Auteur : Nami-chan
L'Empereur Doré et le Roi Sorcier
Chapitre 9 : Ces sentiments qui naissent en nous
Lorsque Ginji refit son apparition dans la chambre, Ban s'était assis à la table prêt de la fenêtre et avait enfilé rapidement une tenu plus descente, il semblait regarder par delà l'horizon, une main sur son menton, soutenant sa tête. Ginji se prit à contempler la posture du brun pendant quelques seconde alors qu'il poussait la desserte sur laquelle reposait le petit déjeuné (de l'après midi) du souverain.
Ban se tourna enfin vers Ginji quant il entendit le tintement de la porcelaine déposé sur le bois de la table. Un peut honteux que son jeu ait été démasqué si vite, le roi brun préféra regardé le contenu de son assiette que croiser un regard qu'il savait accusateur.
Il ne put retenir une moue boudeuse quant il constata que celle si ne contenait rien d'autre qu'un met inconnu a l'aspect de bouilli gélatineuse sans aucune couleur distinctive.
"Qu'est ce que c'est ?" demanda il, plus pour commencé une conversation.
Ginji continua son silence et se contenta de servir une tasse de thé fumante à son vis à vis. Ban comprit et poussa un soupir, prenant une cuillère finement ciselé en main, il tâta la substance dans son assiette. Si cela était une punition...
"Le cuisinier dit que s'est du porridge, un plat dont la recette vient d'un île lointaine" répondit finalement le blond en s'asseyant en face de lui.
Ban, d'ordinaire plus prompt que cela a l'aventure, renonça et reposa sa cuillère préférant la chaleur de la tasse de thé que lui avait servi le jeune en face de lui. Quant le brun regarda enfin Ginji, il fut surprit de constaté que celui si jouait nerveusement avec ses doigts, ses deux mains posées sur la table. Ban ne comprenait ce comportement, n'était ce pas lui qui avait mal agit dans cette histoire ?
"J...Je vous pris de m'excusez si j'ai interrompus quelque chose...roi Ban." fit Ginji en baissant la tête.
Ban s'étouffa à moitié dans son thé, est ce que Ginji avait vu ou entendu quelque chose ? Non il ne voulait pas, il ne pouvait pas ce le permettre. Le brun fronça les sourcils, peut sûr des mots les plus approprié, son ton fut plus sec que ce qu'il avait souhaité.
"Il n'y a rien entre Akabane et moi si c'est ce que tu veux savoir."
C'était la ce que Ban aimait se dire, une fois qu'il eu céder au avances de son chevalier par une nuit qu'il maudira toujours, il n'y eu plus de retour possible, Ban était tombé sous l'emprise du grand brun et ne pouvait s'empêcher de revenir dans ses bras...mais il ne voulait plus, ne pouvait plus...il devait a tout prit mettre un terme a tout ça.
"Ban ? Pourrai je vous posé une autre question ?" peut à peut la nervosité du blond s'effaçait
Le jeune roi manqua un sursaut quant il sentit les yeux chaleureux de Ginji sur lui, il hocha la tête pour montré qu'il écoutait tout en sirotant une autre gorgé de son thé, appréciant de plus en plus l'habitude qu'avait Ginji de le faire sortir de ses pensées moroses.
"Tu ne me vouvoyait pas tout à l'heure ? Tu peux cesser avec les formalités tu sais." Ginji ne sembla pas l'écouté, perdu dans sa réflexion.
"P-Pourquoi ?"
Ban haussa les épaules, pourquoi en effet, il avait juste eu envi de taquiné le blond...au début, mais il y avait réfléchit et il y avait quelque chose qu'il devait savoir.
"Ce serait plutôt à toi de me dire ce que tu faisait avec un convoi d'esclaves." posa Ban.
"Ce ne serait pas arrivé si cet odieux commerce était interdit !" Ginji se figea après s'être soudainement levé de sa chaise, étonné lui même par cet explosion de colère.
"Je ne pense pas que tu sois la pour me dire comment gouverné mon royaume..." le calme que Ban ressentait en la présence de Ginji ne suffit pas pour contenir son énervement cette fois.
Ginji se rassit ses yeux se firent froids et son visage se figea dans une expression neutre. "Toute mes excuses." le blond croisa les bras sur son torse. Il avait agis impulsivement en démasquant le jeu de Ban, maintenant il ne savait plus comment agir. Une parti de lui appréciait de prendre soin du brun et voulait continuer à joué l'autre serviteur et une autre, celle qu'il écoutait le moins d'ordinaire, lui donnait envi de faire valoir d'avantage son statu.
