Attention ! Ceci est un slash. Vous êtes prévenus !
Pour vraiment bien faire, je ne devrais pas vous le livrer ce soir (car il n'est pas relu), mais je suis trop fatiguée pour le revoir ce soir et je ne voulais pas vous faire attendre encore une journée de plus. J'essaierai de le relire demain et de le republier mais n'hésitez pas à me le dire si vous voyez quelques fautes ou des tournures de phrases un peu bancales. Alors bonne lecture à tous !
Je remercie bien évidemment tous celles et ceux qui m'ont laissé une review au chapitre précédent. Je n'ai pas la force de vous répondre individuellement ce soir mais sachez que vos commentaires de soutien me vont droit au coeur. Merci à tous !
« Je serai là dans une minute, chéri, » dit clairement Severus du coin où il se trouvait quand il entendit la porte s'ouvrir.
Harry déambula jusqu'au canapé et prit place à côté de l'accoudoir. Il attendit patiemment jusqu'à ce que Severus ressorte avec un doux sourire. « Bonjour amour, » salua-t-il.
Harry attendit que Severus soit assis, puis il se leva et se mit rapidement à califourchon sur les genoux de Severus, le regardant avec une expression sérieuse.
« Qu'est-ce qui ne va pas Harry ? » demanda Severus d'un ton inquiet alors qu'il enroulait ses bras autour de la taille d'Harry et le tirait jusqu'à ce qu'il supporte tout le poids d'Harry. « Harry ? »
« Eh bien, pour commencer, lis ça. » Harry sortit la lettre de sa poche et la présenta à l'homme. Severus détacha ses bras pour la lire. Son visage se transforma graduellement d'une douce inquiétude à des intentions meurtrières. « Sev, laisse-moi juste m'expliquer. »
Severus prit une profonde inspiration puis baissa les yeux vers Harry, « Tu m'expliques ce que tu faisais la nuit dernière, et ensuite je vais le trouver, » dit catégoriquement Severus.
Harry gémit au ton sévère et se blottit contre Severus. Ça allait être plus dur que ce qu'il avait supposé au début. Severus sourit légèrement au gémissement soumis d'Harry et caressa sa joue d'un geste rassurant. Essayant de calmer le petit Gryffondor, il laissa échapper un faible grognement et se rapprocha, ayant besoin du contact autant qu'Harry. Rien que de penser que quelqu'un d'autre puisse avoir des sentiments pour son soumis…
Harry jeta un coup d'œil à Severus et se détendit en entendant le grognement apaisant. Severus n'était pas en colère après lui, juste inquiet. Avec cette pensée réconfortante en tête, Harry trouva le courage de poursuivre. « Tous ensemble, nous avons essayé de faire une farce aux Serdaigle, et nous avions besoin d'une distraction pour entrer dans leur salle commune. Tous les septième année ont eu la brillante idée de me faire boire pour que je puisse distraire les Serdaigle pendant que les autres leur jouaient un tour.
« Et pourquoi t'ont-ils choisi ? » Severus tira Harry contre lui et posa fermement ses mains sur la taille d'Harry. « Il aurait pu t'arriver n'importe quoi. » Severus laissa échapper un grognement furieux tandis qu'il réfléchissait à tout ce qui aurait pu arriver à Harry, son petit soumis.
Harry regarda Severus avec un air penaud. « Je suis désolé, mais pour ce que ça vaut, je ne le voulais pas, ils m'ont forcé. »
Ce n'était apparemment pas la meilleure chose à dire, parce que cinq secondes après l'avoir entendu, Severus se déchaîna en grognements colériques. Harry écarquilla les yeux, clairement perplexe de la colère de Severus. Des vagues de protection et de possessivité déferlèrent sur Harry comme un raz-de-marée et le firent gémir doucement pour attirer l'attention de Severus. Harry fit la moue ce n'était pas de cette façon que la conversation était supposée se passer !
Severus retourna son attention sur Harry et enroula ses bras plus fermement autour de son corps. « Je ne suis pas en colère contre toi, mon soumis, » gronda-t-il doucement. « Seulement contre ceux qui t'ont forcé. Je suis pleinement en droit de les tuer. Je n'aurais jamais dû te laisser sortir de mes bras, » murmura-t-il profondément, sa voix instinctive à l'intérieur de sa tête lui ordonnant d'emmener Harry dans leur chambre et de le tenir dans ses bras.
Les yeux d'Harry s'écarquillèrent et il se tourna pour regarder Severus. « C'était sans danger, Severus. En plus, nous sommes sur la mauvaise voie tu m'as demandé pourquoi j'avais été choisi. »
Les yeux protecteurs de Severus rencontrèrent le regard brillant d'Harry, puis laissa échapper un doux grognement. Harry semblait comprendre ce qu'il essayait de dire, parce que sans pensée plus poussée, il gémit doucement et se pelotonna contre le corps de Severus. Le dominant Veela gronda d'approbation et caressa affectueusement le cou d'Harry. « Tu as cinq minutes pour expliquer, ensuite nous irons dans notre chambre, » dit-il de façon définitive.
Harry ouvrit la bouche pour protester, puis pensa à mieux. Il était clair que Severus peinait à se retenir, et il ne voulait pas le pousser à bout. Il n'était pas stupide, il savait parfaitement bien que ça se terminerait par une séance de câlin dans le lit, les ailes de Severus autour de lui. Sans parler des grognements qu'il recevrait chaque fois qu'il essaierait de bouger. Autant que le bruit dominant le calme, il lui faisait aussi faire des choses embarrassantes qu'il ne ferait jamais de son plein gré. Comme ces misérables gémissements… Merlin, ceux-là était mortifiants.
« Quatre minute, Harry. Et si tu crois que je plaisante, je te montrerai juste à quel point un dominant peut être tenace quand ils protègent leur compagnon soumis. Sois assuré, mon amour, que ça ne te plaira pas. »
Harry fit la moue mais décida de poursuivre. « Tu voulais savoir pourquoi ils m'avaient utilisé ? » Au signe de tête de Severus, Harry se résolut à continuer, ne parvenant pas complètement à cacher son net rougissement. « Lors d'une soirée l'année dernière, quelqu'un a drogué les boissons et je me suis retrouvé accidentellement ivre, et c'est à ce moment-là que tous ceux de mon année et des années supérieures ont appris qu'apparemment, en étant bourré, je ne parviens pas à mentir, et je réponds à toutes les questions, même une question rhétorique. Donc, ils ont décidé que je serais le meilleur choix pour distraire les Serdaigle, » expliqua Harry.
