Bonjour ! désolée pour le retard, je n'avais pas accès à l'ordi hier.Voilà le chapitre 10, un grand merci à mes reviewers (je crois que je me répète dans chaque chapitre mais c'est pas grave).
Bonne lecture et dites-moi ce que vous en pensez...
Chapitre 10 : Le Poudlard Express
- Bon, alors je ne veux pas de lettres de protestation contre le comportement de mon fils, évite les retenues, ne te vante pas trop de ton nom, évite les ennuis – pas comme la fois où tu t'es perdu dans la forêt du domaine et où tu t'es retrouvé face à une colonie de griffons– et sinon, passe une bonne année.
Harry écoutait patiemment les recommandations de sa mère. Après tout, lui aussi lui faisait mille recommandations quand il savait qu'elle partait pour son travail. Sythelia s'occupait de chasser la magie noire, quoique d'une manière différente des aurors. Du coup, elle partait régulièrement à l'étranger, parce que les vampires et autres furies se fichaient bien des frontières.
- Bon, on va à Londres. Voiture ou transplanage ? On a le temps de tout façon.
- Voiture. J'aime bien quand tu conduis, c'est chouette.
- Tu devrais dire ça à Severus. Au fait, tu sais qu'il sera très désagréable avec toi à Poudlard ?
- Ah oui, c'est vrai, il est professeur de potions.
- Et il déteste tous les Potter, sans exception. Enfin, c'est ce que la plupart des gens croient. Vous pourrez toujours vous parler normalement en retenue.
Harry pâlit. Il connaissait assez Severus pour savoir que quand il était désagréable avec quelqu'un, il valait mieux être insensible aux insultes et remarques acides. En parlant, ils s'étaient rendus dans le garage et s'installèrent dans la voiture. Sythelia fit un sourire carnassier qui aurait fait frémir d'horreur même Voldemort.
- On attache la ceinture de sécurité, et c'est parti pour Londres.
La voiture sortit brutalement du garage. Par réflexe, Harry s'accrocha à la portière. Ils passèrent dans un nuage de fumée, et se retrouvèrent dans la campagne, à côté d'une entrée d'autoroute qui menait droit à Londres. Sythelia s'engagea, n'hésitant pas à doubler, tout en respectant scrupuleusement son code de la route. Harry se décida à réengager la conversation.
- Dis-moi, je me suis renseigné sur les Malefoy. Ils n'ont pas l'air très nets dans toutes leurs actions.
- Rien n'est jamais tout blanc ou tout noir.
- Tu crois que leur fils peut être sympa ?
- Je ne peux pas te dire, je ne le connais pas. Cela dépend de l'impact de son éducation sur lui. De toute manière, tu lui a dit que tu le reverrais, non ? Donc tu apprendras bien tout seul.
Le silence retomba. Ils arrivaient à Londres. Une demi-heure plus tard ("J'en ai marre de ces embouteillages à la noix"), ils arrivaient devant King's Cross. Sythelia trouva miraculeusement une place juste devant l'entrée. Ils pénétrèrent dans le bâtiment et regardèrent attentivement autour d'eux, ignorant les regards qui se posaient sur eux. Evidemment, un garçon qui se promène avec un aigle sur l'épaule passe rarement inaperçu.
- Quelle voie, Galad ?
- 9 ¾. Elle doit être dissimulée par un sortilège.
- Voyons… Voie 9… et 10. Entre les deux, un pilier. Compris. Viens, c'est derrière le pilier.
Harry suivit docilement sa mère. Il se demandait comment on pouvait dissimuler un quai tout entier, avec le train et les sorciers qui le prenaient, derrière un vulgaire pilier. Imitant sa mère, il s'appuya négligemment sur la barrière…et passa au travers.
-Bah tu vois, on a trouvé. Et avec une demi-heure d'avance en plus. Tu veux monter tout de suite ?
- Oui, je pense qu'il me faudra pas mal de temps pour trouver une place libre.
Ils parcoururent presque tout le train avant de trouver, tout à l'arrière, un compartiment vide. Harry déposa sa valise, quand soudain Sythelia se tendit. Elle ferma les yeux, concentrée. Son fils devina qu'elle était en pleine communication.
