La correction ne sera pas parfaite cette fois, j'espère que ce sera pas trop gênant tout de même.

Bonne lecture !


chapitre 10 :

-Tu as ton autorisation de sortie Harry ?

-Oui, Arabella me l'a envoyé hier. Tu es prête ?

-Oui, laisse-moi juste le temps d'aller chercher ma cape et j'arrive.

Elle passa le tableau de la Grosse Dame tandis qu'il s'adossait au mur, patientant tranquillement.

Le tableau s'ouvrit peu de temps après et Harry, se doutant bien que Hermione n'avait pas pu faire aussi vite, ne détacha pas ses yeux du plafond qu'il regardait pensivement.

-Alors, Figg, on s'est perdu ? Cracha la voix de Weasley juste devant lui.

Harry baissa les yeux pour regarder un instant le rouquin qui grimaçait légèrement, comme si la vision lui déplaisait.

Tant pis pour lui...

-T'as rien d'autre à faire que me parler, Weasley ?

-J'ai des centaines de choses plus intéressantes à faire, répliqua-t-il en le regardant avec dégoût.

-Et bien te gêne pas et fiche moi la paix.

Weasley blêmit de rage tandis que ses oreilles devenaient rouge tomate, mais Potter lui attrapa le bras pour le tirer à sa suite, s'éloignant dans le couloir. Harry les suivit des yeux et surprit un sourire de la part de Seamus qui semblait bien le seul à ne pas le détester.

Harry leva un sourcil mais le groupe était déjà partit.

Le portrait s'ouvrit encore et tout un groupe de filles en sortit, chacune avec un carnet à la main.

Quand elles le virent, ce fut la débandade, chacune se bousculait en écarquillant les yeux, gloussant ou se cachant le visage. Finalement, ce fut Lavande Brown (s'il se rappelait bien du nom) qui fut en premier plan tandis que toutes les autres agglutinaient derrière elle.

-Hm hm, bonjour Harry Figg.

Et elles s'en allèrent aussitôt en courant.

… Quelqu'un pour lui expliquer ?

Trop étrange...

Le portrait s'ouvrit une fois encore et Harry se crispa, prêt à voir encore une démonstration de l'étrangeté des griffondors... Mais ce n'était qu'Hermione qui attachait sa cape autours de son cou.

-C'est bon Harry, on peut y aller.

Il soupira de soulagement.

.

-Et Figg qui était là…

-J'ai cru que j'allais éclater de rire en le voyant !

-C'était trop embarrassant !

-En plus on parlait de lui !

-S'il savait...

-Vous imaginez...

-Les filles, un peu de silence, s'il vous plaît ! Fit Lavande en rajustant la sangle du sac de sport sur son épaule. Je vous rappelle que cette sortie à Près-Au-Lard n'est pas un amusement : nous sommes en mission !

Aussitôt, toutes se calmèrent pour reprendre un visage grave.

-Vous pensez que nous y arriverons ? Demanda timidement Padma.

-Il le faut, répliqua durement Lavande. C'est impératif.

Elles arrivèrent devant les portes du château, présentèrent leur autorisation de sortie et se dirigèrent vers les calèches. Une fois dedans, Lavande se tourna vers Katie :

-Est-ce que le message a été transmis au réseau ?

Elle hocha la tête :

-Oui, toutes les filles étant allé voir sur le réseau d'information connaissent le point de rendez-vous. L'information devrait se diffuser rapidement.

-OK, alors on va directement aller chez Pied-dodu.

-Alors mission « rassemblement des forces alliés »...

-START ! Hurlèrent-elles toutes d'une même voix en levant les bras en l'air.

.

-Je sais pas si je vous l'ai déjà fait remarqué, dit Blaise d'une voix pensive, mais les filles de Poudlard sont vraiment bizarres...

-Ça c'est sûr, répondit Draco en regardant d'un air sceptique la calèche devant eux où des filles (principalement de Griffondor qui plus est) faisaient les idiotes en hurlant et en se sautant dans les bras.

Franchement, il était vraiment heureux d'être un mec.

-Au fait, vous avez des cavalières, vous ? Demanda soudain Théo.

-Nan, répondirent aussitôt Vincent et Grégory.

Ils avaient été plutôt clair sur le sujet dès le départ : ils préféraient être tranquilles pour pouvoir manger autant qu'ils veulent et surveiller Draco au cas où.

