Hey hey !

Comment allez-vous ? Perso, j'susi vénère ! On a eu un super début de semaine, beau et chaud et tout, et là, gros temps de merde pour le week-end ! Non, ça ne se fait pas ! Que font les politiques ? mdr

Enfin bref, merci pour toutes vos gentilles reviews, ça a donné un gros coup de speed à Sygui et moi-même pour la suite des évènements ! ^^

En vous souhaitant une bonne lecture !


Chapitre 10 : Une Guide dans la tourmente

Ginny eut un léger vertige et ferma quelques instants les yeux.

- Vous avez renvoyé Hermione en 1955 pour un simple baiser échangé après une cuite ? demanda-t-elle froidement.

Ah Puch éclata d'un rire froid et retourna s'assoir sur son trône.

- Miss McGonagall, voulez-vous expliquer ce qui s'est réellement passé entre vous et votre Sage, ou souhaitez-vous que je m'en charge ?

La directrice de Poudlard fit un pas en direction du Haut mais William l'empêcha d'aller plus loin.

- Et si je vous coupais la langue ? proposa calmement Minerva.

- D'accord, je m'en occupe. Je vais vous narrer une belle histoire d'amour. Un beau soir de mars 1955, deux sorcières se rencontrèrent dans ce que vous appelez l'Allée des embrumes. Une chambre fut louée dans un hôtel pas très loin, une bouteille d'alcool fut vidée et des secrets furent révélés…

Minerva leva sa baguette mais Yuki Yamashi fut plus rapide. La Haut agita mollement sa main et la directrice de Poudlard fut violemment projetée contre un mur. Ah Puch haussa un sourcil et, remarquant que la sorcière se relevait difficilement, titubant, il eut un sourire.

- Elle est plutôt coriace. Je reprends donc. Elles s'embrassèrent tendrement, et entamèrent une activité que Sage et Guide n'ont pas l'habitude de… Bref, vous voyez le tableau. Cependant, Miss McGonagall ici présente fut prise de remords et mit fin à ce qui aurait pu devenir une soirée inoubliable. Tout ça à cause d'un anneau argenté au doigt de Miss Granger… Mais bon, elles étaient déjà dénudées, il n'y avait plus rien à cacher.

Ginny dévisagea avec fureur la directrice, sonnée, qui s'avançait vers le groupe de sorciers. Du sang coulait le long de son cou, ce qui faisait craindre une blessure à l'arrière du crâne. William alla l'aider, passant son bras dans le dos de sa tante.

- Vous ! rugit Ginny. Je devrais vous…

- On a une apocalypse sur le feu, coupa sèchement Merlin. Alors, vos engueulades de cocues, on s'en cogne !

- Ah oui, c'est vrai, l'apocalypse… gloussa Yuki avec un sourire narquois.

- Et que comptez-vous faire, un Sage en moins ? ricana Talleyrand en désignant Hermione inconsciente sur le sol.

- On va gagner du temps, répondit Marylin. Elle finira bien par sortir de ce rêve.

- Hmmm, je ne crois pas, répondit pensivement Ah Puch. Miss McGonagall a des… arguments convaincants.


Hermione débrancha le micro accroché à sa chemise et remercia chaleureusement l'animateur des débats. Elle se leva gracieusement et, tandis qu'elle marchait vers la porte de la salle, elle sentit le regard froid de Lucius Malefoy posé sur elle.

- Un problème, monsieur Malefoy ? demanda-t-elle, ingénue.

Elle récupéra sa veste en cuir accrochée au portemanteau et soupira en voyant Dolores Ombrage fondre sur elle.

- C'est joli comme veste. Ca doit coûter une fortune… attaqua la chargée de campagne.

- Oui, mais ce n'est pas tout d'avoir les moyens de l'acheter. Encore faut-il pouvoir la porter… rétorqua Hermione, acide.

Ombrage glapit et allait rétorquer quand Lucius leva la main pour couper court à toutes diatribes.

- Ce fut un beau débat, Madame la Ministre… dit-il de sa voix mielleuse.

- Effectivement. Quoi que je ne comprenne pas vos allusions à l'autogestion de l'Ecosse, au lobbying écossais qui ferait pression sur le ministère...

- Et bien, ils ont leur propre justice, leur propre police, ce qui ne se fait pas dans les autres régions de notre pays.

- Oui, je me suis calquée sur ce qui se passe dans le monde moldu. Inutile de répandre partout la rumeur que ma femme y est pour quelque chose. La prochaine fois, faites-moi le plaisir d'ouvrir le Times avant de parler…

- Le Times ? répéta Malefoy, perplexe.

