Bonjour à tou(te)s !
Comment z'allez vous ? Moi, ça va pas trop mal ! Je suis ravie de vous retrouver avec ce dixième chapitre !
Comme vous en avez l'habitude, je commence par remercier très, très, beaucoup fort mes fantastiquement génialissimes revieweurs/euses ! Mille mercis à : Kailliana NeverForgeett Mel-G1822 Betameche ; Clodya ; MissFlow Bonnie Padfoot Caballeras ; MariePuffy ; Brouette ; et enfin : Dame Lylith !
.
RàR Anonyme:
MissFlow : Hey ! Ah ! je crois que le bonheur et l'épanouissement de Scorpinou se lisent sur son visage ! ^^ Il aurait été bien en peine de le cacher à ses parents plus d'une minute…
Tu penses, toi aussi, qu'il y a un truc entre les Dandy ? Eh bien… peut-être, peut-être pas, il faudra attendre la suite… Peut-être en saurons-nous davantage à ce sujet, bien que Dan soit très secret à ce sujet.
Effectivement, c'est assez hot entre nos deux amoureux. Il est possible que la peur que tu perçois chez Leny soit « juste » une angoisse liée à sa première fois. Ou bien est-ce autre chose… À voir ! Quoi qu'il en soit, j'espère que ce nouveau chapitre te plaira ! Mille merciiis pour ta review ! Des bisous et à très vite ! :D
.
Je vous abandonne à présent en compagnie de nos très chers handicapés des sentiments toutes générations confondues. Hééééé oui : ce chapitre signe le véritable retour des Dramione !
J'espère de tout cœur que ce nouveau chapitre vous plaira. Je vous dis à tout à l'heure dans la note de fin et bonne lecture à vous tous ! :)
Comme toujours : seule l'histoire m'appartient, le reste appartient à JKR.
.
Chapitre 10 : Home sweet home
Juste après avoir dit au revoir à Leny sur le quai de la gare de King's Cross, Scorpius rentra chez lui en compagnie de ses parents. Un sourire aux accents mélancoliques vint étirer son visage à peine investit-il sa chambre. Le souvenir du premier baiser que sa petite amie et lui avaient échangé dans la Salle sur Demande, à Poudlard, était très présent et il quitta rapidement la pièce.
Le blond redescendit l'escalier avec l'intention de retrouver ses parents au salon. Sa grand-mère, Narcissa, avait fait le déplacement pour son retour.
- Bonjour Grand-mère, la salua Scorpius avec entrain.
Il s'apprêtait à l'enlacer mais le regard glacial qu'elle lui adressa le statufia sur place. Elle planta ses pupilles bleues dans les siennes et ouvrit la bouche.
- Plus jamais ça, Scorpius.
Sa voix était posée et calme mais agit sur lui comme si elle avait vociféré ces paroles. Le jeune homme baissa les yeux et acquiesça.
- Bien.
Après l'avoir finalement enlacée brièvement, l'adolescent alla s'asseoir dans le canapé. Ses parents étaient déjà là et discutaient. Ils se turent lorsqu'il arriva et un silence pesant tomba entre eux, bientôt rompu par Hermione.
- Ce qui est fait est fait. Tu as très mal agi et j'espère que tu as compris que tes actes auraient pu entraîner de très lourdes conséquences.
- Oui. Je suis désolé.
- Nous le savons. Nous savons également que tu t'es plié à ton nouvel emploi du temps après notre départ et que tes bons résultats ont été maintenus. Nous sommes prêts, ton père et moi, à oublier ce qu'il a pu se passer.
Le Serdaigle ouvrit la bouche mais elle reprit la parole.
- Mais si jamais ce genre de choses devait un jour se reproduire, sache que nous n'hésiterons pas une seule seconde à te punir sévèrement pour ton attitude. Peu importe que tu aies seize, dix-sept ou dix-huit ans.
- Ou plus, intervint son père.
- Il ne sera plus à Poudlard après dix-huit ans, Drago…, fit remarquer Hermione.
- Et il restera notre fils quoiqu'il arrive. Tant que je ne suis pas mort, plus jamais ça !
- Oui Papa…
- Et je compte vivre très, très, très longtemps, Scorpius Malefoy-Granger, le menaça sérieusement le Serpentard.
Le blond vit sa mère lever les yeux au ciel et sa grand-mère esquisser un mince sourire.
- Oui Papa…
Son père plissa les yeux mais n'ajouta rien.
- Bon, maintenant que nous avons abordé ce sujet, nous voulions te parler d'autre chose…, poursuivit la Gryffondor.
- Ah… ?
- Ton examen de Défense contre les forces du Mal, l'éclaira-t-elle.
- Ah.
Indécis, Scorpius regarda ses parents tour à tour mais préféra conserver le silence.
- Nous sommes fiers de toi. Très fiers de toi, Scorp'.
- Merci Maman.
- Ta mère a raison. Potter est venu nous voir le lendemain de ton examen. Nous ne savions pas qu'il serait ton examinateur. J'ai cru qu'il venait faire une réflexion mais…
- Tout de suite ! soupira Hermione en jetant un regard torve à son mari.
- Bah, c'est Potter…
Hermione roula des yeux mais ne répliqua pas.
- Bref ! reprit Drago. Il est venu et il nous a dit qu'il avait été très impressionné. Vraiment très impressionné par tes connaissances et tes compétences.
- Il a ajouté qu'il aurait aimé t'avoir eu comme professeur à ton âge puisqu'il semblerait que tu aides tes camarades, ajouta son épouse.
- Oui, enfin… j'ai juste essayé d'apprendre le sortilège du Patronus à Leny…, modéra Scorpius qui était stupéfait d'apprendre que Mr Potter soit venu en personne chez ses parents pour parler de lui. Et puis j'ai simplement reproduit ce que vous m'avez appris.