-J'irais avec Parkinson, mon père me l'a demandé, dit alors Draco.

-Tu écoutes toujours ce que dit ton père ? S'étonna Blaise.

-Pour l'instant, oui.

Le silence s'installa un instant avant que Théo ne reprenne encore la parole :

-Et toi Blaise ?

-J'irais avec Millicent.

-Bulstrode ? S'exclama Draco. Sérieusement ? Mais pourquoi elle ?

-Elle est sympa, répondit Blaise, et puis je ne vois pas en quoi c'est mieux d'y aller avec Pansy : elle est encore plus laide !

-Ni l'une ni l'autre n'est moche, répliqua Théo. C'est juste qu'il y en a une qui aurait besoin d'un régime et l'autre d'une crème de peau.

Toujours aussi galant, ce gars...

-Et toi Théo, t'as une cavalière ?

-Oui.

-Qui ? S'exclamèrent tous ses amis d'une même voix.

Théo ne répondit pas, détournant légèrement les yeux de ses amis.

-Allez, dit ! Fit Blaise en le pressant.

Le garçon s'obstinât dans son silence.

-Théo... gémit-il presque.

Voyant qu'il persistait, Draco choisit d'y aller franchement en déclarant :

-En échange, tu auras le droit de me masser encore.

Théo se tourna brusquement vers lui, intéressé. Depuis la fois où il lui avait complètement bloqué le dos en appuyant au mauvais endroit par erreur, Draco ne laissait plus personne lui faire des massages. Or, Théo adorait ça.

C'était une occasion en or, et tous deux le savaient.

-Luna Lovegood.

-... firent-ils tous.

-Et après on me reproche d'être avec Millicent... marmonna Blaise en croisant ses bras sur sa poitrine.

.

-Pourquoi on va là ? Grogna Harry.

-Parce qu'il y a du tissu.

-Ça je m'en doute, ça s'appelle « gaie chiffon », mais ça ne me dit toujours pas ce qu'on fait là : Arabella nous a déjà envoyé nos robes de soirée.

-Tes cheveux, fit Hermione comme ça expliquait tout.

Rapport ?

Harry haussa les sourcils avant d'accélérer le pas pour être légèrement devant elle. Il lui demanda alors :

-Quoi mes cheveux ?

Elle passa une main dans la longue tignasse noire et expliqua alors qu'il se dégageait :

-Il te faut un ruban pour te tenir tout ça. Pour la danse, c'est vraiment nécessaire.

-La danse ? La danse ? Tu veux vraiment qu'on danse, Hermione ?

-C'est un bal, se contenta de répondre la jeune fille en rentrant dans le magasin.

C'est un bal, oui, et alors ?

.

-Mesdemoiselles, bienvenue à vous toutes.

Elles étaient plus de cinquante, agglutinées autours des tables rondes de madame Pieddodu qui, pour une somme modeste (ou pas), avait réservé l'établissement aux filles de Poudlard. Lavande, debout sur une estrade créée spécialement pour l'occasion, présidait la réunion. Son nœud en or trônait sur sa tête comme une couronne et chacune l'écoutait avec attention.

-Vous toutes faites partit du réseau d'information de Poudlard, et comme vous le savez, la Confrérie du Secret est en activité depuis maintenant un an pour un but dont vous ignorez tout de la nature, puisque c'est un secrêt.

Elles s'entre-regardèrent en grimaçant. À peu près chacune d'entre elle avait tenté de le découvrir au cours de l'année sans y parvenir pour autant.

-Ce secret, durement gardé, va être révélé aujourd'hui à certaines d'entre vous. Je vais laisser la parole à notre directrice.

Romilda, qui avait obtenu ce titre il y a peu, remplaça Lavande sur l'estrade et toussota dans son poing. Elle sortit d'un large geste son carnet de la poche de sa jupe pour le placer sous son nez.

-Nous sommes réunies ce jour pour préparer une mission de la plus haute importance qui se déroulera après -je dis bien après- le bal d'Halloween. Il était initialement prévu de le faire pendant, mais nos troupes sont hélas trop peu fournies et c'est exactement pour cela que vous avez été invité ici à ce rendez-vous.

Un chuchotement parcourut les rangs mais mourut rapidement quand Romilda toussota à nouveau dans son poing.

