Je ne possède ni Le Seigneur des Anneaux, ni Rurouni Kenshin.

Ceux-ci appartiennent respectivement à J.R.R. Tolkien et Nobuhiro Watsuki.

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Boromir avait recommencer à marcher et à suivre les traces laissées par ses compagnons. Aragorn aurait sans doute commenté sur le fait que c'était trop tôt, et qu'il ne devait pas se déplacer tant que ses blessures n'avait pas commencées à se refermer. L'homme du Gondor ne put s'empêcher de laisser échapper un reniflement de dédain, camouflant un amusement qu'il ne souhaitait pas admettre. Le « soit-disant » héritier du trône de son pays avait un comportement de mère poule. En même temps, le guerrier avait eut de nombreuses occasion de se blesser auparavant, et il avait put remarquer que cela semblait être un trait commun à tous les guérisseurs.

Actuellement cependant, même la compagnie du rôdeur aurait été préférable au silence qui l'entourait. Silence était un terme subjectif, car il pouvait toujours entendre les oiseaux, le bruits de ses pas sur les feuilles mortes, le bruissement des feuilles causés par des animaux qui s'éloignaient quand ils l'entendaient s'approcher. Cependant, à côté de la voix grave et roulante de Gimli, de celle claire de Legolas alors qu'il répliquait de manière moqueuse et joueuse au nain, des chamailleries et des discussions joyeuses des Hobbits, des remarques parfois sages, souvent agacés de Gandalf et même des très rares moment où Kenshin s'ouvrait un peu à eux, hé bien quelques oiseaux étaient synonymes de silence.

Tout le corps de Boromir se tendit, et sa main se posa sur son épée quand il entendit quelque chose de nouveau. Des bruits de sabots sur la terre de la forêt. Et pas d'un seul cavalier. L'image des cavaliers noirs de Sauron s'imposa à son esprit et il voulut se cacher. Ne croyez pas un instant qu'il fut lâche, mais dans son état actuel, il avait déjà des difficultés à marcher, et n'aurait aucune chance contre ces créatures, surtout si elles étaient plusieurs. Il ne trouva aucun abri cependant, et ne put qu'attendre, en priant pour que, qui que ce fut qui arrive, il ne soit pas hostile.

Il se détendit à peine quand il vit un groupe de cinq elfes entrer dans la petite clairière qu'il traversait. Quatre elfes blonds fut la première chose qu'il vit. Ils regardaient l'humain blessé avec un soulagement à peine visible, et la raison de leur soulagement se trouvait juste derrière eux.

Ils escortaient une dame elfe, d'une apparence unique et qui lui laissa le souffle coupé. Elle avait une peau de la couleur du marbre blanc le plus pur, et son visage était aussi expressif que la roche froide dont il avait la couleur. Elle avait de longs cheveux noirs comme de l'encre, qu'elle tenait repliés et attachés à la base de sa nuque avec un ruban rouge. Des mèches plus courtes entouraient son visage parfaitement.

Boromir se souvenait de Arwen Undomiel, fille d'Elrond, et de sa chevelure sombre, mais là où Arwen avait des yeux bleus, clairs et lumineux comme l'étoiles dont elle portait le nom, cette dame elfe avait des yeux plus noirs même que les ténèbres de la Moria, et brillant pourtant d'une lumière de vie et de jeunesse qu'il n'avait vu chez aucun elfe. Tous les elfes qu'il avait vu avaient cet sorte d'ancienneté dans leur regard, de ceux qui ont vu beaucoup de jours et d'années. Elle cependant avait un regard presque humain, si jeune, plus même que lui. Il remarqua ses traits du visage étranges, et pourtant familiers. Il n'avait vu des yeux bridés et une aussi petite taille que sur une autre personne durant sa vie, et cela récemment.

Elle portait comme Kenshin plusieurs hauts superposés, mais d'un blanc éclatant, aux pans repliés et aux manches amples. Ils étaient maintenus par une large ceinture ocre au motifs floraux verts pâles et tissés d'argent, mais au lieu du large pantalon que Kenshin appelait hakama, elle portait une jupe souple et pratique d'un ocre plus sombre que sa ceinture et presque noire. La jupe s'arrêtait à mi-mollet, révélant de hautes bottes en cuir de facture elfique. Elle avait un long foulard en satin blanc sur ses bras, et une cape d'une couleur plus terne sur l'ensemble pour passer aussi inaperçu que possible et pour se protéger du froid.

Boromir nota qu'elle était très similaire aux capes qu'eux même avaient reçus de Galadriel et du seigneur Celeborn.