-Désolée, Galad, j'y vais. Le travail m'appelle, et toi aussi d'ailleurs. Passe une bonne année, pas de bêtises, évite d'écouter les sarcasmes de Severus, il n'en pensera pas un mot. Et écris-moi si tu as le moindre problème, et même si tu n'as pas de problème d'ailleurs. A plus tard.
Elle l'embrassa et transplana aussi sec, abandonnant un Harry un peu déstabilisé. C'était la première fois qu'il allait se retrouver pendant longtemps aussi loin de sa mère. Il sentit le train s'ébranler et regarda sa montre. Il était onze heures pile. La porte du compartiment s'ouvrit, interrompant ses réflexions, et un jeune garçon roux, nettement plus grand que la moyenne, apparut.
- La place est libre ? Les autres compartiments sont pleins.
Harry hocha la tête, sans prêter attention aux battements d'aile furieux de Rozano et le garçon s'installa. Le roux regarda l'aigle avec stupeur, puis l'observa lui pendant quelques secondes, jusqu'à ce que son regard se posa sur son front, prodigieusement débarrassé de toutes les mèches qui s'y trouvaient en temps normal. Il ouvrit grand la bouche.
- Tu es… Harry Potter ?
- Harry Morienval Potter.
- Morienval ? Comme Sythelia Morienval ?
- Oui, c'est ma mère.
A sa grande surprise, le roux éclata de rire.
- Impossible ! Sythelia Morienval ne peut pas avoir de fils !
- Pourtant c'est bien le cas, répliqua Harry le plus tranquillement du monde. Il s'était préparé à cela.
- Ah bon ? T'es sûr ?
Devant le regard noir de Harry, le roux sembla se ratatiner sur place.
-Je m'appelle Ron Weasley, dit-il d'une voix presque timide. Désolé de m'être moqué de toi.
-Pas grave, je m'y attendais un peu. Tu entres en première année ?
Ron hocha la tête, et ils commencèrent à parler de tout et de rien, sans s'apercevoir du temps qui passait. Leurs estomacs leurs rappelèrent l'heure. Une dame s'arrêta à ce moment-là devant le compartiment, et leur demanda assez faim. Harry sauta sur l'occasion et acheta de tout. Pas très équilibré comme repas, mais bon pour une fois c'est pas si grave, pensa-t-il. A peine avaient-ils commencé à manger qu'ils furent de nouveau interrompus. La porte s'ouvrit encore une fois et une fille accompagnée d'un garçon joufflu entrèrent.
- On cherche un crapaud, Neville a perdu le sien. Vous ne l'auriez pas vu par hasard ?
Devant la réponse négative des occupants du compartiment, elle se prépara à ressortir, mais se ravisa.
- Vous êtes seuls dans votre compartiment ? On pourra venir quand on aura retrouvé le crapaud ?
- Bien sûr, on a de la place.
Ils repartirent, pour revenir dix minutes plus tard.
- J'avais oublié de me présenter, fit la fille en s'asseyant. Je m'appelle Hermione Granger, et lui c'est Neville Londubat. Et vous ?
- Ron Weasley.
- Harry Morienval Potter.
- Harry Potter ? J'ai entendu parler de toi, on raconte ton histoire dans plusieurs livres que j'ai lu pour ma culture générale.
-Comme par exemple Grandeur et décadence de la magie noire au XXe siècle ?
Elle ouvrit de grands yeux.
- Comment tu sais ? Tu l'as lu ?
- Oui, histoire de m'instruire un peu. Mais par contre, tout ce qu'on dit n'y est pas vrai.
Alors qu'il s'apprêtait à développer, la porte s'ouvrit une quatrième fois.
- Alors, c'est vrai qu'Harry Potter est dans ce compartiment ?
Harry avait reconnu l'aura avant même de reconnaître la voix.
- Harry Morienval Potter, oui, répondit Harry en insistant sur le nom de sa mère. Et toi tu es Draco Malefoy, c'est ça ?
