Hello !
J'arrive à être ponctuelle, je suis fière de moi :D
Bon, je ne vous le cache pas, après la découverte du serment, ça se complique encore plus dans ce chapitre ...
Bonne Lecture ;)
Chapitre 9 : Dans "je l'aimais", il y a "mais"
Narratrice Pansy
Je me réveille , toujours à l'infirmerie, en la charmante compagnie de Drago. Comme le temps passe lentement quand on s'ennuie et qu'on a rien à faire. Hermione m'a dit qu'elle viendrait me voir, mais je ne l'ai pas revu depuis hier. J'espère que tout c'est bien passé avec Harry. Finalement, c'est Ron qui vient me voir, et quand il rentre dans la pièce, je peux entendre Malfoy grogner de mécontentement :
- Salut toi ! Ça va mieux depuis hier ?
- Je reprend du poil de la bête. Comment va Harry, il le prend comment ?
Je n'essaie même pas de cacher mon besoin de savoir, mon besoin de lui, c'est inutile. Ron sourit tendrement devant mon inquiétude :
- Il va bien. Il a eu très peur hier pour toi. Mais il va bien maintenant qu'il est rassuré et qu'il sait que tu vas bien. Hermione nous a tout expliqué, et il l'a mal prit par contre. Il s'en veut énormément de ne pas avoir vu le mal qu'il te faisait. Il est mort de peur à l'idée de te perdre et j'avoue que moi aussi, j'ai peur de te perdre. On a tous peur de te perdre en fait. Depuis la mort de ...
Il ne finira jamais sa phrase, et son regard se perd. Et je connais malheureusement la fin. Ça les a tous changé. J'aurais voulu la connaître d'une certaine façon. Du moins, j'aurais voulu la connaître mieux. Même si je sais que si elle n'était pas morte, Harry serait surement mort, mais j'aurai quand même voulu la connaître, elle semble être tellement exceptionnelle, en tout cas, c'est ce qu'ils me font ressentir. Mais encore une fois, j'ai l'impression de n'être que sa remplaçante, rien de plus. Je détourne mon regard de Ron pour ne pas qu'il voit que ce qu'il a dit m'a blessé. Il attrape doucement mon visage et le tourne vers lui, pour me regarder bien en face :
- Pansy, que se passe-t-il ? J'ai encore dit quelque chose de mal ? D'après Hermione, je ne dis que des choses bêtes et blessantes. C'est à ce point là ? Par-ce que je m'en rend vraiment pas compte !
Je ris d'un rire forcé, mais je consens à lui sourire, du moins à essayer :
- Non, c'est juste que ... par moment, j'ai l'impression d'être sa remplaçante ...
Il s'assoit sur mon lit et me prend dans ses bras :
- Pansy, non, il faut pas que tu crois ça ! Tu n'es pas sa remplaçante ! Nous t'aimons pour celle que tu es. En aucun cas par ce que tu es sa remplacente ! Vous êtes toute les deux différentes, même très différentes. Il ne faut pas que tu t'inquiète de ça. On t'aime tous pour ce que tu es, promis, pas pour autre chose.
Je me blottie contre lui, souriante :
- Merci Ron.
Ron me serre contre lui et me demande :
- Tu sais ce que tu vas faire ?
- Oui, j'ai déjà fais mon choix depuis longtemps. Même si je risque de mourir, je préfère être avec lui plutôt que de devoir me tenir loin de lui. Passer ma journée loin de lui est assez dur à vivre comme ça. J'ai besoin de lui près de moi. Tu peux comprendre ça, non ?
- Oui, je comprends Pansy. Il savait que tu dirais ça, et il m'a demandé quelque chose par contre. Il veut que tu lui accordes une semaine. Il a dit qu'il avait juste besoin d'une semaine. Il te demande de l'attendre, tu crois que tu peux faire ça ?
- Si ce n'est qu'une semaine ...
Ron s'apprête à partir, mais je lui demande :
- Tu compte lui dire quand ?
Il se retourne vers moi et revient à sa place initiale, l'air complètement perdu :
- Lui dire quoi ?
- C'est bizarre, tu sais exactement de qui je parle, et je suis sûre que tu sais aussi ce que tu dois lui dire, je me trompe ?
Il rougit et hoche la tête :
- Tu sais, je crois qu'elle a les mêmes sentiments envers toi.
- C'est vrai ? Tu le crois vraiment ? Elle t'en a parlé ?
