Cette histoire est écrite par angelinaSGP

c'est un slash HP/SS

les personnages ne m'appartiennent pas

Bonne lecture !


Chapitre 10

1 octobre 1998

Severus attendait dans ses appartements que Potter arrive pour son cours particulier. Il avait mis un sortilège sur la porte qui le préviendrait quand le morveux toquerait. Il ne s'attendait pas à ce qu'il soit à l'heure, il n'avait jamais su l'être.

Il avait décidé que pour commencer, les cours particuliers avec Potter se feraient le jeudi soir. Il le lui avait signalé dans son parchemin. Il avait reçu une réponse de Potter, qui disait que son hibou l'avait attaqué, en plus de lui donner son accord pour la date et l'heure. Ce qui lui plaisait beaucoup. Il avait fait exprès de lui envoyer celui-là, qui avait la fâcheuse manie d'attaquer les gens à qui il livrait une lettre. Il n'avait juste pas pensé au fait que le gamin lui répondrait. Il s'était donc fait attaquer en retour.

Il lui avait préparé un petit programme pour ce soir. Mais ce qu'il comptait vraiment faire, c'était attaquer, rabaisser et humilier Potter pour lui imposer des cours en plus. Et surtout pour s'amuser. Mais ça, personne ne devait le savoir.

Quand il entendit l'alarme qui lui indiquait que son élève était là, il se leva et se dirigea vers sa salle de classe. Il l'ouvrit et découvrit Harry Potter, en robe de sorcier, sans sa cravate et les cheveux en pétard. Dans la tête de Severus, il n'y avait aucun doute sur ce qu'avait fait Potter avant de venir le voir.

Il ose venir me voir après s'être envoyé en l'air – son aura pris une teinte de colère. Rouge sang.

Harry Potter le regardait, apeuré, après avoir vu le changement de couleur. Mais Severus, dans sa colère, ne le remarqua pas.

- Potter, mais allez-y, entrez, susurra le maitre de potion.

Le ton de sa voix était froid. Il faisait vraiment peur.

- Toujours en retard, décidément c'est une manie chez vous. Vingt points en moins pour Gryffindor.

Le gamin ne lui répondait pas.

- Vous avez perdu votre langue Potter ?

Sa voix cingla dans l'air, mais le Gryffindor ne lui répondait toujours pas. Il ne le regardait même pas.

Foutu Potter. Tu crois que tu peux entrer dans ma classe et t'en tirer comme ça ? c'est ce que nous allons voir.

- Toujours aussi incapable, je ne mettais pas trompé, vous êtes vraiment le portrait craché de votre père.

Harry releva les yeux vers lui immédiatement. Ils lançaient des éclairs, et s'ils avaient pu lancer des sorts, Severus seraient en train de mordre la poussière depuis longtemps.

Enfin, il ose relever le menton. Quelle tête brulée. Comme quoi, la carte du père fonctionne toujours. Ce sera plus marrant comme ça, je vais arrêter de jouer seul.

- Maintenant que j'ai toute votre attention, je vais vous expliquer ce que nous allons faire au cours de cette séance. Nous allons séparer le temps en deux, pour commencer vous allez répondre à quelques questions, que je sache votre niveau théorique. Ensuite, vous réaliserez une potion de base. Je pourrais voir directement où sont vos lacunes. Me suis-je bien fait comprendre ?

Toujours pas de réponse.

- Potter, je j'exige que vous répondiez lorsque je vous parle. C'est simple, si vous ne le faite pas, les points de votre maison finiront dans le négatif avant la fin de cette soirée.

Il le tenait, il le savait et Potter le savait aussi.

C'est moi qui domine ici Potter, pas vous.

Il attendit un peu que l'élève rouge et or se décide. Une des principales caractéristiques des Gryffindor, selon Severus, c'est qu'ils sont bornés. Et ce n'était absolument pas une qualité, même s'ils préféraient croire le contraire. Il sut qu'il avait gagné la bataille quand il vit Harry entrouvrir les lèvres.

- D'accord Monsieur.

- D'accord quoi Potter ?

- J'ai compris ce que vous m'avez dit.

Très bien, bon garçon, tu vois quand tu veux.

