Merci à Sunday91 de suivre cette histoire, bonne lecture !
Chapitre 10: Lisandro
-Sandro, je grommele en grinçant les dents.
Je baisse les yeux sur mon parchemin et soupire lourdement. Depuis le début de la journée j'ai une douleur attroce à la poitrine et un mal de crâne comme jamais. En plus, que je me sens mal je dois supporter cet imbécile qui me sert d'amis ici. J'en ai plus que marre qu'il drague à droite, à gauche et qu'il n'est pas efficace dans ses recherches. Il détourne son attention de ses groupies et m'adresse son sourire charmeur digne d'un mannequin. Il s'approche de moi et pose ses coudes sur ma table.
-Oui carrisima, Lisandro me dit en penchant sa tête.
-Arrête de m'appeler comme ça, je dis en grimaçant, soit tu m'aides soit tu t'en vas mais ne reste pas ici a me distraire.
-Ma présence te distrait, il me demande en s'asseyant sur la chaise à côté de la mienne et la tire pour être en face de moi.
-Ne prends pas tes rêves pour la réalité, je dis en roulant les yeux avant de ranger mes affaires. Je dis juste que.
-Que, il répète en haussant un sourcil.
La façon dont il se tient. Ses cheveux blonds en bataille. Son regard profon. Sa proximité. Sirius. Mon sang se glace dans mes veines. Je me sens coupable. Je suis entrain de céder aux avances d'un type que je connais depuis presque cinq mois, alors que j'ai des sentiments pour Sirius. Est-ce que Sirius m'en voudrait s'il l'apprenait? Est-ce que notre baiser représentait la même chose pour nous? Est-ce qu'il y a même un nous?
-Sandra, m'appelle Lisandro réellement soucieux. Ça va?
-Ça va, c'est rien. Je veux juste finir ses recherches avant de mourir, je dis avec un faible sourire pour alléger l'ambiance.
-Cassandra, dis moi ce qui ne va pas, il me dit doucement en me caressant la joue.
-Laisse moi tranquille Lisandro, je dis en me levant.
Je prends les parchemins que j'avais réunis quelques minutes plus tôt et les fourres dans mon sacs. Je m'éloigne de la salle d'étude commune rapidement. Je sais que Lisandro me suit. Je sais aussi qu'il me rattrapera dans moins de cinq minutes. Je sais qu'il s'excusera, il s'excuse toujours lorsqu'il se dispute avec moi.
J'ai appris a parler couramment l'Italien à cause de mon père, il souhaitait que nous oublions pas ses origines. Déjà qu'on voyait une fois tout les cinq ans sa famille, il tenait qu'on apprend sa langue. D'après lui, c'était une petite part de notre héritage. Après sa mort, William n'a plus prononcé un mot en italien et m'interdissait strictement de la parler. Il n'a jamais pardonner à Papa.
D'après ce que m'a dit Rosita, Lisandro est différent avec moi. Il se comporte différemment. Me parle différemment. Est simplement différents. D'après ses groupies je l'ai changé, je pense seulement qu'il montre son vrai lui avec moi. Il n'a pas besoin de jouer un rôle ou de faire semblant avec moi. Ou plutôt n'a plus besoin. Au début il se comportait avec moi comme il l'était avec tout le monde. Il était odieux, très vulgaire, mal polie, impulsif, colérique, et capricieux. Il se prennait pour le roi de De Vinci.
Un roi dur, froid, et impitoyable.