- Un journal moldu, expliqua Hermione.

Les deux sorciers sursautèrent, comme si l'enchanteresse avait prononcé une quelconque vulgarité.

- Sur ce, j'ai à faire. Bonne journée, lâcha froidement Hermione avant de s'éclipser.

Elle traversa le ministère, songeuse, et finit par s'arrêter au service d'Etat Civil. Elle avait besoin de réponse et savait où en trouver quelques-unes. Dès qu'elle entra dans les bureaux, les employés se levèrent pour aller saluer la ministre. Hermione serra chaleureusement les mains tendues et s'assit devant le bureau d'une certaine Aurora Runcorn.

- En quoi puis-je vous aider, Madame la Ministre ?

- En fait, j'ai besoin d'un extrait d'acte de naissance, d'un certificat de mariage et des fiches d'état civil de mes filles, pour une inscription à une assurance vie. Vous savez qu'on nous demande toujours dix millions de papiers… soupira la neuvième sage.

- Ne m'en parlez pas ! J'ai les mêmes soucis avec la mutuelle. Je traite votre demande de suite, Madame.

- Des problèmes avec notre mutuelle ? Faites-moi un hibou et j'en parlerai avec le service concerné, proposa Hermione.

La fonctionnaire eut un sourire ravi et, quelques minutes plus tard, Hermione retourna dans son bureau les parchemins à la main. Apparemment, elle était née à Dublin le 19 septembre 1925, et s'était mariée avec Minerva McGonagall le 18 avril 1958. Rose était née le 31 mai 1960, et Margaret le 15 février 1962.

- Le 18 avril ? Merde ! maugréa Hermione. C'est l'anniversaire de mariage aujourd'hui !

A peine assise sur son fauteuil que sa secrétaire frappa et entra tel un ouragan.

- Madame la Ministre ! Il y a un colis pour vous de Bathilda Tourdesac !

Elle donna le paquet à l'enchanteresse qui en ôta d'un geste souple l'emballage. C'était le livre écrit par l'historienne, accompagné d'un mot.

« En espérant avoir retranscrit fidèlement votre parcours et votre pensée.
Je vous souhaite bon courage pour les futures élections et vous assure de tout mon soutien.

Cordialement,

Bathilda Tourdesac »

- Bertha, pouvez-vous faire livrer un bouquet de fleurs à Poudlard ?

- Pas besoin, sa Directrice vient d'arriver au ministère et se dirige vers nous… répliqua Jorkins avec un sourire amusé.

- Putain, j'ai oublié l'anniversaire de mariage ! gémit Hermione.

- J'y ai pensé pour vous, répondit doucement la secrétaire. Dans le casier de votre bureau, vous trouverez deux billets pour un opéra de Mozart, la Flute enchantée, une boite de chocolat aromatisé au whisky ainsi qu'une petite carte. Je peux la retenir cinq minutes le temps pour vous de la rédiger.

- Merci Bertha, vous êtes irremplaçable. Je vous dois combien ?

- Vous oubliez toujours que les factures vous arrivent directement le jour suivant. Rassurez-vous, tout comme la grande majorité des sorciers, les commerçants vous font confiance !

Jorkins quitta le bureau et ferma la porte derrière elle. Hermione se saisit de sa plus belle plume et pour une fois, ne sécha pas à rédiger. Elle savait exactement ce qu'elle voulait dire à la directrice de Poudlard.

« Ma chère Minerva,

Bien que 1958 soit sur tous nos papiers, 1955 restera à jamais dans mon cœur comme le début de notre vie.

Je t'aime,

Hermione »

L'enchanteresse glissa la carte dans l'enveloppe alors que la porte de son bureau s'ouvrait. La neuvième sage leva les yeux pour croiser le regard de Minerva qui ferma derrière elle pour s'avancer vers sa femme.

- Bon anniversaire de mariage, mon amour ! s'exclama Hermione en tendant les chocolats, les places d'opéra et la carte.

La directrice de Poudlard eut un sourire en déballant ses cadeaux.

- Je reconnais bien là le goût sûr de Miss Jorkins, dit Minerva avec un rictus amusé.

Hermione eut l'air embarrassé et passa la main dans ses cheveux.

- Désolée, j'avais oublié… murmura piteusement la ministre de la magie.

- Comme chaque année ! se moqua gentiment la directrice de Poudlard.

- Pour me faire pardonner, je peux t'emmener déjeuner, si tu le souhaites.

Minerva eut un léger sourire en tirant sa baguette et lança un informulé sur la porte.