-Nous allons vous révéler nos grands objectifs, sans rentrer dans les détails, pour que vous compreniez l'importance de notre existence ainsi que nos idéaux.

Elle glissa son carnet sous son bras pour être plus à l'aise et commença à expliquer.

-Vous connaissez toutes Wellan Potter, le Survivant, le héros, Celui-Qui-A-Survécu, le Sauveur... Bref, tous ces surnoms, et vous voyez aussi ce magnifique jeune homme tous les jours dans les couloirs de notre bien aimée école. POURTANT vous ignorez beaucoup sur lui, car il a un secret... Un secret d'une importance cruciale qui détermine beaucoup dans sa vie.

Toutes les filles l'écoutaient avec une attention accrue, cela fit légèrement rougir Romilda qui enterra son visage dans son carnet qui était bien mieux devant son nez que sous son bras, même si elle n'avait rien à y lire. Elle reprit la parole, débitant les dernières phrases avec rapidité :

-C'est pour cela que la Confrérie existe, autant pour protéger ce secret que pour protéger les intérêts de Wellan Potter. Mais pour cela, il nous faut du monde, et c'est pour ça que vous êtes ici.

Elle descendit rapidement les marches, souriant discrètement à ses amies tandis que les trois poursuiveuses sautaient habillement sur l'estrade.

-Bien, commença Katie qui commençait toujours par parler la première. Tous les membres de la Confrérie ont passé un test pour mériter leur place. C'est symbolisé par nos rubans en or.

Disant cela, toutes montrèrent leur ruban, tandis que Lavande restait droite. Elle avait un nœud, elle, puisqu'elle était présidente.

-Quiconque voudra en savoir plus sur la Confrérie ou en faire partit, continua Angelina en croisant ses bras sur sa poitrine, devra passer ce test et le réussir. Ce n'est ni dangereux ni compromettant, cela prouvera juste votre détermination.

-Personne d'autre que nous est autorisé à porter ce signe de reconnaissance, dit Alicia. Si une fille est prise sur le fait avec un ruban d'or dans les cheveux ou ornant ses vêtements, elle sera exclue de tout rassemblement du réseau d'information, nous en avons parlé avec... Elle.

Un silence respectueux suivit ces mots.

Elle, c'était celle qui gérait le réseau depuis sa création, c'était l'être suprême à Poudlard, même si seules les filles le savaient, et elles avaient toutes un respect sans borne pour cette personne dont on connaissait le nom sans jamais le prononcer.

On l'appelait juste Elle.

-Est-ce que c'est clair ?

Toutes hochèrent la tête.

-Bien, donc celles qui veulent faire partit de la Confrérie seront conviées à une autre réunion, après le bal d'Halloween. Vous pouvez sortir maintenant, conclu Lavande pour clore la réunion.

.

-Mais vous avez quoi contre Luna, au juste ? Interrogea Théo en grognant.

-Objectivement, répondit Draco, rien. C'est une sang pur, et on sait que sa mère appartenait à une vieille famille même si elle est morte aujourd'hui.

-Et subjectivement ?

-Bah... c'est Loufoqua, quoi, répondit Blaise. Elle n'est pas vraiment réputée pour sa beauté ou ses manières...

Théo haussa les épaules.

-Nous avons des intérêts communs, c'est tout.

.

Les rires parcouraient la foule qui attendait devant la Grande Salle leur cavalier ou cavalière, tandis que tout le monde observait Harry Figg comme s'il avait deux têtes.

En effet, le garçon était vêtu comme il y a un ou deux siècles, d'une façon démodée même pour les sorciers. Il avait une chemise blanche à manche longue qui avait des froufrous sur les manches et une fraise au cou.

Indifférent à l'attention qu'il exerçait, il était nonchalamment adossé au mur, attendant distraitement en regardant par la fenêtre. Ses cheveux longs et noirs étaient ramenés en cataloguant et noué avec un ruban vert émeraude qui s'accordait avec ses yeux et la fraise.

-Tu t'es trompé d'époque, Figg ? Ricana Draco Malfoy en le regardant d'un air méprisant.

Mais une voix féminine empêcha Harry de répondre :

-Harry, désolé pour le retard !

Toutes les têtes se tournèrent en cette direction et écarquillèrent les yeux.