- Si elle m'en avait parlé, je t'en aurai pas parlé. Mais ça ce voit. Quand vous parlez l'un de l'autre, quand vous vous regardez, dans tout ce que vous faîtes ensemble. Je crois même que tout le monde est au courant, sauf vous deux. Mais dépêche-toi, par-ce qu'elle ne va pas t'attendre éternellement et tu n'es pas le seul à la convoiter ...
Je lance un regard discret à Malfoy, celui-ci faisant signe de ne pas nous écouter, même si je sais que ce n'est pas le cas.
- Merci Pans'. Je lui dirai le soir du bal de Noël.
Il dépose un baiser sur mon front et sort de l'infirmerie, tout sourire.
- C'est mignon. Je dirais même, c'est pitoyable.
Mon coussin vole jusqu'à la tête de Malfoy, qui se le prend en pleine face :
- La ferme Malfoy !
J'ai une solution. Je connais bien Pansy, la douleur ne la fera pas reculer et elle voudra quand même rester avec moi. Mais j'ai une solution.
Bien qu'elle soit temporaire, c'est la meilleure que j'ai trouvé, et c'est surement la seule pour l'instant. Il faut juste que je retrouve le livre dans lequel j'avais lu la formule lors de nos recherches sur le serment de mariage. Finalement, elles ont servis à quelque chose ces stupides recherches, elles n'ont pas été aussi vaine qu'on le pensait !
C'est de la vieille magie, de la même nature que son serment de mariage. J'étais déjà tombé dessus quand j'avais participé au tournoi des trois, ou plutôt quatre, sorciers.
Je sais que c'est risqué, c'est pour ça que je ne vais en parler à personne, encore moins à Pansy, elle s'y opposerai catégoriquement. C'est un gros risque que je prends, mais j'ai décidé de le prendre pour elle. Je ne peux pas le laissé souffrir sans rien faire, ce n'est pas humain. Savoir déjà qu'elle a souffert pendant plusieurs jours, m'est déjà intolérable, surtout quand j'y repense, c'est-à-dire, tout le temps.
Cela fait deux jours entiers que je sèche les cours et que je cherche désespérément la solution. Plus que 4 jours pour retrouver ce stupide bouquin.
J'ouvre un livre. Il ressemble à celui que j'avais lu en 4° année, mais ils se ressemblent tous ! Je l'ouvre et le feuillette rapidement, j'ai encore des tonnes de livres à vérifier.
J'y crois pas, ça y est, je l'ai ! C'est le bon. Je vais directement à la page qui m'intéresse, sans regarder les autres pages. Je l'ai enfin. Je lis rapidement tout ce que je dois savoir. J'arriverai jamais à tout retenir, il y a tellement de choses à faire ! J'utilise un sort pour copier la page sur un parchemin vierge, et je pars comme un voleur, ma précieuse feuille rapidement plié dans mon sac. Je passe toute la nuit à préparer tout ce qu'il me faut grâce à ma cape et ma carte. C'est de la très vieille magie, ça demande beaucoup de préparation. C'est ma seule chance.
Durant les cours, je suis épuisé et je lutte contre le sommeil. J'essaie d'éviter Hermione et Ron toute la journée, ils voudront surement savoir ce que je cherche, et s'ils s'apprennent ce que je compte faire, ils s'y opposeront, et je ne peux pas me le permettre. Mais ils arrivent quand même à me coincer à la fin du cours d'astronomie :
- Harry ! Tu veux bien nous expliquer ce que tu cherches ?
- Je suis désolé, mais je ne peux pas, vous vous y opposeriez.
- Comment peux-tu le savoir ! On est tes amis et Pansy compte aussi pour nous !
- Harry, c'est dangereux, c'est ça ? Tu as déjà trouvé ce que tu chercher, n'est-ce pas ?
Me demande calmement Hermione. Je baisse la tête pour ne pas affronter leurs regards, ils me connaissent trop :
- Oui Hermione, et c'est dangereux, mais pas assez pour que je n'essaie pas. Tu me connais, je ferai n'importe quoi pour vous et pour Pansy ...
- Alors laisse moi t'aider, tu sais que je suis forte en magie et que mon aide te sera précieuse.
- Je ... je ne sais pas Mione ...
- ... Peu importe ce que tu veux faire, je t'aiderai, promis.
- D'accord ! Mais personne ne doit rien savoir !
