Story: Madly in Love

Autor: Swato

Rating: T

Pairing: AlbusXScorpius

AP&SM

Résumé: Are you killing me ? Une fille ? Et puis quoi encore ?

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_CHAPITRE 9_

Tentative avortée

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« A quoi sert la vie si on ne peut plus voir celui qu'on aime ? A quoi bon avoir des mains si on ne peut plus caresser, si on ne peut plus le serrer dans ses bras ? Si son parfum n'est plus dans l'air, à quoi bon même respirer ? »

Extrait du film « Fanfan la Tulipe »

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Il n'était peut être pas nécessaire d'attendre une minute de plus dans ce collège, pensais-je avec espoir.

Mais, tandis que je marchais vers le dortoir des filles, une voix me souffla à l'oreille qu'il restait encore à effacer la mémoire de Mrs Pomfresh. J'entrais dans la salle commune, distrait et dans un état second, je ne vis pas l'air surpris des garçons en me voyant déambuler dans les couloirs avec un pyjama d'homme sur le dos. Je m'en fichais.

Plus rien ne pourrait m'atteindre, je deviendrais plus teigneux à l'avenir, aucune pitié pour les filles, je les frapperaient sans hésiter la prochaine fois. Je récupérais des vêtements dans ma malle et allait dans la salle de bain pour me changer, l'horloge affichait 7 heure du matin. On était samedi, qu'est-ce que j'allais bien pouvoir faire de la journée ? Il était hors de question d'aller à Pré-au-Lard, IL y allait toujours avec Timothy Nott et Alyssa Zabini. Tandis que je me séchais et enfilais mes vêtements, j'évitais de penser à la conversation qui venait d'avoir lieu, il était hors de question que je me mettes à déprimer, je me l'étais promis.

- Eh Amy ? Tu viens ? Scorpius et Timothy doivent nous attendre ! Demanda Alyssa en passant la tête dans la salle de bain que je venais d'ouvrir.

Alyssa était une fille plutôt gentille pour quelqu'un de Serpentard. Comme on sortait toujours ensemble à Pré-au-lard le samedi, nous avions commencé à parler. Nous n'étions pas de grands amis et elle ne me défendais jamais des autres filles, dieu merci ! Nous étions juste poli l'un envers l'autre.

- Non, pas aujourd'hui. Vas-y, lui dis-je.

Elle me regarda un moment, incertaine puis haussa les épaules et s'en alla. Ça faisait à peine dix minutes que j'avais « rompu » avec LUI et déjà entendre son prénom me faisait du mal. Il était temps que je parte d'ici. Ma résolution de la journée fut de trouver un moyen d'effacer la mémoire de Pomfresh dans la plus grande discrétion. Ça n'allait pas être de tout repos, pensais-je déjà las.

Et en effet, la journée s'écoula sans que j'eus put approcher l'infirmière. Elle était toujours entourée de sa clique de malade ou bien un professeur venait la voir pour lui demander conseil, prendre des potions où je ne sais quoi. Elle ne fut jamais seule, et j'avais passé ma journée à attendre pour rien. Je n'étais pas venu diner à la Grande salle et j'avais entendu dire que Brianna exultait. Je m'en fichais. Personnellement elle pouvait bien croire ce qu'elle voulait, elle ne m'intéressait plus. Se battre à la loyale, c'était amusant. Se battre en utilisant de tels stratagème, c'était juste insultant et vicieux.

Définition parfaite des membres de Serpentard, pensais-je avec un sourire.

Aussitôt que j'eus pensé cela, l'image de Scorpius s'infiltra dans ma tête. Ce n'était pas vrai. Tout les Serpentard n'était pas méchant et vicieux, je l'avais sous estimé. Il était gentil, ce qui était assez marrant venant d'un Serpentard. Je me demandais même pourquoi il était dans cette maison et pas à Griffondor. C'était peut-être une farce du Choixpeau, qui savait à ce stade de nos études ? Après avoir passé une heure de plus devant la porte de l'infirmerie, en vain, je me décidais à rentrer. Un sentiment de soulagement et en même temps d'angoisse tourbillonnait dans mon ventre. Soulagement de ne pas avoir du le faire. Angoisse de devoir le faire dans les jours qui viendraient. Je rentrais avec mes états d'âme aussi lourd qu'une enclume quand un bruit de pas me fit relever la tête. Le destin avait de bien vilaine façon de se moquer de vous. La personne que je voulais à tout prix éviter se trouvait en face de moi. Quand le regard de Scorpius croisa le mien, il détourna vivement le regard. Il n'essaya pas de me parler quand il me croisa ce soir là dans les couloirs. Je restais là, à écouter le bruit de ses pas s'éloigner de plus en plus. J'avais bêtement espéré – malgré moi – qu'il s'accrocherait, et qu'il essayerait de me faire céder à nouveau comme avant. Mais il avait détourné le regard.

