Et voilà le tout nouveau chapitre de cette fic qui décidément n'avance que très lentement… exactement comme tu le prévoyais MathouX3
Mais bon voilà, certains d'entre vous l'ont peut-être remarqué mais j'ai commencé un calendrier de l'avent spécial et j'avais promis des nouveaux chapitres inédits !
Voilà que c'est chose faite
Mais je n'en dis pas plus car à mon avis vous avez attendu assez longtemps pour ne pas vouloir lire tout mon bla-bla ! Sur ce je vous souhaite une bonne lecture !
Chapitre 8
Mais à quel point pouvais je être si stupide ? C'était la question qui me taraudait depuis une semaine déjà. Depuis la soirée de Minho finalement. La tête entre mes mains, je n'arrivais même pas à me concentrer sur mon devoir d'anglais. Je repoussais mon cahier et jetais un coup d'oeil à travers la fenêtre. Le début de l'hiver approchait et les températures chutaient considérablement à mon grand désespoir.
Je me laissais aller à observer le paysage pendant un temps lorsque tout à coup, une silhouette apparut devant le portail d'entrée de la maison. Je ne le reconnus pas tout de suite, ses cheveux lui tombant devant les yeux à cause du vent et son écharpe remonté jusqu'à son nez le dissimulant. Mais il releva les yeux et je pus voir les yeux chocolat de Thomas. Je ne pus m'empêcher de sourire en voyant le jeune homme batailler pour remettre son écharpe qui venait de se mettre sur son visage, lui bloquant la vue. Il avait ce côté innocent et enfantin qui me plaisait tant chez lui…
Il regarda alors dans ma direction et je m'écartais subitement, les joues roses. J'avais du mal à soutenir son regard depuis ce fameux soir. Cette nuit où j'avais failli lui avouer mes sentiments. Je grommelais à nouveau, effrayé par mon propre comportement. Je m'étais dis que jamais il ne devrait savoir mais il y avait des fois où , quand je me sentais proche de lui, que mon coeur se mettait à bondir dans ma poitrine, je me disais que c'était tout simplement impossible de retenir un sentiment aussi puissant secret. J'avais envie qu'il me serre contre lui et de lui dire juste combien je l'aimais et cela me rendait fou de ne pas pouvoir le lui dire.
Je sursautais presque en entendant une porte claquer mais je fus rassuré en remarquant que c'était seulement le jeune homme qui venait de rentrer. Je me levais et posais la main sur ma porte. Il était de l'autre côté de cette dernière. Je l'imaginais déjà se plaindre en enlevant son manteau et jeter son sac par terre. Puis il irait embrasser sa mère avant de passer la main dans les cheveux de son petit frère en lui demandant si tout allait bien. Ensuite il passerait par le salon pour dire bonjour à mon père d'une voix polie où l'on sentait encore sa gêne. Enfin, il récupérerait son sac et rejoindrais sa chambre pour se laisser tomber sur son lit. Je posais la tête sur le bois, me maudissant encore une fois de ces pensées.
Je le connaissais par coeur et je ne pouvais me retenir de me sentir privilégié de le connaître au quotidien que ce soit à la maison ou au lycée. Et pourtant… Pourtant c'était aussi le problème. Nous vivions sous le même toit et partagions la même famille. Et c'était un obstacle de plus à cette relation impossible. Je me retournais vers mon lit et regardais du côté de la petite bibliothèque qui se trouvait en face. Le titre « Roméo et Juliette » attira mon attention et je ricanais. C'était exactement ça ! Si ce n'est que nos familles n'étaient pas ennemies mais une et seule même famille.
Je soupirais une nouvelle fois. Tout ceci étaient des pensées inutiles et finalement plus blessantes qu'autre chose. Après un dernier regard à ma porte, je m'assis devant mon bureau et essayais de me concentrer à nouveau sur cette rédaction en anglais.