- Et c'est très bien. Je suis fier de toi, répéta son père.
Le jeune homme commençait à ne plus trop savoir où se mettre. Il remercia son paternel à nouveau mais ce dernier ne semblait pas en avoir fini avec lui puisqu'il ancra son regard d'acier dans le sien et poursuivit.
- Tu me fais parfois honte quand tu agis comme le dernier des imbéciles mais tu sais également me rendre profondément fier d'être un Malefoy et d'être ton père.
Drago s'était levé de son fauteuil pendant sa tirade et se tenait à présent devant lui, une main tendue dans sa direction. Ebranlé, Scorpius demeura interdit quelques secondes avant de se lever à son tour. Il ne quitta pas son père des yeux et attrapa sa main. Drago l'attira à lui et passa un bras dans son dos avant de le tapoter maladroitement. Le Serpentard n'avait jamais été très doué pour les démonstrations d'affection et Scorpius apprécia celle-ci à sa juste valeur.
Les deux Malefoy se séparèrent quelques secondes plus tard et l'adolescent remarqua que sa mère arborait un grand sourire qu'il lui rendit. Dans cette pièce, chacun savait que Drago Malefoy n'aurait jamais dit une telle chose s'il ne le pensait pas.
- Concernant les vacances…, commença Hermione mais Scorpius la coupa rapidement.
- J'avais presque oublié ! C'est super que tu souhaites retrouver tes parents, Maman. Vraiment, c'est génial.
Un mince sourire légèrement angoissé apparut sur ses lèvres.
- Oui… Je… je ne sais pas trop ce qu'il va se passer mais… Je ne veux pas regretter et, même si…
Elle s'interrompit et baissa les yeux. Le Serdaigle échangea un regard avec son père qui lui fit comprendre qu'il prenait les choses en main. Ce qu'il fit littéralement puisqu'il attrapa la main de sa femme dans la sienne, assise dans le second fauteuil, près de lui et qu'il commença à y tracer des petits cercles avec son pouce. Scorpius sourit presque en repensant à sa propre attitude avec Hélène lorsqu'elle s'angoissait.
- Donc, concernant les vacances, reprit le Serpentard. Ta mère et moi devons travailler jusqu'à la fin du mois. Je suis désolé mais…
- C'est pas grave, dit rapidement Scorpius.
- Nous nous doutons que tu vas vouloir voir tes amis alors nous n'avons rien prévu de particulier pour le mois de juillet. Nous partons en revanche pour Canberra le premier août au matin.
Le Serdaigle hocha la tête.
- Nous avions donc pensé aller en France, début juillet puis aviser du programme une fois là-bas, termina Drago.
Tout comme lorsqu'il avait mis les pieds dans sa chambre, Scorpius se sentit envahir par un sentiment de nostalgie en repensant la nuit qu'il avait passée avec Hélène dans la Salle sur Demande.
- Ça va, Scorp' ?
Il remonta les yeux vers sa mère qui semblait s'être calmée.
- Oui, oui. J'étais perdu dans mes pensées, c'est tout.
Hermione arqua un sourcil mais ne fit aucun commentaire.
- Est-ce que ce « programme » te va ?
- Oui Papa.
- Bien.
- Au fait, Maman ?
- Oui ?
- En épreuve d'Etude des Moldus, on nous a demandé de préparer le gâteau ou les biscuits de notre choix sans magie. Bref, j'ai fait tes cookies et Mr Matcha a adoré.
Hermione s'apprêtait à répondre quelque chose mais Drago s'interposa.
- Attends… On t'a demandé de cuisiner pour tes BUSE ?!
- Bah oui, c'est déjà arrivé par le passé. Il y a cinq ans, je crois, dit Scorpius en essayant de se remémorer les précédents sujets d'examens qu'il avait étudiés.
- C'est n'importe quoi, ricana le blond.
Il se retrouva soudainement avec deux regards torves braqués sur lui et eut un mouvement de recul instinctif si bien qu'il lâcha la main de son épouse.
- Ok, ok, les Granger. J'ai rien dit !
Scorpius et sa mère levèrent les yeux au ciel avant de soupirer de concert et de discuter du reste des épreuves. Dans sa dernière lettre, envoyée le soir après la fin des examens, l'adolescent avait simplement expliqué que, dans l'ensemble, tout s'était bien passé. Il discuta avec Hermione et Narcissa pratiquement tout l'après-midi avant que cette dernière rentre chez elle.
.
Le soir venu, Scorpius se sentit « enfin » à la maison puisque ses parents se brouillèrent. Son père voulait apparemment manger du pâté en croûte tandis que sa mère arguait que c'était la troisième fois de la semaine et qu'elle n'en pouvait plus. Drago répondit alors que ce n'était pas de sa faute si Molly Weasley leur en avait donné un énorme lorsqu'Hermione s'était rendue au Terrier la semaine précédente. En entendant le nom de famille, Scorpius bondit du fauteuil dans lequel il lisait un traité de Potions pour se précipiter dans la cuisine.
- Je veux du pâté en croûte de Mrs Weasley ! S'il-te-plaît, Maman ! la supplia-t-il comme un enfant de cinq ans.
- Deux contre un, elle n'a de toute façon rien à redire, l'interrompit presque Drago en mettant le plat dans le four avant de lancer un sortilège.
Sa femme arbora une moue outrée.
- Désolé, Granger mais c'est toi qui a voulu qu'on instaure le vote démocratique à la maison…, railla le Serpentard.
- Mais…
- Oui, désolé Maman mais… c'est le pâté en croûte de Mrs Weasley ! ajouta Scorpius comme si cela expliquait tout.
Sa mère ouvrit la bouche avant de la refermer et de froncer les sourcils. Scorpius vit son père lui adresser un regard complice avant de passer près de son épouse, des assiettes dans les mains et de l'embrasser sur la joue.