Ce soir là, je fus prit d'une paranoïa extrêmement intense. Je posais les sorts les plus compliqués que je connaissais pour me protéger, espérant qu'ils me sauveraient en cas d'attaque surprise. Cette nuit là, je rêvais de Tyler Cross et de son sourire cruel, Andrew le regardait me violer en hurlant de rire. La porte s'ouvrit et Scorpius apparaissait. Il me regarda le temps d'une seconde, détourna le regard et passa à coté de moi sans m'aider. Je m'éveillais sur cette dernière image, un cri au bord des lèvres et pour la première fois depuis plus d'un mois, je craquais et m'autorisais quelques larmes.

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Le lendemain se passa comme le samedi, avec un détail important tout de même. Tandis que j'espionnais l'infirmerie sous la cape d'invisibilité de mon père, je vis Tyler Cross, allongé sur un lit, la figure déformé par les coups qu'il avait du recevoir. Quand Mrs Pomfresh lui demanda qui avait fait cela, il ne daigna pas répondre. Mais je sus directement. Avant même qu'il n'ouvre la bouche. Scorpius m'avait vengé.

- C'est marrant ! J'ai vu Andrew Malone hier et il présentait les même symptômes ! Lui non plus n'a pas voulu me dire qui lui avait fait cela. Serais-ce une maladie contagieuse ? S'exclama l'infirmière d'un ton faussement horrifié.

Je sursautais et faillis en faire tomber ma cape, stupéfait. Scorpius avait frappé Andrew aussi ? Il n'avait pas l'habitude d'être si violent... Je regardais le visage tuméfié de Tyler Cross qui gémissait de douleur... Son visage était méconnaissable, il était enflé de partout ! Je resserrais ma cape contre moi, tremblant et rentrais dans la salle commune de Serpentard sans même attendre que Mrs Pomfresh soit seule pour effectuer ma basse besogne.

Je me postais dans un coin, ma cape sur le dos et regardais les gens passer devant moi tout en réfléchissant, le regard dans le vide. Je me cachais sous la cape depuis hier, je n'avais pas envie de subir la même épreuve que la veille en LE croisant. Je n'allais pas manger dans la Grande salle non plus, préférant demander à Missy d'aller me chercher à manger, bien que l'appétit n'était pas au rendez-vous. Il me manquait, c'était horrible. Je n'avais pas remarqué à quel point il était proche de moi avant hier. Et maintenant, comme je l'avais prévu, la chute était vertigineuse.

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On était le 31 janvier, je n'avais pas envie d'aller en cour, je séchais la matinée et la passais au bord du lac avec mon carnet à dessin. Je ne pus rien dessiner cependant. En ouvrant mon bloc, mon regard s'était figé sur les traits de l'écureuil que j'avais croqué et la bataille d'herbe me revint en pleine figure. Je reposais le carnet et regrettais presque de ne pas avoir été en cour pour tromper l'ennui. Je me forçais à dessiner, mais mes essais étaient infructueux et je m'agaçais plus qu'autre chose. Je fermais les yeux et me calais le dos contre le sol pleureur en face du lac, bien au chaud sous ma cape d'invisibilité. Je regardais les racines s'entrecroiser comme les mains d'amants, puis se quitter comme lors d'une rupture. Fatigué de ma nuit agitée, je m'endormais.

Finalement, je ratais une bonne partie des cours, je m'étais réveillé à seize heure, je n'avais plus qu'une heure de cours. Je m'y rendais en trainant les pieds pour faire acte de présence et montrer que je n'étais pas mort et enterré dans la forêt interdite. Je croisais plusieurs airs surpris face à mon séchage de cours mais personne ne m'adressa la parole. Je m'asseyais au fond de la salle, seul et écoutais d'une oreille distraite. Scorpius était à deux rangs devant moi, assis à coté de Alyssa. Je savais qu'elle était amoureuse de lui et cela m'irrita plus que de raison de la voir assise à coté de lui. Je serrais les poings et les dents mais restais sage.

La fin de journée se passa dans le brouillard, je me souvins avoir pris la direction de la salle sur demande ce soir là. Je n'avais pas la force de supporter les bavardages joyeux et les conversations à deux mornilles. J'étais malheureux, tellement malheureux. Avec Scorpius, supporter mon état de fille-mais-garçon était facile, mais sans lui, c'était un véritable enfer. Je m'étais promis de ne plus déprimer mais cette nuit là, une autre option s'afficha dans mon esprit. Peut-être qu'en finir serait une bonne solution, en finir et ne pas être sauvé à la dernière minute cette fois ci. Mon frère m'avait toujours retrouvé à temps, j'aimais mon frère. Il m'avait fait jurer de ne pas recommencer, j'avais juré mais j'avais refait une tentative la fois d'après, il avait été déçut, mais c'était plus fort que moi. C'était comme si le monde s'efforçait de me faire comprendre que je n'avais rien à faire ici. Les rejets, les humiliations, et même maintenant, la tentative de viol et le harcèlement... Tout ça, c'était des signes que l'on essayait de faire entrer dans mon crâne. Du genre:

Mais qu'est-ce que tu fous encore là ? C'était pas assez clair ? Mais crève, bon sang !