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Je sortais du cours de maths plus lessivé que jamais. Merlin que je haïssais cette matière. J'aurais grandement apprécié m'en débarrasser étant donné qu'elle n'était plus obligatoire après la seconde mais mon père avait été intransigeant. J'avais eu beau plaider que cela ne ferait que faire chuter ma moyenne, il n'avait rien voulu entendre. De ce fait, je venais à nouveau de supporter deux heures de torture et j'avais un devoir à préparer pour le lendemain. Et absolument aucune idée de comment j'allais m'en sortir.
Après un énième soupir dépressif, je me dirigeais vers la bibliothèque. La tête toujours baissée, je m'assis dans un coin peu fréquenté et sortis tranquillement mes affaires.
- Toujours aussi studieux à ce que je vois. Lança alors une vois au dessus de moi.
Je relevais précipitamment les yeux et vis Theresa debout devant moi, un grand sourire aux lèvres. Je ne savais toujours pas comment réagir en sa présence. D'un côté parce que je ne la connaissais pas vraiment et également parce qu'elle restait une personne proche de Thomas exclusivement. Je sentis mon coeur se serrer à cette constatation et je me sentis encore plus mal à l'aise.
- Studieux et capricieux alors. S'exclama la jeune fille en s'installant à son tour.
- Hein ? Répondis je totalement pris au dépourvu.
- Je me disais que tu n'appréciais peut être pas que je t'appelle studieux alors j'ai dis ça. Sourit la brune en posant son menton sur son bras en me fixant.
- Tu es bizarre… Marmonnais je en feuilletant distraitement mon cahier, histoire de lui faire comprendre que je ne voulais pas continuer cette conversation.
- Je suis amoureuse de Minho tu sais.
- D'accord… Attends quoi ? M'écriais je en relevant la tête vers elle, surpris.
Elle avait un air moqueur mais au vu de la rougeur sur ses joues, je compris qu'elle ne m'avait pas menti.
- Je dis ça surtout pour éviter les malentendus même si je préférerais que tu n'en parles pas bien entendu. Rajouta t-elle avec un petit sourire gêné.
- Quels malentendus ? Demandais je, étonné de ma propre mauvaise foi.
- Voyons, tu sais très bien de quoi je parle. Un petit brun charmant et adorable qui a tendance à préférer les torses viriles aux poitrines opulentes. Tu vois de qui je veux parler ? Continua t-elle.
Je sentis mes joues prendre une couleur plus foncée et je baissais la tête à mon tour. Je l'entendis rire gentiment.
- Tu es vraiment mignon. Dit Theresa en passant une main dans mes cheveux.
Je me reculais immédiatement en faisant la moue.
- Tu sais, les garçons n'apprécient pas vraiment le terme « mignon ». Répliquais je en essayant de remettre mes cheveux en place.
- Et si c'est Thomas qui le disait ? Susurra malicieusement la jeune fille.
Une fois de plus je ne répondis pas sachant que même comme ça ma réponse était évidente. Puis je finis par relever la tête, observant plus attentivement Theresa.
- En fait, pourquoi tu viens me dire ça ? Enfin je veux dire, je ne te comprends pas. On ne se s'est jamais réellement parlé alors pourquoi viens tu me dévoiler tes secrets comme ça …
La brune prit un moment pour réfléchir, appuyée contre le dossier de sa chaise en regardant en direction de la fenêtre.
- Tu te souviens à la soirée ? Un peu après le cataclysme avec Aris, lorsque tu t'es retrouvé avec Thomas ?
Je frissonnais. Bien sûr que je m'en rappelais et c'était d'ailleurs la raison pour laquelle je me sentais aussi mal à l'aise en présence du brun qui avait volé mon coeur.
/FLASH BACK/
Je buvais mon verre, trop perdu dans mes pensées pour m'occuper un instant de l'origine de la boisson verdâtre. La musique parvenait à peine à mes oreilles à mon grand soulagement et je me détendais loin de la foule. Depuis l'incident avec Aris, je cherchais par tous les moyens à éviter Thomas, ce dernier ayant décidé qu'il voulait absolument me parler. Or je savais exactement quel serait le sujet de la conversation.