Hermione, vêtue d'une grande robe couleur pêche avec des multiples jupons, descendait rapidement les escaliers, magnifique malgré la mode bien dépassée là aussi. Elle s'entrava et Harry la rattrapa souplement en lui passant un bras autours de ses hanches. Il amena ensuite galamment la main gantée de dentelle de la jeune fille à son visage et la frôla délicatement de ses lèvres.

-Charmante, Granger, comme toujours.

Le bal d'Halloween, cette année, réservait apparemment beaucoup de surprises...

.

-Qu'est-ce que je disais ? Il aime juste se faire remarquer, soupira Draco.

-Et toi alors, n'as-tu pas mit tes plus beaux vêtements ? Se moqua son meilleur ami.

Le blond haussa les épaules.

-Je suis un sang pur, c'est mon devoir d'être beau. Lui, cracha-t-il en regardant Figg, ne le fait que pour attirer l'attention.

Blaise sourit et se détourna de son meilleur ami pour prendre galamment la main de Millicent Bulstrode.

-Et bien, miss, y allons-nous ?

La serpentarde gloussa de plaisir tandis que Draco ne pouvait s'empêcher de lever les yeux au ciel. Il fit pourtant une révérence à Pansy avec la même classe avant de l'inviter à entrer dans la Grande Salle.

.

Dès que la musique commença, Harry amena Hermione au centre de la piste.

-Tu fais quoi Harry ? Personne ne danse encore, on va être les seuls à...

-Une lady ne refuse pas les avances d'un gentleman, voyons... Puisque tu m'as forcé à venir, tu vas devoir te plier au moins à cela.

Elle eut un petit sourire et plaça sa main sur l'épaule de son ami tandis qu'il saisissait délicatement sa taille.

-Très bien, Harry, alors fait de nous le couple d'or de cette soirée.

Il eut un sourire de canaille et commença à valser avec adresse (même s'il ne savait pas quand il avait bien put apprendre à danser...).

-Il sera fait selon vos désirs, princesse.

.

-Donc ton père et toi cherchaient activement les Ronflac Cornus ? Demanda poliment Théodore.

Il était vêtu d'une robe chique et noir... mais beaucoup trop grande. Ce qui l'obligeait à toujours remonter ses manches sur ses coudes pour ne pas les tremper dans les plats et de relever le bas pour ne pas marcher dessus.

-Surtout moi, en fait, répondit la voix distraite de Luna. Mon père se contente de faire des documentaires dans son journal. Tu en as déjà vu ?

Elle avait mis une robe de sorcière verte et avait coiffé ses cheveux en un chignon haut qui aurait pu paraître sophistiqué si on ignorait qu'elle avait juste remonté rapidement ses cheveux sur sa tête sans prendre le temps de les peigner. Ses oreilles étaient ornées de boucles d'oreille en forme de choux fleur accordés à la couleur de sa robe.

-Non, mais j'aimerais beaucoup. Quand je sortirais de Poudlard, j'essaierais de rentrer dans une école de biologie pour mieux les étudier.

-Chez moi, nous avons une corne de ronflac. Si tu veux, je te la prêterais pour que tu l'étudies.

-Ce serait bien.

-J'ai déjà été mordu par un gobelin, un jour.

-Moi aussi, j'avais trois ans.

-Moi j'en avais quatre. Mais en fait ils sont très civilisés.

-Sauf les enfants.

-Oui, sauf eux.

Un peu à l'écart, les autres élèves les regardaient avec perplexité. Ils ne s'attendaient absolument pas à voir un jour un couple pareil à Poudlard...

-As-tu déjà touché un œuf de nargoles ? Demanda Théo.

-Non jamais. C'est comment ?

-Froid, mais tout doux. Ça ressemble à une noisette, sauf que s'en est pas une.

-Tu les vois, les nargoles ?

-Non, mais je les sens. Tu les vois toi ?

-Seulement avec les lunettes de mon père. Tu sais, il compte en créer beaucoup pour les distribuer dans le chicaneur.

-J'en aurais une paire gratuite ?

-D'accord. Avec, on peut même voir les joncheruines, tu sais ?

Un peu plus loin, à l'écart de la scène mais à portée de voix, une serdaigle se pencha vers son amie pour lui demander à l'oreille :

-Loufoqua et le fou de serpentard... C'est le pire des couples possibles...

Son amie hocha vivement la tête.

.

