Crédits: TWD ne m'appartient pas, je ne touche aucun bénéfice de mes fictions. En revanche, les persos originaux et l'intrigue le sont, merci de le respecter :)
Voici le tout nouveau chapitre ! Bon, je sais, il arrive un peu en retard, mais je voulais absolument finir le 12 avant de publier. Je ne supporte pas l'idée d'avoir uniquement un chapitre d'avance. Donc, c'est fait, le chapitre 12 est bouclé et envoyé à ma chère beta reader, TheBoneyKingOfNowhere. J'ai bien avancé dans l'écriture du 13, je suis donc ravie :)
Passons aux reviews. Whaou ! Plein de toutes nouvelles à lire :) Merci à vous toutes pour pendre le temps à chaque chapitre de commenter. Vous êtes géniales :)
CathouxXx: Tu es vraiment la lucky-luke de la review ! Le chapitre aussitôt publié, aussitôt commenté. C'est super:) Tu as bien aimé ma grande théorie sur l'augmentation de la libido ! C'est prouvé scientifiquement en plus. Mais dans cette fiction, mon but est aussi de casser un peu cette image du sexe que les auteurs anglophones ont tendance à donner, c'est à dire le sexe comme aboutissement d'une relation amoureuse. On n'est pas au pays des bisounours, et le sexe peut aussi être une recherche de réconfort ou un besoin tout simplement, même lorsqu'il n'y a pas d'amour. C'est d'ailleurs le cas pour Kat et Adam ou T-Dog et Michonne. L'amour vient souvent après.
L'intrigue autour de la grossesse de Lori sera un des gros enjeux de la fiction, qu'on se le tienne pour dit. D'une part parce que j'ai été sacrément déçue que la prod ait décidé de sauter plusieurs mois dans la série, d'autre part parce que je ne veux pas faire une fiction qui ne parlerait que de Daryl et Kat (je les adore, c'est pas le fait, mais quand même), et d'autre part parce que ça ne serait absolument pas crédible et vraiment chiant à force (j'ai quand même lu des fictions qui aboutissaient sur les problèmes menstruels de l'OC. Où va le monde, les gens ?).
Enfin, Daryl et Kat. Effectivement, je vois que vous avez toutes été gênées pour Daryl. J'ai personnellement adoré écrire ce passage. C'est vrai que leur relation est assez complexe, et ça va pas s'arranger, et c'est justement pour moi la difficulté de créer une relation à la fois crédible et originale, une relation qu'on a toutes eu, à un moment ou à un autre, avec quelqu'un (comment ça je suis la seule ? ^^). Mais c'est en grande partie grâce à super Boney que la scène finale est telle qu'elle est, puisque c'est elle qui m'a dit "c'est pas assez crédible, là". Et je suis d'accord sur le fait qu'il fallait faire évoluer cette relation très haineuse entre les deux. Ça va bien 5 minutes les piques incessantes, mais il faut au bout d'un moment faire avancer tout cela. C'est dans l'ordre des choses. Mais, ne t'inquiètes pas, ce n'est pas parce qu'ils ont pseudo fait la paix qu'ils vont arrêter de se chamailler comme deux gamins.
Eolane: Merci pour ta review ! Toi qui n'aimes pas passer après CathouxXx dans une review, attends de passer après Eponyme ! hihi, mais c'est vrai qu'une fois que Boney, Cathoux ou Eponyme commente, bah t'as plus qu'a espérer avoir repérer un passage que personne n'a vu avant :) Arg, j'ai eu un pincement de coeur en relisant ta review à propos de T-Dog "Il est pas très développé dans TWD, c'est dommage...Peut-être plus tard". Je suis si triste... ! En tout cas, T-Dog est très présent dans ma fiction, et il va pas disparaître ! Nah ! T-Dog ne veut effectivement pas d'un monde sans amour, il est mal barré avec Michonne. Comme quoi les personnages réagissent tous différemment à la disparition de l'humanité. Certains personnes, comme T-Dog, gardent espoir, tandis que d'autres, comme Michonne ( qui a probablement vécu pas mal de trucs affreux avant de rejoindre le groupe), ont décidé de laisser de coté les sentiments pour les choses plus pragmatiques. C'est deux là sont purement incompatibles et pourtant... T-Dog va t-il réussir à faire fondre le coeur de Michonne ? :)
J'ai beaucoup aimé écrire cette scène avec Daryl et Kat. C'est vrai que Daryl est extrêmement gêné, c'est un peu normal avec une abrutie à coté qui se fout de sa gueule :) Il a pas besoin de ça notre timide redneck ^^ La hache de guerre est enterrée, mais dans une terre très boueuse sujette à des tremblements de terre toutes les cinq secondes^^. Et, ne t'inquiètes pas, ces deux là ne vont pas arrêter du jour au lendemain de s'envoyer des vannes. Après tout, Kat adore chercher la petite bête et Daryl n'est pas tendre non plus :)
loki-natsume: Merci pour ta review :) Tu avais bien deviné pour T-Dog et Michonne. Mais attention, c 'est pas parce qu'ils couchent ensemble que leur relation est forcément super développée. Loin de là. Ça va pas être l'amour fou entre eux, ou du moins pas avant très longtemps :) Un début de rapprochement entre Daryl et Kat, qui sera pourtant déterminant pour la suite. Mais, encore une fois, ce petit rapprochement ne résoudra pas tout :) Avec eux, c'est un pas en avant, dix en arrière. Te voila prévenue ! Pour ce qui est de la grossesse de Lori, tu vas avoir davantage de détails dans ce chapitre. Peut-être pas ceux que tu espères d'ailleurs :)
TheBoneyKingOfNowhere: Merci à toi pour m'avoir aiguillé pour ce chapitre. La fameuse scène a remporté un franc succès, et c'est grâce à toi ! C'est vrai qu'il est un million de fois plus crédible comme cela :) La relation T-Dog/Michonne sera bien évidemment développée, mais surement pas dans le sens que tout le monde attend. Sérieusement vous voyez Michonne en mode bisounours vous ? :) Arg, mais c'est pas drôle t'as tout le temps un train d'avance sur tout le monde. C'est pô juste ! :)
Bloody-Lolita1990: Merci pour ta review ! Le compliment sur Michonne me va droit au coeur, c'est beaucoup plus difficile que prévu d'écrie un personne qui ne PARLE pas ! Mais je suis ravie que ma Michonne ressemble à celle du comic, j'espère que tu ne sera pas déçue par la suite :) Daryl est en effet très sanguin avec Kat, et ce lapsus révélateur est loin d'être le dernier :)
Eponyme Anonyme: Bon comme tu as posté deux reviews, une pour chaque chapitre, je vais essayer d'y répondre de façon organisée.
Chapitre 8: La scène avec la blessure d'Andrea n'était initialement pas prévue, mais je me suis retrouvée en train d'écrire la scène de l'infirmerie et la suite a coulé de source. Puis finalement j'ai décidé de la garder, parce que je la trouvais pertinente. Ton compliment sur ma façon de décrire le contexte, etc...me fait très plaisir. Je vois en effet ma fiction non pas uniquement comme une romance, mais vraiment à la façon d'une histoire post-apocalyptique, à ce titre, ce genre de détails à propos de la manière dont les gens réagissent dans telle ou telle situation seront aussi importants que la romance en elle-même.