- Hors de ma vue, toi ! Tu savais pertinemment que ton fils accourrait à la seconde où tu prononcerais le nom de Molly Weasley ! Tu n'es qu'un vil serpent. Je te déteste.
- C'est ça…
- Pour la peine, vous aurez des choux de Bruxelles demain midi !
- Préparés par Papa ?
- Non, par moi !
La même expression d'horreur s'installa sur le visage des deux blonds. Scorpius avait fini par, plus ou moins, apprécier ces légumes qu'il exécrait étant enfant mais seulement lorsqu'ils étaient cuisinés par son père ou les elfes de Poudlard. Hormis pour ce qui était des cookies et de quelques plats, sa mère n'était pas franchement un cordon-bleu…
- Mais, Maman…
- Il n'y a pas de « Maman » qui tienne. Hors de ma vue, tous les deux !
Chassés de la cuisine, le père et de fils entreprirent de dresser le couvert dans le salon.
- Je te conseille de te gaver ce soir, dit Drago à voix basse.
Scorpius pouffa en silence et acquiesça.
- Les choses se sont-elles arrangées depuis notre dernière discussion ? reprit le Serpentard pendant que l'adolescent déposait les verres devant les assiettes.
Il ne lui fallut pas plus de quelques secondes avant de comprendre à quelle conversation il faisait référence et il acquiesça, un sourire aux lèvres. Il se doutait que, de toute façon, son père connaissait déjà la réponse.
- Bien.
Le jeune homme s'apprêtait à quitter la pièce pour aller chercher la suite mais Drago l'arrêta.
- Hermione est sur les nerfs en ce moment. Elle angoisse à propos de ses parents alors ne fait pas trop attention à ce qu'elle peut te dire. Hier, elle m'a hurlé dessus pendant quinze minutes parce que j'avais laissé Micky faire la vaisselle alors que c'était son jour de repos. Du coup, elle lui en a donné un second, dit-il en roulant des yeux.
- Je me demandais pourquoi je ne l'avais pas vue…
- Elle voulait venir pour te saluer mais ta mère lui a dit qu'elle devait se reposer, et blablabla… Enfin, tu la connais…
Scorpius acquiesça.
.
Le dîner se déroula dans un calme relatif. Scorpius regarda avec amusement ses parents se chamailler à propos d'une nouvelle broutille puis finir par comprendre qu'en fait, ils partageaient la même opinion mais qu'ils étaient tout simplement trop bornés pour écouter ce que disait l'autre. En résumé, tout était normal et rien n'avait changé chez les Malefoy-Granger pendant son absence.
.
Scorpius avait prévu de profiter des quelques jours où il serait seul chez lui, au cours de la journée, pour prendre de l'avance dans ses révisions de pré-rentrée de sixième année. Puisqu'il ne savait pas combien de temps il resterait en Australie, il préférait se montrer prévoyant. Il s'enferma donc dans la Bibliothèque familiale tous les jours pendant plusieurs heures. Le troisième après être rentré, il reçut une lettre d'Hélène et une autre de Daniel.
.
Bonjour Scorpius,
.
J'espère que ton retour s'est bien déroulé et que tes parents n'ont pas été trop durs avec toi à propos de ce qu'il s'est passé après Noël.
Tu m'as demandé de te tenir informé de mes disponibilités pendant les vacances alors les voici : je pars demain dans la famille de mon père, en France. Mes parents n'ont pas pu prendre beaucoup de vacances et je serai donc « libre » à partir du dix juillet.
Ils m'ont proposé de rester chez mes grands-parents paternels, de rentrer avec eux ou bien d'aller chez toi ou Dan', comme je veux. Je suis désolée de ne pas pouvoir vous inviter cette année mais ça risque d'être compliqué. J'espère que tes parents ou ceux de Dan' voudront bien nous laisser nous voir chez l'un d'entre vous.
Tiens-moi au courant.
Tu me manques,
Amoureusement,
Leny.
.
Un sourire étira les lèvres de Scorpius lorsqu'il avisa l'avant dernier mot. Il décacheta ensuite la lettre de Daniel et la lut à son tour.
.
Salut vieux !
.
Bon, je vais faire court : mes parents ne sont pas en vacances avant août alors je suis opé pour qu'on se voit dès que tu veux.
Je crois que Leny est avec ses parents pendant tout le début des vac' mais on pourrait peut-être se retrouver entre potes un peu avant qu'elle débarque et que vous vous bécotiez H24.
Bref, on fait comme tu veux.
Tiens-moi au courant,
Dan'.
.
Le Serdaigle attrapa deux parchemins et commença à rédiger des réponses.
.
Bonjour Hélène,
.
Mon retour à la maison s'est, globalement, bien passé. Mes parents sont… mes parents. Ils n'arrêtent pas de se prendre la tête mais c'est normal, ça veut dire qu'ils s'aiment donc tout va bien. J'espère que ton retour s'est bien déroulé également. Ton père et ta mère avaient l'air heureux de te « récupérer » un peu.
Je suis désolé que vous ne puissiez pas passer plus de temps ensemble mais ça tombe finalement assez bien parce que je pars au début du mois d'août pour l'Australie avec mes parents, comme je te l'ai déjà expliqué. Je ne sais pas combien de temps nous y resterons.
Dan' m'a dit qu'il n'avait aucune « contrainte » en juillet et je pense qu'on pourra se voir tous ensemble après que tu sois rentrée puisque mes parents n'ont rien prévus de particulier. Nous allons nous rendre dans notre maison secondaire mais c'est tout. Il me semble donc que c'est moi qui vous inviterais, comme je l'avais prévu. Et ne t'excuse pas, je comprends parfaitement que tu ne puisses pas nous recevoir.
Amuse-toi bien en France !