« Boromir fils de Denethor il me semble ? Où se trouve donc le reste de vos compagnons et le porteur de l'anneau ? »

Boromir se tourna vers l'elfe qui avait parlé, et il lui sembla se souvenir l'avoir vu lors de leur départ de la Lothlorien. Une vague de honte le submergea et il ne parvint pas à regarder l'elfe dans les yeux. Il répondit néanmoins.

« J'ai succombé aux promesses de l'anneau et Frodon est partit accompagné de Sam Gamegie dans sa quête, nous laissant en arrière. Nous avons été attaqué par une troupe d'Uruk Hai qui portaient la main blanche de Saruman, et ils ont emmené Merry et Pippin malgré tous mes efforts et ceux de Kenshin. J'ai été blessé, mais Aragorn, Legolas, Gimli et Kenshin sont partis en avant pour les rattraper avant qu'ils n'atteignent l'Isengard.

- La communauté est donc dissoute.

- Pas tant que Frodon et Sam continueront à avancer et que nous continuons à nous opposer au Mordor et à Saruman.

- Je vois. Dame Galadriel a dut voir ceci en son miroir, ainsi que nous vous allions vous rencontrer sur notre chemin, car nous avons avec nous un sixième cheval, et notre chemin est celui de Kenshin.

- Kenshin ?

- Nous conduisons Dame Tomoe auprès de son mari, il s'agit là du but de notre quête. »

Les sourcils de Boromir atteignirent presque ses cheveux. « C'était son nom. Yukishiro Tomoe, avant que son nom de famille ne change et ne devienne Himura quand nous nous sommes mariés ». Mais elle était morte, avait dit Kenshin. Et il n'avait jamais dit qu'elle était une elfe, il n'avait même pas semblé savoir ce qu'étaient les elfes quand ils l'avaient rencontré dans les monts brumeux. La jeune femme n'avait rien dit de tout leur échange, mais ses yeux s'étaient illuminés d'espoir quand elle avait réalisé qu'il connaissait Kenshin.

« Tomoe Himura ? Vous êtes la femme que Kenshin a épousé à quinze ans ? »

Elle hocha la tête.

« Des êtres bons veillent sur lui et moi. Je leur dois la vie, et Kenshin leur doit son arrivée ici. Voici ce que m'a dit la Dame Galadriel. Kenshin... Comment va-t-il ?

- Il lutte contre la douleur de nombreuses blessures, physiques, surnaturelles, et jusque dans son âme. Je ne pense pas encore avoir rencontré le vrai Kenshin, et votre mort l'a laissé mutilé, je l'ai vu dans son regard. Il est cependant entouré des meilleurs hommes qui marchent sur Arda. Même maintenant, je ne doute pas qu'il parvienne malgré tout à avancer. »

Le regard noir de l'elfe sembla hésiter entre inquiétude et soulagement. Un des elfes de l'escorte s'approcha avec un cheval dont il tenait les rennes, et l'elfe qui avait parlé plus tôt reprit à nouveau la parole.

« Prenez donc ce cheval, Homme du Gondor, nous devons rejoindre vos compagnons. »

Boromir ne se fit pas prier.

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L'odeur de chair brûlée était juste répugnante. Et quand on savait que deux Hobbits faisaient probablement partit du tas d'ossement devant soi, il devenait impossible de garder son calme. La dernière chose que chacun d'entre eux voulait, était que les joyeux Hobbits finissent anonymement brûlés avec un tas d'orcs. Kenshin ne pensait pas cependant que les cavaliers qu'ils avaient croisé n'auraient pas pas remarqués la différence entre les deux Hobbits, des orcs et des Uruk.

Cela pouvait vouloir dire après plusieurs choses : ils leurs avaient mentit, ce qui paraissait improbable, ils ne les avaient réellement pas vus, auquel cas ils étaient soit vivant, soit leurs cadavres avaient été abandonné plus loin par les orcs. Gimli se mit néanmoins immédiatement à fouiller les tas de cadavres carbonisés. Il se redressa avec le visage vidé de toute couleur, et tenant un objet dans la main.

« C'est une de leurs ceintures... »

Legolas rendit ses hommages en elfique, mais Aragorn, dans un élan de rage, donna un coup de pied dans un casque d'orc qui se trouvait au sol, avant de se laisser tomber à genoux par terre, hurlant de douleur, de colère, de frustration et d'impuissance. Gimli avait un regard presque choqué, confus, comme si son cerveau refusait d'accepter la situation. Pourtant... La culpabilité le frappait aussi fort que pour les trois autres.