Il s'attendait à se que je me plis en quatre à ses désirs, et sûrement que je deviens une future membre de son harem. Dommage que je ne suis pas de cette nature. Avec sa bande, ils ont voulu jouer aux gros durs avec moi. Il a essayé de m'intimider, j'ai tenue tête. Il m'a provoqué, j'ai répliquée. Il m'a lancé un sort, je l'ai envoyée à l'infirmerie. On s'est haï. On s'est détesté pendant un mois entier, réalisant l'impossible pour emmerder l'autre. A De Vinci, on a Alchimie comme matière à partir de la sixième, et le professeur Mr Luntos qui enseigne cette matière est le responsable de notre entente actuelle, entre Lisandro et moi. Il a dit à Lisandro qu'il serait mon mentor et que s'il nous voyait encore une fois nous disputer, nous serrions tout les deux virés de l'établissement. Il nous a même libéré, pendant un jour, de tout les cours pour qu'on "fasse connaissance". On a parlé de tout et de rien comme si on se connaissait depuis toujours.
Un soir, lorsque nous étions sorti en douce pour observer les étoiles ,il s'est ouvert à moi. Totalement. Il m'a fait part de son enfance solitaire, sa famille désastreuse, sa vie bordélique. Il se cache derrière ses airs de charmeurs ou de mauvais garçon pour se protéger. La seule chose stable dans sa vie est son meilleur ami Enzo, qu'il connait depuis sa naissance. Son meilleur ami est.. Spécial. Sandro ne fait confiance à personne, et ne s'attache à aucune fille, à part moi. D'après lui je ne suis pas comme les autres, je suis spéciale. J'ai rigolée quand il m'a dit ça, je l'ai traité d'idiot et je lui ai demandé d'arrêter de me draguer, et depuis ce soir il ne fait que ça. Après avoir eu l'autorisation de Dumbledor, j'ai fais de lui mon confidant et lui avoue tout a mon tour. Mon enfance, mes amis, mes recherches. Je lui ai parlé de William, James et surtout de Sirius. Il a juré m'aider dans mes recherches et je ne pourrais jamais le remercier comme il se doit, grâce à lui on avance deux fois plus vite. Il est devenu mon repère ici, avec Enzo. Je leur fait confiance, comme je fais confiance à mes amis qui sont restés à Poudlard.
-Sandra, s'il te plaît, j'entends m'appeler.
Je m'arrête au milieu d'un couloir et me retourne pour lui faire face. Il s'arrête devant moi et lève les yeux au ciel avant de me prendre la main.
-Je vais essayer d'arrêter de me faire du soucis pour toi aujourd'hui, il me dit en me tirant vers lui. On va rejoindre Enzo ?
-Oui. Il doit être sous..
-Miss Mildspell, m'interpelle une voix aiguë.
Mrs Guesta se dirige vers nous, toute essoufflée. D'une main elle tire vers le haut les pans de sa robe, de couleur lilas, pour qu'ils ne la ralentissent pas. De l'autre, elle tient d'un doigt sa baguette et les autres s'accrochent désespérément à son chapeau violet. Les joues roses et la respiration bruyante, elle s'arrête devant moi en m'observant de ses yeux noirs.
-Vous.. Vous êtes, elle commence entre deux bouffées d'air, appelez... Pfiouu..bureau du directeur. Ça.. Je.. Poudlard..
Je n'écoute pas la fin de sa phrase que je me mets a courir, Lisandro à mes talons. Poudlard. Qu'est-ce qui s'est passé? En moins de deux minutes j'atteins la porte du directeur. Je toque.
-Entrez, annonce une voix fatiguée.
Je n'hésite pas une seconde avant d'ouvrir grand la porte et de rentrer au bureau. Le directeur de De Vinci, ne ressemble en rien à Poudlard. Il ne donne pas cette impression de confiance, de compréhension, ou même d'empathie. Non. Il a plutôt l'air d'être un homme dur et droit. Fort et transpirant de fierté. Il se tient droit devant la fenêtre, les mains liés derrière son dos, la tête penchée un peu à droite et le regard fixant un point au loin. Il a l'air invincible. Il se tourne vers moi, pour me laisser apercevoir son visage. Tout comme ses cheveux, sa barbe est couleur poivre et sel. Des rides parcours l'ensemble du visage, qui est dur. Sa machoire carré. Ses sourcils presque long. La seule chose qui respire la vie chez lui est ses yeux noisettes, nous permettant de voir a travers lui pour sonder son âme. Il sort sa baguette d'une poche et d'un mouvement de main il ferme la porte qui se trouve derrière moi.