Je rougis subitement en me rappelant de notre dernier face à face. J'avais failli lui avouer que je l'aimais. Je ne savais même pas ce qu'il m'avait prit. Ou plutôt, je le savais trop bien. Voir Thomas sans défenses, comme je ne l'avais jamais vu m'avait ouvert les yeux. Il n'était pas seulement ce garçon arrogant et renfermé que j'avais appris à connaître. Je l'avais découvert sensible et solitaire. Je ne savais pas encore ce qui avait causé qu'il soit autant blessé par Aris mais à ce moment précis, j'avais voulu devenir son soutien. Qu'il reste à jamais dans mes bras et le protéger jusqu'à la fin. Je désirais tellement plus que notre relation actuelle.
Je soupirais en reposant ma tête sur le mur derrière moi. Tout cela n'était qu'un rêve. Un espoir fou et impossible. Et je me sentais plus démuni que jamais devant cette constatation. Un bruit me fit sursauter alors et je me retrouvais face au brun qui hantait mes pensées.
- Enfin je te trouve.
Je ne le laissais pas continuer et essayais de m'échapper mais il m'attrapa par les épaules et me plaqua contre le mur. Je grimaçais légèrement de douleur avant de me perdre dans le regard chocolat en face de moi. Je m'entendis déglutir avant que le jeune homme ne prenne la parole.
- Pourquoi est ce que tu me fuis ? Demanda le première.
- Je ne fuis pas. Affirmais je, espérant que ma voix n'était pas aussi rauque qu'elle le paraissait à mes oreilles.
- Donc quand tu disparais pile au moment où j'arrive c'est de la magie ? Insista le jeune homme.
- Je… Tu ne peux pas comprendre.
- Tu n'as qu'à m'expliquer alors ! S'exclama Thomas en raffermissant sa prise, sa voix prenant un ton presque désespéré.
- Écoute pour le moment, je ne suis sûr de rien. J'ai besoin de temps. S'il te plaît, laisse moi du temps. L'implorais je.
Il baissa la tête et relâcha mon bras. Il semblait complètement abattu et je sentis mon coeur se serrer à cette vue. Mais je savais qu'il fallait effectivement que je réfléchisse correctement avant de prendre une décision pour lui, pour moi et pour notre famille. Je finis par tourner les talons après un dernier regard vers le brun. Ce dernier ne fit aucun geste pour me retenir et je partis.
/FIN DU FLASH BACK/
Je fronçais les sourcils. Depuis ce jour, le brun discutait normalement avec moi comme si de rien n'était. Comme s'il avait accepté ma demande finalement. Et je me sentais horriblement frustré et énervé de ce brusque revirement. J'avais beau me dire que c'était la meilleure solution, je ne pouvais que me rendre compte aujourd'hui à quel point je regrettais ma décision. En fait, je m'étais attendu que Thomas se rebelle et qu'il continue ses attentions inattendues et réconfortantes qui me faisaient chavirer. Mais non …
Je croisais le regard moqueur de Theresa et je me renfrognais davantage.
- Qu'est ce qu'il y a ? Demandais je d'un ton dur.
- Non rien… Dit-elle se retenant visiblement de se laisser aller à son fou rire.
Je lui lançais un regard noir très révélateur de mes pensées envers sa personne et elle éclata de rire. Vexé, je souris sadiquement quand elle se fit reprendre par la bibliothéquaire.
- C'est juste. Commença t-elle, essuyant les larmes de ses yeux, le sourire toujours aux lèvre. Que c'est tellement évident. Tu aimes Thomas.
J'aurais voulu lui répliquer mais je ne pus m'y résoudre. Il était temps que je reconnaisse cette vérité. Je l'avais refoulé, repoussé, évité. Rien n'y avait fait sinon que je me sentais plus mal encore qu'avant. Je soupirais donc, vaincu.
