Tiens Jenn, cadeau. xD.

Un chapitre un peu plus court que les précédents mais voilà.

Bonne lecture ! ~


« Bon, Marlu, ça va plus être possible ça.

– Je sais.

– Je ne veux pas rester un jour de plus ici. Ça sert à rien.

– Oui, je comprends mais...

– Ils vont se poser des questions et c'est sur nous que ça va retomber. Sur nous. Je n'ai pas vraiment envie de me retrouver au fin fond d'une fosse commune, au cas où.

– Ça va ! Propose une solution alors. Qu'est-ce que tu veux qu'on fasse ?

– Je ne sais pas. Elle est réveillée non ? Elle sait se démerder. Elle a pas besoin de nous.

– Bien sûr que si.

– Je te dis que non.

– Regarde-là. Elle est à moitié zombifiée. Elle sait à peine ce qu'elle fait. Tu sais ce qu'elle vit ?

– Non, et je préfère ne jamais le savoir. Elle ne va pas rester comme ça très longtemps. Tu sais ce qu'ils nous avaient dit. Que c'était des cas rares mais qu'ils étaient...

– Dangereux ? J'ai entendu. Le problème, c'est qu'on ne sait pas dangereux pour qui.

– Pas pour vous, en tout cas. Seuls les membres de l'Organisation ont des raisons d'avoir peur. »

Une voix douce avait interrompu la conversation.

Larxene et Marluxia sursautèrent. Naminé n'avait pas pris la parole depuis cinq jours. C'était la première fois qu'elle s'exprimait de vive voix. Les deux partenaires échangèrent un regard inquiet. C'est Larxene, qui, la première, s'adressa à la rescapée.

« Qui nous dit qu'on peut te croire ? On n'a jamais fait face à quelque chose comme ça. Qui nous dit que t'es pas... Je sais pas moi, dérangée depuis que...

– Je n'ai pas changé. Je vais bien.

– À vrai dire je me fous de savoir comment tu te portes. »

Naminé lui offrit un sourire feint.

« Je m'en doute. Mais le problème n'est pas là. »

Marluxia se leva et s'approcha d'elle.

« C'est vrai que t'as l'air mieux. Mais...

– Ne perdez pas votre temps. Retournez à la station. Ils vont se poser des questions. »

Ils échangèrent un nouveau regard, suspicieux. Le changement était radical.

Naminé avait passé cinq jours complets sans bouger, le regard vide. Elle n'avait pas répondu à leurs paroles, n'avait pas réagit aux différents stimuli et ressemblait à un mort-vivant. Et là, d'un seul coup, elle s'était levée, avait repris des couleurs, comme si rien ne s'était produit. Tout ce qui lui restait, c'était cette lueur indéfinissable dans le regard, entre mépris et colère, et une nouvelle détermination. Elle avait trouvé un but.

« Naminé...

– C'est bon, Marluxia. Allez-y. Ne parlez de ça à personne. Vous n'avez qu'à dire que je suis morte... »

De toute façon, c'est à peu près le cas.

« Pour qui tu nous prends ? On n'est pas stupides. C'est bon, on s'en va. »

Larxene fit mine de sortir. Son partenaire, quant à lui, semblait avoir du mal à se décider.

« S'ils te trouvent...

– Qu'est-ce qu'ils feront de moi ? Je ne sais pas. Ils me tueront. Ou ils essayeront de me contrôler. Je ne sais même pas si j'ai encore du pouvoir. Je ne sais rien. C'est le noir complet...

– Peut-être que tu devrais rentrer avec nous.

– Pas question. L'Organisation a détruit ma vie. Elle nous a manipulé. Mais elle n'a plus le moindre contrôle sur moi. C'est fini, le chantage...

– De quoi tu parles ?

– Demande à Larxene. Je ne rentre pas. J'ai... Des choses à faire. »

Larxene revint. Légèrement nerveuse, elle lui coupa la parole.

« Quel genre de choses ?