Voyant que Severus était sur le point de dire quelque chose, Harry leva une main pour le couper. « Ainsi, après avoir bu, j'ai radoté pendant un moment et dit quelques choses intéressantes, juste avant de perdre connaissance, pas sur un oreiller comme je l'avais d'abord pensé, mais sur les genoux de Jake. J'ai repris conscience quelques secondes plus tard et Jake m'a expliqué tout ce qui se trouve dans la lettre, puis je lui ai dit que je ne devrais probablement pas lui parler, et Angelina et George m'ont sorti de là avant que je ne puisse faire quoi que ce soit d'autre. » Harry prit une profonde inspiration et jeta un regard expectatif à Severus.
Severus essaya désespérément de retenir tout grognement ou grondement supplémentaire. « Donc ce Jale n'a pas encore abandonné ? »
« Euh… non ? » dit Harry.
Severus resta calme pendant quelques secondes puis hocha une fois la tête. « Je vais m'occuper de ce problème tout de suite. Tu iras dans notre chambre, où tu resteras jusqu'à ce que j'aie réglé tout ça. »
Harry souffla contre Severus. « Je ne vais pas m'allonger sagement dans le lit pendant que tu vas blesser quelqu'un ! » déclara-t-il avec obstination.
Severus rencontra le regard d'Harry avec des yeux qui s'assombrirent rapidement. « Il faut que je m'en occupe, mon amour, et je ne veux pas te voir près de lui pendant ce temps. » Voyant qu'Harry était sur le point de protester, il poursuivit rapidement. « Il doit comprendre que tu as déjà un dominant, et que je ne le laisserai pas s'immiscer et remplir ce rôle. Tu es mon soumis, » dit-il fermement.
Le regard d'Harry s'abaissa légèrement, mais il refusa de céder. « Tu ne peux pas le blesser Sev. En plus, je peux lui envoyer une lettre et ce sera fini. Personne ne sera blessé, et il cessera de m'ennuyer. »
En ayant finalement assez de toutes ces protestations, Severus laissa échapper un grognement rauque et sortit ses ailes, en enroulant une autour d'Harry et le serrant à ses côtés. Harry émit un doux miaulement et fit la moue. « Pas juste, » marmonna-t-il dans ses dents.
« Tu as de la chance que ce sois tout ce que je fais, » répondit aisément Severus tandis qu'il soulevait Harry dans ses bras et l'amenait dans leur chambre, réussissant à garder Harry recroquevillé dans son aile.
Harry fit une grimace à Severus pour l'avoir soulevé soudainement mais se blottit dans son étreinte. « Je pensais que tu allais… » Harry s'interrompit mais Severus compris assez bien sa question.
« Je règlerai ça demain pendant que tu seras en cours. Il est clair que tu as plus besoin de mon attention maintenant que lui, » pouffa calmement Severus.
Harry postillonna d'indignation mais le sourire de Severus s'élargit simplement. « Je n'ai pas… »
La phrase d'Harry fut coupée par les lèvres de Severus pressées contre les siennes comme il était étendu sur le lit. Il ferma immédiatement les yeux et enroula ses bras autour du cou de Severus, se tortillant dans la chaude étreinte et ouvrant sa bouche à la langue inquisitrice de Severus.
Quand il devint évident qu'Harry était à bout de souffle, Severus se recula avec un sourire suffisant. « Bien, » ronronna-t-il presque tandis qu'il observait la rapide soumission d'Harry. Ses yeux s'assombrirent avec possessivité et il posa ses lèvres contre le cou d'Harry, ne le marquant pas, mais ne bougeant pas non plus.
Harry bougea avec impatience et jeta un coup d'œil à Severus. Severus sourit contre la peau douce mais n'esquissa toujours pas un mouvement voulant voir si Harry prendrait vraiment l'initiative.
Sa question obtint rapidement une réponse quand Harry se tortilla d'impatience et pencha son cou sur le côté, donnant un accès plus aisé à Severus. Severus pouffa et déposa un doux baiser dans le cou d'Harry avant de le mordre et de sucer la peau jusqu'à ce qu'une marque violette se forme.
Il recula pour admirer la marque, aussi bien que le visage légèrement rose d'Harry. Severus pouvait déjà sentir ses muscles se détendre alors qu'il respirait son odeur renouvelée sur Harry.
Harry sourit légèrement et se blottit cotre Severus, toutes ses pensées le quittant à la sensation des ailes et des bras de Severus enroulés autour de lui. Il posa la tête sur la poitrine de Severus et soupira de bonheur. Dans une part lointaine de son esprit, il était agacé contre lui-même d'avoir abandonné si facilement. La plus grande part en revanche, suppliait son compagnon de l'embrasser encore.
Autant dire que la plus grande part l'emporta. Jusqu'à ce que, bien sûr, Severus décide qu'il n'avait pas eu ce qu'il voulait. « Dis-le, amour, » dit Severus avec insistance. « Nous savons tous les deux que je ne romprai pas ma promesse envers toi, donc à moins que tu n'aies des sentiments pour lui, tu n'as aucune raison de continue à discuter, » dit-il, incapable de retenir un grognement protecteur à la pensée de son Harry ayant ne serait-ce que des sentiments lointains pour ce garçon.
Harry fit la moue mais il savait que Severus avait raison. « Bien. »
Severus eut un sourire triomphant et il caressa affectueusement la joue d'Harry. « Merci, Harry. Je te promets de ne pas le tuer, comme convenu dans notre marché, mais je t'assure qu'il ne t'embêtera plus longtemps. »
Harry soupira de résignation et hocha la tête.
Severus pouffa avec bonne humeur et embrassa doucement Harry. « Je t'aime, Harry. »
Malgré sa vexation d'avoir perdu la bataille, les lèvres d'Harry se retroussèrent en un sourire. « Je t'aime aussi, Sev. » il bougea jusqu'à ce qu'il soit à califourchon sur Severus et se blottit contre sa poitrine. « Mais… »
Severus grogna de façon inaudible. Il savait qu'Harry allait trouver quelque chose qui lui déplairait.
« Sev, il faut que je fasse mes devoirs, et tu as des copies à corriger. Tu ne voudrais certainement pas que je sois à la traîne dans mes études. » Harry sourit à son compagnon avec innocence. Ha, Severus avait peut-être gagné cette dispute, mais cela ne voulait pas dire qu'il ne pouvait pas aussi s'amuser.