Ma destinée, c'était sûrement de mourir jeune. De mourir à 17 ans ?

Je fermais les yeux et pensais à une salle de bain. Quand je rouvris les yeux, la porte beige que j'avais imaginé se tenait là, à ma droite. Je me levais du lit et m'y dirigeais lentement. J'ouvrais la porte et la refermais derrière moi. C'était la salle de bain de chez moi. J'avais imaginé en tout point ma salle de bain et la salle sur demande me l'avais offerte. Celle où tout avait commencé et avait faillit se terminer, pensais-je. L'odeur de maman flottait même dans l'air. Je fermais les yeux et inspirais le parfum rassurant, essayant de calmer les battements désordonnés de mon cœur. La baignoire et la douche étaient contre le mur, attendant que quelqu'un y entre pour se laver. Je les ignoraient et me dirigeais vers le lavabo. Je ne me regardais pas dans le miroir. J'hésitais longuement. J'avais promis à mon frère, est-ce que j'étais prêt à tout abandonner à nouveau ? Est-ce que j'étais le même Albus suicidaire qu'avant ? Avais-je changé ? Deuxième tiroir à droite, tout au fond. Une lame de rasoir.

Je soufflais et la prenais entre mes doigts tremblant, je la regardais luire à la lumière artificielle. Mes bras étaient nus, je dormais en t-shirt, mes cicatrices étaient apparentes, une petite dizaine au total. Je n'aimais pas couper sur les anciennes blessure, je visais toujours plus haut. Je savais à quel point c'était tranchant ces trucs là. Je me mettais à parler à la lame dans ma tête, ironique et plein de désillusion.

Ça faisait longtemps, hein ?

La vie, cette chienne qui vous pompe jusqu'à la moelle jusqu'à ce qu'il ne reste de vous qu'un vieux vidé de ses émotions, bavant et chiant dans des couches. Je fermais les yeux et inspirais, m'emplissant les poumons de l'odeur de ma mère. Est-ce que j'avais envi de devenir quelqu'un comme ça ? Est-ce que je voulais vraiment que tout se termine de cette façon ?

Je ne savais pas. Je n'arrivais pas à me décider. Je regardais la lame et la posais sur le lavabo avec hésitation. Je ne savais plus ce que je voulais. Je la reprenais et la faisait tourner entre mes doigts, pesant sinistrement dans ma tête le poids de ma vie, cherchant les pour et les contre comme un gamin.

La porte s'ouvrit brutalement et il me fallut plusieurs secondes pour tourner la tête vers l'intrus.

Oh, génial. Une hallu, pensais-je.

Scorpius se tenait devant moi, débraillé et le visage vidé de toute émotion. C'était bizarre, quand je m'imaginais Scorpius, j'avais plutôt tendance à le voir avec un grand sourire de bouffon aux lèvres. L'instant d'après, il tapait sur ma main, faisant valdinguer la lame par terre dans un petit bruit métallique et me donnait une gifle. De plus en plus bizarre, dans mes pensées, jamais Scorpius n'était violent... C'était peut-être pas une hallu finalement. Entraîné par le coup et ne m'y attendant pas, je tombais à genoux sur le sol, complétement hébété.

Complétement hallucinant cette hallucination, il me prit dans ses bras dans la seconde qui suivit. Ça s'était passé tellement vite que je n'y comprenais rien.

- Sale conne ! Cria t-il

De plus en plus logique, pensais-je ironiquement.

Je restais prostré et il me serrait dans ses bras tellement fort qu'il m'étouffait presque. Son souffle était saccadé et terriblement haché, on aurait dit qu'il pleurait. L'instant d'après, un sanglot me monta aux oreilles et je prenais conscience qu'il pleurait vraiment en fait. Cela sembla me défiger, mes muscles se souvinrent comment on bougeait et je le serrais brusquement contre moi, caressant ses boucles d'une main et la nuque de l'autre.

- Abrutie, m'insulta t-il

Je l'écoutais me couvrir d'injure sans broncher, me contentant de caresser ses cheveux sans rien dire. Je l'avais sûrement mérité, même les insultes au féminin. Il se décala violemment et me prit les poignets avant de me plaquer sur le sol. Bien qu'il s'agisse de Scorpius, j'eus peur, la tentative de viol était encore toute fraîche et il faudrait du temps avant que je n'oublie cette histoire complétement. Il remonta mes mains juste à coté de ma tête et voyant que je ne me débattais pas, il relâcha doucement sa prise sur mes poignets, s'installant contre moi. Il me darda d'un regard décidé et impitoyable. Une larme était encore accrochée à ses cils, elle tomba sur ma joue tandis que je retenais mon souffle.

- C'est fini tes conneries maintenant. Je ne suis pas misogyne mais tu vas la fermer et faire à ma manière cette fois ci. Tu n'as pas ton mot à dire, c'est moi qui décide. C'est clair ?

Étonné par son attitude, je hochais lentement la tête. La lame brillait dans un coin de la salle de bain.