- J'avais d'autres projets, si tu n'y vois pas d'inconvénient…

L'animagus agita une nouvelle fois sa baguette et tout ce qui se trouvait sur le bureau d'Hermione forma une pile à même le sol. Satisfaite, Minerva rangea sa baguette et avança, telle une prédatrice, vers Hermione qui se mit à rougir.

- Je… j'étais entrain de travailler ! couina la neuvième sage.

L'animagus posa ses lèvres sur celle de la Ministre pour faire taire les protestations. L'enchanteresse ferma les yeux alors que les doigts de McGonagall caressaient sa joue.

- Tu es partante ? murmura la directrice, effleurant à nouveau les lèvres de sa femme.

Hermione frissonna. Une partie d'elle voulait s'enfuir à toutes jambes. Embrasser Minerva était une chose. Passer à l'acte, alors que la veille au soir elle était dans la chaleur des bras de Ginny, en était une autre.

« Prétexte une réunion avec n'importe quoi, un dossier à rendre en urgence, une… »

Elle s'arrêta de penser alors que McGonagall lui ôtait délicatement sa chemise, pour déposer de multiples baisers sur ses épaules.

- Alors ? insista l'animagus.

- J'ai tout le temps qu'il faut… murmura Hermione, attrapant la directrice de Poudlard par les hanches pour l'allonger sur son bureau.

Alors que les vêtements tombaient les uns après les autres sur la moquette et que les caresses s'intensifiaient, Hermione ne pensait pas à son autre vie. Tandis que les vagues de plaisir s'emparaient d'elle, elle se surprit à souhaiter rester dans cette époque.


Une heure plus tard, les deux sorcières étaient nues, dans les bras l'une de l'autre. La respiration courte, Minerva souriait en voyant le visage béat de sa femme.

- Je ne sais pas pour toi, murmura McGonagall, mais j'ai eu l'impression de revivre notre première fois…

- C'était absolument… magique, répondit Hermione en déposant un baiser sur les lèvres de l'animagus.

La ministre de la magie s'étira mollement et posa sa tête sur l'épaule de Minerva.

- Tu penses qu'on a le temps de remettre ça ? murmura-t-elle, une lueur malicieuse dans le regard.

- Tu as du travail, et moi aussi. Mais je t'assure que ce soir, tu n'y couperas pas.

Les deux sorcières se levèrent pour se rhabiller à regret.

- Au fait, Rose a besoin de frusques de naissance ou je ne sais quoi, se rappela Hermione.

- Et c'est maintenant qu'elle y pense ! soupira McGonagall. C'est bien ta fille, à se rappeler qu'elle a besoin de vêtements la veille de son accouchement. Elle avait neuf mois pour me les demander.

Minerva réajusta son chignon et eut un léger sourire.

- Je m'en occupe après la réunion des professeurs. En espérant qu'elle n'aura pas perdu les eaux d'ici là…

McGonagall embrassa une dernière fois Hermione et l'enlaça tendrement.

- A ce soir mon amour.

- J'ai hâte d'y être… murmura l'ancienne préfète en chef.

Une fois seule, Hermione se laissa tomber dans son fauteuil, heureuse et détendue. L'appréhension de la matinée avait disparu pour laisser place à un sentiment de plénitude. Elle jeta un coup d'œil à son agenda et remarqua que son prochain rendez-vous avait lieu vers seize heures avec Fudge, pour la préparation de la conférence de presse. L'annonce de son projet d'éducation, visant à créer des écoles primaires sorcières pour améliorer les connaissances des plus jeunes, allait être faite ce jour.

- Finalement, je suis une bonne ministre ! se dit-elle avec amusement en reprenant le livre d'histoire de la magie qu'elle avait délaissé plus tôt dans la journée.

Elle s'installa confortablement et reprit sa lecture. Mais rapidement, elle remarqua que quelque chose n'allait pas.

- C'est incohérent… Ca ne se peut pas ! marmonna-t-elle en finissant le chapitre sur Gellert Grindelwald.

D'après ce qui était écrit, suite à la mort de Jedusor, Albus Dumbledore aurait libéré Gellert de prison et tous deux se seraient attaqués à Poudlard. Le directeur cherchait apparemment à la tuer alors qu'elle enseignait la défense contre les forces du mal. Un combat s'était déroulé dans le parc à deux contre une, et l'enchanteresse en était sortie victorieuse. Cependant, si elle avait tué Gellert en 1970, comment le mage aurait-il pu l'envoyer dans le passé en 2011 ?

Un long frisson parcourut le corps de la neuvième sage. S'il y avait bien une chose qu'elle avait appris de ses multiples aventures temporelles, aussi bien que suite à une résurrection, à l'utilisation d'un retourneur de temps ou d'un mauvais sort lancé, c'était de repérer les anomalies temporelles. Et elle avait mis le doigt sur l'une d'entre elles.

