"Rentre à petit pas..." Bonjour à tous (si y'a encore des gens), voici la suite...

Je suis sincèrement désolée pour le temps que je prends à poster de nouveaux chapitres mais je suis en plein dans mes études et j'ai la tête ailleurs. Alors quand me vient l'envie d'écrire, j'écris. Mais cela n'est pas du tout régulier. Je vais essayer d'écrire plus régulièrement mais je ne promet rien. Sans doute pendant les vacances d'été vous pourrez avoir la chance, que dis-je, le privilège d'avoir deux voir trois chapitre, j'aurais plus de temps.

Encore désolée.

Bonne lecture, et n'hésitez pas à laisser un petit commentaire (même si c'est pour critiquer ma lenteur à écrire) ^^

Chapitre 10

Départ précipité.

POV-B

J'étais comme depuis le début de la journée dans les bras d'Edward.

Nous ne nous étions pas quittés, alternant baisés passionnés, étreintes chaleureuses et conversation sur nous deux, nous dévoilant petit à petit. Edward avait de plus en plus de facilité avec moi, il arrivé à me touché sans avoir des reproches à se faire. Une bonne partie de l'après midi, nous l'avions passé sur la terrasse permettant ainsi de rester près de lui sans que je puisse attraper un rhume grâce au soleil.

Vers les sept heures du soir, Esmé arriva vers nous, un visage apaisant.

_ Bonsoir les enfants. Jasper ne devrait pas tarder à rentrer et je me demandais si Alice et toi, pouviez me donner un coup de main en cuisine.

Elle baissa la tête confuse.

_ Je n'ai jamais eu la chance de faire ça avant. Tu comprends, préparer de la nourriture humaine, faire un gâteau ou simplement cuisiner est plutôt inutile dans notre famille.

_ Il n'y a aucun soucis Esmé, répondis-je spontanément, C'est même avec plaisir, j'adore cuisiner et heureusement sinon je serais morte depuis un moment. La cuisine n'est pas un talent particulier dans notre famille. Je vais chercher Alice.

Je me levai quittant l'étreinte d'Edward pour partir à la recherche de ma très chère sœur. Je descendis un peu plus bas, près du rivage pensant qu'elle était encore en train de dormir sur le sable ou alors encore dans l'eau. Pourtant je ne trouvais aucune trace d'elle nulle part.

_ Alice ! Alice ! Alice bouge ! Arrête de faire ta gamine !

Edward, alerté par le ton apeuré de ma voix, s'approcha de moi.

_ Edward je ne la trouve pas.

_ Elle ne peut pas être bien loin.

Nous commençâmes à marcher main dans la main, à la recherche de ma stupide sœur. Quand Edward se stoppa net. Il semblait écouter quelque chose au loin, l'esprit totalement ailleurs. Puis sortant de nulle part, Jasper sauta d'un rocher. Il tenait dans ses bras ma sœur.

_ Non ! Qu'est-ce qu'elle a ?

_ Rien elle a du s'endormir. Je la ramène dans sa chambre, retournez à la villa, tout va bien. Edward je te laisse leur expliquer la situation. Dit-il finalement.

Il disparu ensuite à vitesse vampirique vers la villa. Ne comprenant pas tout je ne bougeai pas, essayant d'analyser la situation.

_ Ne t'inquiète pas Bella, Alice va bien elle s'est juste endormi et n'a pas vu le temps passé. Elle n'a rien, Jasper est au près d'elle. Viens, il faut rejoindre les autres.

Nous rejoignîmes le salon, Carlisle et Esmé y étaient déjà, assis sur un des sofas, nous attendant surement après avoir vu passé Jasper tenant Alice. Je m'assis en face d'eux, Edward à ma gauche.

_ Alice va bien, elle s'est juste un peu éloigné de la propriété et a du s'endormir…

_ Qu'est-ce qu'elle peut-être stu…

_ Bella, me coupa Esmé, elle a sans doute voulu prendre du recul par rapport à tout ça.

Je marmonnais quelque chose d'intelligible, elle n'avait pas à me faire des peurs comme ça. Peut-être était-ce de ma faute, j'avais passé ma journée avec Edward, oubliant totalement Alice. Super Bella !