J'ai hésité pas mal sur la réaction de Kat vis-à-vis de la déclaration d'Andrea. Puis ça correpondait finalement bien avec l'image que je voulais donner de Kat et de sa relation avec Adam. Kat n'est pas amoureuse, mais, comme tu l'as expliqué, Adam est tout ce qui lui reste donc elle ne veut pas le perde. Et le fait qu'il se rapproche d'Alicia s'apparente aussi à une trahison pour Kat qui n'a plus que lui au monde. Je voulais vraiment montrer que Kat n'est pas vraiment anxieuse à l'idée de perdre Adam particulièrement, mais plus de perde perdre une personne, tout simplement, quelle qu'elle soit. Le fait que se soit Adam est finalement secondaire par rapport à la perte en elle-même.
Et effectivement, j'ai beaucoup de mal avec les fictions mélodramatique où les persos tombent amoureux rien qu'en voyant la petite culotte de l'OC, où lorsqu'ils se quittent parce l'un d'eux a osé regarder les fesses d'un autre. Dans TLD, pas de grands sentiments (enfin pas tout de suite). Je veux vraiment faire une histoire réaliste. Je ne crois pas du tout au fait que deux personnes puissent tomber amoureux au premier regard. Dans la vraie vie, les gens se rencontrent, sympathisent parlent et finissent par s'apprécier Et c'est seulement après que les vrais sentiments naissent Des sentiments qui ne ressemblent pas à un fugace amour, mais plutôt un amour fort et profond justement parce qu'il a mis du temps à se construire. A ce sujet, je suis plus Orgueil et Préjugé que Roméo et Juliette, je dois bien l'avouer.
Chapitre 9: Je t'ai déjà répondu concernant la précision des termes médicaux sur la grossesse de Lori. Je me contenterais juste d'ajouter que la grossesse de Lori sera très présente dans la suite de la fiction, donc je suis ravie que l'intrigue te plaise :) J'ai adoré écrire le passage avec Rick. je trouve que Rick est un autre grand oublié du fandom. Il est bien évidemment présent dans la majorité des fictions mais plus dans le background, dans le rôle du gars qui prends les décisions et qui ne doute pas un seul instant. J'ai la fâcheuse tendance à faire penser chaque personnage donc Rick ne pouvait sincèrement pas passer au travers :)
Mince, j'avais oublié Jacqui. Effectivement, maintenant que tu le dit, il y a bien eu Jacqui. Pauvre de moi... :)
Le sexe est un des gros thèmes de l'histoire, bien malgré moi -' Mais comme je ne fais jamais rien comme tout le monde, il était bien évidemment évident que je n'allais pas présenter le sexe comme tout les autres, c'est à dire un moment de pur amour entre Daryl et l'OC. ET non, les gens, le sexe n'est pas que ça, et c'est pas sale pour autant ! Le sexe, c'est parfois le seul moyen que les personnes trouvent pour rompre la solitude, surtout dans un monde comme celui-ci. Le sexe, c'est pas forcément une histoire de sentiments ou plus précisément d'amour, mais c'est parfois juste une question de besoin. Et sérieusement je pense que le temps des histoires d'amour à la Twilight ou le sexe est l'aboutissement de l'amour est un peu old, et qu'il faut évoluer un peu. Ainsi, Kate et Adam couchent ensemble alors même qu'il n'existe qu'une affection entre les deux, T-Dog et Michonne couchent ensemble juste pour en profiter et ne pas être seuls.
Bon, encore une tartine de réponse aux reviews :) J'arrête de vous embêter avec cela et je vous laisse lire ce nouveau chapitre.
Enjoy !
Chapitre 10
- Sérieusement Daryl ! T'es con ou quoi ?
Le chasseur leva les yeux au ciel en entendant l'éclat de voix de la jeune femme. L'ignorant superbement, il essuya la lame de son couteau sur son pantalon de toile, laissant une large traînée de sang déjà en train de sécher. D'un geste contrôlé, il replaça l'arme dans son étui à sa ceinture, donnant un bref coup d'épaule pour empêcher l'arbalète coincée dans son dos de tomber. Sans un regard pour Kaitlyn, il continua son chemin, levant la jambe pour éviter un entrelacement de ronces qui barrait la voie. Grognant, il maudit pour la énième fois la nature qui prenait plus en plus ses aises durant leurs sorties. La plupart des arbres et buissons étaient désormais dépouillés de leurs feuilles qui formaient un tapis finissant de pourrir sous leurs pieds. Il ne prit pas la peine d'avertir sa partenaire pour l'obstacle. Au fil de leur sorties, elle s'était améliorée à ses côtés, si bien qu'il n'avait plus besoin de la surveiller sans arrêt. Bien sûr, elle n'était pas devenue une chasseuse expérimentée, loin de là, mais au moins, elle avait arrêté de se prendre les pieds dans quelques obscurs feuillages comme elle le faisait auparavant. C'était suffisant pour Daryl. En l'entendant soupirer derrière lui tandis qu'elle faisait un grand écart pour surmonter les épines, il se retourna, exaspéré :
- C'était une femme, bon Dieu. N'importe quel abruti aurait pu s'rendre compte. C'est juste que t'étais trop occupée à gueuler comme une fillette pour t'en rendre compte.
Enchevêtrée dans un manteau bien trop grand pour elle, Kat le fusilla du regard, répliquant :
- C'était juste un cri de surprise. Un petit cri de rien du tout parce que je ne l'avais pas entendu arriver. J'ai pas gueulé. Et je le maintiens. C'était un homme Daryl. Il n'avait pas de paire de seins, il était large d'épaule et avait même du poil au menton. J'étais médecin. Je sais différencier un homme d'une femme !
- Du poil au menton ? Tu te fous de ma gueule ? Il était complètement pourri ! Explique-moi comment t'as pu voir qu'il avait des poils !
- C'était un homme. Et c'est pas parce que tu détestes avoir tort que tu dois forcément avoir toujours raison.
Le visage de Daryl se figea, sa main encore bloquée sur la branche qu'il tenait. Il leva une main devant lui, fronça les sourcils, avant de dire :
- Attends. Laisse-moi du temps pour comprendre c'que tu as dis…
Kat sentit ses lèvres s'étirer tandis qu'elle commençait à pouffer de rire face à la mine concentrée qu'avait prise le chasseur. Il faisait l'imbécile, évidemment. Daryl n'était pas aussi bête qu'il en avait l'air, Kat l'avait vite compris.
Ils s'étaient détestés cordialement au début de leurs sorties. Daryl avait dû supporter la jeune femme incapable de rester debout plus de cinq minutes, mais par contre tout à fait encline à le faire chier comme jamais on ne l'avait fait chié. Et Daryl avait pourtant vécu avec Merle une bonne partie de sa vie. Puis, leur relation avait évolué. Les remarques acerbes des débuts avaient fait place à des piques teintées d'humour, toujours aussi virulentes, cela allait sans dire, mais dites d'une façon différente, plus par provocation qu'autre chose. Devant l'hilarité de Kat, Daryl sourit lui aussi.