Pendant que Potter prenait place, Severus alla chercher sur son bureau une feuille avec des questions sur les cours de la première à la dernière année. Au début, il voulait mettre des questions très compliquées (pas du niveau d'Harry) mais il s'était ravisé en se rappelant que c'était Minerva qui lui avait demandé de faire ça, et qu'elle pouvait venir à tout moment vérifier ce qu'ils faisaient.

Il lui apporta la feuille et la lui tendit. Avant que Harry ne l'attrape, il la lâcha. Elle s'envola, et malgré ses réflexes d'attrapeur, Harry ne l'attrapa pas.

- Vous êtes braiment bon à rien. Pour enfreindre le règlement comme le faisaient votre père et ses amis, là vous vous bougez, mais pour attraper une simple feuille vous répondez absent. Est-ce que vous essayez de vous moquer de moi Potter ?

Harry était très énervé. Severus pouvait le voir, le sentir dans l'air. Seulement, il ne dit rien. il sera les poings et baissa les yeux.

- Je n'attendrais pas éternellement une réponse monsieur Potter.

- Non, je ne me moque pas de vous professeur, prononça Harry à contre cœur.

Il n'en pouvait plus. Il s'était fait la promesse de se tenir à carreau, de ne donner aucune raison à son professeur de lui faire des remarques méchantes. Il y tenait à ses cours de potion. Et il avait cru que le professeur Snape changerait d'attitude envers lui après la guerre, après lui avoir montré ses souvenirs. Mais non, il était toujours le professeur Snape, qui l'humiliait.

Il aurait aussi voulu comprendre pourquoi l'aura du professeur était si en désaccord avec le personnage, mais celle-ci c'était teinté de rouge dès son arrivée, dès qu'il l'avait aperçu. Il n'avait pas besoin de concentrer sa magie dessus pour comprendre que c'était de la colère et du mépris.

- Ce n'est pas vous qui allez faire votre loi ici Potter. Peut-être que la gloire vous est montée à la tête, que toutes les filles sont à vos pieds, que vos fans courent les rues, mais dans mon cours, vous n'êtes qu'un élève. Et vous me devez le respect.

- Le respect monsieur, est dans les deux sens. Je n'ai pas cherché à vous provoquer, je n'ai pas enfreint le règlement comme vous pensez le croire, et je ne veux pas de « ma célébrité ». Vous pensez que c'est facile ? vous pensez que j'ai envie d'être adulé pour ce que j'ai fait ? par Merlin, j'ai tué quelqu'un ! les gens me courent après, ils veulent savoir ce que je vais faire, quand est-ce que je vais devenir auror, quand est-ce que je vais rentrer au ministère, ou encore pour qui je vais voter au prochain vote pour choisir le futur ministre. Je n'ai jamais voulu toute cette attention permanente. Tout ce que je voulais, c'est …

Le gamin était lancé. Il ne s'en rendait pas compte, mais énervé comme il était, les joues rouges, les lèvres brillantes, il était resplendissant. Et Severus s'en rendit vite compte. Il se rendit vite compte que Potter, qu'il appelait « gamin », n'avait plus rien d'un enfant. Il était maintenant un jeune adulte, plein de vie et plein de contradictions. Enfin, il s'affirmait.

Et bien malgré lui, Severus put sentir une autre partie de son anatomie s'affirmer. Une partie qui ne s'était pas manifesté depuis longtemps.

- … c'est vivre normalement, dans une famille heureuse, avec des parents. Mais cela, on me l'a enlevé. Je n'ai jamais rien voulu d'autre.

Plus Potter avançait dans son discours, plus Severus pouvait sentir la fragilité du jeune homme. Il ne l'avait jamais vu comme ça. Tout le monde se demandait quand est-ce que le héros du monde sorcier allait craquer. Il n'avait pas faibli pendant la guerre, il n'avait pas faibli à la mort de Dumbledore, ni quand il s'était retrouvé devant Voldemort. Pourtant, il avait fallu trois mots du professeur Snape pour qu'enfin, le survivant exprime tout ce qu'il contenait en lui, et qui le blessait petit à petit.

Enfin, Harry allait pouvoir se donner un nouveau départ.