Même laïus que pour les chapitres précédents :

# Pensées de Drago

§ pensées de Loona

Voici l'avant dernier chapitre de cette fanfic'. J'espère qu'elle vous aura plu!

Chapitre 10 : RÉVEILS.

10hoo

Le lendemain, Loona se réveilla en ayant l'impression d'avoir fait une grosse bêtise la veille. Cependant, elle n'arrivait pas à retrouver laquelle. Elle avait beau repasser inlassablement sa journée dans sa tête, elle ne trouvait décidément pas. Il faut dire qu'en réalité, après le premier passage en revue de sa journée, elle était restée bloquée sur sa toute fin de journée, et la tendre chaleur des bras de Drago... Doux souvenir bientôt interrompu par deux petites langues rappeuses, lui chatouillant les oreilles. Ça y'était, elle se souvenait de la grosse bêtise: elle avait craqué et promis un chaton à Drago, un chaton pour Rogue. La pauvre bête miaulait maintenant doucement, complètement inconsciente du terrible sort qui l'attendait. Totalement réveillée, elle décida donc de prendre une douche puis d'aller porter le chat à Drago.

De son côté, le préfet en chef se réveillait sereinement. Le baiser de Loona lui promettait plein de douceur pour l'avenir, et il avait passé la nuit la plus agréable de sa vie. Il s'étira le sourire aux lèvres, imitant le chaton qu'il avait réveillé en se retournant pour regarder l'heure. Ils étaient donc tous les deux à quatre pattes sur le lit, les mains/ pattes avant loin devant eux et le popotin relevé lorsque Ginny Weasley ouvrit la porte de la chambre dans un bruit d'explosion. Le chat se réfugia sous le lit, mais Drago, qui n'avait pas ce recours, eu le déplaisir de voir la baguette d'if (contenant une plume de l'hippogriffe qui l'avait frappé, mais ça il ne pouvait pas le deviner rien qu'en la regardant) de la cadette Weasley pointée de manière à l'atteindre juste entre les deux yeux.

Ginny n'avait pas bien dormi du tout, et cela se ressentait sur son humeur. En effet, et malgré les bons soins d'Hermione, elle ne pouvait s'empêcher d'être inquiète pour Loona. Il est à préciser ici que la cadette Weasley tenait de sa mère et avait tendance à materner les gens qu'elle jugeait vulnérables. Or Loona était sans doute (à ses yeux en tout cas), la plus vulnérable de ses protégés. Neville arrivait juste derrière. Bref; après avoir passé une grande partie de la nuit à cogiter au moyen de protéger Loona de ce pervers machiavélique de Malefoy, elle était arrivée à la conclusion qu'il valait mieux prévenir que guérir...Elle allait donc jouer la carte de l'intimidation. (Même les jumeaux avaient peur d'elle quand elle était résolument en colère.)

« Fais le moindre mal à Loona et je te promets que tu souffriras! »

# Je viens de me coincer le dos: je souffre déjà. Et puis pour qui me prends-tu? Un tortionnaire? Je n'ai vraiment pas une réputation à mon avantage... Étonnant qu'elle ne se soit pas sauvée en courant vu les horreurs que l'autre rousse doit lui débiter à mon sujet. Elles sont très amies si je comprends bien. Et je comprend bien, comment pourrais-je mal comprendre? #

« Malefoy je te cause. Tu as compris? Si je découvre que Loona a ne serait-ce qu'un cheveux cassé par ta faute, je te fais manger les tiens avec la bouteille d'eau oxygénée...

- Bon alors d'abord et une fois pour toutes: C'EST NATUREL! Ça peut paraître étrange mais l'hérédité fait des miracles: Perversus [1 Malefoy qui vivait au XIVème siècle avait déjà les cheveux de cette couleur et l'eau oxygénée, il ne connaissait pas. Ensuite, je n'ai jamais eu l'intention de faire du mal à Loona. Pour qui me prends-tu? Tu ne m'as jamais parlé plus de deux minutes, tu ne me connais pas et tout ce que tu vois de moi, c'est mon père. Et puis tu n'as qu'à t'en prendre à papi Dumby: c'est lui qui a parié deux boîtes de chocogrenouilles que...