Daryl avait d'abord eu du mal avec la relation haine-humour qui s'était tissée entre eux deux. Malgré l'espèce d'accord sur lequel ils étaient tombés durant leur premier tour de garde, ils n'avaient pas cessé de s'agacer l'un l'autre, se hurlant dessus par moment et rigolant l'instant d'après de leurs remarques parfois tellement originales qu'elles finissaient par déclencher l'hilarité des deux coéquipiers. Kat le traitait de « redneck », d'« abruti » ou encore de « connard d'abruti de redneck » quand la dispute était particulièrement violente. Daryl était au début tellement énervé qu'elle puisse le traiter comme le pire des chiens qu'il répondait de façon encore plus violente et méchante. Mais il avait rapidement compris que ce qu'elle disait n'était pas sérieux, et qu'il était autorisé à en faire de même. Il avait rapidement pris le coup de main. Mais au fil des semaines passées ensemble, il avait aussi découvert une autre facette de la personnalité de celle qui était devenue contre son gré sa compagne de sortie : l'humour. Ils n'avaient pas vraiment de point en commun, mais l'humour en était un. Daryl n'avait jamais était du genre à rire de tout. Il n'était pas le comique de service, Merle étant toujours celui qui avait le mot pour rire. Mais il s'était rendu compte que Kat était comme lui, et qu'ils rigolaient des mêmes choses. C'était ce qui rendait leur tour de surveillance à l'extérieur de la prison moins pénible. Contrairement aux autres qui prenaient toute cette histoire de fin du monde trop au sérieux, Kat et Daryl osaient rire des aspects drôles de cette épidémie. Comme ce rôdeur, rencontré quelques minutes plus tôt, qui avait été l'objet de leur débat.
- J'suis un homme, ajouta finalement Daryl. Et je sais reconnaître une femme quand j'en vois une !
- C'est ça ton argument ? Que t'es un mec ? Bon Dieu Daryl, je m'en étais même pas rendu compte !
Le chasseur plissa les yeux, mi-figue mi-raisin, puis répondit finalement, décidant de prendre cette vanne comme toute les autres, c'est-à-dire avec humour :
- Tu peux parler toi. J'te signale que t'as pas vraiment les attributs d'une femme…
La remarque était accompagnée d'un coup d'oeil en direction de la poitrine menue de la jeune femme, et Kat croisa ses bras devant elle, le défiant.
- Ma poitrine va très bien, merci de t'en inquiéter.
Daryl sourit à cette dernière pique. Pour sûr, sa poitrine allait très bien. Depuis leur conversation sur la plateforme, ils n'avaient pas reparlé du petit incident impliquant Daryl et sa virilité, pourtant le souvenir flottait encore entre eux, comme une sorte de sujet tabou. Le chasseur ne pouvait cependant s'empêcher de laisser son regard s'attarder sur la jeune femme quand celle-ci ne regardait pas. Il la trouvait toujours incroyablement sexy, bien qu'il était conscient qu'il pensait cela uniquement car le nombre de femmes était limité. Mais Kat dégageait une assurance qui la rendait tellement désirable aux yeux de Daryl qu'il avait parfois du mal à se concentrer sur le but de leurs sorties.
Après un dernier regard, Daryl se détourna de Kat, se remettant en chemin.
Neuf semaines s'étaient écoulées depuis qu'Andrea et Michonne étaient revenues. La vie avait repris son cours dans la prison. L'hiver avait drôlement avancé, et même si aucun d'entre eux n'avait continué à compter les jours, ils savaient tous que le mois de novembre était bien entamé. Le froid avait envahi la prison depuis quelques jours, et les survivants se retrouvaient à devoir enfiler de plus en plus de vêtements pour garder un peu de chaleur corporelle. Heureusement pour eux, les quelques ressources en électricité qu'ils avaient leur permettaient de mettre un peu de chauffage le matin et le soir, de façon à ce que la salle commue et les cellules occupées aient une température décente.
La prison fonctionnait grâce à trois générateurs qui étaient capable d'alimenter tous les bâtiments en électricité. Ils marchaient en majeure partie aux énergies fossiles, comme l'essence ou le gaz et le survivants avaient du oublier l'idée de bénéficier de toute l'électricité possible. Heureusement pour eux, deux éoliennes avaient dû être installées quelques mois avant l'invasion, qui alimentaient dorénavant une partie de la prison.
Grâce à cela, ils pouvaient au maximum se chauffer et faire cuire la nourriture. L'éclairage était déjà plus qu'optionnel, aussi ils s'étaient résolus à rationner de manière drastique la lumière. Seulement pendant le temps du repas, et en cas d'extrême urgence le reste du temps. Ce qui n'était encore jamais arrivé.
Les survivants avaient fini par s'habituer à ce style de vie. C'était presque une libération après tous ces mois à cavaler. Le répit à la ferme d'Hershel était maintenant un lointain souvenir pour ces gens qui voyaient la prison, bâtiment austère et froid, comme leur nouvelle maison. Tous avaient bien sûr eu un peu de mal avec fait de dormir dans des cellules, d'avoir l'impression constante d'être enfermés, mais ils avaient fini par s'y faire. Kat avait d'ailleurs ce matin entendu Carl appeler sa cellule « chambre » et ce pour la première fois. Le souvenir fit sourire la jeune femme. Ce qui arrivait de plus en plus souvent. Comme si le monde était revenu à la normale. Ils se réveillaient le matin, allaient travailler la journée, et se rejoignaient pour dîner ensemble le soir venu. Une fois par semaine, ils faisaient une pause, profitant d'une après-midi de détente pour jouer, lire ou juste passer du temps entre eux. Lorsque le temps le leur permettait, ils allaient dehors partager une partie de basket ou de base-ball, mais ces derniers temps, ils étaient contraints de se replier dans la salle commune, passant alors l'après-midi à discuter, à rire. Tout s'organisait à une allure déconcertante. Glenn profitait de ce temps libre pour jouer de la guitare, et avait même une jeune élève en la personne de Beth. Les jeunes du groupe se mettaient quelque fois à l'écart des plus vieux, et d'autres fois ils se retrouvaient tous ensemble à se raconter des anecdotes de leurs anciennes vies. Tout semblait beaucoup plus supportable.
Les deux coéquipiers arrivèrent en vue de l'enceinte de la prison, tirant Kat de ses pensées. Comme toujours, Daryl ouvrit la première enceinte à Kat, attendit que celle-ci passe pour refermer d'un geste vif le grillage.
Le bruit fit sursauter la jeune médecin. Elle savait que Daryl le faisait exprès pourtant. Il avait une fois remarqué qu'elle avait du mal avec les grands bruits, que ceux-ci la faisaient immanquablement sursauter, et il prenait dorénavant un malin plaisir à lui faire peur. Kat résista à la tentation de lui lancer un regard meurtrier, préférant garder la tête haute. Elle regretta rapidement sa décision. Passant devant une des tables qu'ils avaient sorties afin d'être plus à l'aise, Kat vit une feuille à dessin vierge qui traînait. Cela faisait longtemps que ce genre d'objets n'était plus courant, aussi, dans un élan de curiosité, Kat prit la mince feuille dans sa main, la retournant. Ce qu'elle y vit lui coupa le souffle. Le visage souriant d'Adam la fixait, ses yeux délavés plus vrais que nature. Ce dessin dégageait une sincérité incroyable, comme si l'auteur avait réussi à capturer l'âme du modèle. Kat sentit son cœur se serrer à cette constatation. Car elle savait qui était le dessinateur. C'était Alicia. Ca ne pouvait être qu'elle. Kaitlyn inspira profondément, refusant de se laisser aller devant tout le monde. Cela faisait plusieurs semaines qu'elle s'en sortait bien avec toute cette histoire, et il n'était pas question que ça s'arrête. Elle était plus forte que ça, nom de Dieu !
