Tadaaa !!! et oui, déjà un nouveau chapitre, histoire de vous faire oublier le délai du dernier !! j'espère que celui-là vous plaira et comme d'hab, n'hésitez pas à me donner votre avis !!!

Ce chapitre s'inspire d'une idée d'une Demoisel qui se reconnaîtra ! J'en profite pour vous dire que si vous avez des désidératas, des situations que vous crevez d'envie de lire, je peux étudier la question (tant que ça reste dans la trame initiale !).

Merci à mes reviewers fidèles au poste : Fartatou, athenais41, missmoss, betA, Demoisel et Miss BlaBla ; et merci à ma correctrice qui prit le temps de me corriger bien qu'elle soit clouée au lit !!

betA : merci de tes reviews : elles se font de plus en plus longues et j'adore !!

Disclaimer : comme d'hab, mis à part Lena et Josh…

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Chapitre 10 : Flagrant délit

Deux semaines après ce nouvel incident, c'était la rentrée. Aller au lycée, moi ? Non, j'avais déjà terminé le lycée et même si l'idée de voir de nouvelles têtes ne me déplaisait pas, j'étais supposée être morte alors… J'étais donc cantonnée ici, dans cette maison qui ne m'apparaissait plus si grande que ça. Avec Josh dans les parages, il y avait toujours un Cullen qui restait ici : ils séchaient les cours ou se faisaient porter pâles, Carlisle acceptait même parfois de ne pas se rendre à l'hôpital.

Josh… Josh était déconcertant : il n'acceptait pas d'avoir ne serait-ce qu'un seul moment de faiblesse, alors inutile de chercher pourquoi il était bougon depuis deux semaines. Il refusait à présent que je m'approche de lui à moins de 3 mètres ! Mais comment faisait Bella ? Comment a-t-elle réussi à convaincre Edward de l'approcher ?

La sonnerie du téléphone retentit alors dans la pièce, coupant court à mes réflexions. J'étais seule : Jasper était parti accompagner Josh chasser. Le fait qu'il n'ait plus besoin que d'un seul acolyte pour aller se nourrir était pour moi un grand signe de progrès. Pour lui, au contraire, cela signifiait qu'il avait encore besoin d'être accompagné… Mais où était mon éternel optimiste ?

Toujours est-il que le téléphone sonnait : je me décidais donc à me lever pour aller décrocher. Je vérifiais toutefois le numéro avant de répondre : les gens ne s'attendent pas à parler à une morte au téléphone !

Tiens, c'est Bella…

« Allô, Bella ? Bonjour, ça faisait longtemps ! »

« Salut Lena, ça va ? » Elle paraissait pressée, nerveuse.

« Bien. Si tu voulais parler à Edward il n'est pas encore rentré de cours… » Mais elle devait le savoir puisqu'elle allait au même lycée.

« Oui, je sais. En fait, ce n'est pas lui à qui je voulais parler. » Elle était définitivement nerveuse à présent.

« Ah oui ? » fis-je, curieuse.

« C'est toi que je voulais avoir. Ça te dirait que je passe pour qu'on discute un peu, entre filles ? » dit-elle à toute vitesse.

« Bella, pourquoi es-tu aussi nerveuse ? »

« Tu veux qu'on se voit ou pas ? »

« Oui, oui, ça me ferait plaisir de te revoir… mais je ne comprends pas : tu n'es pas censée être en cours ? »

« Je suis dispensée de gym. Bon, tu es seule, là ? »

« Oui, mais je pense qu'Edward va m'étriper s'il sait que je t'ai invité à venir… »

« Je sais, j'y ai pensé, alors voila ce que tu vas faire : prends la voiture d'Alice, elle laisse toujours ses clés sur le contact, et suis la grand route vers le Sud… » Elle finit de me donner les indications à toute vitesse, j'avais du mal à la suivre !

« Bella, faut que tu m'expliques : pourquoi es-tu aussi pressée ? »

« Parce que maintenant que j'ai pris la décision de t'inviter, Alice risque de rappliquer à tout moment chez vous, ou pire, Edward. Donc, dépêche-toi ! » et elle raccrocha aussi sec.