Nous nous tournons tous les deux vers Ron :
- Bon, d'accord, je serai complice ! Mais je vous préviens, on a pas intérêt à se faire prendre, sinon ça va être ma fête à la maison !
Je prends Mione dans mes bras, et Ron s'ajoute à nous. C'était Ginny qui nous faisait faire ça, même si on râlait tout le temps, on le faisait de bon coeur pour lui faire plaisir. Je me souviens encore de son sourire. Elle me manque. J'espère qu'elle ne m'en veut pas. Ron remarque mon air soucieux :
- Tu sais, Pansy est complexée à l'idée qu'on l'utilise comme remplaçante de ...
Il ne dit pas son nom. Personne n'ose dire son nom. C'est étrange comme on a peur de dire son nom, alors qu'il n'y a pas de raison. Mais on n'a pas de temps à perdre :
- Je parlerai à Pansy, quand tout sera terminé. Mais là, il y a plus important à faire. Alors voilà, Ron, il faudrait que tu me ramènes une mèche de cheveux de Pansy. Et toi Hermione, tu vas m'aider à tout préparer, on a du pain sur la planche !
Ron et Hermione partent chacun de leur côté, on a pas de temps à perdre.
Nous nous retrouvons vers minuit dans la cabane hurlante, comme prévu. Tout est prêt, grâce à leur compréhension et incroyable rapidité à agir. Ron est nerveux, et Hermione ne peut s'empêcher de me demander encore une fois :
- Tu es sûr de vouloir le faire ?
- Oui Hermione.
- Tu vas souffrir pendant un jour entier au mieux, et tu risque de souffrir toute ta vie si ça rate. Tu peux même tomber dans le coma et ne jamais en sortir !
- Alors espérons que ça ne ratera pas. Et puis, tu sais aussi bien que moi que c'est très rare ...
Hermione ne dit plus rien. La nuit va être longue, et nous commençons rapidement la cérémonie à partir du premier coup de minuit. Tout se déroule bien, enfin, d'après les indications, jusqu'à ce que la douleur me saisisse. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle soit si forte et vive, signe que la cérémonie est terminée. Je ne peux m'empêcher de crier. Je sens qu'on me transporte. Hermione et Ron doivent m'emmener à l'infirmerie, c'est ce qui était prévu quand la cérémonie serait finie.
Quand on y arrive, du moins je le suppose, j'entends Pansy crier aussi fort que moi, de douleur, et je regrette un peu de la faire souffrir. Puis, je m'évanouis.
Quand je me réveille enfin, je ressens encore la douleur, mais moins forte, presque invisible, diminuant presque, mais elle est bien là, toujours présente. J'y vois d'abord flou, puis, j'y vois de plus en plus clair. Hermione et Ron sont penchés sur moi. Je ne comprend pas ce qu'ils sont en train de dire. Puis, je commence à comprendre certains mots :
- ... réveillé ... bien ... trois ... peur ... Pansy ...
L'infirmière les fait reculer et me donne un médicament. J'y vois clair maintenant et comprend ce que l'on me dit. Mais avant que quelqu'un d'autre parle, je demande tout de suite :
- Ça a marché ? Où est Pansy ? Elle va bien ?
- Calme toi Harry !
Je me résigne à écouter ce qu'ils ont à me dire. Hermione s'assoit sur le rebord de mon lit :
- Ça a apparemment marché, vu que tu es resté trois jours dans le coma. Pansy va bien et elle est sortie il y a quelques heures, mais elle t'en veut. Pour l'instant, elle ne veut pas te voir. Dumbledore est furieux contre toi, il veut te voir dans son bureau dès que tu seras rétabli. Il est aussi furieux contre nous et nous a passé un méchant savon. Comment tu te sens ?
- Ça peut aller.
J'ai réussit à mettre Dumbledore en colère.
Je décide tout seul que je suis suffisamment rétablie pour aller voir Dumbledore, et Madame Pomfresh me tend des béquilles, que je refuse gentiment de la tête. Hermione et Ron m'accompagnent jusqu'au bureau du directeur et me laissent seul face à l'escalier. Une fois celui-ci gravit, avec beaucoup de mal, je frappe à la porte et j'entre sans attendre de réponse. Il n'a pas l'air aussi en colère que ça quand je le vois :
- Harry ! Rentre ! Viens t'asseoir !