- Même si c'était vrai. J'ai tout gâché. Me lamentais je en écartant mon livre auquel je ne portait déjà plus d'intérêt.
- Rien n'est jamais perdu. Dit mystérieusement la jeune fille.
Elle farfouilla ensuite dans son sac et en sortit deux tickets. Je la regardais un moment, décontenancé avant qu'elle ne lève les yeux au ciel et me tende les deux papiers. Je jetais un coup d'oeil et me rendit compte qu'il s'agissait de pass pour un parc d'attraction. J'interrogeais Theresa du regard.
- Il y a des moments, je me dis que j'ai surestimé ton intelligence mon cher Newt. Se moqua la brune. C'est pourtant simple, tu vas inviter Thomas.
- Mais je ne peux pas faire ça ! Je n'ai aucune raison de le faire et puis il n'acceptera jamais ! M'exclamais je.
- Alors si, si et si. Newt, je me doute que votre cas est un peu particulier mais tes sentiments sont vrais n'est ce pas ? Il serait peut être temps que tu arrêtes de te préoccuper des autres et que tu sois un peu égoïste. Et en plus, on ne vous laissera pas seuls puisque Minho et moi vous accompagneront.
Je lui fis un petit sourire, regardant toujours les tickets avec appréhension.
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Je me trouvais devant la porte de la chambre du brun. Nerveux comme pas possible, je tenais les tickets dans ma main. Depuis 10 min. J'avais essayé de me résoudre à frapper et entrer mais j'en étais tout simplement incapable.
Bien entendu, j'avais vraiment envie d'inviter Thomas et de passer un vrai moment avec lui. En plus, ce serait la première fois que l'on se retrouverait tous les deux. Bon même si en effet Minho et Theresa venaient également, je savais que la jeune fille trouverait diverses excuses pour nous laisser seuls. Et j'espérais autant que j'appréhendais ce moment. Enfin, cela n'arriverait que si je rassemblais assez de courage pour frapper à cette maudite porte et que le première soit d'accord.
A cette pensée, mon élan d'enthousiasme disparut à nouveau et je soupirais. Puis j'entendis soudainement des pas dans l'escalier et je n'eus pas le temps de prévoir une solution de retraite que le cadet arriva en baillant. Il m'aperçut et sourit.
- Tiens Newt, qu'est ce que tu fais là ? Demanda t-il innocemment.
- Euh, je venais parler à Thomas mais…
Je n'eus pas le temps d'ajouter quoi que ce soit que le garçon ouvrit la porte. Je remarquais rapidement Thomas allongé sur son lit qui releva les yeux vers nous. Et je dus faire un effort surhumain pour ne pas détourner les yeux et prendre mes jambes à mon cou.
- Je viens juste te dire bonne nuit. Dit doucement le petit chérubin. Ah et Newt voulait te voir aussi.
Je me retins de gémir, cachant précipitamment les tickets derrière mon dos. Je sentis le regard brun se poser sur moi et me concentrais à garder une teinte à peu près normale. Finalement Thomas se releva et passa une main dans les cheveux de son petit frère.
- Bonne nuit. Dit-il simplement avec un sourire qui fit accélérer mon coeur.
Quand le petit brun eut disparu dans sa propre chambre, le première me lança un coup d'oeil et m'invita à entrer. J'obtempérais, maudissant mes mains moites et ma gorge sèche. Je m'installais sur la chaise de son bureau tandis que lui allait se rasseoir en tailleur sur son lit. Un silence s'installa et je me sentis de plus en plus mal à l'aise.
- Ahem et donc tu voulais quoi ? Demanda Thomas en se raclant la gorge.
- Je … Comment s'est passé ta journée ? L'interrogeais je à mon tour en me frappant mentalement pour être aussi stupide.
- Plutôt bien. Mais il est un peu tard, tu sais. Dit-il avec un petit sourire en indiquant du menton son réveil qui affichait dix heures passées. Si c'est ce dont tu voulais me parler, on peut peut être reporter à demain.