La nuit était à présent bien tombée. Le soleil tiré sa révérence derrière la mer. A l'intérieur de la maison il faisait doux, pourtant une certaine ambiance s'installa. Une ambiance tendue. Edward reprit :

_ Si Jasper a du partir d'urgence à Volterra c'est parce qu'Aro veut à tout pris gagner des alliés face aux conflits qui s'étendent en Australie.

_ Je croyais que le calme revenait, qu'ils avaient envoyés assez de soldat pour ça. Demanda Carlisle.

_ Nan, le problème est apparemment loin d'être réglé, et Aro souhaite si rendre en personne.

A cette dernière phrase, le visage des parents d'Edward se transformèrent et une expression de stupéfaction apparu. Je ne comprenais pas, apparemment qu'Aro et ses gardes voyagent était rare.

_ Ça à l'air des plus sérieux alors. Ajouta Esmé.

_ Oui. Or si Jasper a été appelé ce n'est pour qu'il aille lui aussi en Australie mais pour qu'il se rende aux Etats-Unis.

_ Mais pourquoi ?

_ J'y arrive, Carlisle. Apparemment Il y aurait un problème. A Détroit.

_ Ne me dis pas c'est… Coupa subitement Carlisle.

_ Si c'est bien elles. Et comme en Angleterre ils sont beaucoup trop occupés (^^ petit clin d'œil) Aro veut que Jasper s'en occupe avec un groupe limité de vampires.

Carlisle se leva, poussant un énorme soupir de frustration. Je n'y comprenais rien. Il y aurait un problème à Détroit et Jasper devrait s'en occuper ? Et alors ? Ou était le problème ? C'était plutôt une bonne nouvelle et s'éloigner le plus loin possible de Jane et d'Aro, repoussant ainsi notre échéance. Cela voulait dire que nous allions encore déménager, pour retourner enfin au pays. Pourtant Carlisle n'était pas de cet avis.

_ Edward explique moi.

_ A Détroit il existe une grande communauté de… Je dirais même la plus grande communauté de sorcières aux Etats-Unis. Apparemment leur occupation dernière serait de fabriquer des vampires pour les détruire ensuite. Faire des expériences et autres rituels sur eux.

_ Alors Jasper doit se rendre là-bas ?

_ Oui.

_ Ca veut dire que nous aussi ?

_ Edward, intervenu Carlisle, il hors de question que je te laisse y aller.

_ Papa, dit-il en se relevant afin de se placer en face de lui, tu sais très bien que si elle doit y aller j'irais moi aussi. Ma vie est désormais liée à elle.

_ Je t'interdis d'y aller. Hortense est bien trop dangereuse. Tu sais autant que moi ce qui c'est passé la dernière fois qu'un membre de notre famille c'est approché d'elles. Tu n'iras pas. Jasper ira avec son groupe s'il le veut. Les filles resteront avec nous, elles seront d'avantage en sécurité avec nous.

_ Vous savez très bien que ça ne peut pas se passer comme cela. Dit Jasper.

Il descendait les escaliers accompagné d'Alice. Je me levai, brutalement, sautant dans les bras de ma grande-sœur.

_ Ne me fais plus ça je t'en pris. Lui dis-je dans le creux de l'oreille.

_ Ne t'inquiète pas. Elle se redressa. On m'a déjà assez engueulé pour ça.

_ Je ne t'ai rien dis. Répliqua Jasper le sourire aux lèvres.

Le sourire aux lèvres ? Nan ! Je ne l'avais jamais vu sourire, ou même changer d'expression depuis que je le côtoyer. Qu'avait donc bien fait ma sœur. Tournant le regard vers elle je pus voir que cette dernière souriait, franchement. Ok, il s'était passé un truc entre ces deux là.

_ Alice, était-elle au courant de la situation ? Demanda Esmé.

_ Oui, Esmé. Jasper m'a expliqué qu'il devait se rendre à Détroit régler un problème avec des sorcières, soit en discutant avec elles, soit en… En les… Détruisant.

_ Mais, c'est quoi leur histoire au juste ? Demandai-je curieuse.

_ Edward a du te raconter un peu notre histoire.

_ Oui.

_ Pas moi. Répliqua ma sœur fière d'elle.

Je poussais un soupir. Si elle n'était pas allé faire je ne sais quoi au bord de la méditerranée, elle aurait pu en apprendre plus sur ceux qui nous accueillais. Tous assis autour de la petite table, nous tournâmes la tête dans sa direction. Il n'y avait qu'elle pour se faire remarquer.