Je restais perplexe devant l'initiative de Bella : je l'avais vue comme une gentille fille sage, obéissant à Edward de ne plus s'approcher de la maison, et la voila qui me poussait à voler une voiture et à quitter ma prison dorée pour revoir la civilisation ! J'eus une brève hésitation : et si quelqu'un me reconnaissait en ville ? Mais je balayais vite cette possibilité de mon esprit, la perspective d'une fugue était beaucoup trop tentante ! Et puis Bella serait certainement de très bon conseil pour ma situation…

Ni une, ni deux, j'attrapai mon gilet et fonçai vers le garage. En y entrant, je m'aperçus que c'était une des seules pièces dans laquelle je n'avais pas encore pénétré : l'antre du dragon, enfin, de Rosalie…

C'était une vaste pièce, presque plus grande que le salon et qui pouvait accueillir au moins trois voitures. L'éclairage, la disposition des étagères et des outils en faisait une pièce très high-tech, très différente du reste de la maison. Il restait deux voitures : la première était une énorme jeep, je priais pour que ce ne soit pas celle d'Alice parce que je me voyais mal au volant d'un tel engin ! Mais j'émis un soupir de soulagement en réalisant qu'il n'y avait pas de clé sur le contact. La deuxième voiture n'était ni plus ni moins qu'une Ferrari jaune canari ! Pour la discrétion on repassera… Enfin, je n'avais pas le choix. J'étais un peu nerveuse au démarrage : je n'avais jamais conduit un bolide pareil et je n'osais même pas imaginer la réaction d'Alice si elle apprenait que j'avais amoché son petit bijou. C'est donc en roulant à une vitesse très modérée (je ne dépassais pas les 30 km/h !) que j'arrivais enfin chez Bella. Elle m'attendait sur le porche et se détendit dès qu'elle me vit : on avait réussi notre coup !

J'étais toute excitée de la voir : on s'étonnait l'une et l'autre de ne pas avoir eu cette idée plus tôt tellement c'était facile !

« Le truc, c'est de décider au tout dernier moment, de partir sur un coup de tête, histoire d'être sûre qu'Alice n'aura pas le temps de réagir si elle le voit ! »

« Tu m'as l'air d'y avoir bien pensé : ça sent le vécu ça non ?! »

« On peut dire ça oui… disons que ce n'est pas la première fois que mes faits et gestes sont surveillés par nos ''vampires préférés'' ! Mais rentre vite, il ne vaut mieux pas qu'on te voit. »

« Ton père n'est pas là ? »

« Non, il est au commissariat et ne rentrera pas avant un bout de temps. »

Devant ma mine interrogatrice, elle expliqua :

« C'est le shérif du comté. »

Sa maison était complètement différente de celle des Cullen mais était chaleureuse, elle avait quelque chose… d'humain. On s'installa dans sa chambre, des barres chocolatées et friandises sous le bras. Bella était beaucoup plus détendue, maintenant que j'étais là.

« Alors, comment ça se passe là-bas ? » demanda-t-elle.

« Les Cullen sont très gentils, et prévenants, mais il faut dire que je m'ennuie un peu… ça me manque de ne pas pouvoir sortir, me promener ailleurs que dans cette stupide forêt, croiser des gens, bref la vie normale quoi ! »

« Ça c'est sûr que la vie normale, avec les Cullen, ça n'existe pas ! Mais sinon, comment ça se passe avec Lui ? »

Elle entrait dans le vif du sujet là !

« Hmm… c'est pas évident… Il refuse de m'approcher, il a peur de 'craquer'. »

« Alors vous ne vous parlez même pas ? »

Comment lui répondre ? Si, on parle grâce à son don télépathique ? Je ne pouvais pas trahir son secret et pourtant, j'étais bien ici, je me sentais en confiance. Bella était la confidente toute trouvée, l'humaine qui avait certainement traversé les mêmes situations avec Edward… Je décidais alors de la mettre dans la confidence, en lui faisant jurer de ne rien dire à personne, même pas à Edward !