Le blond ouvrit grands les yeux.
- Ravi de te rencontrer, Morienval, répondit-il en jetant un œil sur les occupants du compartiment. Il afficha un regard de mépris en voyant Ron, qui ne semblait pas particulièrement content de le voir.
- Je voie que tu ne sembles pas connaître les sorciers qu'il faut fréquenter. Je peux t'aider si tu veux, ajouta-t-il en lui tendant la main.
- Il n'a pas besoin de tes conseils, Malefoy, intervint violemment Ron. Dégage !
- Je ne t'ai pas parlé, Weasley. C'est à Morienval que je parle. Alors ?
- Comment saurai-je si tu es un sorcier plus fréquentable que les autres ?
- Tu n'as qu'à juger par toi-même.
Harry réfléchit un instant en regardant le blond. Il sentait l'aura qui émanait de lui. Visiblement, les deux gorilles derrière lui n'étaient pas ses amis, et il se sentait très seul. D'ailleurs son regard en disait long. Il attirait l'attention, comme un signal de détresse.
- D'accord, je ne te jugerai que quand je te connaîtrai mieux.
Ils se serrèrent la main, plus forts que ne l'auraient normalement fait deux personnes se rencontrant. C'était un pacte entre eux deux, ils le savaient mais étaient les seuls. Ron regardait Harry d'un air mi-scandalisé, mi-horrifié.
- Harry… C'est un Malefoy !
- La famille ne veut pas toujours tout dire, Ron.
Ils se lâchèrent enfin la main, et Draco repartit comme il était venu, toujours suivi des deux garçons qui avaient l'air très bêtes.
-Harry ! Comment peux-tu lui serrer la main… Avec ton histoire, ton passé. Ses parents étaient du côté de Tu-Sais-Qui !
- Voldemort ? Mais ça ne veut pas dire que lui aussi est un mangemort.
Ron recula, hébété, ne relevant même pas l'utilisation du nom du mage noir.
- Tu ne peux pas être Harry Potter, c'est une blague, tout ce que tu m'as dit depuis le début. Ou alors… oui, ça doit être Sythelia Morienval qui t'a influencé. C'est bien connu qu'elle pratique la magie noire ! Je me demande comment le ministère a pu te laisser te faire élever par elle.
- Pour ton information, ma mère ne pratique pas la magie noire. Sinon je l'aurais su, pendant les six ans où j'ai vécu avec elle.
- Je ne parle pas aux fils des pratiquants de la magie noire, poursuivit Ron comme s'il ne l'avait pas entendu. J'espère qu'on ne sera pas dans la même maison, ajouta-t-il subitement.
Puis il prit ses affaires, et quitta en toute hâte le compartiment, sans prêter attention aux regards choqués des trois autres. Neville regarda Harry.
- Tu as vraiment été élevé par Sythelia Morienval ?
- Oui, fit Harry un peu sèchement.
- Ma grand-mère a toujours dit que les gens la traitaient comme une mage noire alors qu'elle passait son temps à la pourchasser. Elle ajoutait souvent que c'était une personne très courageuse pour vivre comme elle le faisait. Content de te rencontrer, ajouta-t-il simplement.
- Merci, Neville. Amis ?
Neville lui sourit. Il tendit le bras et Harry posa la main sur la sienne
- Amis.
- Je peux aussi ? demanda timidement Hermione, même si elle ne semblait pas tout comprendre.
Les deux sourires chaleureux de ses compagnons de voyage la convainquirent, et elle posa sa main sur les leurs. Alors qu'ils étaient dans cette position, la porte s'ouvrit encore une fois, et Draco Malefoy entra, seul.
- Désolé pour tout à l'heure. Weasley est parti ?
- Il n'a pas accepté. Viens avec nous, Draco.
Les yeux du blond scintillèrent. Il ne semblait pas y croire.
- Je peux vraiment ?
En seule réponse, leur cercle s'écarta, lui laissant une place. Ils prononcèrent tous ensemble le vieux serment que faisaient les apprentis sorciers.
- Amis quels que soit notre maison et quelques soient nos choix.