Ban se renfrogna en remarquant un étrange éclat doré dans les yeux qui l'avait hanté depuis qu'il les avait rencontré pour la première fois, la première fois depuis des années que quelqu'un le regardait sans aucune craintes où appréhension, ses profondeurs insondables tellement riches en émotions que dans se bref instant il n'avait put toute les discerner.
"J'ai voulu te protéger, je me suis dit que tu n'étais pas la par hasard. De plus tu as choisi toi même de dissimulé ta véritable identité." répondit finalement Ban, cherchant à retrouvé l'humeur de plutôt. "Je ne prend pas d'hommes en tant que serviteurs." ajouta-t-il avec un sourire en coin.
Cette fois Ginji le regarda avec douceur, il comprit que cela n'avait pas été les seuls intentions de Ban, il n'avait partagé qu'une nuit dans ce château et il lisait déjà en lui comme si ils s'étaient toujours connus.
"Je ne suis pas vraiment envi de parler de ces raisons..." le cœur de Ginji se serra alors que le mot trahison retenti dans son esprit. Il se passa une main dans les cheveux.
"Sur le coup je me suis dit que tu t'était enfui pour me revoir parce que je te manquait trop." flirta Ban, testant les limites du blond.
Ginji se contenta de le fixé la bouche entrouverte, il n'en revenait pas de l'effronterie dont venait de faire preuve le jeune roi. Devant cette attitude statique, Ban échoua à se retenir de ricaner. Le jeune blondinet répondit en gonflant ses joues en une moue indigné et cette fois le roi ri franchement.
Ban riait à pleins poumons, comment avait il put oublier cette sensation ? Cette douleur dans ses abdominaux, ces larmes de joie qui perlait a ses yeux, Ginji était si adorable. Un sentiment égoïste fleuri dans son cœur et le martela, il lui disait que Ginji était à lui et qu'il ne laisserait rien au monde lui enlevé le blond. Il refusait de perdre une personne qui chamboulait tout en lui sans même à avoir à levé le petit doigt. Le roi Ban n'était pas homme à comprendre la réponse "Non", ce qu'il voulait, il le prenait.
Ginji outré et légèrement en colère face à la moquerie de son pair se leva et se dirigea vers la pièce qui lui était réservé, la tête haute et respirant la noblesse pour contré l'humiliation.
"Attend !" lança Ban se calmant instantanément mais ne perdant pas son sourire. "Je prendrais bien encore un peut de thé." fit il en levant sa tasse vide.
Grognant, Ginji s'exécuta tout de même.
"Alors tu veux vraiment que je soit ton serviteur." affirma le blond en prenant en main la théière ouvragé qui contenait le liquide demandé.
Ban reposa sa tasse sur la table, regardant les mains de Ginji alors qu'elles versaient doucement la boisson.
"Comme tu ne semblait pas y voir d'objection...et puis, je n'ait personne d'autre pour le moment."
"Je veux bien continuer en signe de gratitude, si il te faut cela pour m'assurer que je puisse rester ici quelque temps."
Cette réponse semblait plaire à Ban qui esquissa un étrange sourire, qui disparu aussitôt lorsque Ginji reposa le récipient. Le brun lui saisi violemment le poignet, tirant son bras vers le haut.
"Ban...tu me fais mal." grinça Ginji, choqué.
Sans rien ajouté de plus, le roi remonta la manche de l'ex empereur, découvrant son avant bras, ainsi qu'une large marque de griffure, du sang séché encore visible à quelques endroits de la blessure.
"Qui t'a fait ça ?" gronda Ban.
Ginji tenta de dégagé mais la prise était trop forte. Ce n'était pas la première fois qu'il faisait l'épreuve de la force du brun.
"Ce n'est rien, lâche moi s'il te plait."
Bien que sachant cela inutile Ginji continua de lutté pour libéré son bras des yeux accusateurs. Très vite un crépitement se fit entendre et Ban ressenti un picotement dans la main qui serrait le bras de Ginji, comme la nuit dernière mais cette fois Ban savait ce qui allait se produire. Lorsqu'il lâcha le blond, celui ci tomba à genoux son corps secoué de tremblements. Ban s'agenouilla en face de lui et prit son menton dans sa main, ignorant l'énergie brulante qui commençait déjà à parcourir le corps de Ginji.
"Calme toi Ginji, je ne te veux aucun mal."