La jeune femme se rappelait encore ce qu'elle avait ressenti lorsqu'Andrea lui avait confié ses impressions sur Adam et Alicia, persuadée qu'ils étaient en couple. Kat se souvenait très bien avoir fait comme si de rien n'était le reste de la journée. C'était d'ailleurs pour cela qu'elle s'était retrouvée avec Daryl, l'homme qu'elle ne pouvait alors pas voir en peinture, sur cette plateforme. Kat n'avait parlé à personne de ce qu'elle ressentait. Elle avait passé la soirée en compagnie de Daryl, l'avait chambré pratiquement autant que lui l'avait agacé, et avait presque cru, l'espace de quelques minutes, que toute cette histoire entre Adam et Alicia n'était que le fruit de son imagination. Mais lorsqu'elle était retournée dans sa cellule, une fois Daryl et elle remplacés par Maggie et Glenn, et qu'elle avait vu Adam dormir tranquillement sous les draps, la réalité lui était revenue en pleine face. Adam et Alicia étaient proches. Très proches. Plus que Kat ne l'avait imaginé. Adam s'était réveillé en entendant la porte se refermer. Kat avait soufflé, peu encline à lui faire la causette, s'était déshabillée sans dire un mot et l'avait rejoint dans le lit. Il s'était retourné vers elle, avait mis ses mains derrière sa tête et avait demandé d'une voix faussement détachée :
- Ca s'est bien passé, ton tour de garde avec le redneck ?
Kat avait répondu d'un oui définitif, sec, et Adam n'avait pas insisté. Kat avait pourtant sentit qu'il le voulait. Qu'il souhaitait lui dire quelque chose d'important à propos d'eux. Mais Kat n'était pas prête à entendre cela Aussi elle n'avait rien ajouté, et s'était collée au mur dans l'espoir d'oublier un peu cette journée. Elle se rappelait s'être retournée ensuite pendant plusieurs heures sans pouvoir trouver le sommeil. Elle avait bataillé avec elle-même, se demandant si, oui ou non, elle devait parler d'Alicia à Adam. Crever l'abcès. Aussi, lorsque le soleil s'était levé, Kat n'avait quasiment pas fermé l'œil de la nuit. Elle avait réveillé son petit ami, qui lui avait demandé d'un air vague :
- T'as bien dormi ?
Kat avait été prête à lui dire. A enfin être capable de lui demander ce qu'il ressentait pour Alicia. S'ils étaient ensembles. Alors elle avait initié un lent « Adam… ? » auquel l'homme avait répliqué, presque absent :
- Oui ?
Kat avait ouvert la bouche, mais aucun son n'était sortit de sa bouche. Comme si elle était soudainement devenue muette. Elle avait donc refermé ses lèvres, sentant ses épaules s'affaisser et elle avait simplement laissé tomber.
- …Non, rien.
Et la discussion s'était arrêtée là. Kat n'avait pas eu le courage de l'affronter. Et elle avait regardé en silence son petit ami s'habiller et sortir sans un regard en arrière.
Daryl passa devant elle, l'air ainsi créé faisant trembler le dessin qu'elle tenait toujours étroitement dans ses doigts gelés. Elle reprit ses esprits en voyant le dos du chasseur s'éloigner, et elle se dépêcha de le rejoindre, mettant pour un temps ses sentiments de côté.
Ils rejoignirent l'intérieur du bâtiment, soupirant en sentant la chaleur réconfortante autour d'eux. Ils se libérèrent de leur manteau, de leur pull et de leurs armes qu'ils entreposèrent à l'entrée. Ils pénétrèrent dans la salle commune, où Lori, Carl et Maggie étaient assis. Lori sourit au deux nouveaux venus tandis que Kaitlyn la rejoignait, laissant à Daryl le soin de rapporter leur patrouille au chef. C'était devenu une habitude pour eux.
Après l'arrivée de Michonne et Andrea, et la mise en place des tours de garde, les alentours de la prison avaient été calmes pendant deux semaines. Pas un seul rôdeur, pas un seul humain. Mais cela n'avait pas duré. Ils avaient été attaqués par une horde de zombies d'une trentaine d'individus décomposés qui avaient pris d'assaut la prison, secouant le grillage pendant deux interminables nuits avec suffisamment de détermination pour couper le fer avec leurs dents noircies. Les survivants les avaient achevés, mais Rick avait ensuite décidé d'envoyer des patrouilles tous les jours afin de prévenir ce genre d'incident. Ils avaient compris que leur refuge n'était pas éternel et qu'ils devaient en prendre soin. Daryl avait tout naturellement été désigné pour faire partie des équipes.
Suivant le regard de Lori, le chasseur traversa la salle principale pour rejoindre la réserve où se trouvait Rick. Celui-ci, debout en face des congélateurs de plus en plus vides, releva la tête en entendant les pas de l'homme. Ils firent tous les deux un signe de tête, pour se saluer, et Daryl déclara, fixant le chef :
- On a croisé trois rôdeurs c'matin. Un venant de sud, sud-ouest, les autres du sud-est. Tous aussi décrépis. Où sont les autres ?
- Michonne et T-Dog viennent de rentrer, Andrea, Glenn, Adam et Alicia sont encore dehors. Tu n'as rien trouvé à chasser ?
- Que dalle. Pas même une putain de marmotte.
Rick soupira, nerveux. Les réserves de nourriture baissaient dangereusement, c'était certain. La semaine de chasse qu'avait effectuée Daryl avant l'hiver leur avait assuré quelques réserves en matière de viande, mais ils étaient trop nombreux pour qu'ils puissent bénéficier de protéines tout l'hiver. Les aliments en boite avaient diminués bien plus vite que le chef ne l'avait cru à tel point qu'il commençait à se demander s'ils arriveraient à passer l'hiver. Rick avait donc décidé de réduire drastiquement la nourriture et les dernières nouvelles étaient encourageantes. A ce rythme, ils pourraient certainement arriver au bout de la saison froide. Cette pensée rassura temporairement le chef, bien qu'il savait que l'angoisse le reprendrait d'ici quelques heures. Il inspira et questionna davantage :
- Tout s'est bien passé, sinon ?
Sans que Rick n'ait besoin de poursuivre sa pensée, le chasseur su de quoi il parlait. Il soupira et dit du bout des lèvres :
- J'l'ai pas tuée, si c'est c'que tu penses. Elle m'fait t'jours aussi chier mais j'prends sur moi.
Rick fronça les sourcils à cette déclaration. Comme tous les autres, il ne savait pas trop à quoi s'en tenir en ce qui concernait ces deux-là. Ils semblaient toujours être prêts à s'entretuer, pourtant tous avaient déjà eu l'occasion de les voir s'esclaffer de rire sans qu'aucun d'entre eux n'en comprenne la raison. La plupart avaient donc laissé tomber.