Il se releva pour ouvrir une nouvelle fois sa porte et je me levais à mon tour. Mais une fois à l'embrasure de la porte, je fis volte face.
- En fait, j'étais venu pour savoir si tu étais libre ce week end. Parce qu'en fait, tu vois, j'ai.. je veux dire mon père m'a passé des invit' pour le parc d'attraction. Tu sais avec son boulot, il a pleins d'avantages. Enfin bref, je voulais te proposer… Tu peux dire non, je comprendrais. Et puis il n''y aura pas que nous deux car Minho et Theresa vont venir. Et donc je voulais te demander si ça t'intéressait. Finis je légèrement essoufflé par ma tirade.
Le jeune homme en face de moi me regarda surpris puis il sourit, dévoilant une fossette qui faillit me faire avoir une crise cardiaque.
- Si j'ai bien compris, tu as des tickets par le parc d'attraction de ton père et tu comptes y aller ce week end avec Minho et Theresa, c'est ça ? Demanda t-il malicieusement.
- Exact… Non ! Je voulais savoir si tu voulais venir avec nous ! M'exclamais je, rougissant de ma soudaine témérité.
Le brun perdit son sourire et soupira comme épuisé. Puis il ouvrit les yeux et planta son regard marron dans le mien. Je me sentis me liquéfier face à ce regard. Comment pouvait-on ne pas tomber amoureux d'un homme pareil ? Il ferma à nouveau les yeux, me forçant à me reconcentrer et après un moment de réflexion, il tendit la main.
Je le regardais sans comprendre.
-Euh oui ? Demandais je un peu bêtement.
- Je peux avoir mon ticket ? Dit-il avec un petit sourire en coin.
- Bien sûr. Répondis je en m'empressant de le lui donner.
Il fixa un moment le papier avant de relever la tête vers moi. Il semblait prêt à dire quelque chose mais il se retint. A la place, il se leva.
- Bon et bien, si ça ne te dérange pas je vais aller me coucher.
- Oh. Oui d'accord. Désolé de t'avoir dérangé. M'emportais je en sortant rapidement.
Je filais vers ma chambre et me laissais tomber sur mon lit. Je pris un coussin pour plonger ma tête dedans pour retenir un cri de joie. Le billet toujours à la main et un grand sourire sûrement niais sur le visage, je fermais les yeux.
- Samedi...
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Je regardais une fois de plus mon reflet dans le miroir. Je soupirais en constatant que malgré tous mes efforts ma silhouette fine restait définitivement plus féminine que masculine. J'avais passé un tee-shirt beige sous une veste marron qui même un peu trop large me donnait plus un air négligé que baraqué. Et mon slim noir ne faisait qu'allonger mes longues jambes à mon grand dam. Je me demandais un moment si je ne devais pas essayer autre chose mais un coup d'oeil à mon horloge me dissuada. J'enfilais donc des bottes noires également, attrapais une écharpe et sortis dans le froid.
J'aurais pu attendre Thomas vu que nous habitions ensemble mais nous avions décidé que, dans le but d'éviter les questions sûrement trop curieuses de nos parents, il valait mieux éviter. Et je ne pouvais m'empêcher de penser que cela ressemblait à un rencard. Un nouveau sourire vint apparaître sur mon visage avant que je ne me frappe mentalement pour avoir des pensées aussi enfantines.
Je resserrais mes vêtements autour de moi, pestant contre le vent glacial. Heureusement que le parc d'attraction situé au centre ville était accessible par métro car j'étais sûr que si j'avais du y aller à pieds, j'aurais été transformé en glaçon. 20 min plus tard, j'arrivais devant l'entrée. J'aperçus tout de suite Theresa qui était déjà là et qui me salua dès qu'elle me vit. Je lui fis la bise avant de détailler la jeune fille. Celle ci avait tressé ses cheveux et s'était maquillée. Bien que je ne la côtoyais pas régulièrement, je savais que c'était inhabituel et j'eus un sourire en coin en comprenant que je n'étais pas le seul à m'être apprêté. Elle portait un short en jean passé sur un collant noir et des bottes montantes. Son haut était dissimulé par son manteau et son écharpe.
