14/09/11
Bonjour à tous (toutes) !
Non vous ne rêvez pas ! Cinq jours plus tard et déjà un nouveau chapitre ^^ ça ne durera pas, je vous rassure !
Avertissement 1: slash/yaoi
Avertissement 2: spoiler des 7 tomes, en enlevant l'épilogue
Avertissement 3: les persos sont peut-être un peu OOC
Disclaimer : Harry Potter appartient à J.K. Rowling
Bonne lecture :)
Malgré cette ambiance légèrement refroidie - entre un Harry perplexe et vexé par le manque de confiance du blond et un Draco qui se conduisait étrangement -, ils continuaient de se voir dans leur pièce fournie par la Salle sur Demande. Le blond agissait presque normalement, que ce soit dans ces actes et ses paroles, même s'il prétextait n'importe quelle excuse pour éviter tout attouchement prolongé et s'écartait précipitamment quand le Gryffondor faisait mine de rechercher son contact. Pour se servir un verre, pour aérer la pièce en ouvrant la fenêtre - alors qu'il suffisait de le demander à la Salle - ou encore pour "dégourdir mes jambes qui se sont engourdies". Le Gryffondor sortait souvent confus et perplexe de leurs entrevues. Il commença à se poser des questions de plus en plus fréquemment sur l'attitude étrange de Malfoy à son égard, et une idée en entraînant une autre, vis-à-vis de sa propre attitude à l'égard du blond. Il se demandait si c'était bien sain de se laisser aller dans ses bras de cette façon, et cette fascination qu'il avait pour les cheveux du Serpentard… n'était-ce pas un peu bizarre ? Ces songeries le prenaient à peu près n'importe où, mais plus encore dans sa salle commune où il avait tout loisir de se laisser aller à ses réflexions, les autres le laissant généralement en paix dans ces moments-là. Mais il oubliait tout de ses préoccupations dès que Ron lui rappelait l'existence de la montagne de devoirs qui les attendaient et qui devaient être faits avant les vacances… Le rouquin l'avait également invité à passer les vacances au Terrier et ne cessait de s'enthousiasmer auprès d'Harry - Hermione n'était pas très compréhensive sur le coup ! - sur les futures réjouissances que cette perspective impliquait !
A quelques jours des vacances de Noël que tous attendaient avec impatience, Harry délaissa une fois de plus ses amis restés dans la Tour des Gryffondors pour s'empresser de rejoindre le Serpentard dans la Salle sur Demande. Cette fois, contrairement à son habitude, Harry était à peine arrivé et assis dans le canapé, qu'il prit Draco par les épaules et lui posa d'office sa tête sur ses genoux, afin d'être à l'aise pour lui toucher les cheveux comme il l'aimait tant, tandis qu'ils discuteraient. Il pensait que s'il commençait directement comme ça, l'intéressé se laisserait faire, bon gré mal gré. Bien mal lui en prit. Malfoy se leva d'un bond et se tourna face au Gryffondor.
- Putain Potter, tu vas pas recommencer ! J'en ai marre de ton attitude puérile ! Je suis pas une putain de peluche ou je sais pas quoi ! Vas te trouver quelqu'un d'autre pour tes câlins à deux noises !
- Mais, ça te dérangeait pas avant, t'aimais bien… fit Harry d'un petite voix.
- Oui ben c'était avant, maintenant c'est fini ! Ça… ça m'insupporte, c'est le mot ! J'en peux plus !
- Ah oui, et si tu me disais pourquoi ? Je suis pas assez bien pour toi hein ! Je ne suis pas assez digne pour que tu acceptes de compenser mon besoin d'affection, c'est ça ?
- Ça n'a rien à voir !
- Oh alors je vois, ça y est tu t'es enfin rendu compte au bout de 2 mois à quel point tu n'arrivais pas à te lier à moi, c'est ça ? En fait, tu te fous de moi depuis le début ! Et tu sais quoi, je m'y étais attaché, à nos rencontres, tu vois ! Je pensais même que… qu'on avait quelque chose tous les deux ! Merde à la fin ! J'appréciais, j'apprécie, vraiment de parler avec toi, et je te l'ai déjà dit. Tu veux déjà tout foutre en l'air hein ? Je voyais bien que…
Draco profita du silence provoqué par la respiration d'Harry pour glisser :
- Mais non, Potter… Harry ! Arrête, c'est pas ce que tu crois, ça n'a rien à voir avec toi ! tenta-t-il de le rassurer, inquiet de ce revirement soudain.
