Au manoir plus exactement dans le salon, le silence se fit lourd. Meredith venait juste d'expliquer à Damon ce qu'il s'était passé au Grill. Personne n'osait parler, on entendait juste le tic tac de la grande horloge. Tout doucement, Damon s'avançait. Il regardait tour à tour Meredith, Caroline, Tyler puis ouvra la bouche :

-« As-tu fini ? »

-« Oui » Elle était abasourdit par l'expression de Damon, c'était comme s'il s'attendait au pire.

-« 1 : Vous n'avez qu'un avertissement! 2 : Personne n'est blessée donc l'affaire est réglée » « vous les femmes, vous sentez toujours obliger de faire un drame pour tout » dit-il de manière blasée.

-« Aurais-tu voulu qu'il nous agresse ?! » demanda Caroline ahurie par son comportement.

-« Au moins ça m'éviterai de t'entendre jacasser pour ne rien dire Blondie ! » dit-il en souriant.

-« Si tu as un problème avec moi Damon dit le ! Dis-le moi pour qu'on en finisse une bonne fois pour toute ! Bonnie est plus importante que tes petits jeux malsains !». dit-elle en se levant.

Damon leva seulement les yeux et captura le regard de Caroline.

-« Ne t'inquiète pas, tu seras la première à le savoir. » « Je ne suis pas du genre à mâcher mes mots. » il se contenta de sourire puis reprit. « Et une dernière petite chose Blondie ! Dès que l'occasion se présentera, Elena ou pas Elena, je n'hésiterai pas à t'extirper ton joli petit cœur mort de ta poitrine. »Le visage de Caroline blêmit. La peur lui prit aux trippes. Elle savait qu'il en était capable. Elle ne comprenait pas d'où provenait cette haine dans les yeux bleus de Damon. Tyler la regarda, contenant tout son méprit pour Damon. Il se contenta de donner un léger baiser sur la tempe de la jolie blonde. Il voulait la voir sourire. Il l'a eu son sourire, mais ce dernier était forcé. C'était tous ce qu'elle pouvait lui donner, il le savait. Il n'en demandait pas plus.

-« Damon ! » réprimanda Elena.

-« On rigole ! Hein Blondie ? » disait-il en se levant pour prendre encore un verre dans son breuvage préféré.

-« Parlons sérieusement » disait Meredith. Elle regarda Damon, Caroline puis Elena sans comprendre ce qu'il s'était passé. Elle s'en foutait un peu, le plus urgent quoique dise Damon était Bonnie. Il fallait se concentrer sur ça. « On fait quoi pour Bonnie ?! »

-« Rien » dit-Damon en sentant le whisky avant d'en boire quelques gouttes.

-« Attendre ? » dit Tyler.

-« Tu veux faire quoi sale cabot ? On ne sait rien de leurs intentions, où ils se cachent ! Le mieux que l'on puisse faire et d'attendre qu'ils se manifestent. Et faire comprendre à Judgey que tout est différent, la former. Il faut qu'elle soit forte pour les combattre. La seule chose qui m'inquiète ce n'est pas eux mais elle » dit-il énerver par leur comportement enfantin. « Elle ne nous rendra pas les choses faciles. Si tu souhaites réellement te rendre utile, apprend lui des prises. Je ne sais pas : à utiliser un pieu et d'autres armes. Et laisse les grandes personnes se charger du plus important.

(…)

Il fini son verre. Se tourna vers eux encore une fois : « Rentrez chez vous. Ne dites rien à Bonnie. Tel que je l'a connais, elle va penser à s'enfuir » dit-il d'une voix plus calme ce qui dérouta plus d'un, puis quitta le salon.

-« Damon » Elena lui prenait le bras. Elle était inquiète. Cette histoire ne tenait pas la route et Damon agissait bizarrement.

-« Pas ce soir Elena. Rentre chez toi et verrouilles bien tous les accès, je passerai jeter un coup d'œil cette nuit »

-« Fait moi signe ! »

Elena vit le sourire forcer de Damon puis plus rien. Il était déjà parti.


Une semaine plus tard, il devait être trois heures de l'après midi. Elle était pour la énième fois énervée par Damon. Il rendait la vie impossible au manoir. Tout était prétexte à des réflexions et remontrances. Elle avait besoin d'air, de décompresser, alors quoi de mieux que le Grill. Elle était là, entrain de siroter un milkshake à la fraise lorsqu'un homme s'assis à côté d'elle au bar.