- Tu es très jolie. Remarquais je en lui souriant.
Ses joues rosirent et elle me sourit à son tour.
- C'est gentil, merci ! Mais tu n'es pas mal non plus. Répliqua t-elle.
Je ne répondis pas, gêné. Je ne sais pas si c'était le fait d'avoir découvert que j'étais gay qui me rendait aussi niais mais je me sentais réellement différent. Et pourtant quand je vis arriver Thomas et Minho qui discutaient tranquillement, je me dis que pour rien au monde, je voudrais revenir au moment où je croyais encore que j'étais asexué.
Les garçons nous remarquèrent enfin et je sentis mon coeur battre si fort que je cru un moment qu'il allait sortir de ma poitrine. Tout semblait si irréel et magique. Je me pinçais pour voir si je ne rêvais pas. Une vive douleur me traversa le bras mais voyant que le brun n'avait pas disparu, je souris. Celui ci me lança un regard interrogateur.
- J'ai juste du mal à croire qu'il fasse aussi froid. Je voulais me réchauffer. Tentais je de me justifier.
- Tu sais il existe bien d'autres moyens pour te réchauffer. Me glissa le brun à l'oreille avant d'aller faire la bise à Theresa comme si de rien n'était.
Je sentis mes joues surchauffer tandis que je me demandais à quel point Thomas pouvait me rendre plus fou encore de lui. Je soupirais. La journée promettait d'être mouvementée.
La première heure fut réservé à des jeux plutôt calmes car Theresa avait insisté, appuyant le fait qu'elle ne voulait pas rendre son petit déjeuner dès le début. Les deux bruns restaient l'un près de l'autre visiblement en pleine discussion. J'avais beau savoir que Theresa aimait Minho, je ne pouvais m'empêcher de ressentir de la jalousie en les voyant si proches. Je réfléchissais à un moyen de me rapprocher de Thomas quand l'occasion se présenta d'elle même. Aux alentours de 11h, le première qui paraissait maintenant d'excellente humeur nous entraîna vers un manège à sensation qui fit pâlir la jeune fille. Je le remarquais et eus un petit sourire en coin avant de m'approcher d'elle.
- Est ce que tu aurais peur par hasard ? Demandais je d'une voix décontractée.
- Bien sûr que non ! S'exclama la brune.
- Oh d''accord donc tu veux peut -être qu'on te laisse monter devant. Minho n'avait pas de voisine, ça tombe bien. Rajoutais je d''une voix doucereuse avant de pousser la jeune fille vers l'asiatique qui eut un grand sourire.
- Mais c'est parfait ça Theresa. Moi qui pensait que tu étais une trouillarde. Dit-il en se saisissant de sa main pour qu'elle s'asseye près de lui.
La brune ne répliqua pas, le visage alternant entre le pâle et le rouge comme Minho n'avait pas lâché sa main. Je souris, content pour elle avant de sentir une main sur mon épaule et croiser le regard pétillant du première qui m'indiqua la place derrière eux.
- Après toi. Dit-il en s'inclinant légèrement, un grand sourire moqueur sur le visage.
- Si tu crois que je vais crier. Répondis je en prenant place.
- Le premier qui cri offre le repas aux autres alors. Continua le jeune homme.
- Pari tenu. Souriais je en lui serrant la main.
Je n'eus malheureusement pas l'occasion de savourer ce contact si agréable qu'il fallut monter dans le manège. Nos rires se mêlèrent aux cris d'effroi de la seule fille du groupe. L'attraction ne dura que quelques minutes et c'est une Theresa tremblante qui s'empressa de sortir de son siège. Minho s'empressa de la suivre en riant toujours.
Thomas me tendit la main pour m'aider à sortir et je souris.