-Que se passe t'il ici? »

Tout ce remue-ménage avait réveillé Hermione. Celle-ci se tenait donc dans l'embrasure de la porte, en pyjama, quelque peu étonnée de voir Drago présenter ses fesses à Ginny. Loona, qui entre temps avait traversé le château en papouillant, autant qu'elle l'avait pu, le chaton destiné à l'horrible homme des cachots, trouva donc tout ce petit monde très énervé. Avisant la baguette de Ginny, et connaissant son amie comme si elle l'avait faite, elle comprit tout de suite ce qui se passait.

# Ma douceur ! Au secours ! Empêche cette furie de me faire du mal!#

« Ginny, baisse cette baguette, s'il reste trop longtemps dans cette position il va se coincer.

- D'accord. Mais n'oublie pas ce que je t'ai dit toi!

- Mais nom d'un... ouille.»

§ Et voilà: il est coincé. Ginny j'espère que tu es fière de toi. D'un autre côté, c'est en partie de ma faute : j'aurais du d'avantage rassurer Ginny, hier. §

#Que fait-elle? Non : ne me touche pas le dos! Hum... si finalement le massage c'est une bonne idée. Finalement tu as plein de bonnes idées en ce moment !#

Crack

« Aïeuh!

- Ça va mieux?

- Heu...oui. Comment as-tu fait ça?

- Un truc moldu. »

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10h 30

Dans la salle sur demande, dans un lit très confortable, Fred Weasley s'éveillait doucement. Il se retourna et huma l'odeur divine qui émanait de l'oreiller à côté su sien. En ouvrant les yeux, il remarqua une enveloppe. Il la prit, s'assit et la décacheta. Elle contenait un dessin : un croquis de lui endormi. Il retourna la feuille pour voir si il y avait quelque chose d'écrit, mais il n'y vit rien, pas un mot. Un peu déçu, (un « j'ai passé une bonne nuit » ne lui aurait pas arraché la main), il remit le parchemin dans l'enveloppe, et ramassa un long cheveu blanc abandonné sur l'oreiller pour le mettre avec le parchemin. Puis il s'habilla vitesse grand V, et courut réveiller son frère et les autres qui dormaient dans le dortoir des Gryffondors de septième année. (A savoir Harry, le seul à n'avoir trouvé personne pour partager sa nuit, et Neville qui partageait son lit avec Georges).

C'était à 9h30 que Lucius Malfoy quittait la salle sur demande où il avait passé la nuit. A son réveil il avait trouvé son amant d'une nuit à côté de lui, allongé sur le ventre et le dos découvert jusqu'au creux des reins, offrant au regard de l'aîné sa peau de porcelaine tachetée, et douce comme le duvet des jeunes poussins. Il avait conjuré un calepin et un crayon et l'avait dessiné. La première fois depuis la marque. Il avait laissé le dessin sur l'oreiller, il ne savait pas vraiment pourquoi. Peut être pour remercier ce jeune homme de ces instants de jeunesse retrouvée qu'il lui avait offert. Un remerciement pour son inconscience.

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A 11h00, Sirius Black venait de se réveiller et profitait, avant d'ouvrir les yeux, de la douce torpeur du demi sommeil. Ha! ce qu'il aimait son lit.

« TOC, TOC, TOC. »

Il tenta de se convaincre qu'il n'avait rien entendu. Cependant, ce léger bruit avait finit de réveiller son cerveau. Et à présent, il avait un problème: il ne se souvenait pas s'être endormi dans un lit, mais sur la cape de Severus, au sommet de la tour d'astronomie. Comment était-il arrivé dans ce lit? Il se souvint vaguement d'un sort de lévitation murmuré à quelques centimètres son oreille. Il ouvrit les yeux et constata que ce n'était même pas son lit.