- Rick, je peux te parler une minute ?
Le chef sortit brusquement de ses pensées en entendant Kat, debout sur le pas de la porte. Daryl avait eu la même réaction que lui, et avait levé la tête en direction de la nouvelle venue. Celle-ci semblait terriblement soucieuse, Rick pouvait le voir de là où il était, et il sentit immédiatement ses poils se hérisser dans son dos. Kat, sa main crispée contre le battant de la porte, observait les deux hommes en silence. Rick adressa un bref signe de tête à Daryl, lui signifiant implicitement de les laisser, et attendit que le chasseur s'exécute. Daryl jeta un regard à la jeune femme alors qu'il passait à côté d'elle, et Kat l'interpréta aussitôt comme un mélange de curiosité et de chagrin. Comme tout le monde, l'homme était au courant des difficultés que rencontraient le chef et sa femme, et, même s'il ne disait rien la plupart du temps, il s'inquiétait pour l'avenir du bébé. Kat répondit à son regard par un signe de tête discret. C'était devenu chez elle une seconde nature que de communiquer sans dire un mot. Daryl n'était pas quelqu'un qui parlait beaucoup, c'était un euphémisme, et, à force de passer du temps avec lui, le caractère taciturne du chasseur commençait à déteindre sur celui de la jeune femme, déjà pas bavarde de nature. Lorsque le dos du chasseur ne fut plus visible, Kat s'avança vers Rick, gardant néanmoins une certaine distance de sécurité. Ce qu'elle s'apprêtait à lui dire n'était pas facile, et elle préférait conserver un fossé, aussi bien physique de psychologique, entre eux. Elle dit après un moment de silence :
- Lori doit se reposer. C'est devenu vital.
Le cœur de Rick bondit à cette déclaration. La santé de sa femme n'avait cessé de décliner ces dernières semaines. Elle était de plus en plus fatiguée, ne pouvait plus rien avaler sous peine de tout recracher et passait la plupart de la journée allongée parce qu'elle n'avait plus la force de se lever. Kat avait exigé de voir la femme tous les jours, et chaque jour apportait une mauvaise nouvelle supplémentaire. La veille, Kat lui avait ainsi appris que la tension de Lori était descendue bien en deçà du minimum préconisé par les médecins, et cela ne cessait d'empirer. Aussi il attendit avec une angoisse grandissante la suite du pronostique de la jeune médecin.
- Elle en est au cinquième mois de grossesse. Normalement, c'est le mois où se déclarent la plupart des complications. Et dans son cas, les complications ne sont pas minces…Le risque d'éclampsie est très élevé, sa tension chute de jour en jour et pour ne rien arranger, le fœtus lui pompe toute son énergie. Il peut se passer un million de choses qui pourraient…
- Quoi ? Qui pourraient quoi ?!
Le ton du chef était monté d'un cran, mais Kat s'y attendait. L'homme n'avait pas pris la peine de se reposer depuis qu'ils avaient mis pied à terre à la prison. Elle avait appris par les membres du groupe que ces derniers mois avaient été difficiles pour lui. Il avait perdu son meilleur ami seulement quelques jours avant d'arriver à la prison, et semblait, même aujourd'hui, encore touché par l'événement. Avoir de plus perdu la ferme, endroit qu'ils considéraient tous, d'après ce que Kat avait pu entendre, comme une sorte de paradis, n'avait pas aidé l'homme qui se sentait responsable de la sécurité des autres. Kat avait beaucoup de respect pour l'homme, mais elle ne pouvait que constater qu'il en faisait trop pour protéger le reste du groupe. C'était bien évidemment louable, mais il en était arrivé à un tel point qu'il ne prenait plus de temps pour lui-même ou pour sa famille. Kat ne se souvenait pas l'avoir vu un jour jouer avec Carl ou prendre soin de sa femme. Il était inquiet, et cela se voyait comme le nez au milieu de la figure, mais il n'avait jamais fait part de ses sentiments à qui que ce soit, comme s'il s'interdisait de craquer. Ce qui était probablement le cas. Mais Kat savait bien qu'à force de contenir toutes ses émotions, celles-ci finiraient tôt ou tard par le submerger. Et la jeune femme avait en cet instant peur de ce qui pourrait arriver à Rick après sa déclaration. Kat inspira longuement. Ce qu'elle s'apprêtait à dire à Rick était monstrueux, pourtant elle n'avait pas le choix. Elle lui avait promis de ne jamais lui cacher la vérité et elle allait tenir parole.
- Sans matériel médical, sans médicaments adéquats, sans monitoring et une dizaine d'infirmières prêtes à intervenir en cas de besoin…
- Quoi ? Qu'est-ce que tu veux dire !
- Rick, calme-toi, tempéra-t-elle en mettant ses mains devant elle, comme si elle pouvait faire baisser la tension du chef d'un claquement de doigts. Mais celui-ci semblait hors de lui :
- Merde, c'est de mon bébé qu'on est en train de parler ! Alors pour l'amour de Dieu, dis-moi ce que tu penses !
- Ok, accepta Kat, sentant les larmes envahir ses yeux
Elle ne pouvait après tout pas lui mentir. Il en allait, comme il venait de lui rappeler, de la vie de sa famille. Mais Kat était tellement touchée par l'homme qui donnait tant sans rien attendre en retour, si ce n'était un peu d'aide pour avoir son bébé, qu'elle se sentait presque incapable de lui avouer la vérité. Pourtant, elle le devait, elle en était pleinement consciente. Aussi, après un effort émotionnel pour s'empêcher de pleurer, elle inspira et ajouta, fixant l'homme dans les yeux :
- Actuellement, avec le peu que j'ai, avec les difficultés de Lori et sa maladie…, les chances de mener cette grossesse à terme sont nulles.
- Qu…Quoi…Qu'est-ce que ça veut dire… ?
- Que je n'ai aucun moyen de faire naître ton enfant, Rick.
Celui-ci ne semblait pourtant pas comprendre ce que disait la jeune femme Il cligna des yeux, comme le ferait un aveugle qui espérerait vainement retrouver la vue. Il balbutia, hébété :
- On…on va perdre le bébé ?
Kat sentit la boule qui s'était formée dès le début de cette discussion grossir davantage dans sa gorge alors qu'elle pensait à ce qu'elle n'avait pas encore dit, à ce qu'elle n'avait pas eu le courage d'avouer à l'homme. Elle dut s'y reprendre à deux fois pour parler à nouveau, tant sa gorge était nouée afin que sa voix ne se transforme pas en un miaulement plaintif. Elle devait rester forte. Pour l'homme. Pour Lori et pour le bébé. Elle était médecin, ces gens comptaient sur elle et elle se devait de ne pas les décevoir. Aussi elle avoua :
- Rick…Ce qu'il se passe, c'est que le bébé n'est plus le problème désormais. Aujourd'hui, en ce moment, avec ce que je viens de voir…je…je ne sais pas si Lori survivra à l'accouchement.