– Le genre qui ne se dit pas dans des endroits comme celui-co. Partez. Oubliez-moi. Je n'existe plus.

– T'es certaine ?

– Oui. Allez. »

Larxene lui lança un regard méprisant. Pour qui se prenait-elle, d'un coup ? Elle attrapa Marluxia par le bras et l'emmena dehors. Mieux valait laisser Naminé tranquille. Mieux valait ne plus penser à tout ça. Oublier.

C'était la seule solution.

La porte claqua. Naminé soupira.

Elle s'assit, la tête entre les mains. Elle avait réfléchi assez longtemps. Elle savait ce qu'elle avait à faire. La question était : où et comment ?

Une horde de sentiments et de pensées se bousculaient dans sa tête, traître. Elle s'efforçait de les ignorer, ne gardant à l'esprit qu'une seule pensée : la vengeance. L'Organisation l'avait créée pour en faire une arme de guerre. Elle n'avait jamais eu le choix. Il était temps qu'ils paient.
Sora avait toujours été la seule personne à qui elle avait pu s'accrocher, la seule qui la maintenait liée au centre. Maintenant qu'il avait disparu, elle était perdue, seule et abattue. Tout ça était de leur faute ; ils avaient volé la vie de Sora, volé son bonheur, volé sa chance d'avoir une véritable enfance. Il était mort sans connaître tout ce que les autres êtres humains vivaient. Tout ce qu'il avait pu faire, c'était générer une enveloppe vide, sans âme, sans perception. Et aujourd'hui, c'était tout ce qu'il restait de lui.

Elle devait le défendre. Le venger. Punir ses bourreaux.

La colère et la haine l'aveuglaient presque. D'apparence, elle restait calme ; à l'intérieur, elle n'était qu'une abysse de ténèbres, de rage, de peine. Du désespoir à son état le plus brutal.

Elle se leva, déterminée. Il était temps que quelque chose se produise. Ils allaient le regretter.
Elle enfila un manteau, s'échappa du poste de secours, sans un regard en arrière. Elle ne reviendrait sans doute plus jamais, mais elle n'en avait cure. Que la fête commence.

« Salut, Vanitas. »

Deux mots que je n'avais plus entendu de sa part depuis trop longtemps.

J'étais assis, seul, sur une table abandonnée du réfectoire. Loin des autres pour ne pas entendre leurs murmures et leurs sarcasmes, pour ne pas penser à leur vie extraordinairement normale. Je n'avais plus aucune envie d'avoir un semblant de vie sociale. L'hypocrisie était quelque chose de fatiguant, à la longue. Ils avaient tous décidé de me mettre à l'écart ; soit. Je me mettais à l'écart.

Ces deux mots m'ont tiré de mon univers solitaire un instant. Ven s'est assis en face de moi, le regard perçant. J'ai eu la soudaine impression qu'il cherchait à sonder mon esprit à travers ses prunelles. Mal à l'aise, j'ai détourné le visage sans répondre.

« D'accord... Tu peux revenir, si tu veux. »

Il a émis un léger soupir puis est parti rejoindre ses amis.

Il m'avait dit que je pouvais rentrer. Est-ce qu'il le veut vraiment ?

L'envie de retrouver cette chambre que j'avais quitté – qu'on m'avait obligé à quitter – m'a envahi avec une puissance que je n'aurais jamais soupçonné, et je me suis levé dans l'espoir de pouvoir y retourner, enfin.

Arrivé devant, j'ai eu un instant d'hésitation. Et si j'avais mal compris ? Si l'accès m'en était toujours interdit ? Après tout, c'était possible, avec lui. Ven était si imprévisible. J'ai posé ma main sur le battant et ai poussé la porte en fermant les yeux. Un soupir a franchi la barrière de mes lèvres. Je devais bien l'avouer : cette pièce m'avait manqué. Enfin un havre. Un lieu connu, quelques objets divers, une odeur familière qui faisaient de cette chambre la nôtre. La sienne. Malgré mon absence, je m'y sentais encore à ma place. Bien mieux qu'ailleurs.