Tu me manques également,
Je t'aime,
Scorp'.
.
Il avait légèrement hésité avant d'ajouter son mot d'amour. Il craignait que cela fasse un peu trop « cucul » mais le laissa finalement. De toute façon, ce n'était que la pure et simple vérité.
.
Salut Dan'.
Je pars le premier août pour l'Australie mais, avant, je ne fais rien de particulier. Mes parents et moi iront en France début juillet. Est-ce que ça te dirait de venir aux alentours du cinq ou quelque chose comme ça ? Leny pourra nous rejoindre, si elle le veut, une fois qu'elle sera rentrée de vacances.
Tiens-moi au courant,
Scorp'.
.
Il attacha ses lettres aux pattes respectives de Bathilda et du hibou de la famille puis retourna à ses révisions. Il reçut deux réponses positives dans la journée et fit donc part de ses « plans » à ses parents au cours du dîner. Ces derniers acquiescèrent rapidement et le repas se poursuivit.
- Que fais-tu demain ? demanda sa mère tandis que Drago allait chercher le dessert.
- Je comptais poursuivre mes révisions et peut-être rendre visite à Grand-mère. Pourquoi ?
- Voudrais-tu venir au ministère avec moi ? Je plaide devant le Magenmagot.
- Bien sûr ! répondit aussitôt Scorpius.
Hermione lui adressa un grand sourire et attrapa sa baguette avant de jeter un Sortilège informulé. Un dossier flotta alors jusqu'à Scorpius qui s'en saisit.
- J'ai pensé que tu aimerais en savoir un peu sur l'affaire. Il n'y a pas grand-chose puisque je ne peux pas trop t'en révéler pour le moment mais cela devrait être suffisant pour que tu suives. Quoiqu'il arrive, les éléments du dossier seront repris pendant l'audience.
- Ok, cool ! Merci, j'en prendrai connaissance après être sorti de table.
- Au fait, dit son père en s'asseyant après avoir déposé les fruits au milieu de la table. Marie nous a invité à dîner jeudi soir, dans deux jours.
- Ah d'accord ! Tu as répondu positivement j'espère, dit Hermione.
- Tu me prends pour qui ? J'ai l'occasion de goûter à sa cuisine une nouvelle fois plutôt que de manger la tienne. Bien sûr que j'ai dit oui, mon amour.
- Tu es épuisant et affligeant, Drago Malefoy, soupira la Gryffondor en fermant les paupières.
- Je sais.
- Doit-on apporter quelque chose ?
- Nous leur faisons l'honneur de notre présence, c'est suffisant, répondit-il très sérieusement.
- N'importe quoi ! rigola sa femme.
Scorpius lui-même eut du mal à réprimer son hilarité.
- J'apporterai une bouteille de Pur Feu pour Zabini.
- Hum… Et pour Marie ?
- Tu te débrouilles, c'est ta copine !
- C'est la femme de ton meilleur ami, témoin de mariage et parrain de ton fils.
- Oui et c'est la femme du meilleur ami de ton mari et parrain de ton fils aussi et c'était l'une de tes témoins à notre mariage également.
- Je confirme : tu es épuisant.
- Oui mais tu m'aimes.
- Oui et je me demande tous les jours comment je fais.
- Et je m'emploie tous les soirs à te rappeler pourquoi, répondit le blond en lui adressant une œillade graveleuse.
- Ok, stop ! s'interposa Scorpius en levant les mains devant lui. Ça suffit !
Ils se turent mais le jeune homme ne manqua pas de remarquer le sourire sur les lèvres de sa mère. Il fut saisi par un frisson de dégoût mais se souvint alors de quelque chose et reprit la parole.
- Dites ?
Ses parents relevèrent les yeux vers lui.
- Il y a une sorte de « rumeur » qui court à Poudlard.
- A ton propos ? s'inquiéta immédiatement la Gryffondor.
- Non, du tien. Ou plutôt du vôtre, dit-il en les regardant alternativement.
Il les vit se tendre sur leur chaise. Sa mère reposa son fruit dans son assiette pendant que son père plantait ses yeux dans les siens.
- C'est quoi ? Cette rumeur ?
- Euh… C'est à propos d'une sorte de « jeu » d'alcool.
- Quoi ? pépia Hermione d'une voix atrocement aigüe.
- Oui… La rumeur c'est que toi et Papa seriez des sortes de « rois et reines » de ce jeu et que tu aurais toi-même battu Pansy Parkinson un jour ou quelque chose comme ça, expliqua-t-il en regardant sa mère.
Les yeux de cette dernière s'écarquillèrent d'horreur et elle tourna la tête vers son mari.
- Je vais tuer Zabini ! siffla-t-elle entre ses dents, sa rage étant soudainement palpable.
- On ne sait même pas si c'est lui, répondit-il, que la situation semblait amuser plus qu'autre chose.
- Qui d'autre veux-tu que ce soit ? Il a une dent contre nous depuis que tu l'as battu. Je vais le tuer, Drago !
- En fait…, intervint Scorpius. Il semblerait que ce soit quelqu'un qui était à la soirée de Pansy Parkinson qui ait parlé…
Il vit la brune se prendre la tête dans les mains.
- Qu'est-ce que tu croyais, Grangie-chérie ? Tout finit toujours par se savoir, même ton passé de dépravée, ricana son époux.
Hermione le fusilla du regard.
- Alors c'est vrai ?! s'exclama Scorpius qui n'en croyait ni ses oreilles ni ses yeux.
- Bien sûr ! répondit Drago.
- Merlin ! Je n'aurais jamais cru ça…
Scorpius était soufflé.
- Scorp', je suis vraiment désolée…
- Pourquoi tu t'excuses, Maman ? Je m'en fiche. Je trouve ça drôle enfin… bof mais bon…
- Oh Merlin ! se morfondit-elle.