Scorpius : 1, Lame : 0, pensais-je.

Mon regard se perdit sur le plafond, j'avais un peu honte qu'il m'ait vu aussi faible, je ne voulais pas le voir. Ce fut sans compter Scorpius. Il prit mon menton entre ses doigts et me fit tourner la tête pour que je le regarde. Je plantais mes yeux dans les siens. Bleu, songeais-je.

- Ne t'avises pas de refaire ça. Ce n'est pas une demande, précisa t-il.

Son ton était dangereux, je hochais à nouveau la tête en fermant les yeux, mes lèvres tremblaient, je les mordis pour essayer de les faire cesser mais cela ne marcha pas. Scorpius scruta un moment mon visage et je me sentais mal à l'aise. Je l'entendis soupirer avant qu'il ne se laisse tomber sur moi, son front posé sur mon cou. Il n'était pas lourd, c'était même agréable. Maudis sois-tu, pensais-je. Je n'avais même pas survécu deux jours sans lui, comment allais-je faire le 6 février quand je devrais partir ? Est-ce que je me jetterais en dessous du Poudlard express au lieu de monter dedans ?

Nous restions comme cela un long moment, quelque fois, je sentais ses larmes rouler le long de mon cou, preuve qu'il pleurait encore. Je n'arrivais pas à pleurer, c'était devenue une chose bien trop commune, j'étais un mec, j'étais plus fort que la moyenne pour subir les saletés qu'on me faisait. Même si à un moment donné, ça finissait par m'étouffer et à me mener ici, dans la salle de bain, devant une lame...

J'avais entouré son cou, je caressais les cheveux courts sur sa nuque d'une main que je voulais apaisante. Mon pouce se perdait sur sa tempe ou sur sa joue, effaçant une larme de temps en temps. Je me sentais vide et plein à la fois. Vide de cette existence qui ne menait à rien. Plein de cette existence qui ne menait à rien sinon à lui. A Scorpius.

Comment je vais faire pour te quitter ? Désespérais-je.

Il faudrait un pied de biche sacrément résistant. Je posais ma joue contre ses cheveux tandis que mes mains se posaient dans son dos et soupirais. Je savais parfaitement que le jour venu, je partirais sans faire de problème. Je me refusais à lui dire que je l'aimais sous cette apparence. Est-ce qu'il le saurait un jour ? Combien je l'avais aimé ? Ou bien est-ce qu'il croirait toute sa vie que je n'avais fait que jouer cruellement avec lui et avec ses sentiments ? Bien trop de question et trop peu de réponse en somme.

Scorpius se releva lentement et je le laissais faire, les bras ballant et vide le long de mon corps. Il se pencha et je crus presque qu'il allait m'embrasser. Je soupirais en fermant les yeux avant de sentir une main sous mon dos et une autre sous mes genoux. Il me souleva aussi facilement que si il s'agissait d'une plume. Je me laissais faire, je profitais égoïstement de la proximité qu'il mettait entre nous tout en sachant que ça lui ferait beaucoup de mal par la suite. Je n'avais pas l'intention de lui écrire, ni de le revoir. Amy allait venir au monde, pas renaître.

- Poses moi par terre, je sais marcher, râlais-je.

Mais ta gueule ! Quel con ! M'engueulais-je.

Il m'obéit et me laissa descendre, je trébuchais jusqu'au lit avant de m'y laisser choir. Le manque de sommeil et de nourriture se faisait ressentir ! Je secouais la tête tandis qu'il s'asseyait à coté de moi, il soupira et se laissa tomber en arrière contre le matelas.

- Comment tu m'as trouvé ? Demandais-je en regardant le mur en face de moi.

- Tu n'es pas la seule à connaître la salle sur demande, siffla t-il.

-Sérieusement, demandais-je. Tu me suis ou quoi ? Tu tombes toujours au pire moment, constatais-je.

Il gronda et tira brusquement sur mon bras, me faisant tomber sur le lit à mon tour. Son regard furieux se planta dans le mien et je frissonnais sous la menace de ses prunelles céruléennes.

- Je suis à deux doigts de t'en foutres une. J'ai jamais eut envie de frapper quelqu'un aussi fort. Ce n'était pas un ordre quand je te disais de ne pas recommencer, c'était une menace, dit-il en serrant les dents. Recommences, et t'es sûr de m'avoir sur le dos jusqu'au restant de ta vie, France ou pas. Je te botterais le cul jusqu'en enfer, tu m'as bien compris ?

Merde, il fallait que je fasse une nouvelle tentative pour qu'il me suive en France, pensais-je. Puis je me rabrouais, il ne devait pas me suivre. Je devais faire taire cet espoir de le revoir à nouveau après le 6 février. Je hochais la tête et il me lâcha, s'allongeant à coté de moi dans un bruit sourd. Je ne sais pas lequel de nous deux s'endormit en premier, son souffle était calme et apaisant. Je ne pensais déjà plus que je devais le quitter avant de lui faire trop de mal ou que je devais lui foutre une baffe pour son insolence. Sa respiration m'endormait, je fermais les yeux.