Mon lit était fait, impeccable, comme abandonné. Froid et vide. Je me suis approché de la fenêtre. Janvier, et la neige avait colonisé le paysage, rendant la vue d'une blancheur immaculée. Je distinguais à peine quelques arbres, les plus proches. La vitre était glacée.

Rien n'avait changé. Tout était à sa place. La seule différence était la légère mélancolie qui flottait dans l'air, accablante.

Le vieux miroir traînait toujours dans un coin de la pièce, comme laissé pour compte. Ven l'avait relégué là les premiers jours de notre venue. Il n'avait pas sans doute plus eu envie de faire face à son reflet.

Je l'ai soulevé, l'ai posé sur le bureau. J'ai dégagé la poussière avec ma manche, pour me retrouver nez-à-nez avec ma propre image.

T'es pas beau à voir, Vani, pas beau du tout. T'as l'air fatigué. T'as l'air triste. On va finir par te donner dix ans de plus que ton âge, si ça continue. Manque plus que les rides.

Un beau portrait de la dépravation. Le voilà, le résultat. Qu'est-ce qui m'avait conduit jusque là ? Mon orgueil ? Mes envies de liberté ? J'ai lâché la glace subitement.

Et ensuite...

Je me suis soudain retrouvé couché sur mon lit. Le soleil avait disparu. J'étais en pyjama. Au milieu de la nuit.

Je me suis assis. Est-ce que j'avais dormi ?

Ça me semblait étrange. Je ne me souvenais pas m'être couché. En fait, en y repensant... Je ne savais même pas comment j'étais arrivé là. Je me suis frotté les yeux, exténué. J'ai balayé la pièce du regard. Notre chambre... J'ai tourné les yeux vers le lit voisin. Vide. Ven n'était pas là. Encore...

« Mais c'est quoi son problème ? »

Je me suis levé. Le miroir trônait sur la table de bois, parfait. C'est bizarre, j'aurais juré l'avoir fait tombé tout à l'heure...

Mon portrait s'approchait lentement de moi. Des cernes noirs s'étaient ajoutés au tableau déjà peu attirant qui m'avait fait face alors. En le détaillant, j'ai pu remarquer que mes yeux étaient légèrement enflés. J'ai frôlé mes paupières du doigt. J'ai pleuré... ?

Tout ça n'était pas normal.

J'ai attendu que la nuit se renomme matin pour sortir de la pièce, toujours à moitié dans le gaz. Peut-être que Ven dormait. La sensation était presque identique.

Pourtant, il déjeunait tranquillement dans le réfectoire principal, seul. Manifestement bien réveillé. Je me suis installé en face de lui, oubliant pour une minute nos différends. Il m'a observé un moment puis a vaguement joué avec la nourriture étalée dans son assiette.

« Salut. »

Il s'est mis à détailler sa fourchette. Passionnant.

« Ven ? T'étais où hier ? »

Pas de réponse. J'ai soupiré. C'est pas possible d'être têtu à ce point là... J'ai posé la main sur son épaule. Il a sursauté avant de me repousser avec force.

« Me touche pas.

– J'en aurais pas besoin si tu répondais à mes questions.

– ...

– Dois-je en conclure que tu ne veux toujours pas me parler ?
– Voilà. »

Pas besoin de rester plus longtemps. Je suis sorti le temps que les cours commencent. Je ne les ai même pas vu passer. Comment les autres voulaient-ils que je fasse des efforts s'il n'était pas capable d'en faire lui même ? Comment étais-je censé réagir lorsqu'il passait son temps à m'éviter ?

Et encore une fois, le trou noir. Comme si j'avais fermé les yeux une seconde pour les rouvrir des heures plus tard, sans raison, sans explication.

Je me suis retrouvé dans mon lit, en sueurs, la bouche pâteuse, ensommeillé. Je me sentais mal. Une nausée s'est emparée de moi et m'a habité durant des heures. Des heures nocturnes, mornes. Seul. Pourquoi ?