- Ouais c'est ça ! Je savais de toute façon que c'était pas encore possible de te croire ! Ben dis donc, et qu'est-ce ça serait si ton père était encore là pour te dicter ta conduite, hein ? Ce serait le pompon ! dit Harry d'une voix cassante, agacé par l'étrange comportement de son vis-à-vis. De toute façon je le savais bien que les Malfoy n'étaient pas dignes de confiance !
- Ne parle pas de ma famille comme ça ! Et si mon père est mort, c'est par ta faute, le balafré ! s'exclama le Serpentard, les larmes aux yeux.
Dans son élan de furie incontrôlée, Harry eut un sursaut de scrupule en voyant les larmes poindre dans les yeux de Malfoy, et en se souvenant que la dernière fois qu'il l'avait vu pleurer, ça s'était pour le moins mal fini pour le blond… Se secouant comme s'il sortait d'une transe, il se vit comme en spectateur debout face au blond une expression sinistre sur le visage. Il entendit dans son esprit l'écho de ce qu'il venait de hurler à la tête du Serpentard et se sentit mal. 'Merde, qu'est-ce que je viens de faire ?'
- Je… je m'excuse, Malfoy, vraiment. Je ne pensais pas ce que je disais, mes paroles ont dépassé ma pensée et… je n'aurai pas du dire ça vraiment. Bien sûr que je te fais confiance, j'ai appris à te faire confiance, et je suis vraiment désolé pour ton père, tu le sais ! Je… je ne veux pas que ça ruine ce qu'on a réussi à construire tous les deux.
- Parce qu'on a construit quelque chose, Potter ? Tu crois vraiment que toi et moi c'est devenu la grande amitié depuis qu'on se parle ? Mais tu rêves, mon vieux, je vais pas devenir la belette bis non plus ? siffla Draco, blessé et énervé contre Harry.
- Quoi ? Mais non pas du tout, ce n'est pas ce que je voulais dire. Je te compare pas du tout à Ron ! C'est juste que je trouvais ça agréable que l'on arrive à se parler tous les deux sans se taper dessus et… (Harry hésita, rougit et ajouta :) c'était sympa de se réconforter… je veux dire, nos étreintes…
- Agréable ! Sympa ! C'est tout ce que ça te fait ?
- Pourquoi ? Tu n'es pas d'accord ?… Mais de quoi tu parles, Draco ?
Le brun ne comprenait plus rien. L'instant d'avant Malfoy semblait lui en vouloir pour son père et maintenant, il semblait lui reprocher tout autre chose.
- Je ne t'ai pas autorisé à m'appeler par mon prénom, à ce que je sache, Potty ! Et tu vois très bien de quoi je parle !
- Je… je t'assure, Malfoy, que je ne vois vraiment pas et… tu sais que tu commences à me faire peur là ! ajouta-t-il en voyant le blond le visage rouge de rage et les larmes aux bords des yeux.
- Je ne veux plus rien avoir à faire avec toi, compris ? Ne m'approche plus ! Il n'y aura plus de haine, plus de sympathie, d'amitié ou quelle que soit cette folie qui était en train nous arriver en ce moment. Plus rien, tu m'entends ?
Le Serpentard sortit de la pièce à grands pas sans se retourner, laissant Harry dans un état de confusion extrême. Que venait-il de se passer ? Quelque chose lui avait complètement échappé durant leur échange, quelque chose d'important, mais impossible de mettre la main dessus. Le jeune homme avait l'impression d'avoir complètement perdu le fil des évènements… tout ça avait commencé parce que cet entêté de Malfoy ne voulait pas venir sur ses genoux !
A cette pensée, Harry arrêta de faire les cent pas, qu'il avait commencé à faire sans même s'en rendre compte. Il ne se comprenait plus. D'où lui était venu cet éclat de colère et de furie ? Pourquoi le fait que le Serpentard ne veuille plus de leurs étreintes le mettait dans cet état ? Bien que Gryffondor, réputé pour le courage et la bravoure, Harry préféra la lâcheté en cet instant et étouffa ces pensées perturbantes en les reléguant au fond de son esprit. Se secouant la tête de nouveau, il pensa tout à coup aux cadeaux de Noël qu'il allait devoir acheter. 'Heureusement, dans quelques jours, c'est les vacances et j'aurais plus à m'en faire à propos de ce satané Serpentard ! J'aurais dû me douter que rien de bon ne sortirait de cette espèce d'amitié avec lui... On a trop de rancœur passée et ya trop de sujet de discorde entre nous, c'était à prévoir…' Harry ignora le pincement qui lui serra le cœur à cette pensée et sortit de la Salle sur Demande pour rejoindre son dortoir et consoler Ron de sa prochaine séparation d'avec Hermione - qui passait Noël avec ses parents finalement -, d'autant plus en colère contre Malfoy. Dans sa mauvaise foi, le Gryffondor le rendait responsable de son inattention récente envers ses amis.