Ban détestait maintenant réellement la teinte doré qu'avait prit les yeux du blond, il était plus vif et plus acérer mais ils étaient froid et manquait de cette vie qui avait atteint le brun en si peut de temps. Il prit les devant et serra Ginji contre lui, calmant ses sanglots en frottant son dos, l'électricité avait disparu mais la peine et la douleur de Ginji demeurait.
"Je...je ne peux pas le contrôler, si je ne fait rien...il..."
"Calme toi, explique moi sinon je ne pourrais pas t'aider." l'interrompit Ban, curieux mais ne souhaitant pas effrayé le blond.
Ginji le repoussa subitement, "Non ! Je ne peux pas,..." le regarde de Ban figea le blond. Il savait qu'il en avait déjà trop dit, mais ce regard, a la fois envoutant et chaleureux. Ginji se remémora les caresse affectueuse dans son dos et une douce chaleur s'insinua en lui; bien différente de celle qu'il ressentait quant son énergie devenait trop forte pour être contenu.
"Personne n'a donc porté la main sur toi ?"
Ginji se contenta de secoué la tête négativement, il tressailli quant Ban lui prit délicatement la main.
"Alors tu me raconteras quant tu seras prêt."
Ban ne comprenait pas pourquoi le blond s'épuisait autant à le repoussé, son jeux ne l'amusa plus quant il eu l'impression que même à ses côtés, un plus grand danger guettait celui qui faisait naitre en lui une sensation nouvelle qu'il ne voulait absolument pas voir disparaitre. Une nouvelle tactique pour l'approcher s'imposait et Ban ne put plus caché que tout son être criait de protéger et prendre soin de Ginji.
Ginji esquissa un sourire attristé, tout ce dont il avait besoin c'était de décharger sa force destructrice...et il se refusait de faire ça la où il risquait de blesser quelqu'un et Ban en particulier.
"Je suis la cause des orages que craigne tellement les habitants de ma cité. Jour après jour cette force grandit en moi et m'affecte jusqu'à ce que je la libère détruisant tout aux alentours. Voila ma malédiction." avoua il en entrelaçant les doigts de Ban avec les siens, signifiant l'acceptation du brun dans son espace personnel.
"Alors nous sommes encore plus semblable que ce que je pensait." soupira Ban. Il porta la main de Ginji face à ses yeux bleus dont la pupille se fendit légèrement à la lumière du soleil.
Leurs regards se croisèrent et le temps sembla s'arrêter pour eux. Ni l'un ni l'autre n'était en mesure d'expliqué ni même de comprendre ce qui se produisait entre eux, tout simplement parce que les mots en eux même n'étaient plus nécessaire et que l'esprit de Ginji comme celui de Ban n'était empli que de la vision de la personne qu'ils avaient devant eux.
Jamais Ban n'avait été si prompt à touché une personne, jamais il n'avait ressentit un tel désire de le faire, alors que Ginji, qui avait l'habitude d'être proche des gens à qui il tenait, savait les gardé à une certaine distance. Avec Ban, plus rien n'avait d'importance, et c'était cela dont il avait le plus besoin.
Mais le charme devait bien se rompre à un moment où à un autre, à l'instant où leurs lèvres se frôlèrent, Ginji détourna son visage, cachant son rougissement naissant de sa main libre.
"Non, il ne faut pas." marmonna-t-il alors que ses jambes le conduisirent le plus loin possible.
S'étant rapidement remis du choc, Ban n'avait pas perdu de temps avant de ce mettre à ça poursuite, Ginji pouvait l'entendre, ses appels retentissant dans les larges couloirs vides. Seulement, le picotement dans ses yeux et la douleur dans son estomac poussait le blond a continué, il devait quitter ce château, il devait s'éloigner de Ban...il ne pouvait pas l'impliqué plus que ça. Ginji savait qu'un jour il devrait rentrer chez lui, qu'il ne verrait plus le brun, il devait empêcher cela. C'était mieux pour eux deux, Ban l'oublierait plus vite.
La porte du hall était grand ouverte devant lui, aucuns gardes ne pourrait l'arrêter dans l'état à il se trouvait, ses pouvoir révélant chez lui une vélocité dont il s'ignorait capable. Ginji se souvenait de l'emplacement des écuries, il ne lui restait plus qu'a trouvé un cheval...Ban était trop loin derrière lui pour le rattrapé à temps. Ses oreilles captèrent juste un dernier appel avant qu'ils ne franchissent les portes des appartements royaux.
"Arrête ! Le collier va..."