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« Se faire sucer ça va bien 5 minutes, merde ! Y faut que je baise ! »

Extrait du film « American Pie »

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Quelque chose de mouillé se posait sur mon visage, je secouais la tête en fermant les yeux plus fort. Ça persistait, j'ouvrais les yeux et tombais face à une bouille de chat. Je sursautais et me redressais sur mon lit.

- Oh punaise ! M'exclamais-je.

Je posais une main sur mon cœur avant de regarder autour de moi. Ah, c'est vrai, la salle sur demande et tout ce qui s'en suivait. Je tapotais à coté de moi sans regarder, les draps étaient vides donc Scorpius était déjà levé. Je tendais l'oreille et entendait la douche fonctionner dans la salle de bain. Bon, il prenait sa douche, quel jour on était déjà ? Je lançais un tempus. Lundi 31 janvier, 7 heure du matin.

Je m'étais réveillé tard aujourd'hui. Un miaulement attira mon regard et je tombais sur la face innocente de ce petit démon. La boule de poil s'élança vers moi comme si il ne m'avait pas vu depuis une semaine et frotta sa joue contre mon ventre. Je l'arrêtais et le prenais contre moi, le caressant d'une main distraite tout en réfléchissant aux cours que nous avions aujourd'hui.

Je haussais les épaules. Bah, c'était pas très important, pensais-je.

- Oh. Salut.

Je me tournais vers Scorpius qui venait de sortir de la salle de bain déjà habillé. Je lui fis un petit signe de tête, j'avais une voix horrible au réveil. Il avait l'air gêné et il ne savait pas quoi faire. Je le regardais se dandiner d'un pied à l'autre avant de lever les yeux au ciel. Il était tellement nerveux ! Il releva soudainement la tête et me regarda droit dans les yeux.

- Écoute, malgré ce que j'ai dit hier, je suis incapable de te forcer à quoi que ce soit. Alors même si j'ai dit que je décidais à partir de maintenant, c'est pas vraiment le cas.

- Hn, acquiesçais-je.

- Mais n'essaye pas de m'éloigner. Ça ne marchera plus. J'ai décidé que je restais avec toi, peu importe ce qui se passe ou ce que tu penses. Tu dis toujours que tu me feras souffrir mais je sais à quoi m'en tenir. Ça ira.

Je haussais les épaules, vaincu. De toute façon j'avais renoncé à me séparer de lui à la seconde où il était apparut dans la salle de bain. J'acquiesçais à nouveau et rassemblais quelque affaire pour aller me laver. Ce matin là, Scorpius me força à aller petit déjeuner à la Grande salle. Brianna me lança un regard noir. Apparemment, elle était au courant que son plan avait capoté et qu'ils n'avaient pas eut le temps de me violer. Je ne lui adressais même pas un regard, elle avait terminé de me chier dans les bottes, c'était fini.

Alors que je mangeais une biscotte beurrée, Scorpius mit à plat le journal qu'il tenait dans les mains. J'en lâchais ma biscotte. Sur la première page, mon père tenait ma mère serré dans ses bras. Maman pleurait à chaude larme et elle semblait faire beaucoup de bruit. L'image articulée bougea et je vis mon père lui murmurer : « Chuuuut » à l'oreille pour la calmer. En grand sur la page s'affichait ce texte:

TOUJOURS AUCUNE NOUVELLE DE ALBUS POTTER !

Le jeune Potter est toujours perdu dans la nature. Les enquêteurs et Aurors affirment avoir perdu sa trace à la limite du territoire Anglo-saxon. La thèse du kidnapping est toujours envisagée bien qu'aucune trace de lutte n'ait été détecté dans la chambre de Albus Potter à Ste Mangouste. La médicomage qui avait affirmé avoir vu une silhouette sombre emportant le jeune homme a démentit ses propos en face des Aurors la semaine dernière. La disparition de Albus Potter serait-elle du à une fuite ? A un kidnapping ?

En résumé, ils ne savaient rien. Mais pour combien de temps ? Il suffisait que Mrs Pomfresh s'inquiète à ce propos et aille en discuter avec Mrs McGonagall qui ne se souviendrait plus de rien. Quel serait la réaction de l'infirmière ? Elle réfléchirait longuement à la situation, ne comprenant pas. Puis elle ferait le lien et elle irait prévenir quelqu'un. C'était inévitable. Il fallait absolument que je lui efface la mémoire. Il en allait de mon avenir et de ma santé mentale aussi. Dans mes pensées, je ne remarquais pas tout de suite l'air inquiet de Scorpius. Mais quand je le vis, je posais une main sur son poignet. Il me regarda avec un pauvre sourire, je lui rendis.

- Tu es inquiet pour lui ?

- On peut dire ça, éluda t-il.

- C'est encore à propos de la farce que tu lui as faite ?

Il fallait que je saches à quel point il détestait Albus Potter. Les sentiments qu'il ressentait à propos des deux étaient si éloignés alors qu'il s'agissait de la même personne ! Il fallait que je sache si il m'aimait un tant soi peu en garçon. C'était masochiste, la réponse me ferait sûrement du mal, mais j'avais besoin de le savoir.