Wellan se sentait bizarre. Il avait bu quelques verres à peine et commençait déjà à se sentir décalé.

-Tu tiens vraiment pas à la bière au beurre, remarqua Ron en le voyant tituber. Pourtant ce n'est presque pas alcoolisé, tu sais.

-Nan mais regarde les tous les deux... ridicules, franchement, complètement ridicules...

Il s'affala contre le bar à côté de Seamus et Dean et attrapa un autre verre des mains d'un de ces amis, il ne savait pas trop lequel, qu'il avala cul sec (le verre, pas l'ami).

-Complètement ridicules, répéta-t-il en rentrant la tête dans les épaules d'un air malheureux.

-Et en plus de ça, tu as l'alcool triste, remarqua l'irlandais en lui tapotant le dos. Ça va aller ?

-Je vais bien, grogna Wellan.

-T'es triste parce que Figg a une copine, demanda Dean pour rire.

Le survivant redressa vivement la tête, faisant sursauter les deux garçons.

-Tu as raison, Dean, je peux pas les laisser faire.

Et il partit immédiatement vers la piste de danse, sous le regard stupéfait de ses amis.

-Qu'est-ce qu'il entend par ''j'ai raison'' ? Est-ce que j'ai sous-entendu qu'il devait faire quelque chose ?

Seamus lui adressa un grand sourire, s'installant confortablement pour observer le spectacle qu'allait leur offrir Celui-Qui-A-Survécu.

-Non, mais ça risque d'être marrant.

.

Cédric était attentif, installé un peu à l'écart de la foule, il surveillait son protégé avec attention. C'est alors qu'il vit avec surprise le frère caché de Harry s'approcher de lui et pousser violemment Hermione qui dansait avec Harry depuis le début de la fête.

-Potter qu'est-ce qui te prend, t'es malade ? S'exclama Harry en lui attrapant le bras.

-Et toi t'es complètement aveugle, alors ?

-De quoi tu parles Potter ?

-Elle en veut qu'à ton cul, c'est évident !

Un grand silence s'imposa dans la salle où Harry, et tous les autres élèves en fait, regardèrent le Survivant bizarrement.

-Je crois que t'es complètement bourré, Potter, tu devrais partir avant de dire d'autres conneries.

Ça sembla enrager Wellan Potter qui attrapa alors les deux épaules de Harry. Voyant cela, Cédric se leva rapidement et les rejoint, relevant Hermione Granger sans lâcher son protégé des yeux, prêt à intervenir.

-Lâche-moi, ordonna d'ailleurs celui-ci d'une voix très froide.

-Non, Figg, je ne te lâcherais pas, je t'aime !

Oulala, il est temps d'intervenir...

Cédric repoussa Potter et se mit entre lui et Harry, déclarant fermement :

-Tu ne peux pas, Potter, alors tu dégages.

Il n'était pas habitué à dire des gros mots, mais s'il devait intimider ce griffondor, il faut au moins cela. La vulgarité était une chose que chaque personne comprenait, surtout celles qui avaient un coup dans le nez.

-Et pourquoi pas, t'es un connard d'homophobe, Diggory ?

Ça c'était plutôt stupide, mais Cédric ne comptait pas non plus ruiner sa réputation de gentil garçon face à l'école entière. Il prit alors Harry dans ses bras et déclara d'une voix forte qu'il espérait déterminée :

-Parce que Harry sort déjà avec moi.

S'il s'attendait à ce que Potter réagisse, Cédric n'avait pas du tout appréhendé le coup de poing dans le ventre qu'il reçut de son protégé. Il se plia en deux en s'étouffant à moitié.

-Je ne sors avec personne, Diggory, tu commences à me soûler.

-Mais Harry je... commença Cédric avant qu'il ne soit coupé par le cri de rage de Potter :

-Enfoiré !

Wellan s'était jeté sur lui, levant le bras pour le frapper de toutes ses forces.

-Immobilus ! Hurla alors Hermione Granger.

Cédric loucha sur le poing à quelques centimètres de lui. Wellan, quant à lui, devient vert, puis blanc, puis vert à nouveau, et se mit à vomir.

Le sort cessa et Wellan tomba à genoux pour vider son estomac tandis que le grand Poufsouffle se reculait prudemment, soulagé de ne pas avoir eu à se battre.