Et Ginji tomba à genoux sur les marches, le souffle coupé net, il porta ses mains à son coup la à le collier qui montrait à tous qu'il était désormais la propriété du jeune roi Ban. Il essayait désespérément de le défaire alors que celui si rétrécissait coupant son arrivée d'air suffisamment pour l'empêcher de faire un pas de plus.
Ban le tira en arrière, le ramenant derrière les portes. Ginji, à genoux devant lui, toussa et haleta retrouvant son souffle.
"Tu ne peut pas quitter cet endroit tant que je ne l'ait pas décidé." fit le brun.
Ban avait retrouvé cette attitude froide, c'était comme si il se sentait trahis par la tentative de fuite du blond et qu'il avait oublié ce qui l'avait conduit à agir ainsi.
Ginji ne le regarda pas, frottant son coup douloureux, il se retenait de dire se qu'il pensait de cette méthode. Grondant, il se releva et ignora complètement Ban qui le suivait alors qu'il regagnait la pièce qui lui servait de chambre. Quant Ginji s'enferma, des paroles vicieuses en direction de Ban s'échappèrent de sa bouche sans qu'il n'y ait vraiment réfléchit.
"Tu le paiera."
Oooooooooooooooooooooooo
Makubex soupira face à son miroir. Une fois de plus sa question resta sans réponses. Il avait beau crier, juré après ceux qui l'avaient poussé à commettre son acte abject, rien n'y faisait. Cela n'apaisait pas sa peine et n'apportait encore moins de solutions.
On frappa vigoureusement à la porte de sa chambre. Makubex souffla doucement d'entrée en s'asseyant sur son lit.
"J'ai entendu que tu souhaitait de mêler à l'équipe de recherche." demanda Masaki, le visage orné d'un sourire compréhensif.
"C'est le moins que je puisse faire. Je tourne en rond ici."
Le grand blond s'approcha du lit avant de se décider à s'y assoir. Le plus jeune des princes du Mugenjô ne cherchait même plus à caché ses signes de nervosité ses derniers temps. Tous savaient combien Ginji comptait pour lui et combien il se sentait responsable de son enlèvement...
"Ce n'est pas de ta faute."
"Tu ne sait pas, tu n'y était pas."
Masaki ne se formalisa pas de la réponse brutale de Makubex, ils tous à cran, vulnérables aux attaques ennemis l'empire risquait a tout moment de s'effondrer. Tous les princes s'étaient vu jeter en face le fait qu'ils étaient complètement dépendants de Ginji.
"Kazuki a besoin de ton aide, il est à bout de nerfs, il ne tiendra pas longtemps." tenta Masaki pour dissuadé l'enfant à s'engager dans une mission périlleuse.
"Shido, Teshimine et toi sont amplement suffisant pour le soutien politique, pour le soutien moral Jubei ne le quitte pas, ai-je tort ?" l'enfant aux cheveux d'argent s'étendit sur son lit, fixant le plafond immaculé. Son observatoire lui manquait, il avait du mal à s'endormir sans le bruit des vagues et les douces attentions de Sakura. Juste qu'il n'était pas encore prêt à la regardé en face.
Il s'était lui même fourvoyé, sous estimant sa capacité à faire abstraction de ses sentiments. Et voila dans quel état était tombé le prince le plus malin et calculé...complètement rongé par la culpabilité.
"En fait...j'étais venu t'informer que si tu tenait vraiment à partir...je t'accompagnerait." le grand blond retourna ses yeux cristallins vers l'adolescent.
Surprit par la nouvelle, Makubex se redressa en position assise. "Mais tu es à peine remis !"
Masaki se contenta de hausser ses larges épaules avant de répondre. "Et toi tu n'est qu'un enfant."
Makubex fit une moue boudeuse, poussant un rire hors de la gorge du plus vieux quant il ne fit que donner raison à son affirmation. "Le conseil approuvera ton départ si je t'accompagne."
N'écoutant que ses sentiments, Makubex enlaça son ami, relâchant son stress d'un coup, cela lui fit étrange quant il remarqua qu'il avait oublié comment pleuré. "Merci. " souffla il alors que le plus grand serrait des bras rassurants dans son dos.
Une des mains de Masaki trouva ses cheveux et appuya sur sa tête pour l'enfouir plus profondément. "Nous le retrouverons avant les Babylone, je te le promets."
Les doigts tremblants de Makubex s'enfoncèrent dans l'épaisse tunique de Masaki, le jeune serra les dents. Tout ce qu'il pouvait espéré c'était que Ginji le pardonne.
TBC