- Un peu. Je ne sais pas, soupira t-il, Il est bizarre ce gars, il m'a détesté dès qu'il m'a vu.

- Bizarre ? Demandais-je

- Ouais. Carrément schizo si tu veux mon avis, plaisanta t-il.

Mais ça ne me fit pas rire. Alors c'était ce qu'il pensait de moi ? Que j'étais un gars bizarre et complétement schizophrène ? Je souriais finalement. C'était un peu vrai, mais que ce soit la seule personne aux yeux de qui j'existais qui me dise ça faisait un peu mal. Je fis semblant de rien et continuais ma biscotte, levant les yeux au ciel en sentant le regard de Brianna et Patricia sur moi.

- Alors pourquoi tu es inquiet pour lui ? Demandais-je en haussant les épaules.

- J'en sais rien. Je suppose que j'aimais bien lui faire des farces. C'était amusant, je m'ennuie un peu de lui, m'avoua t-il avec un sourire malicieux.

- Sympa. En gros, ma présence ne te distrait pas, dis-je pensivement.

Scorpius ouvrit la bouche, la referma puis sembla réfléchir à ce qu'il venait de dire, il rougit. C'était la première fois que je le voyais rougir, c'était amusant et assez mignon je dois dire. Il se mit à balbutier que bien sûr que non ! J'étais très distrayante ! Et amusante et bla bla bla. Je ne l'écoutais plus et me perdais dans mes pensées. Qui dérivèrent immédiatement sur Pomfresh. Je pourrais toujours simuler un malaise et demander à aller à l'infirmerie. Ah, problème : Scorpius ne me lâcherait pas d'une semelle. Une moue agacée et déçue se peignit sur mon visage et il sembla prendre ça pour du scepticisme.

- Je te jure que je ne m'ennuie pas avec toi !

- Je te crois, lui dis-je finalement. Ma présence t'es indispensable, fanfaronnais-je.

Scorpius ne répondit pas mais me lança un sourire en coin – celui qui me faisait craquer – avant de se lever. Je le suivais. Être à coté de lui alors que j'avais pris conscience de mes sentiments pour lui... ça faisait tout drôle. Sa proximité me dérangeait des fois, j'en avais trop conscience. C'était trop d'un seul coup. Pourtant il avait tout le temps été tactile de cette manière avec moi depuis que j'étais Amy. La journée se passa dans la maladresse. Je n'osais plus trop le regarder des fois, j'en avais même oublié de mettre mon plan en exécution. Je déjeunais et dinais sous le regard brûlant de Brianna, Patricia et Adrianna mais ne m'en formalisais pas. Scorpius avait décidé de garder ma main en otage pendant tout le diner et je n'arrivais simplement pas à arrêter de rougir. Quand il se leva, j'essayais de la récupérer en lui crachotant des insultes mais il fit la sourde oreille, un grand sourire aux lèvres.

Nous dormîmes dans la chambre de Scorpius ce soir là, j'avais le chat contre moi. Scorpius avait décidé de l'appeler Gribouille, allez savoir pourquoi ! Je caressais son poil brillant et frottait mon menton contre sa tête. Il était tout doux, on aurait dit une peluche. Je déposais un baiser le haut de sa tête et entendis Scorpius grogner dans mon dos.

- Quand je pense que tu embrasses un chat et que moi tu ne veux même pas me donner la main !

- C'est pas pareil ! M'indignais-je

- Comment ça s'est pas pareil ! Je t'ai entendu lui faire un bisous !

- Bien sûr, mais c'est un chat ! Tu vas pas être jaloux d'un chat quand même ?

J'étais amusé en même tant qu'irrité. Un mélange assez détonnant.

- Et si je l'étais ! Dit-il d'un ton boudeur.

Je soupirais en levant les yeux au ciel. Je me redressais un peu dans le lit, le chat gronda, apparemment en colère que je lui vole sa bouillotte. Je regardais Scorpius dans les yeux en me retournant.

- Si tu l'es, tu es ridicule ! Dis-je d'un ton évident.

- Eh ! S'indigna t-il

Je secouais la tête en le regardant attentivement. Il avait gonflé ses joues et m'observait les bras croisés, dans une attitude boudeuse. Il avait ébouriffé ses cheveux en passant une main dedans, ses yeux brillaient à la lumière de la lune et son pyjama bleu était un peu trop grand pour lui. Trop mignon, pensais-je. Au diable mes résolutions ! Je n'étais qu'un humain après tout ! Je me penchais sur lui et l'embrassais. Rien que pour voir son air étonné, ça en valait la peine. Je me reculais et le toisais. Ses joues étaient roses et il me regardait comme si une antenne m'était poussée au milieu du front.

- Satisfait ? Dis-je d'une voix hautaine.

- Pas vraiment, rétorqua t-il d'une voix rêveuse.