-J'ai eu une.., s'arrête-t-il en hésitant, conversation avec Albus aujourd'hui. Il m'a apprit ce qui se passait là-bas en Angleterre. Vous devez être consciente que les temps ont changés. Nous apprenons tout les jours pas les journaux sorciers internationaux, que beaucoup de crimes se commettent en Angleterre envers des nés moldus ou ceux qui les supportent. Un mage noir commence a gagner en pouvoir. Vous devez aussi savoir que ce n'est pas un cas isolé. Malgré que la presse l'étouffe, la vérité est que chaque pays à des problèmes majeurs. En Angleterre, en France, en espagne, et même en outre mer.
-Quel est le rapport avec Poudlard, je coupe impatiente.
-Le rapport est que Pourdlard est l'endroit le plus sûr de tout le Royaume Uni, et que pour prouver sa grandeur, ceux qui sont assoiffés de pouvoirs doivent s'attaquer et vaincre cet endroit pour se proclamer le plus fort. Parce que si Poudlard est vaincu..
-Dumbledor l'est aussi, je conclus en paniquant.
-Exactement. Ce matin, lors d'un match de Quidditch, deux élèves de septièmes années ont attaqués les joueurs avec des sortilèges interdits avant de marquer le ciel. C'était des infiltrés, des membres de ceux qui s'appellent les "mangemorts". J'écarquille les yeux et reste muette. Poudlard. Attaqué. Mangemorts. C'est trois mots résonnent dans ma tête sans cesse. Je sens une pression dans ma main gauche et je tourne la tête vers Lisandro. J'avais oublié qu'il était là.
-Je.., je souffle en essayant d'aligner eeux mots cote à cote.
-Lors de cette attaque, beaucoup d'élèves se sont blessés. Surtout les joueurs, il continu en me regardant droit dans les yeux.
-Qui jouait contre qui, je demande sans vouloir entendre la réponse.
-Serpentard contre Gryffondor.
Tout mon corps commence à trembler. Je sens mes genoux prêts à faiblir à tout moments. Je me sens pas bien. J'ai envie de crier, de hurler, d'aller voir les dégâts. L'équipe de Gryffondor est constitué entièrement par mes amis. Si jamais l'un d'eux.
-Vos camarades.. Votre. Vous devez rester calme d'accord, il m'ordonne en haussant les épaules.
Je veux lui hurler que je m'en fous mais je hoche quand même la tête.
-Avant tout vous devez savoir qu'après la nouvelle je vous envoie directement, sans attendre à Poudlard sous demande de Dumbledor. Mr Fortitudo ici présent, il dit en regardant Lisandro, ramènera vos affaires par la suite. Vous resterez là-bas jusqu'à se que Dumbledor lui même le décide. Voyez cela comme un échange scolaire si vous le voulez.
Mr Fortitudo, vous avez cinq minutes pour apporter vos bagages ainsi que celle de Miss Mildspell ici.
A l'instant même, Lisandro lâche ma main pour sortir de la pièce rapidement.
-Miss Mildspell, d'après la liste des blessés que m'a récité Albus, le nom de votre frère y est aussi. Il m'a dit qu'il a était touché par un des sortilèges impardonnables en plein vol et qu'il a fait une chute de dix mètres, suite au sort. Il m'a néanmoins répété plus de vingts fois qu'il n'était plus en danger de mort et qu'il se rétablira très vite.
-N'est plus? Je lâche un cris involontaire avant de plaquer une main sur ma bouche. Mes yeux se remplissent de larmes instantanément. Mon frère, mon Willy. Si seulement j'étais avec lui... Ne te laisse pas submerger par les sentiments Cassandra, tu dois rester forte pour lui. Je relève la tête et malgré les larmes qui se dévalent sur ma joue, je plante mon regard dans celui du directeur.