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Après quatre jours passés d'une humeur massacrante, Harry accueillit avec soulagement les vacances, qui lui permettraient de penser à autre chose qu'à ce 'blondinet de malheur'. Sur le quai de King's Cross, et après des adieux déchirants entre Ron et Hermione, un bonjour chaleureux à Mr et Mrs Granger, un Harry ignorant son envie de rechercher un éclat blond dans la foule des élèves et un baiser discret entre Ginny et Dean, la famille Weasley accompagnée de leur membre de cœur se mit finalement en route vers le Terrier.
Les humeurs des habitants de la maison étaient au beau fixe en cette période de fête et Harry passait donc un début de vacances harcelé de tous côtés, entre Ron qui passait son temps à lui parler d'Hermione et du cadeau extraordinaire qu'il voulait lui acheter - à croire qu'être séparée de lui pendant quinze jours allait altérer ses sentiments -, Ginny qui semblait ne plus lui en vouloir et qui lui demandait toujours de l'aider à perfectionner sa maîtrise du vol (elle était de nouveau poursuiveuse dans l'équipe de Gryffondor), Molly qui sortait de sa dépression grâce à la cuisine qui lui demandait souvent un coup de main et Arthur qui montrait un zèle encore plus vigoureux que d'ordinaire envers ses "engins moldus" et passait des heures dans son atelier en lui demandant de lui expliquer ce qu'il ne comprenait pas, Harry n'avait pas une minute de repos ! Et lorsqu'il avait enfin quelques heures tranquilles devant lui, c'était cette fois ses pensées qui ne le laissaient pas en paix, et bien malgré lui il ne faisait que réfléchir à cette histoire Malfoy qui le perturbait bien plus qu'il ne se le serait avoué.
Alors que s'achevait la première semaine de vacances et que tout le monde était dans l'effervescence des cadeaux de Noël, Harry réussit à avoir une soirée de paix seul et il monta dans la chambre qu'il partageait de nouveau avec Ron. Au bout d'un moment, alors qu'il était allongé sur son lit, les bras relevés en dessous de sa tête, il se frappa le front quand une pensée traversa son esprit 'Oh merde, maintenant je n'aurais plus l'occasion de demander à Malfoy des éclaircissements pour mes souvenirs…, ça c'est trop bête, j'aurais dû y penser avant, quel con ! Et c'est pour ça que toute cette histoire me trouble autant…' Malgré toute la mauvaise foi dont il était capable, Harry sentait bien que cet aspect pratique de leur relation qui s'était vu compromis n'était pas la seule chose qui le bouleversait, mais il n'arrivait pas à savoir quoi.
Il se tortura les méninges pendant une bonne heure et demie sur ce qui lui arrivait et ce qu'il ressentait avant de se rendre à l'évidence : le Serpentard lui manquait. 'Oh merde alors, ce con me manque ! Je savais que c'était à cause de ses cheveux, je n'aurais pas dû les toucher autant ! Bon d'accord, Harry, là tu te cherches des excuses bidon… ok je me le dis à moi-même devant témoin… enfin non, sans témoin en fait… Dommage ça sonnait bien pourtant ! Bref, reprends toi Harry, t'es en train de t'avouer quelque chose à toi-même quand même ! Ok, alors on reprend : Draco Malfoy, premier du nom, me manque. Ouah ça fait bizarre de se dire ça, enfin façon de parler… Qui aurait cru que mon envie de faire la paix avec lui finirait par ça ? Que quand il me laisse tomber, j'ai envie de le retrouver… Bon Harry, tu sais ce qu'il te reste à faire, hein ? Essayer de recoller les morceaux et espérer qu'il me pardonnera. Mais comment faire ça ?' Quelques instants plus tard, il avait trouvé la solution. 'Je vais lui envoyer un cadeau de Noël !' se dit-il tout fier de sa découverte. 'Ca tombe bien, les Weasley ont prévu une journée achats de Noël après-demain, pour préparer le réveillon de jeudi où tout le monde va venir, ce sera l'occasion !' Il se leva du lit et descendit les escaliers alors que Ron l'appelait du salon.