Elle était rouge de honte alors qu'à sa gauche, son mari ricanait.
- Mais ça va ! soupira-t-il. Scorp' t'a dit qu'il s'en fichait.
- Ce n'est pas une raison ! Tu te rends compte de l'exemple que l'on donne à notre fils ?!
- On n'a jamais prétendu être des parents modèles non plus, relativisa le Serpentard.
- Toi peut-être pas mais…
Comprenant qu'une nouvelle dispute se profilait, Scorpius préféra intervenir.
- C'est bon, Maman. Vraiment. Je suis surpris mais je m'en fiche, tu sais.
Elle releva les yeux vers lui et fit la moue.
- J'espère juste qu'il n'y a pas d'autres rumeurs qui circulent…
- Bah non pourquoi ?
- Pour rien.
Le blond n'y crut pas une seule seconde, surtout en captant l'échange de regards bizarres entre ses parents mais n'insista pas. Il ne voulait pas en savoir davantage. D'autant plus car il était pratiquement certain qu'il aurait regretté être mis au courant. Connaissant un minimum ses parents et au vu de ce qu'il avait appris ce soir, cela n'était sûrement pas quelque chose de très glorieux alors mieux valait qu'il ne sache rien.
.
Il préféra se lever de table et débarrasser. Micky s'occupa de tout nettoyer grâce à sa magie et l'adolescent retourna dans le salon. Au moment où il arriva, son père était de dos et sa mère était, de toute évidence, dans ses bras.
- On devrait y retourner, disait le Serpentard. Ça va faire cinq ans début août et, comme nous ne serons pas là…
- Ne dis pas n'importe quoi ! rit Hermione.
- Quoi ? Personnellement, je trouve ça encore plus important que notre anniversaire de mariage.
- Tu es irrécupérable, Malefoy, soupira-t-elle.
- Je sais, Granger mais nous devrions quand même y retourner.
- Quel est l'intérêt ? On partage la même chambre maintenant.
- Eh bien… je ne dirais pas non à une petite soirée de dépravation avec ma femme et ça fait ce qui me semblent être des siècles que je n'ai pas vu ton déhanché.
- Quoi ?! Tu veux tout reproduire ?
- Absolument tout…
En les entendant commencer à s'embrasser, Scorpius se précipita pour attraper son dossier et quitta la pièce, montant directement dans sa chambre. Il se demandait parfois ce que faisaient ses parents lorsqu'ils ne s'écharpaient pas ou ne s'embrassaient pas…
.
Tout autant que la plaidoirie de sa mère, le dîner chez Marie se déroula parfaitement bien. Scorpius adorait se rendre chez son parrain. Ce dernier, bien qu'ayant un humour excessivement douteux, avait toujours été une personne sur qui lui, son père et sa mère avait pu compter et Marie était quelqu'un que l'adolescent appréciait beaucoup. Il fallait dire que le fait qu'elle tienne à lui préparer ses plats favoris à chaque fois qu'il venait, aidait. Tout comme Hélène, Marie était d'origine française et le blond appréciait pouvoir glaner quelques informations auprès d'elle sur le pays de naissance du père de sa petite amie.
.
Le lendemain, Scorpius alla rendre visite à Narcissa avec qui il passa la journée. Il l'aida à accomplir certaines tâches qu'elle ne pouvait pas faire seule même à l'aide de sa baguette ou de ses elfes de maison et ils discutèrent de tout et de rien. Sa grand-mère fut d'ailleurs la première personne de sa famille à qui le Serdaigle confia qu'Hélène était sa petite amie. Comme il l'avait présagé, elle fut ravie pour lui et lui assura que la jeune fille serait la bienvenue chez elle dès que Scorpius souhaiterait rendre les choses plus officielles. Narcissa et Leny s'étaient déjà rencontrées à plusieurs reprises et s'étaient toujours bien entendues, ce qui était très important pour l'adolescent. En fin d'après-midi, il reprit le Magicobus et retourna chez lui. Son père était déjà là mais pas sa mère.
Cette dernière rentra tard et épuisée. Elle avait beaucoup de dossiers à boucler et d'autres à déléguer avant les vacances et Scorpius se fit une joie de l'aider à trier ses papiers au cours de la soirée.
Il reçut d'ailleurs une lettre d'Hélène tandis qu'il était dans la salle à manger, des dossiers étalés tout autour de lui. La jeune fille commençait à lui manquer. Cela ne faisait qu'un tout petit peu moins de deux semaines qu'ils ne s'étaient pas vus mais son contact lui manquait. Caresser sa peau lui manquait, déposer ses lèvres sur les siennes ou dans son cou lui manquait. Elle lui manquait. Il repensait souvent à leur première nuit ensemble. Même s'il était certain que ne pas aller plus loin que là où ils s'étaient arrêtés avait assurément été la meilleure des choses à faire, le blond s'en sentait de plus en plus frustré. Il se revoyait, sa main sous son tee-shirt, ses lèvres sur sa peau, les ongles de Leny s'enfonçant dans son dos et avait, par deux fois, été contraint de prendre une douche froide avant de pouvoir s'endormir. Alors, forcément, lorsque la jeune fille lui écrivait qu'elle avait hâte de le retrouver et espérerait qu'ils leur seraient possible de « partager le même lit à nouveau » au moins une fois au cours de son séjour, il ne put que se figurer mille et un scénarii en se couchant ce soir-là. Complètement transporté par ses pensées euphoriques, il avait lui-même répondu qu'il avait hâte de la revoir et qu'il se débrouillerait pour la retrouver dans son lit toutes les nuits si elle le souhaitait.
.