- Il y a une chose à vérifier… se dit-elle en attrapant sa veste.

Elle sortit de son bureau et appela sa secrétaire.

- Bertha, je serais absente jusqu'à seize heures…

- Je prends les messages ! A tout à l'heure, Madame la Ministre !

Hermione salua son employée et se dirigea vers l'aire de transplanage. Tout en tournant les talons pour disparaitre dans un craquement sonore, les paroles de Merlin lui revinrent en mémoire.

« La même essence magique ne peut pas se trouver deux fois dans un même espace temps… »

Et c'est ce qu'elle allait vérifier. En 1985, Hermione Granger allait sur ses six ans. Aussi, quand l'enchanteresse apparut devant la maison de son enfance, elle croisa les doigts. Elle ne voulait pas quitter ce monde dans lequel elle se sentait si bien.

La neuvième sage sauta souplement par dessus de la barrière blanche et se rapprocha de la fenêtre donnant sur le salon. Elle prit une grande inspiration et risqua un coup d'œil. Elle eut un pincement au cœur à la vision d'une femme qu'elle n'avait pas revue depuis des années. Sa nourrice, qui jouait avec une petite fille aux cheveux broussailleux.

Hermione recula et quitta sans bruit le jardin. Elle s'assit quelques instants sur le trottoir, se demandant ce qu'elle allait pouvoir faire.

- Ce monde n'existe pas. C'est un piège d'Ah Puch. Mais comment en sortir ?


Tandis que Ginny, le visage crispé par la fureur, tenait toujours sa femme dans ses bras et tentait de la réveiller, les sorciers essayaient de comprendre ce qui était entrain de se jouer devant eux. Cette histoire de voyage dans le temps les intriguait, mais pas autant que la vision d'une idylle entre la directrice de Poudlard et la Langue de plomb.

Cependant, des bruits de plus en plus inquiétants appelaient leur attention vers l'extérieur du palais royal. Alors que Rogue avait rejoint William auprès de McGonagall, Tonks et Rose s'étaient rapprochées des fenêtres de la salle du trône. Il y avait une ambiance indéniable au dehors. Des hordes de zombis convergeaient vers Buckingham, en plus grand nombre que ceux qu'ils avaient déjà eu à affronter.

- Je pense qu'on ne peut rien faire pour l'instant ici, mais dehors, le ménage s'impose, réfléchit l'Auror à voix haute.

- Vous n'aimez pas les histoires d'amour ? fit Pansy qui s'approchait d'elles en tirant sur une cigarette.

- Quelle que soit l'histoire en question, on ne coupera pas à l'apocalypse, rétorqua Rose l'air sombre.

- Je regroupe les Aurors et on sort nettoyer la place, les Sages trouveront à s'occuper à l'intérieur, continua Tonks avant de s'éloigner vers la troupe des sorciers. Ron, James, par ici ! William et Bill aussi !

- Et moi, je convoque Hirfitt et Arkhan, je n'aurai pas trop de mes deux chimères pour venir à bout de tous ces squelettes ambulants ! A croire que c'est Halloween ! maugréa la dixième sage, plantant là son amante.

- Bon, ben si on n'a pas besoin de moi ici, je vais retourner compter les points là-bas, fit tout haut la Serpentard en se dirigeant vers Ginny et Hermione.

Ginny voyait avec angoisse de multiples sentiments animer le visage de sa femme inconsciente. Elle voulait croire qu'elle allait revenir, mais n'arrivait pas à oublier qu'elle lui avait menti à propos de Minerva. Peut-être Ah Puch avait-il raison. Peut-être n'était-elle finalement pas celle qu'Hermione aimait.

Elle secoua la tête et serra les dents. Non, Hermione l'aimait. Elle devait arrêter de douter d'elle. Plusieurs souvenirs lui revinrent en mémoire pour renforcer ce sentiment. La danse qu'elles avaient eue dans ce petite restaurant, quelques semaines plus tôt, le fait que la neuvième sage ait dormi dans le couloir devant leur porte, le soir de l'enterrement d'Harry, son opposition farouche à Molly… Hermione avait toujours défendu son couple, même dans les moments critiques.

Certes, l'enchanteresse avait eu une pseudo-aventure avec McGonagall. Mais Ginny connaissait les circonstances qui avaient conduit sa femme à ce faux pas. Oui, Hermione lui avait menti en omettant sciemment de raconter ce qui s'était déroulé après le baiser. Mais la rousse était prête à lui pardonner si la neuvième sage sortait de ce rêve.