Les yeux de Severus s'agitèrent alors qu'il se retenait d'utiliser tous ses attributs Veela pour garder Harry avec lui. Il prit quelques profondes inspirations pour se calmer puis acquiesça. « Ne sois pas long s'il te plaît mon amour, je pense qu'il est temps que nous ayons une longue nuit de câlins. Tu n'as pratiquement pas été aussi câlin que tu ne l'es d'habitude. »
Harry sourit d'un air penaud et enroula ses bras autour du cou de Severus, son plan rapidement oublié à l'idée d'une nuit entière à se blottir avec son compagnon. « Il faut définitivement réparer ça. » Harry rougit, Severus lui avait bien trop manqué, surtout considérant le fait qu'il dormait avec lui toutes les nuits et passait au moins une heure assis sur ses genoux. « Tu promets que tu me prendras dans tes bras ce soir ? »
Severus eut un sourire ironique et prit en coupe le visage d'Harry. « Toi, mon petit Harry, tu as des sautes d'humeur intéressantes. Un instant, tu fais la moue et tu protestes, et l'instant d'après, tu es tout mignon et câlin et tu me demandes de te serrer contre moi. » Severus ricana et secoua la tête, se penchant pour déposer un autre baiser sur les lèvres déjà rouges d'Harry. « Pas que je m'en plaigne, bien sûr. »
Harry rougit vivement et jeta un coup d'œil à Severus. « Je n'ai pas de sautes d'humeur. » Il enfonça son doigt dans la poitrine de Severus en guise de menace.
Malheureusement, cela n'eut pas l'effet désiré par Harry. Au lieu de s'excuser, Severus se contenta de rire à l'ironie de cette constatation. « Bien sûr que non, mon amour. »
Harry roula des yeux et fit la moue. « C'est de ta faute de toute façon, à utiliser tes stupides ailes… »
Le gloussement de Severus se transforma en un rire épanoui. « Ce n'est pas de ma faute si tes adorables instincts soumis les aiment, mes ailes. »
« Attends toi… » Harry se renfrogna et croisa les bras. « Maintenant, je vais y aller avant que cela ne devienne encore plus embarrassant, et tu verras à quelle heure je rentrerai, » déclara-t-il.
Severus sourit et entraîna Harry dans un dernier câlin. « Je ne veux pas que tu sois parti trop longtemps, Harry je suis mal à l'aise avec le fait que tu partes. La plupart des dominants ne laisseraient pas leurs soumis hors de leur champ de vision, alors hors de leurs appartements, » grommela Severus dans ses dents. « Je dois devenir sénile pour te laisser partir maintenant… »
« Bientôt tu seras comme Dumbledore, » ricana Harry et il bondit rapidement des bras de Severus avant que l'homme n'assimile ses paroles. Il était déjà à mi-chemin du couloir quand il entendit Severus postillonner puis sa voix bourrue crier, « Tu as cinq secondes, après je me lance à ta poursuite, mon amour. Et après ça, tu ne quitteras plus mes bras pendant un siècle ! » menaça Severus, secouant la tête avec un ricanement amusé quand Harry fit demi-tour et lui sourit joyeusement.
Jusqu'à ce qu'il commence à compter du moins il n'avait jamais su qu'Harry puisse courir si vite.
Après deux heures de devoirs abrutissants, Harry se leva de son siège à table et jeta presque sa plume à terre.
« Harry, nous n'avons pas fi… »
Harry avait déjà pris son sac et s'était élancé par les portes de la bibliothèque avant qu'Hermione ne puisse finir sa phrase, et Ron continuait de regarder les portes avec envie.
« Hermio… »
« Non. »
Harry ne perdit pas de temps pour rejoindre Severus dès qu'il ouvrit la porte de leurs appartements.
Severus fut debout en moins d'une seconde quand il entendit Harry entrer. « Tu m'as manqué. » Il frotta affectueusement son nez contre la joue d'Harry avant de poser son front contre celui d'Harry.
Harry ronronna en guise d'acquiescement et se rapprocha, glapissant quand Severus descendit les mains pour prendre ses fesses en coupe. « Pouvons-nous aller dans la chambre ? » suggéra Severus, n'attendant pas de réponse avant de soulever Harry dans ses bras à la manière des mariés et de le porter jusque dans leur chambre.
« Hey. » Harry enfonça un doigt dans sa poitrine. « Je peux marcher tu sais. »
« Ah, mais c'est plus amusant, » sourit Severus. Il reposa doucement Harry quand ils attinrent la porte puis entra en premier et se dirigea immédiatement vers l'armoire, Harry marchant à pas de loup derrière lui.
Inaperçu de Severus cependant, Harry planifiait secrètement avec un sourire sur son visage. Comment surprendre Severus, médita Harry. Il se décida finalement pour quelque chose qu'il avait voulu faire depuis un moment, mais dont il n'avait pas eu le courage. Quelque chose qui choquerait aussi Severus, il le savait. Qui avait jamais entendu parler d'un Gryffondor qui n'était pas courageux ?
Harry se mit nonchalamment à côté de son compagnon et enleva sa chemise. Severus, qui était aussi en train de se changer, tourna légèrement la tête et haussa un sourcil en voyant les yeux pétillants d'Harry.
Il doit vraiment arrêter de passer autant de temps avec Dumbledore, pensa Severus avec amusement. La ressemblance entre les deux paires d'yeux pétillants était inquiétante.
Harry retourna le regard sceptique avec un sourire innocent, mettant instantanément Severus sur ses gardes. Que préparait son petit compagnon ?
Au lieu de remplacer sa chemise par un haut de pyjama, Harry laissa sa poitrine à nu, rougissant légèrement sous le regard de Severus. Il retira son pantalon et resta là dans son boxer, regardant Severus dont le pantalon était à moitié enlevé et la poitrine était aussi nue.
« Harry ? » questionna doucement Severus, ayant une idée de ce qu'Harry essayait de dire, mais ne voulant pas l'exprimer. C'était quelque chose qu'Harry devait choisir, il y avait plus qu'assez de lois Veela qui le déclaraient.
Harry se mordit la lèvre et se tortilla un peu, regardant sur le côté en répondant à la question informulée de Severus. « Je-je veux dire, je ne suggère pas… de sexe ou autre chose… mais… euh… » bafouilla Harry.
Severus embrassa doucement la joue d'Harry et plaça sa main sur le menton d'Harry puis lui souleva la tête de sorte qu'Harry le regarde.
« Harry, chéri, dis-moi ce que tu veux. Je ne peux pas être celui qui initie ça. Quoique tu planifies, tout doit venir de toi. Je suis lié par… certaines lois, » murmura doucement Severus, espérant qu'Harry saisirait l'indice évident. De plus, Harry devrait déjà connaître ces lois. Severus serait étonné si Dumbledore n'avait pas glissé au moins deux livres sur les Veelas à son petit compagnon.