Il n'obtint pas de réponse et, le trente juin au soir, après qu'ils furent sortis du travail, ses parents et lui transplanèrent en direction de leur propriété en France. En prenant conscience que les résultats de ses BUSE arriveraient le lendemain matin, Scorpius se mit à angoisser. Un rictus amusé étira seulement ses lèvres au moment où il repensa à la soirée d'anniversaire de Leny en passant devant la chambre anciennement attribuée à Narcissa et, plus récemment, à Daniel. En revanche, ce fut un profond désarroi qui s'empara de lui lorsqu'il entra dans sa propre pièce. Il posa les yeux sur son petit lit et poussa un profond soupir. Il resta ensuite simplement assis sur le matelas jusqu'à ce que son père l'appelle pour le dîner.
Après le repas, sa mère lui assura qu'il n'avait aucune raison de stresser pour ses notes mais qu'elle comprenait puisqu'ayant elle-même ressenti cela. Elle lui proposa, exceptionnellement, l'une des potions de sommeil sans rêve que sa Psychomage lui fournissait mais Scorpius refusa. Chose qu'il regretta très rapidement.
Il se tourna, se retourna et se retourna encore dans son lit, incapable de trouver le sommeil. Il avait la boule au ventre. Dès qu'il ne pensait pas aux BUSE, il songeait à ce qu'il s'était passé dans sa « fausse chambre » de la Salle sur Demande avec Hélène et cela incessamment. Il finit par s'endormir pour se réveiller en haletant un peu plus tard. Il venait de cauchemarder qu'il avait absolument tout raté et il lui fut impossible de dormir après cela. Peu importait l'heure, il se leva et descendit au rez-de-chaussée. Pénétrant dans le séjour, il alla ouvrir l'une des baies vitrées puis sortit dans le jardin. Il s'assit par terre et attendit, assistant bientôt au lever du soleil. Son cœur était serré et il avait l'impression de n'avoir jamais autant angoissé de sa vie.
Finalement, ce qui devait arriver, arriva et une chouette apparut au loin. Scorpius se mit instantanément debout et ses jambes flageolèrent tout autant que ses mains devinrent moites. Il ferma les paupières, essayant de prendre de profondes inspirations pour se détendre. Lorsqu'il les rouvrit, le volatile se posait par terre, dans la pelouse, devant lui. Scorpius se baissa et entreprit de détacher la lettre. Ses mains tremblaient tellement que la chouette frémissait de la tête aux pattes. Il finit par réussir à détacher la lettre et l'oiseau s'ébroua en hululant d'indignation avant de prendre son envol. Scorpius, lui, se releva et comprit immédiatement que quelque chose n'allait pas. Sa mère lui avait expliqué que les résultats des BUSE ne tenaient qu'en une seule page. Pourtant, l'enveloppe qui reposait entre ses mains était lourde et épaisse.
Scorpius resta immobile cinq bonnes minutes avant de finalement prendre la décision d'ouvrir le pli. Ses mains tremblèrent encore davantage et il manqua de déchirer les parchemins. L'enveloppe en comptait trois et il en prit connaissance au fur et à mesure. Chacun le dérouta un peu plus que le précédent. Complètement désorienté, Scorpius rentra dans la maison, ses lettres à la main et le regard complètement hagard. Ses parents étaient là et attendaient, leur tasse de café posée sur la table en bois, derrière eux. Le Serdaigle releva les yeux dans leur direction mais fut incapable de dire quoique ce soit. Le sourire qui étirait auparavant les lèvres de sa mère se fana pendant que les traits de son père se contractaient. Scorpius s'avança vers la table et y étala les lettres qu'il relut en même temps que ses parents.
.
BREVET UNIVERSEL DE SORCELLERIE ELEMENTAIRE
.
Le candidat est admis s'il obtient l'une des notes suivantes : Optimal (O) ; Effort Exceptionnel (E) ; Acceptable (A)
Le candidat est recalé s'il obtient l'une des notes suivantes : Piètre (P) ; Désolant (D) ; Troll (T)
.
SCORPIUS HYPERION MALEFOY-GRANGER A OBTENU :
.
Astronomie : O
Sortilèges : O
Botanique : O
Histoire de la magie : O
Potions : O
Métamorphose : O
.
Défense contre les forces du Mal : O avec mention spéciale (*)
.
Soins aux créatures magiques : O
Divination : O
Arithmancie : O
Etude des Runes : O
Etude des Moldus : O
.
(*) Pour plus de renseignements, veuillez-vous référer au billet intitulé « Mention spéciale attribuée par l'Auror H. J. POTTER, examinateur des BUSE, au candidat S. H. MALEFOY-GRANGER ».
OoOoOoO
Mention spéciale attribuée par l'Auror H. J. POTTER, examinateur des BUSE, au candidat S. H. MALEFOY-GRANGER.
.
En accord avec l'ensemble du corps enseignant et du Directeur du collège Poudlard, Mr Neville LONDUBAT, du Président du Conseil d'Administration du collège Poudlard, Mr Perceval Ignatius WEASLEY et de la sous-secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Magie, Miss Cho CHANG, Mr Harry James POTTER, Auror de son état et examinateur de l'épreuve pratique de Défense contre les forces du Mal des BUSE (Brevet Universel de Sorcellerie Elémentaire) imposées aux cinquième année et des ASPIC (Accumulation de Sorcellerie Particulièrement Intensive et Contraignante) imposées aux septième années, accorde, à Mr Scorpius Hyperion MALEFOY-GRANGER, la mention spéciale « ASPIC ».
.
Cette mention, jamais encore délivrée, est la traduction du niveau de Mr Malefoy-Granger dans cette matière. Mr Malefoy-Granger obtient son ASPIC de la pratique de la Défense contre les forces du Mal avec la note E (Effort exceptionnel) au vu de l'éventail des connaissances démontrées et de l'usage qu'il a su en faire sans y être préparé.
.