- Alors j'espère que tu as emmené assez d'argent parce que Minho mange comme un goinfre. Dit Thomas, un sourire bien trop fier à mon goût sur le visage.
- Ah oui et pourquoi donc ? Répliquais je.
- Parce que tu as crié bien évidemment ! Répondit-il comme si c'était une évidence.
- Excuse moi mais tu es le premier à avoir crié ! Rétorquais je toujours souriant.
- Faux, j'ai juste exprimé ma joie extrême de me trouver là.
Je me mis à rire, incapable de tenir plus longtemps cet air sérieux. Il en fit de même et on descendis en se tenant l'un à l'autre. Je remarquais alors que ma main était toujours dans la sienne. Cette constatation me coupa dans mon élan et je sentis à nouveau mes joues me brûler. Thomas s'était aussi arrêté mais loin de se reculer, il referma plus fortement ses doigts sur les miens. Je croisais son regard et je me sentis comme hypnotisé. Nos visages se rapprochaient doucement quand le portable du brun se mit à sonner. Il grogna et se saisit de l'appareil.
Je repris ma respiration à ce moment, me rendant compte de ce qu'il avait failli se passer. Avais je rêvé ou Thomas avait tenté de m'embrasser ? Ou alors était ce moi qui m'étais rapproché d'un coup ? Quoi qu'il en soit, je maudissais la personne à l'autre bout du fil de m'avoir privé de cet instant. J'aurais tellement voulu faire disparaître cette distance entre nous.
Je n'eus pas le temps de divaguer plus avant que déjà le brun revenait. Il semblait légèrement appréhensif.
- Theresa se sent vraiment mal et Minho a dit qu'il allait la ramener chez elle donc je comprendrais si tu veux que l'on rentre aussi…
Je me demandais un moment si ce n'était pas un nouveau piège de la brune mais en même temps n'était ce pas ce que j'avais attendu ? Il était temps que je prenne mon courage à deux mains. Je souris à Thomas.
- Maintenant qu'on est là, autant faire bon usage de ces tickets, non ? Demandais je timidement.
- Très bonne idée. Sourit le brun.
…
Le reste de l'après midi passa comme dans un rêve. On enchaînait les attractions variant sensations fortes et éclats de rire. Le brun s'amusait à goûter à tout ce qu'il trouvait et j'étais encore étonné qu'il ne soit pas mort d'une overdose de sucre. Il me proposa même à un moment de monter avec lui sur un manège pour les plus jeunes mais contrairement à lui, j'avais un minimum d'honneur et me désistais. Je le regardais maintenant s'amuser comme un fou, jouant avec les enfants assis près de lui et me faisant de grands gestes à chaque fois qu'il passait devant moi. Je ne me retenais pas de sourire. Plus le temps passait, plus je découvrais un homme gentil, drôle, légèrement goinfre à ses heures et un gros imbécile le reste du temps. En clair, je ne pouvais que tomber plus amoureux encore de lui si c'était possible.
Le manège se termina et il me rejoignit, les joues rouges et un sourire qui lui faisait tout le tour du visage.
- Ca va ? Tu ne t'es pas trop ennuyé ? Demanda t-il soudainement inquiet.
- Absolument pas ! J'ai pris quelques photos pour le reste du groupe. Je suis sûr que tu vas pouvoir profiter de celle où tu as failli être renversé de ton poney par ce petit garçon pendant un moment. Rigolais je.
Il me tira la langue en retour et reprit ma main pour avancer dans le parc.
- Alors à toi de choisir ! Qu'est ce que tu veux faire ? M'interrogea t-il avec enthousiasme.
- Et bien la nuit commence à tomber donc je me suis dis qu'on pouvait finir par la grande roue ? Proposais je.
- Un grand classique. Se moqua t-il gentiment avant de se diriger vers la plus grosse attraction.
Il nous fallu bien une demi-heure de file d'attente pour enfin s'installer dans une cabine. On commença à monter doucement. Le silence s'était fait mais il n'était pas dérangeant. Comme si il nous fallait un moment pour nous remettre de toutes ses émotions. Thomas fut le premier à prendre la parole.