-Vous êtes vraiment timbrés, tous les deux. Et Diggory, si c'est pour ça que tu me colles depuis l'année dernière, tu peux oublier, je ne suis pas intéressé.

.

-Et bah, c'est pas triste quand Wellan boit un coup, faudra y penser, remarqua Dean Thomas en observant Ron courir vers son meilleur ami pour le soutenir.

.

-Si je m'attendais à un tel spectacle, j'aurais encouragé le vieux fou à faire des fêtes plus souvent, fit remarqué Draco Malfoy en observant Figg sortir de la Grande Salle à grands pas d'un air furieux.

.

-Oh mon dieu, gémit Lily Potter en s'évanouissant presque de voir son fils dans un tel état.

.

-Ces gamins deviennent de plus en plus stupides, dit Severus Rogue en grognant.

.

Lavande, quant à elle, avait les yeux écarquillés depuis le début de la scène, se demandant si, au final, elle était amoureuse de Ron, de Wellan ou de Figg... Après tout, ils sont les trois les mecs parfaits à leurs manières...

.

Après cela, il fut décidé partout (avec l'aide de la Confrérie, il faut le dire) que c'était la bière au beurre qui avait fait tourner la tête à tout le monde, et personne ne revint sur le sujet, à part à quelques exceptions pour les blagues de mauvais goût qui n'épargnèrent aucune des personnes concernées, bien sûr.

.

-Arrête de ricaner, Hermione.

-Mais je ne ricane pas... héhé...

Harry soupira, marchant dans les couloirs pour s'éloigner le plus possible de la Grande Salle.

-Ce n'est pas drôle, si il savait... bref, il ne doit pas.

-Tu as peur des homosexuels ?

Harry regarda Hermione droits dans les yeux. Elle avait à nouveau son air sérieux de super héroïne défenderesse de la justice.

-Pourquoi j'en aurais peur ?

-Beaucoup d'êtres humains stupides en ont peur.

-Beaucoup d'êtres humains ont peur des araignées. J'en ai pas peur pour autant.

Elle se remit à sourire gaiement.

-OK, donc ça va.

Il soupira.

-Mais ça n'explique pas pourquoi il ne doit pas, remarqua-t-elle.

Il ne sait pas s'il l'a déjà fait remarquer, mais cette fille l'énervait vraiment quand elle refusait d'oublier un sujet qu'il n'avait pas envie d'aborder.

-Tu ne t'es jamais demandé pourquoi j'ai été adopté, Hermione ?

-Si bien sûr, répondit elle en le regardant attentivement.

-Si tu savais qui sont mes vrais parents tu...

-Mais je le sais.

-...

Harry la regarda, choqué.

-Et bien quoi, j'ai le droit de me renseigner, non ? Fit Hermione en faisant la moue. Et puis c'est toi qui m'en as parlé en premier.

-Je ne t'ai jamais parlé de ça, répliqua Harry.

-Tu m'as dit de regarder dans les journaux pour en savoir plus sur toi, et j'ai découvert ce qu'ils disaient sur ta famille, les Dursley... Faire le rapprochement avec les Potter est un jeu d'enfant.

Harry la regarda, sidéré.

-En tout cas, je ne vois toujours pas pourquoi Wellan ne devrait pas te dire qu'il t'aime, c'est ton frère, c'est normal qu'il t'aime.

-Non c'est pas normal. Il ne sait pas qu'il est mon frère.

Et laissant une Hermione surprise (c'est un euphémisme...) en plan dans les couloirs, Harry partit rejoindre son dortoir. De ça, elle n'était pas au courant apparemment.

.

Sirius ouvrit soudain les yeux, le souffle court et l'esprit vague, comme à chaque fois qu'il sortait trop brusquement d'une transe.

Il l'avait trouvé ! C'est bon, il savait exactement où Harry était ! Il devait prévenir Cornedrue et Lunard, il devait à tout prix...

Non, il ne devait prévenir personne, il était seul dans cette histoire, c'était son but personnel...

Sirius se redressa, ses jambes un peu tremblantes et son équilibre bancal d'être trop longtemps resté en tailleurs. Il se dirigea ensuite vers le trou fait dans la glace, à quelques pas de lui, et lança un sort d'attraction pour récupérer quelques poissons en guise d'adieu aux hommes qui l'avaient si chaleureusement accueilli.

Il devait aller retrouver Harry...