencer pour le faire lâcher.

« Non, pitié. » Supplia-je mais il continua encore et encore. Spencer finit par lâcher la rambarde. Il n'y a que moi qui les retenais de tomber. Je failli basculer mais je résistai encore. Le haut de mon corps était à présent suspendu dans le vide. Je vis les passants qui s'arrêtaient pour nous regarder.

Les voitures de police s'arrêtèrent au pied de l'immeuble et je vis les policiers se précipiter à l'intérieur de l'immeuble mais je savais qu'ils n'auraient pas le temps d'arriver à l'appartement. Je commençai à manquer de force. J'étais à deux doigts de tomber dans le vide avec Spencer et Richard.

« Derek, tu n'y arriveras pas. Tu risques de tomber.» Dit Spencer. Je vis ses yeux. Il voulait que je le lâche.

« Tu trompes. Je vais y arrives. » Dis-je en lui tendant mon autre main. Il refusa de l'attraper puis il fit exprès de me lâcher le bras. Désormais, je le retenais que par le poignet.

« Spencer, ne fais pas ça. » Suppliai-je. Son poignet glissait doucement entre ma main et Richard continuait tirer de plus en plus fort. Je n'allais plus pouvoir tenir très longtemps. Je sortis l'arme de ma poche et je visai Richard.

« Arrêtez. » Ordonnai-je.

Il me jeta à peine un regard et continua à essayer de faire tomber Spencer. Je n'ai pas eu le choix. Je lui tirai en pleine tête. Il lâcha les jambes de Spencer et son corps tomba dans le vide en même temps que le pistolet. Il s'écrasa sur le trottoir huit étages plus bas. J'entendis les cris d'horreur des gens qui observaient la Scène. J'attrapai le bras droit de Spencer avec mon autre main libre, et je réussi à le hisser sur la terrasse. Il me serra très fort dans ses bras comme si sa vie en dépendait. Il tremblait de partout. Je comprenais qu'être suspendu dans le vide était une expérience plutôt traumatisante.

« Je me sens pas bien. » Dis-je avec difficulté. N'ayant plus aucune force, je m'écroulai dans ses bras, mais malgré tout j'étais heureux car Spencer était là avec moi. Il posa ma tête sur ses genoux et m'embrassa tendrement sur les lèvres.

« Derek. » Dit-il en continuant à me caresser le visage. Je le regardais dans les yeux. « Je n'ai pas besoin de me rappeler pour savoir que je t'aime. » Murmura-t-il. Je souris bêtement entendant ça.

Des policiers envahirent la terrasse en nous menaçant de leurs armes. L'un des flics obligea Spencer à s'éloigna de moi et je perdis connaissance.


Trois jours plus tard, je sortis de l'hôpital pour ma plus grande joie. Une minute de plus là-bas et je me jetai par la fenêtre.

A 19h00 Spencer passa me récupérer à l'hôpital et me conduisit directement à notre appartement. Hotch m'avait accordé un congé et j'en étais ravi. Ce temps de libre allait me permettre de passer plus de moment- avec Spencer. Désormais nous étions devenus beaucoup plus proche. Ce n'était pas exactement comme il y a un an mais je m'en fichais.

Durant le trajet pour rentrer à la maison, je lui jetai de petit regard. J'étais si fier de lui car ce soir-là à l'appartement, il s'était montré si courageux. Il était même prêt à se sacrifier pour me sauver la vie.

Il était resté qu'une nuit à l'hôpital mais du coup il avait dû traverser seul tous les problèmes judicaires et administratifs qui se présentaient mais heureusement la police de San Francisco avait décidé de ne pas le poursuivre pour agression et la police de Washington n'a retenu aucune charge contre moi pour la mort de Richard. C'était de la légitime défense avait-elle conclu.

Il nous a fallu une demi-heure pour rentrer. Il stationna la voiture en face de notre immeuble. J'avais presqu'oublié que nous étions en été. La chaleur du début de la semaine avait laissé place à une douce fraicheur et c'était agréable. En descendant de la voiture, Je réalisai que je me tenais à quelque mètre où le corps de Richard s'était écrasé. Debout au pied de l'immeuble, je levai les yeux vers la terrasse de notre appartement. Il était à jamais souillé des actes que Richard avait perpétrer.

« Si nous déménagions. » Dis-je subitement.

« Quoi ? Tu ne veux plus vivre ici ! »

« Je veux un nouveau départ. » Déclarai-je. Spencer sourit.

« Alors dès demain nous chercherons un nouvelle appartement. » Dit-il.

Je m'arrêtai devant la porte pour la regarder. Spencer l'avait faite réparer. La police n'était pas allée de main morte pour entrer. Il enfonça la clef dans la serrure de la porte. J'entrai le premier. En ouvrant la lumière j'entendis crier en cœur bon retour. J'hallucinai toute l'équipe était réuni dans le séjour même Armando était-là. Le pauvre ressemblait à une momie avec tous ses bandages autour de la tête.

« Tu le savais. » Accusai-je Spencer. Il se contenta de sourire en hochant la tête. La soirée était agréable. Nous passâmes notre temps à discuter et à rire. J'étais heureux même si j'avais hâte qu'ils s'en aillent pour rester seul avec Spencer.

Après leur départ, je me laissai tomber sur le canapé et Spencer me rejoignit. Il semblait songeur tout à coup.

« Qu'est-ce qui se passe ? » Lui demandai-je.