« On les a abandonné... »

Kenshin jugea bon d'intervenir.

« Un Hobbit ne ressemble pas à un orc. Dans la confusion de la bataille ils auraient put être tués par accident. Cependant, je ne crois pas que ces hommes du Rohan soient si bêtes qu'ils n'auraient vu la différence en empilant les corps. Cette situation est trop incohérente, rien ne se tient... »

Aragorn reprit son calme en entendant les paroles de Kenshin, et il soupira. Il regarda le sol autour de lui avec une expression de concentration intense. Le sol lui raconterait l'histoire qu'il souhaitait entendre. Du moins, l'espérait-il. Il finit par trouver enfin ce qu'il cherchait. Il posa une main au sol.

« Un Hobbit était allongé ici. Et l'autre là. »

Sa voix était à peine un murmure, presque complètement caché par le bruit du vent sur la plaine sèche et vaste. Malgré tout, Gimli, Kenshin et Legolas l'écoutaient avidement.

« Ils ont rampé. »

Il avança pour suivre la trace qu'il avait repérée.

« Leurs mains étaient ligotées. »

Il se pencha et repéra quelque chose au sol. Il sortit de sous l'herbe sèche et piétinée une corde coupée.

« Leurs liens ont été tranchés ! »

Ses mouvement se firent plus rapides. Ceux de ses compagnons également.

« Ils ont couru par ici. Ils étaient suivis. Les traces s'éloignent du combat ! »

Ils s'arrêtèrent à la lisière d'une forêt glauque et angoissante.

« Et vont vers la forêt de Fangorn...

- Fangorn... Quel folie les a conduit là...?

- La mort a leur trousse sans aucun doute. Cette forêt n'a rien d'accueillant... »

Mais ils étaient vivant. Du moins pour le moment. Ils continueraient de les chercher.

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Si Kenshin n'était pas sûr avant, maintenant il n'avait plus aucun doute. Il n'aimait pas cette forêt. Il faut dire qu'il n'avait jamais auparavant marché dans une forêt qui dégageait littéralement des ondes meurtrière, en émettant des grincements et des craquement menaçant pour bien vous signaler que vous n'êtes pas les bienvenus.

« Pt... ! Du sang d'orc ! »

L'ex-assassin n'avait jamais non plus envisagé que le sang pouvait avoir un goût différent d'une créature à une autre. Vu la grimace de Gimli, cela devait-être le cas.

« Je sens que l'air est lourd ici. »

Ah ! Avec autant d'animosité tourné vers eux il était peu surprenant que l'air soit lourd, comme disait Gimli.

« Cette forêt est vieille. Très vieille... Pleine de souvenirs... »

Des sorte de grognements se firent entendre et les yeux de Legolas s'agrandirent.

« … Et de colère ! »

Les craquements se firent plus menaçant et tous se tendirent. Gimli leva sa hache, Kenshin avait depuis longtemps posé la main sur son katana, ses yeux balayant tout autour de lui, car ses sens lui permettant de sentir les auras étaient déjà surchargés d'émotions négatives.

« Les arbres se parlent entre eux !

- Gimli ! Abaissez votre hache... » chuchota Aragorn en mimant le geste.

Le nain s'exécuta immédiatement. Legolas reprit, pour lui faire comprendre d'où venait la colère en ces bois.

« Ils ont des sentiments mon ami. Et cela grâce aux elfes... Ils ont réveillés les arbres, et leur ont apprit à parler.

- Des arbres qui parlent... Ah ! Hmm... Et les arbres, de quoi est ce que ça parle hein ? Ça parle de la consistance des crottes d'écureuils. »

Le nain ne cessa pas un moment de jeter des regards méfiants vers la végétation, qui bien sûr se trouvait partout puisqu'ils étaient dans une forêt, tandis qu'ils suivaient Aragorn qui avait trouvé d'étrange traces qui s'enfonçaient dans la forêt.

Kenshin sentit quelque chose et se tendit, tout en n'osant pas y croire. Legolas réagit avant lui cependant, mais crut qu'ils avait affaire à un ennemi. Le magicien blanc, Saruman avait-il dit. Kenshin ne sentait en ce chi aucune volonté de leur faire du mal. Aussi, quand tous préparèrent leurs armes, lui même retira la main qu'il avait sur son katana.

« Ne le laissons pas parler. Il nous jetterait un mauvais sort. Il faut faire vite...

- Aragorn ! Atte... »

Mais les trois se retournaient déjà. Une flèche et une hache furent lancées,, et déviée par une lumière blanche que Kenshin reconnut, bien qu'elle fut plus puissante. Aragorn lâcha son épée alors qu'elle devenait soudain brûlante.