Harry coinça sa lèvre inférieure entre ses dents puis enroula ses bras autour du cou de Severus et enfouit sa tête dans son épaule. « P-pouvons-nous nous câliner ? » demanda timidement Severus.
Severus passa ses bras autour de la taille d'Harry et essaya de repousser au fin fond de son esprit le fait qu'Harry était seulement en boxer. Harry ne serait probablement pas très à l'aise si un certain membre de son anatomie se levait maintenant. « Tu veux des câlins comme nous le faisons d'habitude, ou quelque chose de différent ? » demanda Severus avec un sourire adorateur, riant intérieurement à l'air adorable qu'Harry arborait quand il était embarrassé.
« Sais pas, » dit évasivement Harry, le visage toujours caché. Merlin, pourquoi cela devait-il être si difficile ? Il n'avait jamais été aussi timide, ou aussi facilement embarrassé !
Severus ronronna et caressa légèrement les flancs d'Harry. « Pas besoin d'être embarrassé, mon amour, pas avec moi. Tout ce que tu veux me convient, je dois juste m'assurer que c'est vraiment ce que tu veux. »
Harry soupira et regarda Severus avec des yeux suppliants. « Ne peux-tu pas juste… tu sais… me dire de faire quelque chose ? »
Severus sourit. « Qu'est-il arrivé à mon courageux petit Gryffondor, hmm ? »
« Mon quota de courage a déjà été utilisé pour la journée, » grommela Harry. Il soupira puis se déplaça de manière à se trouver à seulement quelques centimètres de Severus, mais il refusa obstinément de bouger ses bras, trouvant du réconfort dans la position familière. « C'est pas grave si tu veux pas, je veux dire, je peux aller me rhabiller et tu peux aller lire ou quelque chose de ce genre, ou alors je peux retourner dans ma salle commune si tu veux, ou chez Sirius et Remus… »
« Harry. » Severus interrompit les divagations inquiètes d'Harry. « Harry, chut. Calme-toi, et parlons, d'accord ? » Il allait vraiment finir par détester ces maudites lois sur la cour. Elles stipulaient clairement que, dans le cas où le Soumis initiait quelque chose comme ça, le Dominant devait poser une série de questions, et bien que répugnant à l'admettre, même lui ne pouvait penser à aucune lacune.
« Maintenant, dis-moi si j'ai tort ou raison, et je t'en prie Harry, ne mens pas, c'est un point sur lequel nous devons être totalement honnête tous les deux. » Quand Severus vit Harry acquiescer, il s'assit et s'appuya contre le mur. Harry leva la tête mais suivit l'exemple de Severus et s'assit aussi. Severus se tourna et lui adressa un doux sourire. « Pour commencer, je suppose par ta tenue, que tu veux que nous nous câlinions sans vêtements ? »
Harry rougit et resta muet quelques secondes, avant d'acquiescer.
Severus pouffa de rire à l'expression d'Harry et hocha la tête. « Et à en juger par tes divagations d'il y a quelques secondes et ton ton évasif, tu crois que je vais te rejeter. »
« Ce n'est pas une question, » souligna Harry, fixant un point loin de Severus.
« Devrais-je te rejeter ? » Severus reformula la question avant de grimacer et d'essayer de réparer rapidement son erreur. Il se rendit compte une seconde trop tard à quel point ça sonnait mal quand il entendit Harry retenir son souffle.
« Je-je ne - je veux dire, je - si tu veux. » Harry regarda dans sa direction et essaya de bloquer toutes ses émotions, se préparant au rejet.
« Bon, » commença Severus, réfléchissant rapidement à un moyen de réparer ça, sans forcer Harry à faire quoi que ce soit. Il commençait juste à apprécier la vie, et il ne voulait certainement par que ça s'arrête de sitôt. « La dernière chose sur Terre que je ferai jamais, ou voudrai faire, est te rejeter Je t'aime, chéri, et Merlin sait que je ferais n'importe quoi pour toi… »
« C'est justement le problème, » dit Harry, frustré, combattant des larmes de douleur. Pourquoi Severus ne pouvait-il pas juste sortir et lui dire ! « Je ne veux pas que tu sois d'accord à cause de ça, je veux que tu sois d'accord parce que tu le veux. »
Severus grogna intérieurement. Il était efficacement déchiré entre la loi et les sentiments de son Soumis. De plus, il ne savait pas combien de temps cela prendrait à Harry de rassembler le courage nécessaire pour le lui redemander. Il devrait négocier ça très prudemment.
« Harry, je veux la même chose que toi. Je veux tout et plus encore, mais je ne le veux pas tant que toi tu ne le veux pas, si ça a du sens. Je veux que tu sois absolument sûr de ce que tu veux. Je ne veux pas d'un soumis apeuré parce que je l'ai poussé trop loin. Alors je t'en prie Harry, je sais que ça te rend timide, mais dis-moi directement ce que tu veux faire, » dit lentement Severus, ses yeux cherchant tout signe de blessure ou de détresse chez Harry.
Harry se tordit les mains puis hocha légèrement la tête et prit une profonde inspiration. « Je ne le dirai qu'une seule fois, » annonça Harry dans un souffle. Severus acquiesça avec un léger sourire, amusé par la déclaration bornée d'Harry.
« Je veux vraiment que nous nous câlinions, et je veux vraiment te montrer que je n'ai pas peur de ça. Alors… pouvons-nous nous allonger ensemble sans vêtements ? » A la fin de sa requête, Harry rougissait vivement et regardait partout sauf en direction de son compagnon.
Severus s'approcha d'Harry et le prit doucement dans ses bras, sachant à quel point Harry détestait être celui qui débutait des choses de ce genre. « Hey, ce n'était pas si difficile, si ? » plaisanta-t-il légèrement. « Si tu es absolument sûr de toi, sans entendre mon opinion sur le sujet, alors dis oui. »
Harry acquiesça et Severus lui sourit doucement. « D'accord, Harry, je veux vraiment te câliner, mais j'ai un problème. » Maintenant, c'était au tour de Severus de rougir légèrement. Qui avait jamais su que Severus pouvait être embarrassé ? Il semblait toujours si égal à lui-même, et cela étonnait Harry de le voir rougir, même légèrement. « Harry, c'est très dur de résister à l'envie de te serrer contre moi maintenant, et je veux juste m'assurer que je… suis autorisé à le faire. »
Harry pencha la tête à la question puis laissa échapper un petit gémissement, « Sev, je veux vraiment que tu me prennes dans tes bras, et franchement, c'est juste épuisant. Donc, si je peux juste dire quelque chose, je veux dormir avec toi, sans vêtements. Je me fiche de ce qui arrive à ton anatomie du moment que tu me tiens dans tes bras. »
Le sourire de Severus se réchauffa au son du petit gémissement et il ne perdit pas de temps pour se déshabiller. Harry le regarda pendant quelques secondes avant que Severus ne capte son regard. Harry rougit mais ne détourna pas le regard, se concentrant plutôt pour retirer le reste de ses vêtements. Voyant ça, Severus sourit et grimpa dans le lit à côté d'Harry. Il s'allongea et attira Harry contre sa poitrine, grondant de plaisir quand il sentit son compagnon se coller contre lui et passer un bras sur son ventre.