Il se releva sur les coudes et comme j'étais penché sur lui, il prit de nouveau mes lèvres. Je me raidissais quand il entrouvrit la bouche mais l'instant d'après, j'étais à califourchon sur lui par je ne sais quel miracle et je l'embrassais comme si ma vie en dépendait. Je ne savais plus où poser mes mains, j'avais envie de toucher son dos, ses joues, ses cheveux son torse... J'avais envie qu'on soit plus proche, encore plus proche. Je collais ma bouche contre la sienne, aspirant sa lèvre inférieure, la mordillant. Il me rendait coup pour coup, jamais je n'avais échangé un baiser si sensuel et chaud.

A partir de ce moment là, il fut difficile de me décoller de ses lèvres. L'odeur de Scorpius m'enveloppait comme un manteau chaud, capiteuse et rassurante. Et je m'y blottissais avec plaisir. L'air nous manqua au bout d'un moment et nous dûmes nous séparer bon gré mal gré. Sa respiration saccadée se répercutait sur mes lèvres entrouvertes et j'avais encore envie de l'embrasser. Seulement l'apnée c'était pas mon truc, pensais-je en grimaçant.

Je grognais quand je remarquais que ses mains étaient sur mes fesses mais ne les faisaient pas bouger. Je n'étais pas prude, et de toute façon, j'étais bien mal placé pour parler. Mes mains étaient sous son t-shirt.

- Euh... Whaou, balbutia Scorpius.

- Ça tu l'as dit, confirmais-je.

Les yeux de Scorpius étaient brillant, j'y voyais une pointe d'amusement mêlée à de la tendresse, je ressentais la même chose pour lui, si seulement je pouvais être moi même et le lui dire. J'enlevais une main de sous son t-shirt et lui caressais la joue du bout des doigts, appréciant les courbes douces de son visage. Ses sourcils blonds se relevèrent face à mon geste. C'est vrai que je n'étais pas souvent tendre avec lui. Je ne pouvais pas. Ça me ferait autant de mal qu'à lui, mais c'était le prix à payer pour vivre ce que nous vivions en ce moment.

- Pourquoi est-ce que tu es triste ? Chuchota t-il

- Parce qu'on ne se reverra pas, avouais-je sincèrement.

Il eut un petit sourire et me rendit mon geste, caressant tendrement ma joue du dos de la main.

- Si tu crois que je vais te laisser partir. Je te retrouverais où que tu ailles, petite Amy, entonna t-il d'une voix douce.

- On pari ? Dis-je avec un sourire amer.

- Il n'y a rien à parier, dit-il, c'est une promesse.

Je secouais la tête, exaspéré et en même temps amusé. Scorpius Malfoy n'avait rien à faire à Serpentard, il était bien trop fidèle et chevaleresque. Est-ce qu'on avait échangé nos noms sur la liste ? Albus Potter aurait du partir à Serpentard, il était lâche et faible. Scorpius était fort et déterminé, il était le fils que mon père aurait voulu avoir, sûrement. Mais je n'étais que moi même. Un lâche qui allait fuir tout ce qu'il connaissait pour ne pas qu'on se moque de lui.

- Fais ce que tu veux, Scorpius, finis-je par dire.

- Si tu me laissais vraiment faire ce que je veux, on en viendrait plus souvent aux mains, dit-il d'un ton taquin.

Je riais et lui tapais le bras. Ses mains étaient toujours sur mes fesses, mais ça ne me dérangeait pas vraiment. Je lui pris le menton et l'embrassais chastement sur les lèvres, refusant qu'il aille plus loin. Scorpius arrivait toujours à chasser ma tristesse, il était le soleil. Il grogna et ses mains se resserrèrent sur mon postérieur, je poussais un petit gémissement surpris.

- La nouvelle Amy me plaît, déclara t-il d'un ton satisfait.

- Amy n'a pas changé. Elle a cédé. Si facilement que c'en est affligeant d'ailleurs, geignis-je.

- Mes mains ne te dérangent pas ? S'étonna t-il.

- Je savais que tu étais un pervers, dis-je en plissant les yeux. Je ne suis pas prude, je vais pas me mettre à hurler comme un hystéro parce que tu poses tes mains à des endroits... critiques on va dire, finis-je avec un sourire.

- Whow, t'es la première fille qui ne pars pas en criant. Je crois que je fais une fixation sur les fesses, dit-il en riant.

- Sur les fesses en général ? Demandais-je en ébouriffant ses cheveux et sur le ton de la discussion.

- Tes fesses sont particulièrement... géniales, en fait, avoua t-il les joues roses, gêné.

Un petit moment se passa ainsi, le chat s'était roulé en boule à ma place quand il avait vu qu'on en avait pour une plombe. Je regardais l'horloge dans la chambre de Scorpius : 11h36. Je triturais ses cheveux et il me laissait faire, une de ses mains étaient remontés sur ma hanche et il avait passé une main sous mon t-shirt avant de me lancer un regard interrogateur. Je souriais, si il avait ouvert la bouche, la question aurait sûrement été : Je peux ? J'acquiesçais en hochant la tête.