Je m'assois, sans oser dire un mot :
- Je sais que les raisons qui t'ont poussées à faire ça sont nobles mon garçon, mais tu dois comprendre que tu t'es mis gravement en danger mon garçon ! As-tu oublié ton destin ?
- Non Monsieur, mais j'ai besoin d'elle. Sans elle, je n'aurai ni la force ni la volonté de faire ce que vous attendez de moi.
- Je sais mon garçon. Mais sais-tu au moins dans quoi tu t'es engagé ?
- Oui, enfin, je crois.
Dis-je peu sûr de moi maintenant que je suis face à la réalité. J'entends taper à la porte, puis, Pansy et Malfoy apparaissent :
- Vous avez demandé à nous voir ?
- Oui, entrez les enfants !
Malfoy entre et s'assoit en face de moi. Il ne reste plus de fauteuil pour Pansy. Je me lève et je lui cède ma place galamment. Elle la prend sans un regard, me soufflant un "merci" à peine audible. Quand elle est rentrée, sa peau était plus blanche que d'habitude et la lumière dans son regard était grise, comme la tristesse et la déception. Ou comme l'orage. Du moins, c'est ce que j'ai cru voir dans son regard. Dumbledore reprend :
- Bien, maintenant que vous êtes tous là, je vais vous expliquer ce qu'Harry à fait et comment tout ça va se passer. Il a utilisé de la vieille magie pour échanger les sensations tout comme votre serment vous lis. C'est très simple, Harry va ressentir tout à la place de Miss Parkinson. Quand je dis tout, c'est seulement les sensations physiques, et non les sentiments.
- Vous voulez dire que je ne vais plus rien ressentir ?
Demande Pansy inquiète.
- C''est exact. Mais là n'est pas le plus important. Venons-en à votre serment ...
- Je ne vais quand même pas être obligé d'épouser Potter ?
S'exclame Malfoy. Tous trois faisons la grimace. L'horreur !
- Bien sûr que non, mais laissez-moi vous expliquer : admettons que Miss Parkinson soit prise de sentiments pour Monsieur Zabini.
A ces mots, nous grimaçons tous les trois sans nous en apercevoir une nouvelle fois.
- Tout sera comme avant. Chaque moment passé près de lui provoquera une affreuse douleur. Sauf qu'à présent, elle ne ressentira rien, ce sera vous Monsieur Malfoy, et toi Harry, qui ressentiraient tout. Elle ne pourra s'approcher de lui et être avec lui sans que vous ne souffriez, jeunes gens. Elle devra toujours épouser Monsieur Malfoy, sinon, Monsieur Malfoy et Potter mourront, et elle aussi. Maintenant, mettons qu'Harry ai des sentiments pour Miss Granger. S'il est proche d'elle, rien ne se passera. La seule chose qui ne change pas, c'est que Miss Parkinson ne doit avoir aucune relation sexuel avant son mariage, s'il a lieux, bien sûr, sous peine encore une fois de provoquer votre mort, à tous les trois.
Nous nous dévisageons tous, et Dumbledore ajoute :
- Harry a fait en sorte de ressentir toute la douleur à la place de Miss Parkinson. Si elle se coupe, elle ne ressentira rien, mais Harry sentira la coupure, alors qu'il n'aura rien.
Comme pour tout prouver, Dumbledor pince le bras de Pansy. Je m'écris en tenant mon bras :
- Aïe !
Malfoy se lève, menaçant vers Pansy, mais je me met entre eux :
- T'as intérêt à faire attention Parkinson, j'ai pas trop intérêt à avoir mal à cause de toi !
Puis, il part en claquant la porte. Je m'apprête à partir, mais Dumbledore reprend :
- Ce qui est dangereux, ce serait que Pansy ne se marie pas ou meurt. Tu mourais Harry. Il suffirait que Voldemort soit au courant de cette histoire, et s'en serai finit de toi Harry. Faite bien attention tous les deux. Je vais tout de même obliger Monsieur Malfoy à faire un serment inviolable et je souhaiterai en faire de même avec vous aussi Miss Parkinson, pour votre sécurité à tout les deux.