Severus sourit de bonheur quand il sentit Harry se blottir plus près. Merlin c'était trop bon de tenir Harry comme ça, surtout après qu'ils aient été séparés. Son sourire devint vindicatif quand il pensa à ce qui arriverait le lendemain. Oh ça ferait du bien de lancer un sort à cet idiot de Serdaigle. Maintenant qu'il y pensait, il avait vu un livre des plus intéressants sur les sorts de magie noire dans la bibliothèque.
Harry prit un air légèrement vigilant quand il vit la lueur mauvaise dans les yeux de Severus. « Est-ce que… ça va ? » demanda-t-il avec hésitation, craignant la réponse. Pour quelque étrange raison, il sentait que ça avait à voir avec Jake.
« Je te jure mon petit compagnon, que je vais parfaitement bien. » Severus sourit et serra Harry contre sa poitrine. Harry se détendit dans la position familière comme en témoignait le ronronnement émis du fond de sa gorge. Severus sourit au bruit et répondit avec un ronronnement à lui. Contrairement à celui de son compagnon, le ronronnement de Severus serait mieux décrit comme un grognement grave. Il était rauque, profond et sonore, et étrangement cela calmait Harry aussi bien que ses ailes.
Il laissa échapper un soupir ensommeillé et se tortilla dans l'étreinte de Severus. La poitrine de Severus se secouait au rythme des ronronnements profonds, faisant vibrer le corps d'Harry d'une manière relativement confortable.
« Oh, comme je t'aime mon petit compagnon. » Severus pouffa en touchant légèrement des doigts la joue d'Harry.
Alors qu'Harry était occupé à rougir et prendre un air adorable, Severus adopta la mission oubliée d'Harry et commença à observer son compagnon. Harry était beau, y avait pas à dire.
Le petit ventre rose se soulevait au rythme de sa respiration, et contrairement à la poitrine de Severus qui était parsemée de fins poils noirs, celle d'Harry était presque complètement imberbe. Severus émit un petit son appréciateur et baissa le regard sur le bas-ventre d'Harry. Ses hanches saillaient parfaitement, et ses jambes étaient bien tonifiées, et Merlin, Severus avait hâte de les passer par-dessus ses épaules. « Tu es beau, » murmura-t-il.
Harry baissa la tête et rougit, levant les bras pour les enrouler autour du cou de Severus. « Et tu es un bel homme, » répondit-il avec un sourire taquin.
Severus interrompit ses ronronnements et pouffa quand Harry émit un gémissement de protestation. Soit leur lien se formait à une vitesse extrêmement rapide, soit Harry avait enfin capitulé suite aux événements récents. En tout cas, Harry agissait de manière adorable maintenant, et il allait le savourer autant que possible.
Le deuxième gémissement d'Harry sortit Severus de ses méditations. Il pouffa à nouveau puis caressa lentement le ventre nu d'Harry et sourit d'un air suffisant. « Tu es à moi, et à personne d'autre. »
Harry acquiesça et déposa un baiser amoureux sur la poitrine de Severus. « A toi, » marmonna-t-il, bâillant largement puis fermant les yeux.
Satisfait de l'admission volontaire, Severus se calma et prit la joue d'Harry dans sa main calleuse. « A moi, peu importe ce qui arrive, » promit-il avant d'embrasser les douces lèvres puis se redressa de sorte qu'il soit légèrement assis avec Harry entre ses jambes et étendu contre sa poitrine. Harry ronronna de sommeil et se détendit contre Severus, fermant les yeux tandis que son dominant lui caressait le ventre, ne bougeant même pas quand Severus frotta son nez et mordilla la peau avant de la lécher légèrement.
« Hmm, si tu es aussi docile et câlin juste après ça, j'ai hâte de voir comment tu seras après le sexe, » songea Severus, son sourire brillant d'excitation. Avec un peu d'espoir, Harry le laisserait le traiter correctement après, cela lui ferait tellement plaisir s'il pouvait le dorloter sans trop de protestations. Harry le laisserait peut-être même faire les choses sentimentalement… maintenant qu'il y pensait, il avait toujours voulu soulever de façon romantique un Harry aux jambes tremblantes et lui donner un bain, ressentant la confiance qu'Harry lui accordait tandis qu'il reposait contre sa poitrine et laissait Severus le laver. Ensuite il porterait Harry jusqu'au lit parce que le corps d'Harry serait trop épuisé et repu pour faire quoique ce soit d'autre que de se blottir contre Severus et…
« Sev ! » gémit Harry en faisant fuir Severus.
Severus leva instantanément la tête et fronça les sourcils. « Oui, mon amour ? »
« Pourquoi est-ce que tu me lèches ? » dit Harry mécontent, et juste un peu excité.
Severus sourit et frotta son nez contre la clavicule d'Harry. « Je suis un dominant, non ? » murmura-t-il, amusé par la réaction d'Harry.
« Et qu'est-ce que c'est supposé vouloir dire ? » Harry leva les yeux vers Severus, exigeant clairement une réponse maintenant que toute sa fatigue avait disparu.
« Tous les dominants lèchent leurs soumis, pour différentes raisons, » expliqua Severus. « Lécher nous permet de montrer notre approbation ou notre bonheur, de laisser une odeur, ou de prouver notre affection à nos soumis. »
Harry plissa les yeux avec suspicion. « Tu n'as jamais fait ça avant, » souligna-t-il.
« Je n'ai jamais senti que c'était approprié avant, » répondit Severus avec un léger sourire.
Harry ne put s'empêcher de sourire quand Severus nicha plus fermement son nez dans sa clavicule et lécha légèrement la peau avant de poser ses lèvres à cet endroit. Le sourire de Severus ne fit que s'élargir à la réaction d'Harry. Décidant qu'il ferait mieux d'arrêter avant que l'un d'eux s'emballe, il se retint et attira Harry encore plus contre son corps.