Quelque chose clochait.

On était le matin, puis de nouveau la nuit. Et la journée, alors ?

Réfléchis, Vani. Qu'est-ce que t'as fait aujourd'hui ? Tu t'es levé. T'es allé parler avec Ven. Et après ?

Après, rien. Juste du noir. Total. Perte de conscience ? J'en doutais.

J'ai oublié ? Je dormais ou quoi ?

À en juger par les cernes sous mes yeux, non. J'avais l'air de tout sauf d'un mec reposé. Je me suis levé. Bon. Récapitulons.

Que s'est-il passé hier ? Je suis revenu ici, j'ai regardé mon reflet, j'ai lâché le miroir. Ça je m'en souviens. Ensuite ? Je ne sais plus. Je me suis réveillé la nuit. J'ai attendu le matin. Plus rien. De nouveau la nuit.

Tout ça n'était pas très logique.
C'est pas possible ça Vani. T'as Alzheimer ? Qu'est-ce que t'as fait, avant-hier ? Et avant ?

Tout a semblé soudain très flou. Mes souvenirs se mélangeaient les uns aux autres, succession de scènes sans rapport en elles.

Seule une personne pouvait m'expliquer ça.

J'ai déambulé dans les couloirs, sur le point de perdre l'équilibre à tout instant. Cette fois, c'était certain, Ven dormait. J'étais beaucoup trop fatigué. Je suis arrivé au couloir gris. Pas le moindre souffle.

Je suis passé par tous les endroits que je connaissais, par tout ceux où j'avais croisé Epsilon. Aucune trace. Peut-être que Xemnas l'avait récupéré.

Je suis retourné me coucher.

Durant des nuits, j'ai marché dans l'aile Est. Jamais je n'ai revu Epsilon. Jamais. Quant à moi, je me perdais aussi.

Ma mémoire fuyait comme un livre dont les pages se seraient envolées. Je me réveillais de plus en plus souvent, exténué, au milieu de la nuit, pour me rendre compte que la moitié de la journée avait disparu de ma mémoire. J'étais victimes d'énormes trous noirs qui me semblaient de plus en plus inquiétant. Un jour, j'ai pris conscience dehors, glacé jusqu'aux os. Je me suis rendu compte qu'il était temps que je parle de tout ça à quelqu'un. Epsilon était parti, Ven m'avait oublié... Mais il me restait Axel. Il est passé dans ma chambre un soir.

« Bon, Vanitas. C'est quoi le problème ? »

Il n'avait pas l'air d'excellente humeur. J'ai quand même tenté le coup.

« Je ne sais pas.

– Merci, ça m'aide...

– Je... Me sens bizarre, ces derniers temps.

– Bizarre comment ?

– Je sais pas... Bizarre. »

Il a plissé les yeux, songeur.

« T'es pas malade au moins ?

– J'en sais rien...

– Faut supporter, tu sais. On peut pas empêcher Ven d'être heureux.

– C'est pas ça le problème.

– Est-ce que c'est à propos d'hier ?

– Hier ? S'est passé quelque chose ?

– Vanitas, te fous pas de moi, c'est fatiguant.

– C'est ça mon problème, Axel. Je ne me souviens plus du tout d'hier. Ni d'avant-hier matin. Il y a des moments où... j'ai l'impression... de ne plus être moi-même. »

Si ça a été le cas un jour.

« Tu veux dire que t'as des trous de mémoire ?

– Ouais.

– Mmh. »

J'ai frissonné.

« Quoi, mmh ?

– Rien.

– J'aime pas quand tu fais ça.

– C'est pas bon signe, c'est tout. Tu devrais aller au local de soin.

– J'en ai pas besoin.

– Je crois que si.

– Et moi non.

– Vanitas, dépêche-toi. »

Je me suis réveillé. Il faisait jour. Et j'étais dans le local de soin.

Merde... C'est quoi ça encore ?