La sentence était tombée. Dévastatrice. Tellement dévastatrice que Rick se sentit tituber en arrière, se rattrapant au bord d'un des congélateurs. Son cœur avait sombré dans sa poitrine au moment même où Kat lui avait appris la terrible vérité. Il n'était plus tout à fait un homme désormais, il en était convaincu. Un homme ne pouvait vivre sans cœur, et Rick était persuadé d'avoir perdu le sien pour toujours. Il ne pouvait pas perdre le bébé. Il ne pouvait pas perdre Lori. C'était impossible, tout cela n'était qu'un mauvais rêve et il finirait forcément par se réveiller dans son lit, dans sa vie, avec Lori en pétard après lui car il ne parlait pas assez et Carl qui irait à l'école comme s'il était condamné à mort. Il voulait retrouver cette vie.
Les larmes coulèrent sans autorisation, première fois depuis des semaines. Rick ne chercha pas à les sécher. Il n'était plus conscient de lui-même, ou de Kat, pourtant encore en face de lui, silencieuse. Il n'y avait rien qu'elle pouvait dire pour consoler le chef. Ils le savaient tous les deux. Deux traînées humides mouillèrent ses joues, et Rick fut presque étonné de les sentir. De les sentir avec une telle force qu'elles ressemblaient à deux braises incandescentes qui se promenaient sur sa peau meurtrie à force d'avoir trop souffert.
Bien inconscients de l'enfer que traversait en ce moment même le chef, Adam et Alicia avaient fini leur patrouille de surveillance et prenaient le chemin pour regagner la prison. Adam sourit à la jeune femme lorsqu'elle passa devant lui, alors qu'elle tortillait des fesses pour le faire rire. Pour le faire réagir aussi…
Les deux amis avaient passé les dernières semaines ensemble. A bien y réfléchir, il semblait à Adam qu'ils ne s'étaient pas séparés depuis leur arrivée à la prison. Lorsqu'ils étaient encore sur la route, ils étaient proches bien sûr, mais il y avait toujours Kat, et Adam se rendait maintenant compte qu'il n'avait pas vraiment fait attention à la brune qui les avait pourtant accompagnés durant tous ces mois dans l'enfer le plus total.
Adam ne connaissait pas Alicia avant l'épidémie. Elle était une des nombreuses amies de Kat qu'Adam n'avait jamais eu l'occasion de rencontrer, qu'il n'avait jamais souhaité rencontrer, à vrai dire. Lorsque la maladie s'était déclarée et qu'ils s'étaient retrouvés ensemble dans un batiment abandonné de Columbia, il avait été contraint de vivre en communauté avec des gens qu'il ne connaissait pas. Alicia en faisait partie. La jeune artiste avait été discrète, timide, à tel point qu'Adam l'avait à peine remarquée, tout absorbé qu'il était par les événements actuels et par Kat. Il avait été ainsi plus qu'étonné lorsqu'Alicia, cette même fille qui avait passé les derniers mois à pleurer dans son coin, avait été la seule à vouloir les suivre. Et elle ne s'était pas plainte. Pas une seule fois. Elle avait suivi sans rechigner, acceptant les directives de Kat, la mauvaise humeur du couple parfois qui sentait petit à petit que la situation leur échappait.
Quand ils étaient arrivés à la prison, quand ils avaient rencontré l'autre groupe, tout avait changé. Kat, de par son métier de médecin, avait été intégrée par le groupe beaucoup plus facilement qu'eux deux, devenant une valeur sûre dans ce groupe reconstitué, et même l'une des conseillères du chef. Adam l'avait observé s'éloigner d'eux progressivement, impuissant, la voyant se lier d'abord à Maggie après la mort d'Hershel, puis à Rick avec la grossesse de Lori, puis bientôt à tous les membres du groupe, agissant avec eux comme elle aurait agi avec des personnes qu'elle aurait toujours connues.
Et cela avait blessé l'homme autant dans son orgueil que dans son affection pour la jeune femme. Au cours des semaines passées ici, Kat s'était complètement détournée d'eux sans le moindre regard en arrière, tant et si bien qu'Adam ne pouvait se rappeler leur dernier baiser échangé. Il devait probablement remonter à plusieurs semaines. Adam sentit une bouffée de mélancolie l'envahir en pensant à leur dernière nuit ensemble, qui tenait du mythe maintenant. Cet échange avait été le dernier où il avait senti Kat sincère avec lui, ses cris de plaisir la trahissant sur le bonheur qu'elle avait ressenti avec lui. Il avait perçu une véritable connexion entre eux, alors qu'ils s'embrassaient, alors qu'il lui semblait ressentir chaque parcelle de la peau de Kat sous ses doigts, et il s'était alors dit avec espoir que peut-être, avec du temps et ce qu'ils ressentaient l'un pour l'autre, Kat finirait par voir qu'il lui était indispensable, qu'elle ne pouvait vivre sans lui. Qu'il était mieux que Daryl.
Mais cette nuit n'avait été qu'éphémère, et le matin était arrivé, chassant les dernières lueurs d'espoir d'Adam. Le soleil avait de nouveau éloigné Kat, qui s'était enfermée dans cette tour d'ivoire protégeant son cœur, l'empêchant de venir la rejoindre. Kat avait toujours été comme cela. Elle ne lui avait jamais dit ce qu'elle ressentait vraiment pour lui, préférant se cacher derrière le sexe et l'humour. Ils avaient couché ensemble dès leur deuxième rendez-vous, pourtant Adam avait toujours eu l'impression de n'avoir jamais su se rapprocher de la jeune femme. Il lui faisait l'amour avec passion, avec force et tendresse, dans l'espoir qu'elle s'ouvre un jour à lui. Puis le monde avait sombré. Et elle s'était encore plus éloignée de lui. Elle avait pris son rôle de survivante très au sérieux, trop même pour Adam qui l'avait vu changer, se recroqueviller encore plus dans sa carapace alors que l'humanité perdait du terrain face à la mort.
Adam s'était sentit rejeté, trahi par la femme qu'il croyait aimer pourtant, et avait dû la regarder en silence se rapprocher de ces gens qu'elle ne connaissait pas, de cet homme avec qui elle passait dorénavant toutes ses journées ou presque. En pensant à Daryl, les poings d'Adam se serrèrent. Il était furieux envers le chasseur, ce putain de connard qui se pensait supérieur aux autres parce qu'il savait chasser. Au cours des semaines, sa petite amie et le redneck étaient devenus des amis, au grand dam d'Adam. Bien sûr, ils avaient pris l'habitude de se crier dessus en public comme s'ils se détestaient plus que tout au monde. Mais Adam n'était pas dupe. Il avait déjà vu à maintes reprises le sourire de Kat lorsqu'elle parlait de l'homme, ou l'éclat dans ses prunelles alors qu'elle évoquait les conneries qu'avait faites son coéquipier dans la journée. Lorsqu'ils se retrouvaient, une fois le soir venu dans leurs cellules, unique moment de la journée où ils étaient seuls, Kat lui racontait ce qu'elle avait fait, ou à quel point Daryl avait été idiot, grossier, ou simplement égal à lui-même. La plupart du temps, Adam devait se contenter d'écouter silencieusement sa petite amie parler d'un autre homme que lui, sans se soucier un seul instant de ce que lui-même pouvait en penser. Adam songea à cet instant avec amertume qu'il se sentait comme un putain de colocataire pour Kat, une sorte d'ami, de confident à qui elle ferait partager ses histoires d'amour. A bien y réfléchir, cela faisait longtemps qu'Adam ne se sentait plus comme étant le petit ami de Kat.