Harry sourit d'un air ensommeillé et se mit dans une meilleure position. Il s'endormit avant de pouvoir répondre au murmure de Severus, « Je t'aime. »
« Allez mon amour, lève-toi, » murmura calmement Severus à l'oreille d'Harry, fronçant les sourcils avec inquiétude quand Harry gémit simplement et se recroquevilla. « Qu'est-ce qui ne va pas, chéri ? »
« J'ai mal, » haleta Harry, des larmes plein les yeux quand une brusque douleur frappa une nouvelle fois son estomac.
Severus se tendit immédiatement quand il entendit ça et en un éclair, il était parti et revenu avec un gant de toilette frais, qu'il ne perdit pas de temps à mettre sur le front d'Harry.
« Peux-tu me dire où tu as mal ? » dit doucement Severus, ses mains frôlant à peine le corps d'Harry pour voir où il obtenait une réaction.
« A l'estomac. » Harry grimaça de douleur et ouvrit les yeux pour regarder Severus avec un air suppliant. « Je t'en prie, fais en sorte que ça s'en aille. »
Severus adoucit son regard encore plus et hocha lentement la tête. « Je m'en occupe chéri. Je vais chercher Sirius et Remus, puis j'irai brasser quelques potions pour que tu te sentes mieux, d'accord ? »
Harry acquiesça faiblement et se calma, n'offrant aucune résistance au plan de Severus. Severus sourit avec reconnaissance quand il constata l'acceptation immédiate d'Harry et envoya un rapide Patronus à Black, lui disant ce qui n'allait pas et demandant aux deux de venir en vitesse. Cela fait, Severus agita rapidement sa baguette et les revêtit tous les deux de simples robes noires.
En moins de trois minutes, Sirius et Remus se ruèrent par la porte de leur chambre, l'air furieux. « J'espère pour toi que tu ne lui as rien fait, Rogue, » menaça lentement Sirius.
Severus les fixa froidement puis fit un signe de tête vers le lit. « Je dois aller préparer des potions pour lui, si vous voulez bien le surveiller jusqu'à ce que je revienne ? » dit-il rapidement, son inquiétude grandissant à chaque seconde.
« Bien sûr, » dit Remus tandis qu'il s'avançait vers le lit et s'agenouillait à côté, lançant un sort de Rafraichissement sur la serviette maintenant tiède. Harry soupira de contentement et ouvrit les yeux pour voir Sirius et Remus au-dessus de lui avec des expressions inquiètes.
« Hey, » croassa-t-il, son estomac se soulevant alors qu'il essayait de combattre les vagues de douleur qui augmentaient à chaque minute.
« Hey gamin, comment ça va ? » chantonna doucement Remus.
Harry lui offrit un petit sourire puis haleta immédiatement et se recroquevilla sur lui-même quand il ressentit comme un coup de poignard dans le ventre.
« Est-ce que Severus t'a fait du mal fiston ? » demanda Sirius, profondément inquiet.
« N-non. » Harry souffla. « Pourquoi e-est-ce que t-tu as autant de m-mal av-avec le fait qu-que nous soyons ensemble ? » lâcha-t-il entre ses dents serrées.
Sirius et Remus échangèrent des regards. « Tu es notre filleul gamin, et nous sommes juste inquiet pour toi. Il est beaucoup plus vieux que toi et nous savons à quel point il peut être méchant parfois, » expliqua Sirius.
« Il n'est pas méchant avec moi, » protesta Harry, rassemblant les forces pour lancer un petit regard.
« Nous savons qu'il ne l'est pas, mais c'est notre rôle de nous inquiéter pour toi, » sourit doucement Remus.
« Les parents de Sev n'étaient pas inquiets, ou du moins pas de façon notable, » insista Harry avec une autre grimace de douleur.
« C'est un peu différent fiston, » dit Sirius, amusé. « Leur fils n'est pas le soumis. Ils n'ont pas à s'inquiéter pour Severus, parce qu'ils savent qu'il n'y aucune possibilité que tu puisses le blesser. Severus, en revanche, est parfaitement capable de te faire mal. »
Harry souffla mais le regretta immédiatement quand son estomac palpita encore plus et que ses yeux se remplirent de larmes de douleur. « Mais il ne le fera pas, vous ne devez pas vous inquiéter pour ça. »
« Harry, il est peut-être gentil, » Là, Sirius renifla. « Mais tu es toujours mon filleul, et je ne fais confiance à personne en ce qui te concerne. Bordel, je prendrais les mêmes précautions même si c'était Remus à la place de Severus. Juste parce qu'il est mon ami ne m'empêcherait pas de ne faire qu'une bouchée de sa tête si jamais il te blessait. »
« Merci ! » dit Remus au moment où un air dégoûté traversa le visage d'Harry.
Sirius vit le visage d'Harry et éclata de rire. « Et qu'est-ce qui ne va pas avec Remy ? » plaisanta-t-il.
« Euh… » Harry jeta un regard à son père de substitution. « Désolé, je veux dire, ce n'est pas que tu n'es pas attirant. C… c'est juste que… »
« Ne t'inquiète pas, Harry, » pouffa Remus. « Je ne t'en veux pas, et je suis totalement d'accord avec Sirius, tu pourrais être lié à la personne en qui nous avons le plus confiance, ça ne m'empêcherait pas de ne pas l'aimer. »
Après dix minutes d'une petite discussion, et de Sirius tentant d'apaiser Harry quand la douleur devenait trop forte, Severus revint.
Ce qu'il vit lui fit plisser les yeux de colère. Parrain ou pas, il ne voulait pas que qui que ce soit touche son compagnon de cette manière. Sirius s'était déplacé sur le lit et était assis avec un Harry visiblement sanglotant recroquevillé sur ses genoux alors que Remus était agenouillé à côté du lit et caressait le dos d'Harry en guise de réconfort.
Severus s'avança vers le lit et prit immédiatement la place de Sirius, déplaçant précautionneusement Harry sur ses genoux et enroulant ses bras autour de la taille de son petit compagnon. Harry renifla et essaya d'enfouir sa tête dans l'épaule de Severus, mais une main l'intercepta. « J'ai des potions chéri, elles t'aideront. »
Harry soupira et acquiesça, tendant docilement sa main ouverte pour la première. Au lieu de la lui tendre comme Harry l'avait pensé, Severus ouvrit simplement la bouteille et l'amena aux lèvres d'Harry. Harry cligna les yeux mais but obligeamment la potion, grimaçant légèrement au goût.