Ce n'était pas tout à fait ce à quoi je m'attendait lorsque j'ai fais ça, mais c'est mieux que rien. Dumbledore effectue le serment avec Pansy, et une fois cela fait, nous nous retirons. Puis, nous nous dirigeons vers notre appartement. Elle marche vite, elle fuit la discussion. Arrivée à l'appartement, elle va directement dans sa chambre, et claque la porte suffisamment fort pour que je comprenne le message. Elle m'en veut, et je la comprends. J'essaie de rentrer dans sa chambre pour lui parler, mais elle l'a verrouillée. J'entends des éclats de verres, des vêtements qui sont déchirés et toutes autres sons provenant de sa chambre, me prouvant qu'elle est en colère :
- Pansy, ouvre moi, s'il te plait !
Elle ouvre sans faire d'histoire et me laisse rentrer dans sa chambre. Tout est en bazars, même quasiment détruit. Sa chambre est complètement dévastée. Seul le vase et les roses sont intactes. Elle se tient près de la porte, comme terrorisée par ma présence et prête à fuir à tout moment.
- Pansy, je suis désolé, mais je pouvais pas te laisser souffrir. Tu n'aurais rien dit et je n'aurais pas pu le supporter. J'ai fais ça pour nous, alors ne m'en veux pas.
Elle ne dit rien. Elle me regarde, les yeux remplient de larmes.
- Je sais que tu m'en veux beaucoup, mais pardonne-moi. Comprends-moi, tu aurait fait la même chose à ma place. S'il te plait, Pansy, j'ai besoin de toi !
J'ouvre les bras pour qu'elle vienne, et en signe de capitulation et de paix. Elle hésite une seconde, puis elle se blottie contre moi, alors que je la sers contre mon torse. Je ressens la douleur, mais elle est très faible et tolérable. J'essaie de la cacher du mieux que je peux, pour Pansy. Elle m'a tellement manqué et je suis tellement heureux de pouvoir la serrer dans mes bras. Par contre, Malfoy doit faire la gueule. Et puis, maintenant, je suis sûr de son amour. Pansy s'accroche à moi et me murmure à l'oreille :
- Je te hais pour ce que tu m'as fait. Je te hais pour tout Harry, tu le sais au moins ?
- Je le sais Pansy, mais laisse-moi porter le fardeau de la douleur. Je veux pas que notre relation soit gâchée à cause de ça. Reste avec moi. J'ai besoin de toi. S'il te plait ...
- Je sais pas. J'ai pas encore pris ma décision. Une part de moi veut te faire souffrir comme tu me fais souffrir, mais une autre veut que tu sois heureux ...
Je sens son coeur battre rapidement, alors que le mien bat lentement. J'ai mal, mais je ne dois pas lui montrer. Je dois être fort, pour elle. Pour que tout cela n'est pas était vain.
- Pansy, Ron m'a dit que tu croyais que ...
Elle pose son doigt sur ma bouche :
- Chut ... Ron m'a rassuré. J'ai compris que je n'étais pas la remplaçante de Ginny. J'ai douté et j'aurai pas du. Oublie cette histoire. Profitons juste de ce moment.
Je dégluti en entendant son nom. C'est bizarre. Elle le comprend vite :
- Je suis désolé ! Je te fais tellement de mal ...
Elle baisse la tête et s'éloigne de moi, mais je l'attire dans mes bras et lui relève la tête :
- Tu te souviens dans ce couloir, après le cours de Potion, le jour de la rentré ?
Elle hoche la tête.
- Tu voulais plus me voir, et tu te souviens ce que je t'ai dit ? Je t'ai dit que peut-être je te faisais souffrir, mais je te faisait sourire aussi. Et bien là, c'est pareil. Peut être que tu me fais du mal, mais tu es la seule à me faire sourire. Je veux pas te perdre, reste avec moi, ou sinon, j'aurai fait tout ça pour rien.
Sans attendre son avis, je l'attire dans ma chambre où nous nous glissons sous les couvertures chaudes de mon lit. Pansy se blottie contre moi comme si elle avait froid, et moi, j'essaie d'oublier la douleur et de dormir. Et pour la première fois de ma vie, je hais Ginny. Je la hais de m'avoir laissé, je la hais de m'avoir aimé, je la hais de ne pas m'avoir laissé mourir à sa place. Maintenant, je souffre de sa mort et de mon amour pour Pansy. A cause d'elle. Je la hais pour tout. Et je m'endors, douloureusement et à la fois paisiblement.
" La Haine, c'est le début de l'amour "
Et voilà ...
Que pensez-vous du geste d'Harry ? Pensez-vous que ça va marcher ? Comment va se dérouler la suite ?
On se retrouve mercredi pour le savoir ;)