Elle le regardait puis fronça les yeux. Elle voulu lui parler mais se tue.

Silas quant à lui souriait puis prit le verre de Bonnie et bu une gorgée à la paille.

-« Tu fais quoi ?! Tu sais que c'est mon verre ? ». C'était plus une affirmation qu'une question. Aussitôt prit aussitôt reprit.

-« Je croyais que tu me faisais la tête »

(….)

Bonnie contenta d'enlever la paille et d'en mettre une autre

-« Tu me fais la tête. Beauté ? »

-« Ne m'appelle pas comme ça ! »

-« Tu es belle ! Ce petit nom te va à ravir »

-« Va servir ton baratin à tes greluches » répliqua t-elle en finissant son verre. A peine terminé elle sorti deux billets pour partir, mais il lui retint le bras. « Quoi ? » dit-elle plus fort et brusque qu'elle ne le voulait.

-« Qu'est-ce que je t'ai fait ? »

-« Rien, c'est ça le problème ! Tu apparais puis plus rien. »

-« J'avais des choses à faire beauté » dit-il en lui touchant le visage.

-« Arrête ça ! dit-elle en reculant. Tes gestes et tes mots sont déplacés. »

-« Déplacés ? On est amis non !? »

Bonnie rigola.

-« Quoi ? »

-« Je ne crois pas que tu n'as pas la même définition que moi !» Son sourire se dessina peu à peu sur son visage. Elle pensait de plus en plus que ce Kol était tordu.

-« Donnes là moi alors » dit-il en lui retournant son souriant et d'une manière très subjective.

-« Tu n'arriveras pas à me draguer comme ça. » « Je ne suis pas une fille facile » « Quand tu seras prêt à avoir une relation amicale avec moi et bien sûr tu ne te disparaitras plus, peut-être, je dirai bien peut-être, je te dirai ma définition d'un ami. »

-« Attends, je disais ça pour rire ! Restes »

-« Non ! » dit-elle en rigolant encore plus. Il était vraiment lourd. Elle avait déjà assez de problèmes à gérer. « Moi aussi j'ai des choses à faire. Ciao Kol »

-« A très vite Beauté ».Il suivit Bonnie du regard tout en souriant. Soudainement le visage de Silas s'assombrit « Tu m'espionnes maintenant Niklaus ? »

-« Silas aurait des difficultés à conquérir la petite Bennett ? » répliqua t-il en affichant un immense sourire sur son visage.

-« J'aime quand on me résiste » dit-il en se retournant rapidement pour être à quelques centimètres de Niklaus. Il le poussa violement sur le billard. « Je ne le dirai pas deux fois : n'oses plus te mettre en travers de mon chemin. Tu ne peux t'imaginer ce que je suis capable de faire »

Niklaus rigola. Il était toujours allongé sur le billard. Il relava un peu le buste « Pas besoin d'imaginer, ta réputation le fait pour moi ! Je crains personne et tout comme toi, personne ne m'écarte de mon chemin » « On a le même but, je compte bien collaborer avec toi de n'importe quelle façon »

Silas s'avança empoigna la queue de billard et rapidement la planta à trois centimètres du cœur de Niklaus « On est sur la même longueur d'onde Niklaus ! Ne fait pas ce que je ne ferai pas moi-même ! » Il sourit puis disparu.

Ce dernier grimaça en enlevant le bout de bois dans son thorax. Il releva les yeux, toutes les personnes dans la salle le regardèrent apeurées.

-« Merde » se dit-il de nouveau debout, il hypnotisa chacun d'entre eux pour qu'ils oublient la scène. Tous les deux trois victimes il s'abreuvait de leur sang sans en laisser une goutte. Il demanda à quelques un d'entre eux d'enterrer les corps. Quant au dernier, il le transforma. Il avait à peu près le même âge que Bonnie. Il pourrait l'approcher et faire pression sur Silas. Il voulait sa vengeance, il allait l'avoir avec ou sans l'aide de Silas, puis partit.