- Belle journée non ?
- Magique. J'ai adoré. Répondis je en me retournant vers lui.
L'obscurité envahissait peu à peu le ciel et déjà les lumières brillaient comme des étoiles autour de nous.
- Oui. Magique. Répétais je en plongeant dans le regard chocolat de mon vis à vis.
- Pour moi aussi. Sourit le brun.
- Thomas ? Murmurais je.
- Hum ?
- Tu sais, j'ai beaucoup réfléchi depuis la dernière fois…
Mon coeur battait beaucoup trop vite et j'avais l'impression que j'allais m'évanouir. Des mains chaudes vinrent se saisir des miennes. Le brun se trouvait maintenant à genoux devant moi, nos visages bien trop proches pour que je puisse respirer correctement. Je passais la langue sur mes lèvres devenues sèches. Je vis les yeux marrons suivrent le mouvement et je gémis.
- Thomas. Murmurais je, ma voix bien plus rauque que ce que j'aurais cru.
- Hum ? Dit-il se rapprochant davantage.
- C'est pas un peu cliché ce genre de situation… Demandais je en me laissant totalement envahir par le souffle chaud qui venait caresser mon visage.
- Totalement ! Reconnut-il avant d'enfin poser ses lèvres contre les miennes.
Je soupirais de bonheur avant de répondre avec passion à son baiser, le tirant vers moi. Il sembla apprécier l'initiative et mordilla ma lèvre inférieure m'obligeant à ouvrir la bouche. Une langue inquisitrice vint rejoindre la mienne entament un ballet plus sensuel encore.
Je gémis plus profondément encore quand je sentis ses bras se refermer sur ma taille me rapprochant plus encore de lui. Je n'avais plus qu'une envie : me fondre en lui, ne faire plus qu'un.
Le désir ardent que je ressentais me faisait presque perdre la tête et je laissais mes mains se perdre dans ses cheveux. Il grogna presque quand on dut se reculer pour prendre de l'air. Front contre front, on s'observait. Ses yeux étaient presque noirs et je m'y perdais avec délice.
- Mon dieu, Newt. Si tu savais depuis le temps que je rêve de t'avoir comme ça. Sursurra t-il me faisant frissonner.
- Thomas. Thomas. Répétais je inlassablement comme si le fait de ne pas le dire le ferait disparaître. Il gémit à son tour et je souris. J'adorais ce son et je rêvais déjà de l'entendre encore et encore. Je sentis sa bouche descendre vers mon cou où il me mordit me faisant crier.
- Tu es mien maintenant.
J'aurais voulu répondre mais c'est à ce moment que les portes de la cabine s'ouvrirent. Embarassé à mort, je me reculais vivement en essayant de balbutier une quelconque excuse à la jeune femme qui nous regardait.
- Excusez nous, une mauvaise chute de mon ami mais je vous remercie pour ce petit tour. A bientôt. La salua Thomas avant de prendre ma main et me tirer sans plus de ménagement avec lui.
Le vent était gelé mais la chaleur qui m'habitait était tellement intense que je ne le ressentais même pas. Je baissais les yeux vers nos mains liés et souris. Enfin !
Tadaaa !
Moi même j'ai le sourire jusqu'aux oreilles de les voir enfin ensemble pas vous ?
Les pauvres si ils savaient ce qui les attends… Quoi ? Non j'ai rien dis:3
Mais sachez que leur aventure est loin d'être terminée mais ça vous le saurez très bientôt !
Et oui comme je le disais avant, décembre est un mois très important pour moi donc j'ai décidé de vous faire partager ma joie en vous offrant un nouveau chapitre la semaine prochaine ce même jour donc vérifier vos messages les amis car cette fois j'ai un engagement envers vous !
En attendant gros bisous en espérant que vous avez aimé
Et à très bientôt !
XOXO
Jiika