Sirius et Remus restèrent debout à quelques dizaines de centimètres du lit, fixant Severus avec curiosité tandis qu'il faisait boire à Harry six autres potions. Les résultats furent immédiats. Moins de trente secondes après avoir bu la dernière potion, le corps d'Harry s'affaissa contre celui de Severus et il laissa échapper un soupir de soulagement.
« Qu'est-ce qui n'allait pas chez lui ? » questionna Sirius.
Severus soupira et leva les yeux, ne relâchant pas son étreinte autour d'Harry. « Un certain poison, de quelque chose qu'il a ingéré. C'est passé dans son système et ça s'est propagé lentement. Mais ça n'a encore rien atteint. La douleur venait de l'acide qui se formait lentement dans son estomac. D'où ça vient, je n'en ai aucune idée, » Là, il tourna son regard vers Harry. « Cependant, j'ai bien l'intention de le découvrir. »
Harry ferma les yeux et se blottit contre Severus, ne répondant pas à sa question informulée. Sirius et Remus sourirent à l'expression mécontente de Severus. Il avait clairement voulu que son compagnon lui réponde instantanément.
« Ne t'inquiète pas, si tu n'obtiens rien de lui, nous on y arrivera sûrement, » dit Remus, jetant un coup d'œil à Harry.
Severus hocha la tête. « Merci d'avoir veillé sur lui quand je n'étais pas là, » dit-il, les congédiant clairement. Tuteurs ou non, il ne voulait personne autour de son Harry maintenant.
« Y a pas de quoi, » acquiesça Remus et il tira Sirius dehors.
A l'instant où la porte se referma derrière les tuteurs d'Harry, Severus s'allongea sur le lit et attira Harry jusqu'à ce que son compagnon soit niché contre lui. « Harry, » murmura-t-il doucement.
Harry leva la tête et lui adressa un petit sourire. « Severus, » répondit-il.
« Dis-moi comment tu as ingéré le poison s'il te plaît. Ça ne peut pas venir de la nourriture de la Grande Salle, j'ai vérifié minutieusement avant chaque repas. » Severus gronda gravement, le Veela à l'intérieur de lui grognant et rageant pour protéger son compagnon.
« Honnêtement, je-je ne sais pas. » Voyant le regard de Severus, Harry émit un gémissement soumis et se rapprocha. « Je ne sais vraiment pas Severus, je n'ai pas mangé de nourriture en provenance de la cuisine ni quoi que ce soit d'autre. » Harry haussa les épaules, l'air complètement perdu.
Severus grogna faiblement, la colère pulsant dans ses veines. « Ne t'inquiète pas mon petit, je trouverai qui t'a fait du mal, et je leur ferai payer, » siffla-t-il sombrement.
Harry se redressa un peu et regarda étrangement Severus. « Qu'est-ce que tu manigances ? » demanda-t-il avec curiosité, son expression se teintant d'un léger doute. Severus n'avait jamais parlé de manière aussi… effrayante.
Severus fronça les sourcils et attira Harry contre sa poitrine. « J'ai désespérément essayé de réfréner mes instincts ces derniers temps, mais c'en est trop. Je ne supporterai plus aucune action entreprise contre toi. » Severus poursuivit. « La prochaine personne, autre que tes tuteurs, qui te regarde avec une expression plus ou moins sympathique finira dans une position très douloureuse. »
« Sev, » gémit anxieusement Harry. « Qu'est-ce qui ne va pas ? Tu n'as jamais été si mauvais. »
Severus soupira et Harry fut étonné de voir une légère rougeur sur ses joues. « Techniquement, je suis toujours comme ça, je ne le dis tout simplement pas. Si tu pouvais entendre certaines de mes pensées… » Severus sourit mystérieusement, sachant qu'Harry serait horrifié par toutes les méthodes de torture qu'il avait imaginées ces derniers temps. « En plus, je sais que ça t'embête quand j'agis de manière si protectrice, et jusqu'à ce que je puisse pleinement te convaincre de te soumettre à moi, ou jusqu'à ce que mes phéromones de Veela soient à maturité, j'essaierai de me contenir. »
« Ça ne répond pas entièrement à ma question, et qu'est-ce que tu entends par phéromones ? » se renfrogna Harry.
Severus sourit et dessina de légers motifs sur la taille d'Harry. « Une fois mes phéromones à maturité, je pourrai te calmer à volonté, et sans l'aide de mes ailes. Les Veela s'en servent quand ils veulent que leurs soumis se calment ou qu'ils les écoutent. »
« Alors tu peux me forcer à t'écouter ? » dit Harry avec un air dubitatif.
« Bien sûr que non, cependant, cela t'affecte de manière que ton corps me reconnaît instantanément comme le dominant et se détend. » Severus apaisa son compagnon nerveux. « Je ne te forcerai jamais à faire quelque chose, même si c'est juste m'écouter. »
« Bon d'accord, maintenant retour à ma première question. » Harry s'assit puis souffla quand Severus resserra ses bras autour de sa taille et le rallongea, grognant doucement à son oreille.
« J'expliquerai si tu n'essayes pas de sortir de mes bras, » dit Severus d'une voix rauque, ses yeux devenant encore plus noirs. Au signe de tête d'Harry, Severus poursuivit, sa rougeur presque imperceptible faisant son retour. « C'est la saison des accouplements, et bien que contrairement aux autres créatures, je n'ai pas le désir ardent de… eh bien, de m'accoupler, je deviens plus protecteur et possessif. »
« Oh bordel, » soupira Harry en s'affaissant contre la poitrine de Severus et en fermant les yeux. « Tu étais sérieux pour ta menace contre « la prochaine personne qui te regarde », n'est-ce pas ? »
« J'en ai peur, » dit Severus, légèrement amusé.
« Et pour les cours ? Je dois toujours y aller, tu sais, » souligna Harry. « Tu ne peux pas juste me garder ici indéfiniment. »
Severus fronça les sourcils. « Tu iras en cours, cependant si quelqu'un essaye de te toucher, je lui arracherai les bras. Sirius et Remus m'aideront à garder un œil sur toi. »
Harry haussa un simple sourcil puis se recroquevilla. « Sev… je ne pense pas que ce soit possible que personne ne me touche pendant un mois entier, je veux dire, je suis constamment entouré de gens. »
« Deux mois, » corrigea Severus, un sourire se formant quand il vit l'expression irrité d'Harry. « Et les gens garderont leurs mains loin de toi. Je m'occuperai de tout chéri, tu dois juste me faire confiance. » La voix de Severus se teinta de douceur sur la fin et Harry soupira à nouveau.