« Rien, c'est juste que…je pensai à Richard. » Répondit-il. Cela me contrariait d'entendre ça. En voyant mon regard, il s'empressa d'ajouter : « Sa mère est venu récupérer son corps ce matin. Je me sentais si mal pour elle. La pauvre femme s'est excusée du comportement de son fils. Elle n'osait même pas me regarder dans les yeux. »

« Je suis désolé pour cette femme. »Dis-je mais la vérité c'est que j'étais prêt à refaire la même chose si la vie de Spencer était de nouveau menacée.

« Je ne voulais pas qu'il meurt. » Dit-il avec regret.

« Je sais. » Marmonnai-je en lui caressant l'épaule.

Il resta un moment sans rien dire puis il se tourna vers moi. « J'ai eu d'autre souvenir. » Lança-t-il.

« Ah oui, lesquels ? » Questionnai-je.

«Je me rappel de certain chose dans mon travail de profiler à Quantico. J'étais très doué. »Dit-il fièrement.

« Toujours aussi modeste à ce que je vois. »

« Hotch m'a proposé de reprendre mon poste. » M'annonça-t-il. Je me redressai sur le canapé et le fixai.

« Tu as répondu quoi ? »

« Je lui ai dit oui. Je suis fait pour ce boulot. » Répondit-il. « Je vais reprendre doucement. » Expliqua-t-il. « Ce n'est pas les seuls souvenirs qui me revienne. » Ajouta-t-il.

« Tu te rappels de quoi? »

« Cela concerne nous deux, notre histoire mais il y a encore des zones d'ombre. » Dit-il.

« Laisses-moi t'éclairer. » Dis-je en m'approchant jusqu'à nous frôler du bout du nez puis je l'embrassai. Il s'écarta de moi sans explication et monta au premier.

Il me plantait là à nouveau tel un idiot. Pourquoi me fuyait-il encore ? Je pensais que le fait qu'il commençait à se souvenir de notre relation signifiait que nous pouvions passer à l'étape suivante. Je soupirai de frustration puis je décidai d'aller prendre une douche froide pour me calmer.

J'ouvris la porte de ma chambre et je m'arrêtai en voyant Spencer coucher à plat ventre sur mon lit complètement nu. J'admirai ses fesses rebondies, la ligne de ses courbes. Je secouai la tête pour reprendre mes esprits.

Il se retourna et dit avec un sourire coquin : « Tu en as mis du temps. »

« Désolé. » Dis-je. Il se redressa et s'assit sur le lit et me tendit les bras en me faisant signe d'approcher.

Je m'assis à côté de lui. Il posa ses mains sur mes épaules puis les firent glisser le long de mes cotes et m'enleva mon t-shirt et le jeta sur le lit puis il passa le doigt sur mon pansement.

« Tu as mal. » Dit-il.

« Non. » Répondis-je. Il semblait plus tranquille puis il s'attaqua à mon jeans. Il le déboutonna et je l'aidai à me l'enlever. Je n'avais plus que mon boxer. Il couvrit mon torse de baiser puis il remonta jusqu'à mon cou. J'étais si excité. Il s'attaqua à mon visage puis il mordilla ma lèvre inférieure avant de les embrasser. Il enfonça sa langue chaude dans ma bouche pendant que mes mains lui caressaient les fesses. Je répondis à son baiser avec fougue. Il commença à me caresser l'entrejambe à travers mon boxer. Je le trouvais vorace de désir. C'était de plus en plus difficile de me contrôler. Je gémi. D'une main, Spencer fit glisser mon boxeur jusqu'à mes genoux puis il me poussa sur le lit. Pendant un court instant il me regarda alors que j'avais besoin de lui ardemment. Il se mit à califourchon au-dessus de moi et m'embrassa à nouveau tout en caressant mon sexe brûlant. Mon excitation ne faisait que grandir. Après de longues caresses intimes, je décidai de prendre le contrôle et je le jetai sur le lit en lui écartant les jambes. Puis il me laissa prendre possession de lui avec ma bouche. Je le sentais tressaillir à chaque mouvement de va et vient que je faisais avec ma bouche et ma langue. Sa tête retomba sur le lit et ses mains s'agrippèrent au drap. J'accélérai le mouvement de plus en plus vite. Le sentant au bord du précipice je m'arrêtai et le pénétrai. Il gémit et je souris. J'aimais le voir dans cet état.

« Je t'aime. » souffla-t-il dans un autre gémissement. Il était complètement à moi.

« Je t'aime. » sifflai-je en retour. J'entrepris des allers et retours en alternant des mouvements lents puis rapides. J'étais en sueur et lui aussi. Il releva la tête et me lécha de cou, puis le menton et il finit par m'embrasser.

J'allais plus profondément, et plus vite. Spencer laissa sa tête retombée de nouveau en arrière. Il lâcha le drap et s'accrocha à mes épaules. Nos deux corps étaient au même rythme. Dans un dernier mouvement, j'explosais en même temps que Spencer. Nous avons jouit.

Je laissai mon corps s'effondrer sur lui. Sa respiration est rapide tout comme le mien et je pouvais entendre son cœur marteler à toute vitesse dans sa poitrine et je me rendis compte que c'était l'un des plus beau son qui existait sur cette terre. Je m'allongeai à côté de lui puis il se blottit contre moi en mettant mon bras autour de son épaule sans dire un mot. Il ferma les yeux et je fis de même. Je remerciai le ciel pour cette seconde chance qui m'était accordé.

Fin.