Au même moment, Bonnie venait juste de garer sa voiture devant la demeure des Salvatore. Elle soupira, s'était une véritable torture de vivre en leurs présences. Enfin sur tout celle de Damon, Stefan restait toujours le même. Mais quelque chose s'était cassé, peut-être ses visions en étaient les responsables. Elle ne savait plus quoi penser de lui. Lui si gentil, attentionné, calme. Il ne pouvait pas faire subir de telle souffrance à autrui. Ce n'était pas possible, Stefan ne ferait pas mal à une mouche. Qui était-il vraiment ? Que s'est-il passer pour qu'il devienne le Stefan qu'elle avait toujours connu ? Tant de questions sans réponses. Quant à Damon, elle n'avait pas peur de lui. Il était juste, agaçant provocateur, arrogant, destructeur, irresponsable, dragueur, beau, charmant…Mais là elle s'égarait. Damon resterait toujours pour elle le fouteur de trouble dans le petit groupe d'ami se dit-elle en sortant de sa voiture. A peine elle verrouilla la voiture, elle sentit sa présence. Elle pouvait deviner son sourire sur ses lèvres, cet air arrogant qui le caractérisait tant. Elle roula les yeux, prit une grande inspiration. Elle se préparait car elle s'attendait à tout venant de lui, mais pas ce qu'il allait se produire.

Elle se retourna, mais aucun sourire sur son visage. Damon était froid, droit, le regard rivé sur ses yeux vert émeraudes. Elle fit un pas, Damon la suivit et ainsi de suite. Epuisée, elle ne bougea plus. Elle se contenta de croiser les bras et d'attendre que ce dernier se lasse de son jeu débile. Elle ne voulait pas céder. C'était leur jeu favori, qui allait céder le premier. Ça pouvait durer des heures. Et malheureusement Damon gagnait toujours au plus grand désarroi de Bonnie. Les yeux dans les yeux, Damon réduisait l'espace entre eux en posant ses mains sur le capot. Bonnie se retrouva plaquer contre sa voiture. Pour la première fois Damon lui fit réellement peur. Son regard était menaçant, tout son être tressaillit, son cœur se cogna fort contre sa poitrine. Son visage blêmit, mais elle essayait de ne pas perdre la face. Elle ne supporterait pas d'être faible, redevable, secourable devant Damon. Elle était aussi forte que lui, elle le savait. Ils étaient égaux, elle ne voulait pas compter sur son aide. Ça jamais, même au péril de sa vie. Crispée, Bonnie voyait Damon se pencher vers, elle.

-« Où étais-tu ? »

-« Ne commences pas » dit-elle dans un souffle coupé.

-« Je réitère ma question : Où étais-tu bordel ?» il commença à perdre patience.

-« Ce ne sont pas tes affaires ! Bouge ! » Damon perdit le contrôle. D'un seul coup, il lui pencha sa tête sur le côté posa ses lèvres sur son cou. Le souffle coupé, elle attendait qu'il plante ses crocs dans sa chair mais rien ne vint. Même si l'envie lui rongeait les crocs, il se contenta d'effleurer son cou de ses lèvres. Remonta vers son oreille :

-« La prochaine fois que tu pars sans prévenir, je n'hésiterai pas » dit-il d'une voix si calme que le cœur de Bonnie manqua un battement. « Personne n'a le droit mis à par moi de te goutter ou de te faire du mal ok ? » « Reste tranquille, écoute-moi, et la cohabitation se passera bien et tu ne seras pas blessée »

-« Tu es réellement malade » dit-elle en le poussant avec toutes les forces qu'il lui restait. « Je n'ai pas besoin de qui que se soit pour me protéger ».

-« NON »

-« Va jouer le preux chevalier avec une demoiselle en détresse » « j'en ne suis pas une et je ne le serais jamais »

-« J'en ne douterai pas si tu savais au moins te servir de tes pouvoirs » « Emily doit se retourner dans sa tombe, tu n'es ni digne d'elle, ni de ta grand-mère » « Quel gâchis, tu es vraiment la honte de la lignée Bennett »

-« Tais-toi »

-« Il n'y a que la vérité qui blesse Judgey » dit-il en la regardant dans les yeux. Il y voyait du feu, de la colère mélangée à de la peur. « Si tu ne veux pas de mon aide et bien fait tout pour que je me sente pas obliger de te fliquer » « Prouves-moi que tu en es capable. » « Moi je vois seulement une fille apeurer par ma seule présence. » « Qu'en serait-il d'un autre vampire plus habile, plus fort, plus âgé et assoiffer de sang ? Tu n'arriveras pas à lever un petit doigt. » « Ne me fait pas sentir obliger de te suivre partout, l'envie ne me manque pas d'arrêter toute cette mascarade pour sauver une fille qui ne veux pas l'être » « Que tu meurs demain ou aujourd'hui me fait ni chaud ni froid » « Mais dès que ça touche Elena, là ça me pose un problème » « Fait ton job, je ferai le mien »