_ Bien, continua Carlisle, j'ai été créé il y a bientôt trois siècle en Angleterre. Je suis venu m'installé qu'en 1858 aux Etats-Unis après être passé un peu par l'Europe dont Volterra. J'étudiais alors la médecine, allant de temps à autre, proposait mon aide dans certain hôpitaux, à l'époque j'étais seul, je n'avais pas encore croisé ni Edward, ni Esmé. Près de vingt ans plus tard je suis arrivé à Détroit. Et c'est par hasard que je suis tombé sur ces deux femmes. Hortense et Anne.

Nous étions tous captivés par son histoire, surtout ma sœur et moi, même si je connaissais l'histoire d'après Edward. Mais l'entendre de la voix de Carlisle était comme hypnotisant, il savait capter l'attention de son public. Installé, tout contre Esmé se remémorant cette période de sa vie. Je pouvais imaginer ce médecin novice, ce baladant de ville en ville, rencontrant ces deux belles créatures qui jouaient avec la magie noire.

Il fit une pause. Nous regardant tous, un par un. Reprenant son souffle mais aussi, enfin c'est se que je pensais, gardant un lien avec le présent. Ne s'éloignant pas trop du confort et du calme actuel face à tout ce passé douloureux.

_ A l'époque elles n'étaient que de simple sorcières, avide de pouvoir, mais plutôt inoffensives encore à cette période. Je crois que je suis le premier vampire qu'elles aient rencontré. Elles ont d'abord été intriguées, curieuses, mais toujours bien élevés et accueillantes. Je me suis installé un temps chez elles. Cela me permettait de cohabiter avec des personnes autres que les humains. Seulement au bout d'un moment, sans que je ne m'en doute, elles ont réussi grâce à leurs sortilèges, à me tenir captif dans leur sous-sol pendant un mois.

Il nous observa, poussa un long soupir. Esmé lui pressa son avant-bras, lui faisant comprendre son soutien.

_ Je vous passe les détails les plus sordides, mais, elles n'ont pas été tendres. Elles ont voulu d'abord testé ma résistance, jouant ensuite avec leurs potions me poussant à les transformer. Seulement à l'époque j'étais encore un vampire instable, et il était hors de question que ces harpies deviennent des notre… J'en garde des souvenirs assez profonds.

Il souleva le bas de son pantalon gauche jusqu'au mollet, dévoilant un morceau de peau « recollé ». On aurait dit un mauvais remake du docteur Frankenstein. Un fragment de sa jambe avait du être maltraité à un point que même leur habituel « super cicatrisation » n'avait pu rien faire. J'avais pu voir la peau parfaite d'Edward, une peau aussi dur que du granit, et froide comme la glace, mais d'une perfection, faisant pâlir n'importe quel dieu. Ils étaient presque invincibles, alors comment avait-on pu faire ça à Carlisle ? Lui qui était si humble, si altruiste, et pensait en priorité aux autres avant tout. C'était simplement de la méchanceté gratuite. Comment avait-on pu lui faire ça ? Qui étaient donc ces femmes ? De vraies détraquées. Il rebaissa son pantalon. Nous regarda, et repris :

_ Seulement la nuit elle devait dormir, et suite à un oubli de leur part j'ai pu m'échapper. Je ne les ai jamais revus. Mais d'autres ont subies leur folie, comme Em…

_ Carlisle ! Interrompu Edward.

_ Oui, continua Carlisle en le regardant. Voilà pourquoi je ne tiens pas à ce que vous y alliez.

_ Carlisle, reprit Jasper, je comprends votre position par rapport à ces traîtresses, mais ce sont les ordres de mon maître. Je dois me rendre là-bas.

_ Je le comprends bien. Mais tu sais alors que c'est fort dangereux. Je ne comprends pas pourquoi Aro s'en préoccupe que maintenant. Cela fait des années qu'elles sévissent.

_ Oui, mais il semblerait qu'elles se montrent en pleins jours, et qu'elles se servent d'humains désormais pour leurs tortures et sacrifices en tout genres. Les gens se posent des questions. Et comme le ministère de la magie les considèrent non pas comme des sorcières, mais comme des vampires supérieurs c'est à Aro et ses gardes de s'en occuper.

_ Très bien. Mais je refuse que ma famille y aille. Nous ne sommes pas de lâches mais, je connais personnellement ces pestes, et elles me connaissent aussi en échange. Mes points faibles surtout. Je refuse que ma famille subisse leur folie.