« Wow, c'est étrange que ça ne marche qu'avec toi… en même temps c'est pratique dans ta situation ! »

« C'est ce que je n'arrête pas de me dire, mais en fait c'est presque plus frustrant qu'autre chose. Puisqu'on a trouvé un moyen sûr de communiquer, Josh ne veux pas prendre de risque supplémentaire pour se rapprocher… »

« Oui, Edward aussi a toujours été très tendu quand on n'était que tout les deux… Le truc c'est d'essayer de lui faire oublier que tu es… à son goût. »

« C'est-à-dire ? »

« Et bien, par exemple, tu pourrais t'attacher les cheveux et éviter d'être en plein courant d'air pour qu'il ne sente pas trop ton odeur. »

« Ah oui, ces satanés courants d'air… » soupirai-je.

« Et aussi, essaye de calmer ta respiration : il entend les battements de ton cœur et si celui-ci s'emballe, ça risque de le distraire ! »

« Tiens, je n'y avais pas pensé… »

« D'ailleurs, méfie-toi de leur ouïe super fine : ils t'entendront chuchoter même à l'autre bout de la maison ! »

« En gros, quoi que tu fasses là-bas, tout le monde est au courant ! »

« Eh ouais… » soupira Bella, avant de reprendre : « Mais pour Josh, soit patiente, tu verras, il finira par s'habituer à ton odeur. »

Je haussais les épaules, pas vraiment convaincue. A la vue de mon air abattu, elle changea de sujet :

« Il entend tout ce que tu penses, comme Edward ? »

« Non, c'est plus comme s'il établissait un lien, une communication, et jusqu'à ce qu'il le brise, on peut se parler comme on le fait toi et moi en ce moment. Mais je ne perçois que des paroles, pas d'images. »

« Ça doit être bien pratique… » fit-elle, pensive.

« Mais grâce au don d'Edward tu dois pouvoir communiquer de la même manière non ? Tout du moins dans un sens ? »

« Non, étrangement, je suis le seul esprit dont Edward n'a pas l'accès… c'est en partie pour ça qu'il s'est intéressé à moi. » Elle était donc la seule à pouvoir garder ses pensées secrètes : au moins notre secret serait sauf !

On passait le reste de l'après-midi à parler des vampires, de sa rencontre avec Edward, de sa résolution à devenir le plus rapidement une des leurs. Sa détermination m'étonnait : la décision de devenir un vampire, un être immortel buveur de sang, était loin d'être anodine ! Ne voulait-elle pas de sa vie d'humaine, de sa famille, de la possibilité d'être un jour mère ? Pourquoi est-ce que j'étais mal à l'aise tout à coup ? C'était la décision de Bella, pas la mienne… mais c'était peut-être une décision qu'il faudrait que je prenne. Jusqu'à présent je n'avais jamais considéré l'avenir à long-terme, ce qu'il se passerait dans un an, dix ans. En même temps ma vie avait tellement changé en l'espace d'un mois qu'envisager le futur semblait peine perdue !

On riait de bon cœur d'une des bêtises d'Emmett quand on entendit la porte d'entrée s'ouvrir.

« Bella, tu es rentrée ? »

« Mon père… » chuchota-t-elle, paniquée.

J'écarquillai les yeux :

« Qu'est-ce qu'on va faire ? S'il me voit ici, il va forcément me reconnaître, vu tous les avis de recherche publiés dans les journaux ! » fis-je à voix basse, aussi paniquée qu'elle.

« Bella ? J'ai vu la voiture d'Alice en face, ça fait longtemps que je ne l'ai pas vue ! »

Oh non, vraiment les Ferrari jaunes n'aident pas pour la discrétion !

« Euh, oui… mais, heu, j'arrive ! » et elle ne trouva rien de mieux que de s'étaler de tout son long par terre, le pied gauche en l'air, entortillé dans le dessus de lit.

Le bruit alerta son père, qui entama la montée des escaliers :

« Bella, c'est quoi ce bruit ? Tout va bien ? Tu t'es blessée ? »

Nous étions toutes les deux pétrifiées, Bella dans une position un peu plus ridicule. Mais le comique de la situation aurait été plus appréciable si je ne risquais pas d'être reconnue par Charlie, ou pire de lui causer une crise cardiaque !

Nous étions comme deux gamines prises en flagrant délit de grosse bêtise, mais je n'avais même pas le réflexe enfantin de me cacher sous le lit quand la poignée de la porte tourna…

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Ha ha ! mais que va-t-il se passer ?

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