- A quoi tu penses ?
La voix fluette le ramena brutalement à la réalité, et il cligna des yeux, stupéfait. Alicia se tenait à quelques mètres devant lui, à moitié tournée dans sa direction, le regardant d'un air interrogateur. Il bougea la tête de droite à gauche, se rendant compte à ce moment-là qu'il n'avait pas été conscient du chemin qu'ils parcouraient tant il était plongé dans ses pensées. Il reconnut rapidement les alentours et en déduisit aussitôt qu'ils n'étaient qu'à quelques minutes de la prison. Alicia dut s'impatienter de son silence, puisqu'elle tapa bruyamment du pied.
- De quoi tu parles ? Rétorqua Adam, pas pressé de dévoiler ses pensées à son amie.
Celle-ci sourit, d'un sourire indulgent de la même veine que celui qu'on adresserait à un enfant particulièrement lent.
- Eh bien, cela fait trois fois que je t'appelle vainement, alors logiquement, j'ai cru que tu réfléchissais à quelque chose de très…très intéressant. J'ai pas raison ?
Le regard que lui lança Adam la figea sur place. Adam était habituellement doué pour se cacher, tromper les gens avec un grand sourire si honnête qu'on lui aurait donné le bon Dieu sans confession alors qu'il souffrait le martyr derrière son visage d'ange. Mais pas cette fois. Si l'épidémie avait bien effacé une chose, c'était les faux-semblants. Et Adam ne voyait pas le besoin de mentir à la seule personne qui se souciait encore de lui. Alicia soupira devant son air abattu, et devina :
- Tu penses encore à elle ? Adam…Ecoute, je sais que c'est pas mes oignons, tu me l'as suffisamment répété ces dernières semaines. Mais il va falloir que tu arrêtes de te torturer avec ça. Kat a changé, bien sûr, mais tu ne peux pas continuer à être malheureux à cause d'elle. Tu ne le mérites pas.
Alicia semblait résignée en disant cela. Ce n'était pas la première fois qu'elle tentait d'aborder le sujet. Après avoir vu Adam sombrer dans une mélancolie de plus en plus profonde à cause de son amour non partagé pour Kat, Alicia avait été suffisamment inquiète pour se mêler de ce qui ne la regardait pas. Elle détestait voir l'homme souffrir pour une femme qui ne le méritait pas. Mais Adam l'avait durement rejetée, lui disant que la relation qu'il entretenait avec Kat ne la regardait absolument pas. Alicia avait accepté de se taire pour cette fois, mais prenant cependant garde de revenir à la charge à chaque fois qu'elle le pouvait. Le sujet « Kat » était rapidement devenu un sujet tabou, aussi tabou que de mentionner leur vie d'avant l'épidémie, ou les personnes qu'ils avaient perdues.
- J'veux pas en parler, soupira Adam.
Il n'était pas prêt à écouter les remontrances que lui ferait assurément Alicia. Il savait qu'il se torturait tout seul en s'accrochant désespérément à celle qui le faisait souffrir sans s'en rendre compte. Mais c'était plus fort que lui. Il tenait à Kat, bien plus qu'il ne l'aurait cru et l'idée de vivre sans Kat à l'avenir lui était trop dure à supporter. Elle était la seule personne qui lui était restée fidèle alors que le monde s'étiolait. Elle et Alicia étaient les dernières personnes qu'il lui restait, et il ne voulait pas, ne pouvait pas, les laisser partir. Il vit la tête d'Alicia se baisser lentement, le culpabilisant. Il savait qu'Alicia s'inquiétait pour lui. Et il lui en était reconnaissant. Elle était toujours là pour lui, pour l'écouter quand il en avait besoin, et il ne pouvait s'empêcher de la rejeter lorsqu'elle voulait l'aider. Il soupira, avant de déclarer :
- On ferait mieux de rentrer. Il se fait tard…
Alicia acquiesça d'un signe de tête et reprit son chemin, précédant son ami.
Adam ouvrit la porte de sa cellule, pénétrant à l'intérieur. Lui et Alicia étaient arrivés quelques minutes auparavant, avaient avalé chacun un bol de flocons d'avoine et le reste d'une boite de haricots rouges en guise de repas et s'apprêtaient à passer l'après-midi à tenter de réchauffer davantage la salle commune. Lori avait besoin d'une atmosphère plus chaude, avait déclaré Kat en rejoignant le reste du groupe, et ils devaient isoler du mieux qu'ils le pouvaient au moins leur salle principale et l'infirmerie en vue de l'accouchement. Adam avait trouvé bizarre le fait que Kat pense déjà à l'accouchement alors que Lori n'était enceinte que de cinq mois, mais il avait renoncé à demander. Cela n'aurait servit à rien. Ce fut donc en soupirant qu'il referma la porte de sa chambre, posant sur la petite table à côté de lui l'arme qu'il avait prise pour sa balade matinale. Un bruit sourd retentit derrière lui, aussi il se retourna brusquement vers l'origine du son. Kat était accroupie au fond de la cellule la main dans le minuscule meuble qui leur servait d'armoire. Elle avait déjà sorti plusieurs tenues leur appartenant respectivement, qui étaient étendues sur le sol à côté d'elle. Adam fronça les sourcils, encore énervé après sa pseudo-discussion avec Alicia, et grogna :
- Tu cherches quoi ?
La jeune femme porta une main à son cœur en entendant la voix de son petit ami. Elle ne l'avait pas entendu arriver, tout absorbée qu'elle était par son activité. Elle se tourna vers lui et esquissa un sourire à l'homme.
- Tu m'as fait peur, souffla-t-elle doucement. Puis, reprenant son geste qu'elle avait suspendu en l'air, elle dit sans le regarder :
- Je cherche la carte de la région qu'on avait avant de venir ici. Tu ne l'aurais pas vue ?
Adam sentit ses sourcils se froncer davantage alors qu'il se demandait à quoi pourrait bien lui servir une carte. Dans le même temps, il pensa à la dernière fois qu'il l'avait vue. Cela faisait assurément deux mois, et il n'avait pas la moindre idée d'où pouvait se trouver cette stupide carte. Aussi, il répondit, déjà ennuyé par la discussion :
- Je sais pas. L'ai pas vue depuis longtemps.
Ce disant, il fit un pas vers la sortie, voulant à tout prix quitter cette pièce. Kat ne prêtait encore une fois pas la moindre attention à lui, et il était de plus en plus en colère après elle. Il sentait son esprit s'échauffer en voyant sa petite amie continuer à chercher sans lever une fois la tête, faisant comme s'il n'était pas là. Les derniers mois de frustration agissaient comme une bombe prête à exploser dans l'esprit d'Adam. Il devait sortir d'ici avant qu'il ne commence à dire certaines choses qu'il regretterait assurément plus tard. Il posa sa main sur la poignée, tentant d'ouvrir la porte. Les gonds rouillés grincèrent bruyamment lorsque le battant s'écarta et Adam grogna, ce son venant perturber ses plans. En effet, il entendit derrière lui Kat se redresser, alors qu'elle interrogeait, la voix inquiète :
- Adam ?