_ Très bien.

_ Dans ce cas, intervenu Edward, Belle n'ira pas. Elle restera avec nous.

Je le fixais. Ebahi qu'il décide à ma place, parle en mon nom. Peut-être étais-ce pour me protéger mais il n'avait pas à choisir à ma place.

_ Edward je…

_ Très bien, me coupa Alice. Je suis d'accord. Bella reste avec les Cullen. Moi, je te suis Jasper, je refuse qu'on nous sépare…

_ Mais vous allez arrêter de choisir pour moi. Je suis majeur je vous rappel, je peux très bien prendre des décisions vous savez.

_ Bella je n'accepterais pas que tu ailles dans ce repère de démentes sans moi.

_ Edward, je ne veux pas abandonner ma sœur.

Alice se rapprocha à nouveau de moi, me repris dans ces bras.

_ Bella va avec les Cullen, je suis d'accord avec Edward je serais rassurée si je te sais en sécurité. Je ne crains rien avec Jasper. Et puis j'en suis sur il ne ma laissera pas les approcher. Bella écoute-moi. Nous nous reverrons, j'en suis persuadée. Prends ça comme l'une de mes visions. Si nous y allons toutes les deux. De un, Jasper ne pourra pas nous protéger toute les deux et, de deux, ton Edward ne sera pas là pour toi. Et je sais que tu es comme moi de ce point de vue là, tu ne peux être séparée de lui.

_ Mais Alice…

_ On se reverra je t'en fais la promesse.

Le couple Cullen ainsi que Jasper quittèrent le salon, nous laissant un peu d'intimité. Edward regarda ma sœur lui posant une question silencieuse. Alice hocha la tête et il partit à son tour. Une fois seules, elle reprit enfin.

_ Ecoute Bella. Ce qui nous arrive est complètement dingue. Depuis notre arrivé en Italie. Tu sais, tout ça c'est de ma faute…

_ Non. Alice ne dis pas ça. C'est à cause du hasard, de la mal chance. J'ai accepté de venir avec toi. Nous sommes responsable toutes les deux. Mais je ne veux pas te laisser partir. Pas sans moi.

_ Bella, il ne m'arrivera rien. Jasper me protègera, je te l'ai dis. Je reviendrais.

_ Et si tu disparaissais toi aussi, comme Rose, me laissant seule. J'ai besoin de toi.

Les larmes commençaient à affluer sur mes joues. Le spectre de Rosalie était toujours marqué au fer blanc en moi. Elle me reprit plus étroitement dans ses bras, nous asseyant dans le canapé ensemble. Me consolant comme seule une sœur savait le faire.

_ Alice, tout ça me dépasse, et j'ai besoin de toi.

_ Je sais. Je ne serais absente que peu de temps, et je t'appellerai par téléphone ou même par internet. Jasper n'en aura pas pour longtemps. Et on se retrouvera, je te le promets. Ce ne sera qu'une question de temps, et qu'en on se retrouvera tout ça ne sera que de l'histoire ancienne. Il ne se passera rien. Je pense même que Jasper va m'enfermer dans un endroit secret, sans aucun moyen de m'échapper pendant qu'il s'occupera de ces sorcières.

J'esquissai un sourire. Elle savait toujours trouver un moyen pour me remonter le moral, elle était la seule à savoir y arriver. Dans tous les moments durs que nous avions pu traverser, elle avait toujours su me réconforter, me redonner le sourire.

Enfin de compte il fallait bien que j'accepte son choix. Nous nous rentrouvrirons bientôt.

_ Promet-moi alors qu'il ne t'arrivera rien. Que lorsque nous nous retrouverons tout sera normal… ou presque. Que nous pourrons prendre cette fameuse décision ensemble. Promet-moi que ça ne durera pas longtemps et que tu me tiendras au courant de tout ce que tu feras. Promet-moi que le temps passera si vite que je ne remarquerai même pas ton départ.

_ Je te le promets. Me répondit-elle après une minute de silence complet.

Nous montâmes ensuite ensemble, épuisées de cette journée interminable. Installées toutes les deux dans mon lit. Je n'arrêtais pas de me poser des questions. Qui étaient donc se couple d'hier soir? Alice craignait-elle vraiment un danger à Détroit ? Reviendrait-elle ? Qu'est-ce que l'avenir allait-il encore nous réserver ?