Mr Malefoy-Granger aura la possibilité de majorer sa note s'il souhaite repasser son examen de Défense contre les forces du Mal mais il détient, dès à présent et ce de façon effective, son diplôme dans cette matière. La partie « pratique » étant seule concernée.
.
Avec les félicitations de l'ensemble du corps enseignant et du Directeur du collège Poudlard, Mr Neville LONDUBAT, du Président du Conseil d'Administration du collège Poudlard, Mr Perceval Ignatius WEASLEY, de la sous-secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Magie, Miss Cho CHANG et de Mr Harry James POTTER, Auror de son état et examinateur de l'épreuve pratique de Défense contre les forces du Mal des BUSE et des ASPIC.
.
Veuillez agréer, Mr Malefoy-Granger, l'expression de nos salutations distinguées.
OoOoOoO
COLLEGE POUDLARD, ECOLE DE SORCELLERIE
Directeur : Neville Londubat.
Professeur émérite de Botanique et auteur de « Le Mimbulus Minbletonia dans tous ses états. »
.
Cher Mr Malefoy-Granger,
A titre personnel, je tiens tout d'abord à vous féliciter.
Vos résultats sont véritablement sans précédent dans l'histoire de notre école (le Professeur Dumbledore n'ayant pas obtenu de mention supplémentaire) et, à résultats exceptionnels, mesures exceptionnelles.
Une médaille ainsi qu'un diplôme vous seront remis en présence de l'ensemble des élèves, des professeurs, de vos parents, de Mr H. J. Potter, de Mr P. I. Weasley, de Miss C. Chang et de moi-même en début d'année scolaire (la date vous sera communiquée avec votre liste de fournitures scolaires).
Dans une seconde mesure, l'opportunité de faire votre entrée en septième année et non en sixième année, comme cela devrait être le cas, vous est aujourd'hui proposée. Au vu de vos résultats, l'ensemble du corps enseignant ainsi que moi-même pensons, Mr Malefoy-Granger, que vous avez les capacités et les connaissances requises pour passer directement en dernière année. Il s'agit d'un choix devant être mûrement réfléchi. Je compte sur vous pour ne pas prendre une décision trop hâtive que vous pourriez regretter.
Je reste à votre entière disposition ainsi qu'à celle de vos parents pour répondre à l'ensemble de vos questions. Sachez que, si vous acceptez, toute l'aide possible vous sera apportée et qu'un entretien sera organisé avez vos parents, vous-même et vos Professeurs avant la rentrée.
Encore une fois, je vous adresse toutes mes félicitations, vous fait part de mon admiration et de mes respects.
En attente d'une réponse avant le premier août,
Veuillez agréer, Mr Malefoy-Granger, l'expression de mes sincères salutations.
Neville LONDUBAT,
Directeur.
.
Le silence était assourdissant dans le salon de la maison secondaire des Malefoy-Granger. Scorpius venait d'achever une seconde lecture du contenu des lettres qui lui avaient été adressées et était encore plus décontenancé qu'après la première. Indécis, il se retourna vers ses parents. Ces derniers venaient également de finir de prendre connaissance des missives et l'observaient. Hermione avait les larmes aux yeux et Drago affichait un regard indéchiffrable. Soudainement, sa mère bondit en avant et le prit dans ses bras. Elle le serra si fort contre elle qu'il crut étouffer.
- Merlin, je n'en reviens pas… Que des « O » et ton ASPIC… Je suis si fière de toi ! dit-elle, des trémolos dans la voix. Bravo mon cœur.
- Me-merci, Maman…
Elle finit par le relâcher et reculer un peu avant de s'essuyer les yeux. Scorpius lui adressa un sourire timide avant de porter son attention sur son père qui n'avait ni bougé ni parlé. Il l'observait seulement, les bras le long du corps et les sourcils légèrement froncés.
- Je… je ne sais pas quoi dire, Scorp'.
Le blond perdit son sourire.
- C'est… Bravo. Bravo mon fils…, souffla-t-il, abasourdi et d'une voix légèrement rauque.
L'adolescent voulut le remercier mais il fut soudain pris en étaux dans les bras du Serpentard. Il le relâcha quelques secondes plus tard mais resta près de lui, bientôt rejoint par sa mère.
- Félicitations, Scorp'. Je pense que nous peinons à réaliser et…
- Crois-moi, Maman, je ne réalise pas moi-même, assura le blond. Je crois que… je vais les relire une troisième fois.
La Gryffondor lui adressa un tendre sourire avant de hocher la tête.
- Nous allons te laisser seul quelques minutes et aller préparer le petit-déjeuner.
Scorpius acquiesça distraitement, les yeux déjà replongés sur ses notes. Ses parents passèrent dans la cuisine et il ne put que relever les yeux en direction de la verrière lorsque, dans son champ de vision, il aperçut sa mère bondir dans les bras de son époux qui la serra contre lui.
Leur fils les observa s'enlacer quelques instants avant de relire ses lettres.
.
Au bout d'un petit quart d'heure, ses parents revinrent dans la pièce avec lui et Scorpius attendit qu'ils soient assis pour leur faire part de sa décision.
- Je ne veux pas sauter de classe et passer directement en septième année.
Une expression de surprise mêlée à une légère incompréhension naquit sur leurs deux visages.
- Nous en discuterons tous ensemble, Scorp' et…
- Non, Maman. J'ai choisi : je ne veux pas sauter de classe.
Il la vit ouvrir la bouche avant de la refermer.
- Est-ce que tu dis cela uniquement pour pouvoir être avec tes amis l'année prochaine ? demanda son père en buvant une gorgée de son café sans toutefois le quitter des yeux.
- Oui et non, répondit l'adolescent.
- Explique-toi, requit-il d'une voix calme et posée.
Scorpius prit le temps de manger un peu et d'organiser ses pensées avant de prendre la parole.