Tandis que les quatre membres de la communauté se cachèrent les yeux pour éviter l'aveuglement, une voix plus autoritaire que celle dont Kenshin se rappelait retentit, grave et puissante.

« Vous êtes sur les traces de deux jeunes Hobbits.

- Où sont ils !

- Ils sont passé par ici. Avant hier. Ils ont fait une rencontre à laquelle ils ne s'attendaient pas. Est ce que cela vous rassure ?

- Qui êtes vous ? »

Kenshin laissa paraître l'ombre d'un sourire.

« Je ne suis pas certain que la théâtralité soit le meilleur moyen de les mettre en confiance, et sans doute obtiendriez vous meilleurs résultats si vous réduisiez la puissance de la lumière qui vous cache, Gandalf. »

Les trois autres se tournèrent vers le jeune homme avec incrédulité et incompréhension. La lumière disparut alors, ne laissant qu'une sorte de halo, et Gandalf apparut, une expression sérieuse sur le visage, qui très vite se transforma en un sourire mystérieux. Kenshin soupçonnait fortement le magicien de s'amuser de la situation. Legolas, Gimli et Aragorn avaient tous trois été plongés dans le silence. Puis...

« Comment cela se peut ?

- Pardonnez moi... Je vous ai prit pour Saruman...

- Je suis Saruman. Ou plutôt Saruman tel qu'il aurait dut être.

- Vous êtes tombé...

- À travers le feu et l'eau. Du plus profond cachot au plus haut sommet, je combattit le Balrog de Morgoth ! Jusqu'à ce qu'enfin je pusse jeter à bas mon ennemi, qui alla se briser sur le flanc de la montagne. Les ténèbres m'entourèrent, et je m'égarais hors de la pensée, et du temps. Les étoiles tournaient au dessus de moi... Et chaque jour était aussi long qu'une existence sur la terre. Mais ce n'était pas la fin. Je sentit la vie revenir en moi. Je fut renvoyé, jusqu'à ce que ma tâche soit accomplie.

- Gandalf...

- Gandalf... ? Oui... C'est ainsi que l'on m'appelait. Gandalf le Gris. C'était mon nom... »

Kenshin pouvait voir la lumière d'amusement grandir dans le regard du sorcier.

« Gandalf...

- Je suis Gandalf le blanc. Et je reviens vers vous, en ce moment décisif. »

Kenshin ne fit que secouer la tête d'un air las.

« Avez vous quelque chose à me dire Kenshin ? Autre que vos remarques sur mon choix d'entrée ?

- Je regrette seulement que Frodon ne puisse avoir vent de la nouvelle. Il est celui que votre mort a le plus blessé, il me paraît injuste qu'il soit le dernier à recevoir la nouvelle. »

« S'il survit au Mordor » resta tut. Et personne ne lui en fit la remarque.

Ils ne s'attardèrent pas dans la forêt de Fangorn, bien qu'ils ne la quittèrent qu'après avoir été assuré par Gandalf que Merry et Pippin seraient en sécurité. Gandalf leur donna un nouvel objectif : chasser l'ombre du Rohan. Une ombre qui apparemment avait atteint le cœur même du roi. Ils devaient se rendre à Edoras, bien que ce ne fut pas proche. Kenshin put constater que même si son chi semblait si différent, Gandalf ne semblait pas avoir tant changé. Comme Aragorn le dit si justement lui même, il parlait toujours par énigme.

« Une chose est sur le point de se produire, qui n'est pas arrivée depuis les jours anciens. Les Ents vont se réveiller, et découvrir qu'ils sont forts.

- Forts ? »

La forêt gronda en réponse à l'exclamation de Gimli qui manquait de foi.

« Ah... Umm... Bien...

- Arrêtez de geindre maître nain ! Merry et Pippin sont en sécurité ! En fait, il le sont bien plus que vous n'allez l'être. »

Le sorcier continua à avancer sans jeter un regard de plus au nain, et Gimli grommela.

« Ce nouveau Gandalf est bien plus bougon que l'ancien.

- Mourir une fois, je pense, donne le droit d'être bougon, non ?

- Et à la deuxième fois, on devient insupportable ?

- Je ne préfère pas penser à trop de résurrections possible. »

Gimli grogna pour signaler qu'il avait comprit la réponse de Kenshin. Un peu trop bien peut-être.

« Là encore, il y a des exceptions, n'est ce pas ? »

Kenshin hocha la tête.

« Une seule. »

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