-Je veux aller à Poudlard tout de suite. Il hoche la tête et pointe sa baguette vers un livre petit et fin.
-Voici votre portoloin, il s'activera dans une minutes et trente secondes, à votre place je le garderais entre mes mains. Vous savez comment on procède?
-Oui, professeur, j'affirme en enroulant mes doigts fermement sur l'objet.
-Mr Fortitudo viendra dix minutes plus tard. Vous serez son mentor là-bas, comme il l'est ici pour vous. Soyez prudent Miss. Dix secondes.
Je ne l'entends plus. Je retourne à Poudlard.
Cinq.
Je vais voir mon frère. Mes amis. Même mes professeurs m'ont manqué.
Trois.
Deux.
Un.
Je me sens aspirée et tirée dans le livre. Une désagréable sensation s'empare de tout mon corps et j'ai la tête qui tourne a force de tourner aussi. Je lâche quand? Bon c'est pas grave, j'aime prendre des risques. Je lâche le livres et tombe tout en criant. Je m'ecrase lamentablement contre un sol de pierre. Je suis à Poudlard. Je me révèle et essaye de me redonner une alure convenable. A De Vinci, on a un uniforme complètement différent de celui de Poudlard. Nous avons le blason de l'école sur une cape en velour rouge incrusté de motifs couleur or. Pour les filles, soit on porte une robe noire qui nous arrive au genou. Soit un pull gris et une jupe de la meme couleur, qui nous arrive au genou aussi. Nous n'avons pas beaucoup d'obligation, seulement d'être convenablement vêtue. Les garçons doivent être vêtue de pantalon soit noir soit gris et de chemise de la même couleur. Pendant les week ends, ont peut nous habiller comme on le veux, a conditions de garder la cape rouge. Je remet en place ma robe noire qui est légèrement évasée, ma cape autour de mes épaules et garde ma baguette fermement dans ma main.
-Miss Mildspell, dit doucement la vieille voix de Dumbledor.
-Bonsoir professeur, je dis en essayant de ne pas pleurer devant lui. Comment va..?
-Il se porte bien, nous avons beaucoup de temps pour parler ensemble Cassandra, allez rejoindre votre frère et faite lui la surprise. Mr Fortitudo nous rejoindra au dîner.
-Merci professeur.
Et l'instant d'après je sors du bureau en courant. Personne ne sait que je suis ici. Que je suis à la maison.
-Bonsoir Élisabeth , je cris en m'adressant à un tableau tout en courant. Bonsoir Pearl, j'aime beaucoup votre tenue ce soir.
-C'est Cassandra Mildspell, murmure la jeune fille du premier tableau.
-Mildspell est de retour, demande un vieux sorcier venant d'un autre tableau.
-Bonsoir Nick, je cris à l'adresse du fantôme qui surgit d'un mur.
-Cassandra Mildspell, j'y crois pas!
Je continus de courir en bousculant des élèves, des têtes se retournent pour m'observer, d'autres me pointent du doigt sans gêne. Poudlard restera Pourdlard. Plus je m'approche de l'infirmerie, plus je ralentis. Lorsque je prends le dernier virage pour atteindre la secte de Madame pomfresh, je vois deux silhouettes. En m'approchant je décèle les traits des deux personnes, le garçon est de dos à moi et la fille contre le mur, est occupée à dévorer le garçon des yeux. Je n'oublierai jamais ces cheveux noirs bouclés. Cette grande taille et cette façon de se tenir. Sirius. Sirius est entrain d'embrasser une fille et je sens mon coeur se brisser. Je sens mon ventre se nouer, j'ai envie de pleurer. Je les dépasse rapidement et secoue la tête pour m'effacer cette image du crâne. Je passe mes mains sur mes joues pour effacés toutes traces de larmes. Je suis venue ici pour une seule personne. William Milspell. Mon jumeau. Mon sang. Mon indispensable.