-« Personne t'oblige à le faire » « Ne te plaint pas ! »

-« J'ai fait une promesse à Emilie, je compte bien la remplir »

-« De nos jours les promesses sont faites pour être brisé »

-« Pas celle là »

-« Pourquoi ? »

-« Ça te ne regarde pas ! »

-« Oh que si » dit-elle en se rapprochant de Damon. Elle ne s'attendait pas que son nez touche le sien. Il y avait de l'électricité statique dans l'air. Elle se sentie toute drôle. « J'en…..j'en » bégayai Bonnie. Elle se tue puis reprit « J'en fais partie et ma descendance aussi. Donc j'ai le droit de savoir pourquoi. »

-« Pour vivre mieux, il vaut mieux rester dans l'ignorance »

-« Arrête de me protéger ! » dit-elle en criant. « Je ne veux rien de toi ok. » « Dis-moi la teneur de cette stupide promesse ! » « Peut-être qu'elle contient une faille, je ne sais pas » « Mais j'en peux plus de tout ça ! »

-« Non »

-« Saisie ta chance pour être enfin débarrasser de moi » « Tu me détestes, je t'insupporte alors dis-le pour qu'on en finisse »

-« Mon bonheur en dépend ok » « Tu n'as pas besoin de savoir. Tais toi et restes à ta place pour une fois ! » Là il était réellement énervé. « Rentre et ne bouge plus d'ici » « Est-ce clair ? »

-« Non ! »

Bonnie le rendait chèvre, dingue et hors de lui. Pour une fois, il voulait faire les choses bien. Il faisait sans menace et hypnose, il était relativement gentil avec elle, et un peu trop à son goût. Sa patience avait des limites. Et apparemment seul les menaces agissaient sur elle, l'a rendait docile. Il ne voulait pas en arriver là mais lui en donnait pas le choix.

-« Ton père pourrait avoir un petit accident, si tu n'acceptes pas »

-« Tu ne le feras pas ! »

-« Pourquoi donc ? » dit-il sure de lui

-« Tu dois protéger ma famille crétin »

-« Ta lignée Witchy » « Ton père n'est pas un Bennett, je peux m'amuser de lui quand bon me semble » « Restes calmes sinon, il meurt »

-« Ma mère te tueras » Ce qu'elle dit le fit sourire « Quoi ? »

-« Je ne crois pas, la pauvre à perdue presque toute ses capacités » « Personne ne me fera du mal. Son avenir est entre tes mains » « Rentre ! MAINTENANT »

-« Je te hais »

-« Ce n'est pas un problème »

Bonnie le regarda dans les yeux puis partie en courant dans le manoir.

-« Tu n'étais pas obliger de faire ça ! Le plus simple est lui dire la vérité » dit Stefan qui se tenait derrière lui depuis quelques minutes.

-« Petit frère mêle toi de ce qui te regarde » dit-il en partant lui aussi l'intérieur.

Stefan regardait Damon rentrer, il savait que cette histoire allait mal tourner. Il s'y prenait mal avec Bonnie. Pour le peu qu'il a connaissait, il savait plus que on l'a poussait plus elle se refermait. S'était une âme solitaire tout comme Damon, ils étaient tous les deux têtus. Aucuns des deux n'en sortira vainqueur, il en était sure.

Il était maintenant 21 heures, Bonnie était dans sa chambre avec Damon. Elle avait eu l'idée plutôt dans la journée de fermer sa chambre à clé et Damon s'en était rendu compte. Plusieurs fois, il lui avait demandé gentiment de lui ouvrir mais sans succès. Elle ne voulait pas le voir. Sa dernière option était rentrée de force. Il était maintenant avec elle buvant un verre de sang tout en la quittant pas des yeux.

Elle évitait de le regarder mais s'était difficile. Son regard était insoutenable, s'était impossible de résister et de ne pas se noyer dans ses yeux, même si ce n'était que pour quelques secondes. Elle soupira encore et encore et ça agaça Damon.

-« Tu en n'as pas marre ? » Bonnie releva la tête.

-« Quoi ? »

-« Etre toi »

- « Si tu ne veux pas me voir et m'entendre alors sort »

-« Tu te mets enfin à parler… » Il sourit.

