Merci pour vos commentaires, ça fait super plaisir Par contre vous me stressez un peu ahaha, j'espère que vous allez aimer le secret de Claire.

Merci encore !

Sentiment :

Elena lui raconta quelques jours plus tard que sa mère Isobel, n'était en fait revenue que pour s'approprier une arme anti-vampire. Elle avait menacé de tuer les proches d'Elena, si Stefan et Damon ne la lui apportait pas au plus vite. Elena avait alors demandé à Bonnie désensorceler l'arme pour qu'elle soit inoffensive et ils l'avaient apportée à Isobel qui l'avait donné à John le père biologique d'Elena qui voulait s'en servir pendant le défilé de vendredi pour se débarrasser de tous les vampires.

- Mais ça ne va pas marcher, merci Bonnie, ria Elena, en s'allongeant sur le lit de Claire. Qu'est-ce que j'aimerais passer une journée, une seule tranquille, soupira-t-elle.

- Tu m'étonnes, répondit Claire en s'allongeant à son tour. Mais je suis sûre que tu finirais par t'ennuyer après une semaine sans vampire assoiffé de sang et vengeance ou d'histoire de sorcière.

- C'est incroyable comme tu prends bien les choses, s'étonna Elena, on dirait que ça ne te surprend pas qu'il y ait des sorcières et des choses surnaturelles.

- Je dois t'avouer que j'ai toujours espéré que le surnaturel existe, avoua-t-elle, à sa nouvelle amie.

- Eh bien, voilà ta chance.

Elles restèrent un moment silencieuses.

- Bon, moi faut que j'y aille. J'ai promis d'aider Caroline avec ce défilé.

Claire lui fit un signe d'au revoir.

-Oh non, non, non. Toi, aussi tu viens. Caroline sera ravie d'avoir une main en plus et puis elle t'adore alors no souci.

Vendredi soir. Le défilé était magnifique, mais Claire ne se sentait pas à l'aise. Quelque chose n'allait pas, elle avait mal. Alors elle restait sur ses gardes. Au moment du feu d'artifice, la foule s'agita et la douleur augmenta, toujours plus forte. Rapidement elle s'éloigna de la foule, mais la souffrance ne s'arrêtait pas. Quelque chose arrivait à Stefan et Damon, comme à tous les vampires des environs. Ils s'effondraient tous et étaient aussitôt emmenés. Bonnie n'avait pas désenchanté l'arme et on était en train de l'utiliser! Claire aurait voulu appeler au secours, mais elle savait que les policiers la prendraient pour un vampire si ils la voyaient ainsi, terrassée de douleur, elle devait se cacher. Cinq minutes plus tard, la douleur se calma enfin. Claire se releva aussitôt et partit à la recherche d'Elena et de Stefan. Elle aperçut au loin Bonnie et se mit à courir. Tout d'un coup, la douleur reprit. Cette fois-ci, elle était bien pire. Son corps entier était en feu et elle respirait avec peine. « Oh, non, non, non. »

Bonnie tenait Elena par les épaules et semblait marmonner une formule de magie. Le bâtiment derrière elles était en feu et Stefan venait d'y disparaître. Claire observa les traits crispés de Bonnie, mais elle n'avait pas confiance. Elle avisa une moto non loin, son casque et sa veste en cuir toujours poser sur le siège. Elle s'en vêtit aussitôt entra dans la fournaise.

- Claire, non ! hurla Elena. Bonnie, lâche-moi !

La chaleur était suffocante, mais la douleur qui continuait à la martyriser était bien pire. Elle dévala les escaliers brûlant aussi vite que possible. Ils étaient en bas ! Stefan portant Damon qui hurlait de douleur.

- Claire ? Qu'est-ce que tu fais là ? rugit Stefan en la voyant.

- Je vous aide, répliqua-t-elle.

Elle enleva sa veste déjà brûlante et parvint à étouffer assez de flamme pour créer un passage. Elle s'y précipita pendant que Stefan la suivait. Un mur en tôle les séparait d'une autre pièce pour l'instant épargnée. C'était leur seule chance, mais Claire n'avait plus de force et était au bord de l'évanouissement.

- Bouge, ordonna Stefan avant, d'un violent coup de pied, de faire voler le mur. Ils s'y précipitèrent. Ils se ruèrent ensuite dehors, accueillis par les larmes d'Elena qui se jeta dans les bras de Stefan.

Claire s'effondra sur le sol, alors que la douleur intérieure s'en allait petit à petit pour laisser place à celle, physique, des brûlures. Elle laissa un moment d'émotion à Elena et Stefan avant de gémir. Stefan la releva aussitôt.

- Ne refais plus jamais une chose pareille !

Claire acquiesça sonnée. Puis Stefan la serra dans ses bras, ce qui lui arracha des cris de douleurs.

- Pardon, pardon ça va ?

Mais elle ne put répondre qu'Elena à son tour la serrait de toutes ses forces en pleurant.

- J'ai eu tellement peur, hoqueta-t-elle. Ne me faites plus peur comme ça, s'il te plaît.

Stefan les entoura et ils restèrent un long moment comme ça.

- Où est passé Damon ? finit par demander Elena.

- Parti, répondit Stefan en s'écartant. Venez, je vous ramène.

-Je dois encore aller chercher quelques affaires que j'ai laissées au lycée. Ne t'inquiète pas je rentre tout de suite après.

- Tu m'appelles tout de suite après, avertit Elena.

- Promis.

- Et rentres immédiatement soigner tes blessures.

- Promis, répéta Claire.

Elle serra encore une fois Elena dans ses bras et s'en alla. Ce n'est qu'une fois dans la voiture qu'elle se rappela. Elena lui avait laissée ses affaires, elles étaient dans la voiture. Elle se retourna, ni Stefan, ni elle n'était encore là. Bah, elle passerait juste chez Elena alors, ça ne lui ferait qu'un petit détour. Elle s'arrêta pas loin de la maison de son amie et sortit avec le sac. Elle avança et dès qu'elle arriva en vue de son entrée, elle se figea. Elena était là, elle discutait avec Damon. Sachant que ça ne se faisait pas, Claire se cacha pour les observer, Damon avait l'air agité. Ils parlèrent deux minutes et … et soudain, Damon embrassa Elena.

Ce qui fit l'effet d'un coup de poignard dans le cœur. Claire tomba à genoux, les yeux fixés sur l'entrée vide désormais. Un bourdonnement envahi ses oreilles et des larmes ruisselaient sur ses joues. Elle tenta de bouger mais son corps ne lui obéissait plus. Comment n'avait-elle pas pu s'apercevoir que ce qu'elle ressentait pour Damon était bien au-delà de tout sentiment amical ? Elle avait l'impression qu'on lui avait arraché le cœur et qu'on l'avait remplacé par une boule de feu qui lui ravageait tout le corps. En sanglotant, elle finit par se relever douloureusement et entra dans sa voiture. Arrivée chez elle, elle s'écroula sur son lit, la tête vide. Ses sanglots ne s'arrêtaient pas et les images tournaient et tournaient encore dans sa tête. Damon l'avait embrassée et elle lui avait rendu son baiser ! Pourquoi, comment ? Claire n'y comprenait plus rien. Elle finit par s'endormir des heures plus tard, recroquevillée sur elle-même, les joues et les draps trempés de larme salés qui ne voulaient plus s'arrêter.