Le jeune homme prit tout son temps pour se retourner. Kat, debout à quelques mètres devant lui, le regardait, les sourcils froncés. Elle avait encore un de ses t-shirts dans la main, l'air perdu. Le silence s'éternisa, laissant les deux amants de plus en plus mal à l'aise. Adam vit Kat se mordiller l'intérieur des joues avec ses dents, tic qu'elle prenait quand elle était stressée puis, alors qu'il la fixait toujours, elle ajouta, la voix peu sûre :
- Qu'est-ce qui se passe ? Tu vas bien ?
La colère revint comme elle était partie, fulgurante. Est-ce qu'il allait bien ? Elle osait lui demander une telle chose alors que cela faisait plus de deux mois qu'elle n'avait pas pris la peine de s'intéresser à lui ? Ses poings se serrèrent brutalement, et il siffla, la rage trop longtemps contenue explosant :
- Parfaitement, je vais parfaitement bien. Tout va bien dans le meilleur des mondes. Pourquoi ça n'irait pas, après tout ?
Il vit Kat froncer davantage les sourcils, ne comprenant visiblement pas ce brusque changement d'humeur. Elle ne répondit pas immédiatement, prenant d'abord le temps de poser le bout de tissu qu'elle avait dans la main sur le lit, puis, se tournant complètement vers lui, commença d'un air blasé :
- Ecoute…je sais pas ce que t'as, mais c'est vraiment pas le moment. Daryl a encore été super chiant ce matin, il a agi comme un….
- Boucle-la.
La jeune femme se stoppa à ce ton sec, surprise. Elle écarquilla les yeux, stupéfaite par l'ordre que venait de lui lancer son petit ami. Elle ne l'avait jamais connu méchant. Il avait son caractère, comme tout le monde, mais il était d'habitude à l'écoute, diplomate, et toujours souriant. Mais l'homme qu'elle avait en face d'elle n'avait plus rien à voir avec l'homme avec lequel elle avait passé les derniers mois. Il avait le visage tiré par la colère, ses yeux flamboyaient, et Kat pouvait voir tout son corps tendu comme s'il se retenait de bondir vers elle. Elle ne savait pas d'où venait cette colère soudaine, aussi elle demanda :
- Adam…Qu'est-ce que t'as bordel….
- Ne parle pas de lui…
- Quoi ?
Kat était vraiment surprise. Bien sûr, Adam avait été distant ces derniers jours, tout comme elle, mais rien n'avait changé dans la journée au point qu'il puisse devenir tout d'un coup aussi enragé avec elle. Cela faisait des semaines qu'ils ne se parlaient pas. Adam avait pris un malin plaisir à l'ignorer, préférant partir en balade avec Alicia. Maintenant qu'elle y réfléchissait, Kat ne savait exactement qui avait le plus ignoré l'autre. Il y avait juste eu un moment, ces derniers mois, où elle s'était retrouvée entourée de nouvelles personnes exceptionnelles avec qui elle avait noué de profonds liens d'amitié, et elle avait en quelque sorte mis de côté Adam et Alicia.
Mais, après tout, ces deux-là étaient tellement bien ensemble qu'elle avait bien fait de ne pas les déranger, n'est-ce pas ? Le souvenir douloureux de sa découverte de la proximité de ses deux amis, couplé à l'agacement qu'elle avait ressenti avec Daryl le matin même, comme tous les matins d'ailleurs, réagirent violemment avec les propos acerbes d'Adam et Kat sentit sa mâchoire se serrer alors que la rage l'envahissait petit à petit. Elle inspira pour ne pas se laisser dominer par cette colère, mais bientôt le sentiment fut trop fort pour la jeune femme submergée par les derniers évènements certains qu'elle avait refoulés en commençant par la trahison d'Adam.
- Qu'est-ce que t'insinues, putain de merde !
- Je ne veux plus que tu parles de ce connard de Daryl !
- Ah, parce que t'es jaloux ! Tu te fous de ma gueule, j'espère ? Tu oses me gonfler avec tes putains de problèmes d'ego à deux balles, alors que tu t'es pas gêné pour te réfugier du côté d'Alicia, il me semble !
- Alicia ? Qu'est-ce qu'elle a à voir avec ça ?
- Ce qu'elle a à voir ? Tu veux que je te rafraîchisse la mémoire ? T'as passé toutes tes saloperies de journées avec elle depuis qu'on est ici ! Tu crois que j'me rends pas compte ?!
- Ah, alors avec qui tu voulais que je les passe, ces journées ? Avec toi ? Tu passes tout ton temps avec Daryl ! Merde, ça fait des semaines que tu ne m'as pas parlé pour dire autre chose que « Daryl est un connard » ou « Daryl ne sert à rien… ». T'es censé le détester, pourtant tu passes toutes tes putains de journées avec lui ! Alors t'as pas intérêt à me reprocher le fait de passer mon temps avec Alicia. C'est toi qui m'as poussé dans ses bras. Elle, au moins, elle m'écoute. Elle fait attention à moi. Et ça fait des semaines que t'as pas été capable de ça. T'as même jamais pu être sincère avec moi. T'es juste incapable d'aimer Kat !
La jeune médecin resta interdite après cela. Comme si le temps s'était suspendu. Elle comprit que leurs problèmes étaient bien plus graves qu'elle ne l'aurait pensé. Qu' Adam refoulait ses sombres pensées depuis des semaines, des pensées qu'elle n'aurait jamais pu deviner. Kat songea alors avec peine que tous ces problèmes étaient de sa faute. En regardant les yeux remplis de colère et de désespoir mêlés d'Adam, elle comprit que tout provenait de son incapacité à lui faire confiance. Elle n'était pas une personne qui faisait confiance. Elle n'avait jamais pu. Et elle ne savait pas pourquoi. Elle avait pourtant vécu une enfance heureuse, avait toujours eu des personnes sur qui elle pouvait compter. Mais c'était plus fort qu'elle. Elle ne pouvait pas accorder sa confiance à quelqu'un. Et sans confiance, il ne pouvait y avoir d'amour.
Elle comprenait à ce moment-là qu'Adam souffrait de cette situation bien plus qu'elle ne l'avait imaginé. Elle songea un instant à faire un pas vers lui, aussi littéralement que symboliquement, à essayer de lui faire comprendre ce qui la bloquait. Mais elle n'était pas comme cela. Elle n'était pas quelqu'un qui allait vers les autres, surtout pas pour s'excuser. A moins d'une très bonne raison. Et elle n'était pas prête à apparaître comme vulnérable devant Adam. Aussi, elle remit son masque de froideur habituelle lorsqu'elle voulait se distancer des autres, rangea sans bruit le t-shirt dans le tiroir en même temps que les autres habits, mettant enfin la main sur la carte qu'elle était venue chercher. Puis, se tournant vers Adam, elle déclara, son visage résolument neutre :
- J'étais venue chercher cela pour Rick. Je vais partir de la prison à la recherche d'un hôpital pour espérer sauver Lori et le bébé. Je pars demain.
Puis, sans un regard pour Adam, elle le contourna pour sortir, laissant la porte se refermer sur l'homme abasourdi.
A suivre...
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