- L'expérience de cette année m'a suffi, je crois. Si je passe en septième année à la rentrée, je vais devoir travailler comme un acharné pour rattraper mon retard en plus de suivre toutes les autres matières. Je me connais, je vais vouloir prendre l'ensemble des options une nouvelle fois et… et ça ne va pas aller. Et puis, là, si j'y suis parvenu, c'est aussi parce que j'avais mes amis. Même si je les ai… « mis de côté » au début de l'année, ils m'ont beaucoup aidé à me sentir mieux après et… voilà. Je n'ai pas envie d'être séparés d'eux.
- Tu ne le serais pas tout le temps, juste pour les cours.
- Et c'est déjà trop, Maman.
- Je ne fais que t'exposer les choses telles qu'elles sont, Scorpius. Je trouve ton argumentation très réfléchie et raisonnable. Je t'encourage tout de même à y penser pendant le temps qui t'est accordé avant de donner ta réponse mais il me semble, également, que tu feras le bon choix si tu refuses, expliqua Hermione.
- Tu crois ?
- Sincèrement, oui, répondit-elle. Drago, qu'en penses-tu ?
Son père le regarda de ses prunelles anthracite.
- Je suis d'accord avec ta mère et donc avec toi. C'est ta décision, tu fais ce que tu veux mais je pense, comme Hermione, que tu feras le bon choix si tu refuses.
- Merci, Papa.
- Ne me remercie pas. Je n'ai rien à voir là-dedans, tu as tout fait tout seul.
- Tu dis n'importe quoi. C'est grâce à toi et à Maman que j'ai pu avoir cette opportunité et que j'ai validé mon… ASPIC en pratique de Défense contre les forces du Mal. C'est, encore une fois, grâce à votre aide que j'ai acquis autant de connaissances dans les autres matières et notamment grâce à toi, Papa, que j'arrive à avoir d'aussi bonnes notes en Potions.
Drago lui adressa l'un de ses rares sourires et inclina légèrement la tête.
- Vous serez là ? Pour la remise du diplôme ? les interrogea le Serdaigle.
- Bien sûr mon cœur.
- Evidemment ! En plus, reprit son père en portant son regard sur sa femme. Ce sera l'occasion de retourner à Poudlard…
- Drago…
- Chut ! M'épouser c'était épouser l'amour du risque.
La Gryffondor explosa de rire.
- « L'amour du risque » ? Mais tu es un vrai couard !
- Ce n'est pas vrai !
- Bien sûr que si !
- Non !
- Si !
- Non, non !
- Si, si ! Qui est-ce qui m'a appelée en hurlant, l'autre jour, avant de partir au travail, parce qu'il s'était rendu compte qu'il avait une petite bête dans les cheveux et qu'il ne voulait pas l'enlever tout seul ou se déplacer pour récupérer sa baguette ? C'est moi, peut-être ?
- Ah ! C'était ça, ce cri ? s'exclama Scorpius. T'es pas cool, Papa, tu m'as réveillé alors que je faisais un beau rêve…
Il craignit soudainement que ses parents ne lui posent des questions à propos du rêve en question mais ils étaient bien trop occupés à se chamailler, comme d'habitude.
- Ne me discrédite pas devant mon fils comme ça ! s'insurgea son père.
- Tu te discrédites toi-même et tu n'as pas attendu que je sois là pour le faire !
- Tu te crois maligne, Miss-dépravation ?
- Comment oses-tu ?!
Son père ricana mais perdit rapidement son sourire.
- Veux-tu que je raconte à ton fils l'état dans lequel je t'ai retrouvé, il y a trois mois, après que Zabini et toi étiez venu ici pour « passer une soirée entre potes » ? cingla-t-elle en imitant une voix masculine absolument grotesque.
- Non… ça ira…
- Bien ! Alors tais-toi ou je lui raconte.
- Je veux savoir !
Un regard assassin de la part de son père dissuada Scorpius de demander une seconde fois et il se leva simplement de table. Il avait bien plus important à faire que d'écouter ses parents se disputer une énième fois. Il avait deux lettres à envoyer.
Lorsqu'il quitta la pièce, sa mère reprochait à son père de ne même pas l'avoir embrassée pour lui dire bonjour en se réveillant tandis que son père répliquait qu'il avait voulu le faire mais que ses yeux s'étaient posés ailleurs et qu'il avait oublié sa bouche.
Scorpius soupira en se massant momentanément les paupières avant de grimper les escaliers et de s'enfermer dans la Bibliothèque où se situait le bureau. Il avait peut-être les meilleurs parents de la Terre mais ils étaient aussi et très clairement, les plus affligeants…
.
Et voilà ! :D Les Dramione sont de retour, Hélène et Daniel ont été présents au travers de leur lettre et... SCORPINOU A OBTENU SES DOUZE BUSE PLUS UN DEMI ASPIC ! BRAVO SCORPINOU ! *-*
.
BREEEF ! J'espère que ce nouveau chapitre aura été à la hauteur de vos attentes et qu'aucun aspect ne vous aura déçu. Je sais que vous aviez hâte de retrouver les Dramione eh bien c'est chose faite. Comme vous pouvez le constater, nos chers handicapés des sentiments n'ont pas beaucoup changé. Scorpius a pu en apprendre davantage sur le passé de dépravé de ses parents et notamment celui de sa mère dont il n'avait aucune idée.
.
J'espère recevoir des commentaires de la part de lecteurs fantômes cette semaine et j'espère surtout que cette fic' continue de vous plaire. ^^ Que ce soit le cas ou non, n'hésitez surtout pas à me dire tout ce que vous en pensez. S'il-vous-plaît. :)
.
Je vous envoie des milliards de bisous. Comme chaque semaine : à très vite dans vos reviews, à samedi sur FB pour le titre du chapitre onze et la semaine prochaine pour la publicatiooooon !
Chalusse-qui-vous-aime