- On prendra un nouveau départ… murmura Ginny en embrassant le front de la brune.

- Que c'est mignon, se moqua Yuki, toujours accoudée sur le trône.

- Ferme-là, Miss Monde de supermarché, rétorqua Pansy qui balança sa cendre sur la moquette. J'aimerais bien savoir si j'vais avoir deux belles-mères célibataires !

Le professeur de vol jeta un regard furieux à la médicomage tandis que Rose s'approchait des Hauts.

- Une question, Ah Puch. Si tu meurs, le sort lancé sur ma mère disparaîtra ? demanda l'animagus.

- Selon les lois magiques millénaires et immuables, oui, répondit le nécromancien, amusé.

- Et bien, levons le sort… marmonna Rose en encochant une flèche sur la corde de son arc.

- J'ai peur que cela soit plus difficile que tu ne le penses, petite sage…

Le nécromancien claqua des doigts et les quatre Hauts zombifiés se dirigèrent vers Rose, sous le regard amusé de Yuki. Cependant, ils n'eurent pas à aller très loin car Merlin, Marylin, Aliénor et Chaka se jetèrent sur eux.

- J'm'occupe du grand con avec sa canne ! s'exclama Merlin en lançant un sort à Talleyrand. Marylin, tape-toi la cow-girl, j'pense que tu vas te faire plaisir ! Aliénor, tu t'occupes de la bourgeoise empoudrée et Chaka, dégomme-moi le cureton à deux balles !

Marylin Monroe tira ses dagues et engagea un combat avec Calamity Jane tandis que Chaka donnait un coup de lance en direction de Clément. Rose en profita pour attraper Hermione inanimée et la jeter sur son épaule sous le regard effaré de Ginny.

- Je vous mets à l'abri et je retourne me battre. Veille sur maman H jusqu'à son réveil, d'ac ? dit rapidement la jeune femme en s'éloignant des Sages et des Hauts qui commençaient à faire trembler les murs de Buckingham.

Ginny acquiesça et Rose déposa sa mère dans un recoin éloigné de la salle quand elle entendit Tonks aboyer des ordres.

- Il faut les empêcher de rentrer à tout prix ! s'exclama l'Auror.

La dixième sage se précipita vers l'entrée du château et vit les sorciers, en ligne, jeter sort sur sort. Minerva était assez pâle et ses yeux avaient du mal à rester ouvert. Rose posa sa main sur l'épaule de sa marraine et l'attira à elle.

- Retourne à l'intérieur te faire soigner par Pansy.

- C'est bon, tout va bien ! rétorqua sèchement la directrice de Poudlard.

- Je ne te demande pas ton avis ! Tu vas te faire tuer, si tu restes comme ça…

Minerva roula des yeux et finit par gagner la salle du trône tandis que Rose conjurait ses chimères. Hirfitt apparut au milieu de la cour du château, écrasant sous ses pattes plusieurs morts vivants.

- Tue-moi le plus possible de ses saloperies ! cria Rose tandis qu'Arkhan s'envolait. Il faut leur exploser le cerveau.

- Avec plaisir, gronda le lion en découvrant ses canines.

La créature magique leva une patte et l'abattit sur un groupe de zombis qui commençait à gagner les marches du palais. Quand il l'enleva, il ne restait qu'une bouillie compacte de morts vivants.


Minerva tapait du pied nerveusement, son regard vissé sur le combat qui se déroulait entre Sages et Hauts. A l'autre bout de la pièce, Ah Puch et Yuki avaient l'air de prendre plaisir à ce divertissement.

- Arrêtez de bouger ! Comment voulez-vous que je vous soigne ! gronda Pansy en refermant la plaie de sa baguette.

- Dépêchez-vous, répondit sèchement McGonagall. Je n'ai pas de temps à perdre pour un simple bleu.

- Un simple bleu ? s'étouffa Pansy. Vous étiez ouverte sur près de six centimètres… Heureusement qu'il n'y a pas de cerveau dans une tête de Gryffondor car le votre aurait déjà pris froid !

Le regard de la directrice glissa sur le côté et elle regarda, attristée, Ginny qui serrait toujours Hermione dans ses bras. La rousse murmurait des paroles que l'animagus devinait encourageantes.

« Hermione… Dépêchez-vous de vous tirer de ce rêve. On a vraiment besoin d'un coup de main… »


Et voilà le travail ! Ca vous a plu ? Un commentaire, un pronostic, un coup de batte cloutée ? ^^ Le lien "review" est fait pour vous ! ^^

Sygui et moi même vous souhaitons un bon week-end ! Reposez vous bien et à la semaine prochaine !

Bises,

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