-« Ma voix te manque ? » elle leva les sourcils

-« Non »

-« J'aurais du m'en douter » elle se leva. Elle alla vers sa salle de bain mais Damon se mit devant elle « Je ne vais pas m'enfuir »

-« J'ai une confession à te faire » dit-il d'un ton sérieux

-« Ah oui » elle s'appuya sur un pied.

-« Je ne m'avoue jamais vaincu, quoique tu dises quoique tu fasses, j'aurais toujours le dernier mot » « Je ne te demande pas de m'apprécier ni de me respecter, juste de faire ce que je te dis » « Ca ne te coût rien de me laisser te protéger. » « Plus tu résistes, plus les choses seront compliquées, à toi de voir » « Tu as beau me détester me prendre de haut, on est semblable » « Acceptes-le » il allait partir mais elle lui prit le bras.

-« Je suis une cause perdue, c'est toi qui perd ton temps » « Elena Caroline Meredith ont besoin de toi »

-« C'est souvent celles qui en demandent le moins qui s'en n'ont le plus besoin »

Elle soupira.

-« Tu veux quoi ? »

-« Coopère ! Fait ce que je te dis. Ne réfléchis pas »

-« NON » « Je ne peux pas me jeter aveuglement dans tout ça, pas après ce que tu me fais subir tous les jours et ce qu'il s'est passé tout à l'heure. Tu as failli me mordre et menacer de tuer mon père. Je ne pourrais jamais te le pardonner »

-« je n'ai rien fait, c'est comme si rien ne c'était passé »

-« C'est tout comme » elle haussa la voix.

-« Ecoute ! » il perdait patience. Il se contrôlait réellement. On pouvait voir les jointures de ses mains devenir toutes blanches. « Qu'est-ce qu'il te faut de plus pour me laisser te protéger » « Emily, ta mère et ta grand-mère me font assez confiance pour mettre ta vie entre mes mains Bonnie »

-« Et alors ? »

-« Ca doit être suffisant ! »

Bonnie rigola,

-« Je ne suis pas elles »

-« Je le sais ! Tu es encore plus têtue qu'elles, tenace, forte, et beaucoup trop fière et c'est ce qui va causer ta perte »

-« Ma quoi ? »

-« Ta perte » « Même moi, j'ai besoin d'aide » « On a besoin l'un de l'autre pour garder cette ville au calme et honorer la promesse faite à Emily »

-« Alors pour toute cette raison je devrais ne plus te tenir tête et oublier ? »

-« Non ! Essayons de se tolérer » il lui tendit la main. Bonnie le regarda, elle hésita. Elle savait qu'il avait raison sur quelque point. Elle ne voulait pas qu'il le sache, il jubilerait trop. Ça ne l'engageait à rien mais, elle ne voulait pas prendre cette décision pour de mauvaises raisons. Elle baissa les yeux et baissa la main de Damon.

-« Je ne sais pas »

-« Pourquoi ? » disait-il, il ne la comprenait vraiment pas.

-« Laisses-moi seule »

-« C'est un oui ou un non ! » « C'est simple comme réponse »

-« J'ai besoin de temps pour y réfléchir ! » il faillait qu'il parte.

-« Tu en as pas besoin » « Il n'y a pas de confiance en jeu »

-« Damon » « Je suis désolée d'avoir besoin d'avoir une totale confiance en la personne qui doit me protéger avec qui je vais devoir collaborer » « C'est si stupide de ma part de vouloir réfléchir »disait elle d'un ton lasse.

-« Je n'ai pas dit ça »

-« C'est tout comme »

-« Tu as deux jours » il partit laissant Bonnie seul dans la chambre qui paraissait si grande d'un coup. C'était comme s'il avait bouché le trou béant qui était en plein milieu de sa vie parce que Bonnie était seule. Elle se sentait seule malgré le soutien de sa famille de ses amis. Malgré que la présence de Damon lui était désagréable sa présence, ses paroles l'avaient en même temps déstabilisée et réconfortée. Déstabilisé car il avait bouleversé toutes ses certitudes et réconforté parce qu'elle se sentait pour une fois importante pour quelqu'un. Elle n'était rien pour lui, il se fichait d'elle mais pour autant, avec toute la patience du monde il essaye de la protéger de manière désintéressé.

Damon l'avait tout simplement touché et ce n'était que le début.


Coucou me revoilà pour un neuvième chapitre. J'espère qu'il vous plaira. Laissez un commentaire pour donner votre avis.

Et Merci à Hopeloveglory qui m'aide avec l'orthographe et la syntaxe. Bisou et merci de votre fidélité.