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Le jour dit, tout le monde était prêt à partir. Après avoir vérifié que chacun avait suffisamment de poudre de cheminette, Harry fut le premier à partir et il arriva au Chaudron Baveur en trébuchant. Il eut juste le temps de faire un pas en avant, avant que Ron n'arrive juste derrière.
- Alors Harry toujours pas habitué à voyager comme ça ! dit ce dernier en rigolant.
- Eh non… je crois que je m'y ferai jamais, soupira fatalement le brun en enlevant les dernières traces de suie sur ses vêtements.
Après avoir conforté Ron dans le choix de son cadeau pour Hermione ('Mais oui, je suis sûre qu'elle va adorer !' avait-il dit face à une parure de collier et boucles d'oreilles mêlant or et argent ciselés dans un très bel enchaînement de courbes), il réussit à fausser compagnie aux Weasley en arguant qu'il devait bien acheter des cadeaux pour eux aussi ! - ce qui était vrai après tout - et se rendit dans la boutique de Mme Guipure. Il se décida pour un magnifique ensemble de deux gants et d'une écharpe en soie anthracite qu'il trouvait particulièrement assortis aux yeux de Draco.
- J'espère que ça va lui plaire… il ne sera pas dit que je n'aurais pas fait d'effort ! J'ai hâte de le voir les porter, se dit-il à voix haute en sortant de la boutique.
Après avoir déniché pour Hermione la première édition ('complète et vivante' et il ne voulait surtout pas savoir ce que l'éditeur entendait par là) du livre du professeur Clayton sur la révolte des gobelins (Ron allait le tuer pour avoir empêché celle-ci de passer du temps avec lui !) et une tenue de Quidditch à l'effigie des Canons de Chudley pour ce dernier, il acheta des cadeaux personnalisés pour le reste de la famille et toutes sortes de confiseries pour ses camarades de dortoir. Il les réduisit, les mit dans sa poche et retrouva les Weasley qui étaient en train de se disputer pour savoir si le dessert serait une buche vanille-chocolat, ou un gâteau aux citrouilles !
Il entraina Ron à sa suite dans l'animalerie magique et se dégota une charmante petite chouette de Tengmalm appelée Opale pour remplacer Hedwige. Il n'en avait pas ressenti l'utilité jusqu'à présent, n'ayant plus personne à qui envoyer quoi que soit, mais s'il voulait offrir son cadeau à Malfoy, il lui fallait bien un moyen de transport !
Rentrés chez les Weasley, ils passèrent toute la soirée dans la cuisine pour aider Mrs Weasley à préparer le repas du lendemain et Harry n'eut pas le temps d'écrire sa lettre au Serpentard. Ron et lui s'effondrèrent dans leur lit le soir venu, épuisés de cette journée passée en effervescence.
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Le lendemain, Harry descendit au salon de bonne heure. Malgré son épuisement dû à la frénétique journée de la veille, il n'avait pas réussi à se rendormir après s'être réveillé sur le matin, les souvenirs flous d'un rêve plus vivace que les autres, et dont seule une impression de bien-être persistait. Il croisa la mère de Ron dans la cuisine, de nouveau aux fourneaux pour que tout soit prêt pour le soir même. Elle était présentement en train de pétrir la pâte de ce qui allait devenir une tarte aux courgettes et aux poireaux et elle leva la tête à son arrivée.
- Harry, mon chéri, déjà levé ?
- Oui Mrs Weasley, je n'ai pas su me rendormir ce matin.
- Voyons, combien de fois vais-je encore devoir te dire de m'appeler Molly ? dit-elle dans un soupir.
- Oh oui bien sûr ! Je suis désolé, ce n'est pas un réflexe encore…
- Eh bien, j'espère que ça le sera vite ! Ça fait presque dix ans que nous nous connaissons quand même, et tu sais très bien que tu es comme un fils pour nous.
- Oui, je sais, Mrs… Molly, et je vous en serai toujours reconnaissant.
- Oh, viens là, mon petit, dit Mrs Weasley d'un ton affectueux en faisant le tour de la table pour le prendre dans ses bras, répandant de la farine dans ses cheveux.
Après un léger silence seulement entrecoupé du bruit de pétrissage de la pâte et de celui des casseroles et plats qui se lavaient tout seuls dans l'évier, Harry reprit la parole tout en passant ses doigts dans ses cheveux pour enlever les restes de farine.
- Euh… Molly ? Est-ce que je peux vous demander quelque chose ?
- Mais bien sûr que tu peux ! répondit-elle en levant les yeux de sa préparation.