« J'ai confiance en toi Sev. Maintenant, explique-moi pourquoi tu vas te comporter tout bizarrement à partir de maintenant alors que tu ressens toujours la même chose. N'as-tu pas dit que tu ressentais en permanence cette possessivité et cet instinct de protection, mais que tu ne pouvais tout simplement plus les réprimer ? »
« C'est vrai, » acquiesça Severus. « Cependant, la saison de l'accouplement est le moment où nos instincts prédominent. Je ressens en effet la même chose toute l'année, mais je ne joue pas là-dessus, sachant que ça te contrarierait. »
« Oh, » soupira Harry. « Bon, je suppose qu'il n'y a rien que tu puisses faire. De toute façon, si tu deviens vraiment furieux, je refuserai juste de bouger, » dit Harry avec bonne humeur.
Severus se renfrogna. « Et qu'est-ce qui te rends si sûr que je ne vais pas juste te déplacer ? Nous savons tous les deux que je suis plus que capable de porter trois fois ton poids. »
Harry fit la moue. « Tu ne le feras pas, parce que nous savons tous les deux que ça m'agacerait, » dit-il, un peu triste à l'idée que Severus le laisse s'il était aussi furieux après quelqu'un.
« Oh Harry, je ne te contrarierai jamais, » dit Severus, affligé quand il vit la peine dans les yeux d'Harry.
Harry se blottit contre Severus et hocha timidement la tête, incapable de cacher son soupir de soulagement quand Severus s'allongea complètement à côté de lui et enroula ses bras de façon protectrice autour du corps d'Harry.
« Voilà, » roucoula Severus, satisfait des réactions d'Harry envers lui. Il s'enfonça plus dans les oreillers et se repositionna de sorte qu'Harry ait la tête posée sur sa poitrine.
« Je t'aime Harry, » dit affectueusement Severus.
« Je t'aime aussi. »
« Mais.. » continua Severus. « J'ai besoin que tu me dises tout ceux qui ont eu un contact avec toi ces derniers jours. »
« Pourquoi ? » demanda Harry, mécontent que Severus ait posé un ultimatum sur son amour pour Harry.
« Harry, » grogna légèrement Severus en guise d'avertissement. « Je ne veux pas que tu me contredises sur ce point. Tu aurais pu mourir, et jusqu'à ce que je comprenne qui a fait ça, je ne te lâche pas des yeux. »
Harry essaya du mieux qu'il put de ne pas réagir au faible grognement, mais malheureusement, sa bouche n'était pas d'accord avec lui. Il émit un doux miaulement, qui fut immédiatement suivi d'un autre gémissement, celui-là sonnant significativement plus nerveux.
Severus posa sa main sur le ventre d'Harry et prit sa forme Veela, avec l'intention de calmer un peu Harry. Harry était bien trop anxieux à son goût son soumis ne devrait ressentir rien d'autre qu'un sentiment de sécurité dans ses bras. « Calme-toi, mon petit soumis, sinon je serai forcé de le faire pour toi. »
Harry laissa échapper un gémissement étouffé et s'affaissa contre Severus. « C'est bien trop tôt dans la matinée pour s'occuper de ça, » grommela-t-il d'une voix ensommeillée avant de se redresser un peu, ou d'essayer du moins.
Tout comme plus tôt, à la seconde où Harry esquissa un mouvement pour se lever, les bras de Severus se resserrèrent autour de lui et l'attirèrent fermement contre sa poitrine. Harry soupira de résignation et se tortura l'esprit pour se souvenir de toutes les personnes avec qui il avait mangé. « Si je te le dis, alors tu dois me promettre de ne pas sauter aux conclusions, » esquiva-t-il pendant un petit moment.
Severus gronda gravement et mordilla légèrement son cou. « Les noms, Harry, » dit-il avec fermeté.
Harry soupira. « Toi, le Professeur McGonagall, le Professeur Flitwick, Sirius, Remus, Ron, Hermione, Jake, Olivier, Angelina, et le Professeur Greene. Mais Sev, il y a des centaines de personnes que je ne reconnais même… »
Severus grogna si fortement qu'Harry, qui était pourtant habitué aux grognements de Severus, bondit contre les bras qui le tenaient. Il plissa les yeux en direction de Severus avant de remarquer son expression complètement enragée.
« Sev ? » demanda Harry, les yeux écarquillés de confusion.
« C'était Greene, » fulmina Severus. « Personne d'autre sur cette liste ne t'aurait jamais blessé, pas à moins de circonstances extrêmes. »
Harry fronça les sourcils et se glissa inconsciemment plus contre Severus. Il émit un doux gémissement et se trémoussa, encourageant Severus à le serrer contre lui. « Severus… »
Severus retourna son attention vers Harry et remit sa main sur son ventre, la posant à plat et caressant la peau avec son pouce. « Chut mon petit Harry. Il ne te fera plus jamais de mal, pas s'il sait ce qui est bon pour lui. »
Harry se détendit sous la caresse et s'allongea, nichant son nez dans le cou de Severus et respirant l'odeur apaisante de son Dominant.
Ils restèrent ainsi pendant quelques minutes jusqu'à ce qu'Harry s'écarte pour faire face à son compagnon. « Nous ne sommes toujours sûrs de rien, ce ne sont que des suppositions, » souligna-t-il.
Severus fronça les sourcils et repoussa la tête d'Harry dans son cou, grognant doucement en guise d'avertissement. « Tu me croyais très bien il n'y pas dix minutes. Tu le crains instinctivement, Harry, et je ne doute pas que tu as pensé à lui ces dernières minutes. »
« Eh bien… » hésita Harry, sachant que Severus avait raison.
« Exactement, » acquiesça Severus avec un léger sourire. « A présent, pourquoi ne dormirais-tu pas un peu ? Tu dois être épuisé de ce qui s'est passé ce matin, et j'ai aussi besoin de me détendre. »
Harry ferma les yeux et laissa les battements du cœur de Severus le calmer. « Je t'aime, Sev. Malgré le fait que tu puisses être fâcheusement persistant parfois. » Harry sourit de façon ironique et se mit dans une position plus confortable pour dormir. Il était à peine 7 heures du matin, et bien trop tôt pour gérer les dominants possessifs de l'avis d'Harry.
« Je t'aime aussi Harry, plus que tout au monde, » pouffa faiblement Severus, satisfait de pouvoir laisser Harry dormir quelques heures de plus. Pas de doutes que son soumis en avait besoin.
A suivre
Une petite review svp ?