« Toc, Toc, Toc »

Encore perplexe, il se leva mécaniquement pour aller ouvrir la porte. Et là il tomba nez à nez avec Drago Malefoy, Loona Lovegood, Ginny Weasley (qui avait insisté pour venir afin de veiller au grain) et un chaton. Les deux jeunes filles se retournèrent, le chaton qui était dans les bras de Loona disparut de sa vue, il n'était donc plus nez à nez qu'avec Malefoy.

Tandis que Ginny réalisait :

« Un homme qui a du chien, et bien au moins un mystère d'éclairé! Je vais pouvoir éviter à Mimi d'enquêter sur tous les hommes de Poudlard... Mouais, sauf que ça, elle ne le croira jamais. Et Harry va faire une syncope ! Je sens que les cours de potion des 7ème années vont se transformer en joutes. Sirius, pourquoi tu gaffes toujours ! »

Drago lui pensait :

« Hé bien finalement, il ne le haïssait pas tant que ça. Quand même, j'aimerai bien savoir ce qui a débloqué la situation… Peut-être le discours de l'autre blondasse. Tiens d'ailleurs je ne l'ai pas revu partir. Peut-être que Severus l'a tué : youpi! »

" Professeur, je ne sais pas si vous le savez, mais... Vous êtes nu."

Clac. La porte venait de se refermer.

Elle se rouvrit quelques minutes plus tard, sur Severus Rogue, habillé, coiffé et humant le savon de marseille.

" Drago, que puis-je pour toi?

- Heu... rien. Nous venions juste t'apporter un chaton, pour te tenir compagnie, mais heu... Finalement, je pense que tu n'en as plus besoin.

- Un chaton? "

Le professeur de DCFM avait eu le temps d'enfiler un peignoir et sautillait maintenant de joie dans la direction du chaton.

" Comme il est meugnon! On l'adopte?

- Je croyais que les chiens et les chats ne s'entendaient pas...

# Il dit qu'il ne voit pas le rapport. #

« Et puis ça c'est MON peignoir !

- S'il te plait mon Sévie chou… On l'appellera Cerbère !

- Ne m'appelle pas comme ça, et non: inutile de faire tes yeux de chien battu, ça ne..."

# Cerbère ? mais il est fou ce gars!, c'est un châton, pas un monstre à trois têtes! #

Mais le terrible homme des cachots fut interrompu par un gémissement plaintif, ressemblant fortement à celui d'un jeune chiot oublié, perdu. Et le froid potion master fondit somme neige au soleil. Il prit le chaton des mains de "la jeune toquée miraculeusement presque douée en potion", le souleva à hauteur de son visage, le regarda droit dans les yeux et lui susurra:

« Interdiction de faire ses griffes sur le tapis, le canapé, les fauteuils ou les meubles, d'uriner partout, de se coucher sur mes vêtements, de venir me faire un câlin, de miauler à toute heure du jour et de la nuit et de me faire cette tête là (La tête en question étant la réplique fidèle de "l'arme secrète" du chat poté. Et oui Severus a toujours été beaucoup plus touché par les animaux que par les humains.) Bon en revanche, tu as le droit: d'attaquer sauvagement quiconque franchit cette porte sans y avoir invité, de rendre chèvre Minerva, de déféquer dans le lit de Potter (regard noir de Sirius qui le découragea de continuer) et d'aller explorer ton nouveau lieu de vie."

Après avoir sauté au cou de son "Sévie chou" et lui avoir fait un gros poutou, Sirius suivit le chat. Severus, rouge comme un homard trop cuit, murmura un bref merci aux jeunes gens, et suivit son animagus favori, non sans remarquer que son filleul tenait Loona Lovegood par la taille et déposait un baiser derrière son oreille et pensa :

« Et zut ! Minerva va jubiler… Il faut que je parle avec Drago »

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à suivre...

Voilààààààààààà, c'est presque fini : plus qu'un chapitre ! (Sauf si je décide de réécrire la fin)

[1J'avoue : je n'ai pas été chercher la traduction de pervers dans le Gaffiot. Inutile d'aller vérifier : ça ne se dit sûrement pas comme ça.