« Ah, t'es réveillé. Tu m'as fait une de ces peurs ! »

Axel.

« De quoi tu...

– T'as pété un câble, je sais pas. Puis t'es tombé... Ça fait trois jours que tu dors.

– Tu déconnes, j'espère.

– Oui. En fait ça fait 52 heures.

– Merci, me voilà rassuré... »

Je me suis redressé, tant bien que mal.

« Qu'est-ce qui m'arrive ?

– Bonne question. Mais je pense que ça doit être à cause... »

Il a été interrompu par l'arrivée d'un nouveau visiteur. Étrangement, j'étais presque heureux de la venue de ce petit blond. Quelque chose de lui m'avait manqué ces derniers temps. Peut-être qu'il était inquiet pour moi.

Il n'en avait pas du tout l'air.

En fait, il avait l'air plus blasé qu'autre chose. Sympa. Il a adressé un léger salut à Axel puis s'est approché de moi. Le roux est sorti avec un sourire inquiet, prétextant un « je vous laisse entre vous. »

Ven s'est assis au pied du lit, indifférent. De nouveau ce manque d'expression.

« T'es réveillé. »

Charmante constatation.

« On dirait bien.

– T'as dormi longtemps.

– Je sais. »

Long moment de calme. On aurait pu nous croire endeuillés.

« Pourquoi t'es venu, Ven ?

– T'es mon... partenaire. C'est normal.

– J'en ai plus tellement l'impression.

– Je...

– Pourquoi tu m'ignores depuis deux semaines ? Qu'est-ce que j'ai fait ?

– ...

– Réponds-moi, bon sang...

– Parce que je te supporte plus.

– Et à part ça ?

– Je me pose des questions.

– À propos de ?

– Tout. J'en sais rien.

– Et bien arrête de te poser des questions, il n'en sort rien de bon.

– Je fais ce que je veux.

– T'es un gamin immature...

– Tu vois ? C'est pour ça que je ne veux plus avoir affaire à toi.

– Le problème, mon grand, c'est que t'as pas le choix.

– T'as bien vu que si.

– Et t'as bien vu mon état. Je suis sûr que c'est à cause de toi, tout ça. C'est toujours à cause de toi. »

Il s'est levé.

« Te plains pas que je te parle plus, après. »

Il s'est dirigé vers la porte.

« Je ne te comprends pas. »

Il a ri légèrement avant de répondre : « Moi non plus. »

Je suis resté dans le local de soin encore deux jours.

Et encore des journées et des nuits sans nouvelles. Il ne me regardait même plus. Pendant un moment, je me suis demandé si je n'étais pas devenu invisible. Il arrivait même qu'on ne se croise pas pendant plusieurs jours. Les trous de mémoire avaient presque cessés – ils s'étaient considérablement espacés en un rien de temps, mais je me sentais toujours faible, fatigué, désorienté. L'impression de perdre tous mes repères devenait de plus en plus forte. Il m'arrivait de m'égarer dans les couloirs alors que je les connaissais par cœur. Je n'avais toujours pas de signes de vie de la part d'Epsilon. J'avais essayé d'en parler à Xemnas qui n'avait fait que me rire au nez.

J'avais le sentiment d'être un enfant qu'on laisse dehors lors des conversations d'adultes. Être ainsi ignoré me rendait malade. Toute ma vie on m'avait détesté, mais je m'étais fait à l'idée. Seulement, le fait que mes seules attaches – Ven, Axel, Epsilon – se mettent à douter de moi, à jouer l'indifférence avait fini par m'enfoncer plus bas que terre, et les effets s'en faisaient sentir au plus profond de moi. De profond sillons creusés sous mes yeux, une fatigue excessive, une perte de mes capacités naturelles. Une période noire de ma vie que je préférerais oublier mais qui m'a marqué bien plus qu'il ne l'aurait fallu.

Mais tout à une fin, les mauvaises choses aussi.


Sur ce, je pars en vacances. :B. Salut à tous ~ Et joyeuse fête nationale à l'avance. :3