Note de l'auteur : Bon eh bien.. snif '( Voici la suite... Et fin ToT Eclatons-nous, Uruha fait des rêves zarbis XDD
Chapitre 10 : Nous... Et eux ?
Et me voilà à te serrer dans mes bras, devant le regard toujours ébahit de Reita et Ruki, qui finissent par retrouver un visage à peu près humain. Evidemment, quelques question se posent à notre sujet, les deux autres pervers sont bien contents d'avoir des potins à écouter. Je réponds à quelques-unes histoire d'avoir la paix, tout en évitant certains passages qui ne concernent que nous...
"Bon, laissons nos deux amoureux ensemble, hein ?" lance soudain Ruki, d'une voix quelque peu précipitée.
Reita acquiesce d'un signe de tête, et les deux sortent de la chambre. Nos yeux se rejoignent pour accorder un sourire complice, avant que nous éclations de rire, Kai sortant bientôt à son tour pour nous laisser seuls.
"Dis, mon Aoi," susurré-je près de ton oreille, alors que tu te glisses auprès de moi sous les couvertures, "qu'est-ce que tu en dis, de Reita et Ruki ?"
Ton corps se colle contre le mien, et je referme mes bras autour de lui, posant mon front contre le tiens, les yeux fermés pour mieux apprécier le contact de ta peau chaude et sucrée contre la mienne.
"J'en pense qu'ils nous cachent quelque chose, mon Uruha," réponds-tu lassivement, tes bras autour de ma taille.
"Donc tu penses la même chose que moi..."
Ma jambe enlace ta hanche pour te rapprocher encore de moi, et, contre ta peau, je finis par m'endormir à nouveau. Je rêve, je crois. De toi - forcément. De toi, de moi, du groupe. Et puis de guitares. De guitares cassées, précisemment. Cassées par des basses qui les attaquent dès qu'elle veulent rentrer dans une salle. Dans la salle, j'y aperçois (je suis une guitare) le manche d'une basse qui ne nous attaque pas, mais c'est tout ce que j'ai le temps de voir avant d'être assomé par une basse en bois colérique. Toi... Toi, tu es une guitare aussi, et tu es attaqué par un micro, parce que des micros sont là, aussi. Je me réveille à tes côtés, sans trop comprendre mon rêve, tout de même essouflé par ma bataille perdue contre les basses.
"Uruha ? Mon Uru-chan tu vas bien ?" demandes-tu, inquiêt.
Pour toute réponse, je me blottit un peu plus dans tes bras, pour me protéger d'une éventuelle attaque de basse.
"Aoi-chan... J'ai fait un rêve bizarre."
"Racontes-moi," murmure-tu tendrement, d'une voix qui me fait sourire.
Les mots viennent tous seuls, et je te raconte cet étrange rêve dont je ne comprends pas encore la signification - mais il y en a forcément une. Tu sembles réfléchir un instant - à quoi penses-tu, mon amour ? Je n'aurais pas la réponse maintenant, puisque Kai vient frapper à la porte.
"Aoi, Uruha, on dîne au resto, ce soir, grouillez-vous de vous préparer !"
"Ouiii cheeeeeef !" réponds-je, d'une voix endormie.
J'entends un rire de l'autre côté de la porte, puis les pas de notre leader se dirigent vers les chambre de Reita et Ruki. Tu te détaches lentement de moi, ton regard planté dans le mien; et finalement, tu te décides à te lever, déposant une dernière caresse sur ma joue.
"Je vais me changer dans ma chambre, mon amour. Je viens te chercher."
J'acquiesce en souriant, me levant à mon tour pour t'embrasser et te laisser partir un instant... Et puis j'ouvre ma valise, en sortant des vêtements blancs, comme ceux de ce matin (que j'ai oublié au studio, d'ailleurs), une chemise que je laisse négligemment tomber sur mon pantalon, les premiers et derniers boutons ouverts. J'écarte quelques mêches, puis attache mes cheveux en catogan, et me voilà prêt. C'est justement le moment que tu choisis pour entrer, déposant un baiser dans mon cou, et j'observe un instant dans le mirroir le contraste que nous offront : tu es mon parfait opposé, tes yeux, tes cheveux et ta tenue sont aussi sombres que les miens sont clairs. Les opposés s'attirent, dit-on; c'est la première fois que je vois ce proverbe aussi bien illustré...
"On descends ?" demandé-je, et tu acquiesce.
En bas, nous voyons un Kai énervé, qui tourne en rond en ruminant.
"Qu'est-ce qui se passe, Kai ?"
"Il se passe que RUKI et REITA se préparent depuis TROIS HEURES, ils devraient déjà être prêts à partir, non ?"
"Kai, ça fait seulement un quart d'heure que tu nous a dit de..."
"A vous deux, oui, parce qu'avant, vous dormiez... Mais eux, je leur ai dit il y a trois heures, et après être allé vous voir, j'ai frappé à leur porte, mais ces messieurs n'étaient toujours pas prêts..."
Je te regarde, pouffant de rire, et tu en fais de même. Après tout, peut-être qu'on avait raison ?
"On va aller les chercher, t'inquiètes," dis-je, t'entraînant vers la chambre de notre chanteur.
Là-bas, je frappe à la porte, mais celle-ci s'ouvre d'elle-même sous poing... Ruki est allongé sur Reita, qui lui est allongé sur le lit, et referme la chemise du bassiste, ponctuant chaque geste d'un baiser dans le cou de celui-ci... D'un coup, mon rêve devient TRES clair.
"Aoi et Uruha ?" s'étonne, gêné, Reita.
"Que...?!?" réagit Ruki.
Un sourire triomphal se dessine sur nos lèvres.
"Ben tiens ! Et ça fait longtemps ?"
Owari !