Je n'avais pas prévu ma réaction. Le contact de sa peau me fit l'effet d'un électrochoc, mon souffle se coupa et je vacillais un peu. Je me laissais tomber contre lui, le souffle court. Je lui lançais un regard mortifié, m'apprêtant à m'excuser mais à son visage, je compris qu'il avait une assez bonne idée de ce que je ressentais. Sa respiration s'était accélérée. J'enroulais mes doigts aux draps et me mordais les lèvres. J'avais terriblement envie de le toucher. Ma hanche me picotait, ce n'était pas désagréable, c'était plus comme un délicieux frisson qui remontait le long de mon dos, mais cela, sur ma hanche. Sa main se décala et épousa le creux de mes reins, l'air ne voulait plus passer correctement dans mes poumons. C'était tellement fort comme sensation, j'avais l'impression que mon sang faisait des gros bouillons aux endroits qu'il touchait. Je secouais furieusement la tête et haletais, les yeux fermés.

- Arrête, Scorpius, dis-je à bout de souffle.

- Je croyais que tu n'étais pas prude, dit-il sur le même ton.

- Ça va au delà de ça. Je veux pas coucher avec toi, du moins pas ce soir, marmottais-je.

- Oh, haleta t-il. Ça fait beaucoup de révélation en une nuit.

Il m'écouta cependant et enleva sa main de dessous de mon t-shirt. J'étais incapable de me pousser de sur lui par contre. Je tremblais un peu de cette expérience assez inattendue. Il posa sagement ses mains sur mes épaules tandis que j'essayais de me calmer. Je ne savais pas si c'était parce que j'étais une fille ou bien parce que c'était lui mais... bon sang ! Je soufflais profondément.

- Bordel, dit-il en écho à mes pensées. C'est difficile de t'avoir là et de te résister quand même, je suis qu'un homme bon dieu, gémit-il.

Je dénouais mes doigts du tissus, les pliants pour retrouver ma mobilité. Je remuais un peu, je sentais qu'il était excité et ça n'était vraiment pas le moment. Je me fis basculer sur le coté et soupirais. Ça devait lui faire mal, me dis-je en pensant à son problème plus au sud. Je haussais les épaules en fermant les yeux. Il remua longtemps à coté de moi puis finit par soupirer et se lever direction la salle de bain. Je me demandais comment il allait régler ça... Douche froide ou... Mes sens s'enflammaient quand je pensais à Scorpius en train de se donner du plaisir. Mon excitation me revint en pleine figure et j'enfouissais ma tête dans l'oreiller. Il eut beau essayé d'être discret, je l'entendis faire, et cela mit mes nerfs à rude épreuve.

Bon dieu, j'avais tellement envie de lui. Mais pas dans ce corps. Je secouais la tête tandis qu'il revenait s'allonger à coté de moi comme si de rien n'était. Il me serra dans ses bras et il s'endormit. Moi, je restais longtemps éveillé, frustré et insatisfait. Je fis la moue en le regardant dormir. Tout un tas d'images perverses me venait dans la tête et j'en venais à rougir de ce que je pensais. Ça n'allait plus, Scorpius m'avait perverti.

La fatigue finit par me rattraper et je m'endormais à une heure avancée de la nuit dans les bras de celui que j'aimais... mais que j'allais devoir quitter dans 6 jours.

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A suivre...

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Voili. Je m'avoue un peu déçu des réactions du précédent chapitre...

Oui plutôt: DU MANQUE de réaction. Je demande pas la lune quand même.

J'trouve ça un peu abusé quand je vois les visites et le nombre de review.

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Comment voulez-vous que des auteurs amateurs se sentent en confiance quand c'est si... vide !

J'veux dire, bon d'accord, y a les gens qui ont la flemme, y a les timides et tout et tout, mais merde on est sur un site, c'est comme une grande famille non ?

Alors quand on passe quelque part et qu'on lit une fiction, on laisse une trace de son passage ou on dit juste "COUCOU" !

Moi au départ j'étais comme ça, je laissais pas de review, mais je me suis rendu compte à quel point ça vous fout un coup au moral de se dire que peut-être l'histoire ne plait pas et qu'on devrait la supprimer ou ne pas la terminer plutôt que de se rendre ridicule !

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Les auteurs de métier ont la vente de leurs livres, le nombre de fan, les sites ect pour se mettre en confiance et donc continuer à écrire avec motivation. Et nous on a vos review ! Donc c'est important de dire ce qu'on pense, même si on a pas aimé !

Au rythme où j'en suis, sérieusement, je pense que ma fic c'est de la merde et que je devrais peut-être tout arrêter vu que ça semble pas plaire aux gens (c'est en aucun cas une menace, j'ai commencé, je continu mais sérieux, je me sens blasé et super déçue)

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C'était le coup de gueule de Swato ^^ Merci à Kyooran pour son dessin et pour son soutien !

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Je vous souhaite quand même de bonnes fêtes (bande d'ingrat lol)

A vendredi prochain.