- Ben voilà, j'ai, comme qui dirait… froissé quelqu'un et… j'aimerais qu'il… enfin, cette personne me pardonne. Je comptais lui envoyer une lettre mais en fait, je ne sais pas trop quoi écrire exactement et je me demandais si vous pourriez me donner des… conseils ou quelque chose comme ça.
- Oh, je vois ! Un cœur à reconquérir, c'est ça ?
Harry rougit jusqu'à la racine des cheveux et secoua vivement la tête.
- Non non, ce n'est pas ça du tout, vous vous trompez ! C'est juste une euh… proche amitié.
- Je comprends, répliqua-t-elle avec un sourire malicieux. Ne t'en fais pas, va, je ne dirai rien.
Elle ignora le farouche déni du brun et enchaîna.
- Tu sais mon chéri, le seul conseil que je peux te donner, c'est d'être sincère et de dire ce que tu penses et ressens au fond de toi. C'est la meilleure des choses qui puisse être écrite. Mais n'hésite pas à être flatteur si tu veux… passer aux choses sérieuses, si tu vois ce que je veux dire… ajouta-t-elle avec un clin d'œil suggestif.
- Molly ! s'exclama le jeune homme choqué de voir de telles pensées dans l'esprit de sa mère de cœur.
Souriant en pensant à la tête qu'elle ferait si elle savait de qui il était question, il sortit de la pièce à grandes enjambées sous les rires de la maîtresse de maison.
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Toute la journée, Harry réfléchit à sa dernière - et courte - soirée avec Malfoy et à ce qu'ils s'étaient dit, ou plutôt crié, ce jour-là, pour essayer de faire le point sur ce qu'il avait ressenti. 'Comme si je l'avais pas déjà fait assez…' Mettant les conseils de Molly en application et après avoir évité Ron et les préparatifs du réveillon pendant une bonne partie de la journée, il se retrancha dans sa chambre après le déjeuner pour écrire au calme. Finalement, au bout de plusieurs heures et après de nombreuses tentatives ratées et du parchemin gâché, il posa sa plume à côté de lui et se relut.
Malfoy,
Draco,
Je ne sais pas trop quoi te dire, si ce n'est que je suis désolé. Profondément et sincèrement désolé. Si j'avais su ce qui allait se passer ce jour-là, crois-moi, j'aurais agi différemment. J'aurais dû essayer de te comprendre et de savoir ce que tu tentais de me dire et de me faire comprendre, plutôt que d'agir stupidement et avec l'emportement qui m'a souvent caractérisé. Et surtout je n'aurais pas dû te dire que je ne te faisais pas confiance, parce que ça, par-dessus tout le reste, ce n'est pas vrai. J'espère que tu le savais depuis le temps. Tu sais des choses que je n'ai jamais dites à personne avant. Que ce soit sur mon futur, sur mes doutes, sur moi tout simplement.
Mais ce qui est fait est fait, comme tu le dis si bien et si justement !, et maintenant c'est à moi d'essayer de réparer le mal que je t'ai fait.
Il y avait quelque chose dont je devais te parler, quelque chose d'important sur moi et te concernant directement en un certain sens. Toi seul peux m'aider. Je te vois sourire à cette idée, mais je t'assure que c'est quelque chose de vital et d'extrêmement important pour moi, et je ne t'en parlerais pas si je n'étais pas sûr de toi et de la confiance que je te porte. D'ailleurs je me suis rendu compte de cette chose importante à cause de toi et de ta satanée baguette ! [J'espère que je t'ai suffisamment intrigué pour que tu acceptes de me reparler à nouveau…] Mais dans tous les cas, j'ai vraiment besoin de toi pour ça. Profites de cette supériorité que tu exerces sur moi, ça ne durera pas, sois-en sûr !
Tu sais que j'apprécie énormément nos rencontres et ton amitié m'est bien plus précieuse que tu ne le penses… même si je ne l'avouerais jamais, pas même sous la torture ! C'est pour ça que j'aimerais que tu me pardonnes et que tu acceptes ce que je te propose.
J'espère que mon cadeau te plaira. Joyeux Noël !
Potter,
qui aimerait être un Harry.
Il n'osa pas lui écrire explicitement qu'il lui manquait, mais il espérait lui avoir fait comprendre.
'Bon, eh bien je crois que c'est parti. Il est temps de faire face, Harry ! J'espère juste que je ne vais pas l'effrayer… ' pensa le jeune homme en accrochant sa lettre à la patte d'Opale, déterminé à retrouver l'amitié du Serpentard et à lui prouver sa confiance. Puis il retourna dans la cuisine pour profiter du réveillon préparé amoureusement par Molly.
à suivre
A bientôt !
Kelewan
