Hello, j'espère que vous allez bien !

Voici le chapitre 9, j'espère qu'il vous plaira. j'espère que la fiction continue de vous plaire.

Merci pour vos reviews, merci de lire et de progresser dans cet univers un peu particulier.

Il est possible qu'il ai quelques retards pour les prochains chapitres à cause des fêtes.

Bonne lecture.


« On est bientôt arrivés ? » Demanda Sam en baillant.

« Je ne sais pas Sammy, j'ai pas vu de panneau avec le numéro de route depuis un bon moment. Tu es sûr que c'est le bon chemin au moins ? » Dean commençait à fatiguer. Ils roulaient depuis 3 heures maintenant et il y avait beaucoup de monde sur la route.

Anna dormait depuis un petit moment déjà.

« J'espère que Charlie va bien. » Fit Dean, très inquiet.

« On va la sauver Dean, ne pense pas au pire. »

« J'essaye, mais je te jure que s'ils ont osé toucher à un seul de ses cheveux je leur exploserais la tête ! » Le regard de Dean se fit plus froid, plus distant.

« Calme toi, ça ne sert à rien de s'énerver maintenant. C'est la prochaine sortie qu'il faut prendre. »

On entendait plus que la musique dans la voiture et la respiration régulière de la dormeuse.

Bobby arriva à ce moment dans la voiture, en espérant ne pas se faire remarquer.

Dean eut un frisson à son arrivée mais n'y fit pas attention. Ils étaient enfin arrivés à Lawrence. Il ne tenait plus en place, il devait sortir de la voiture.

« Bon, on va faire quelques recherches sur le terrain ? » Proposa le châtain.

« Ouai, ne perdons pas plus de temps. Je vais réveiller Anna. » Répondit Sam.

« D'acc, je pars déjà devant. » Il partit sans laisser le temps à Sam de répondre.

Dean avait cette peur qui lui vrillait l'estomac, le genre de peur qui voulait vous avertir que quelque chose allait, ou s'était passé. Il essaya de se souvenir de la ville, histoire de lui faciliter les choses, mais un certain temps était passé depuis sa dernière visite, et sa tête ne voulait pas le laisser tranquille.

C'était toujours la même personne qui s'immiscer dans son esprit, même s'il pensait énormément à son amie, une tout autre personne prenait pas mal de places. Et Dean avec beaucoup de mal à ne pas y faire attention. Toutes ses questions, maintenant il en avait encore plus et voulait le revoir.

« Putain de merde, arrête de penser à lui et bouge ton cul ! » se fustigea-t-il.

Il déboucha dans une petite ruelle et rencontra un petit groupe de personnes il ne les regarda que quelques secondes. Dean soupira bruyamment, ce n'était vraiment pas sa journée. Il allait faire demi-tour lorsqu'une personne l'interpella.

« Eh toi, gamin. Qu'est-ce que tu fiches ici ? » Demanda une voix bourrue.

Dean haussa imperceptiblement les épaules et continua sa route, pressé de quitter cette ruelle qui puait.

« Je te cause morveux, tu crois que tu peux fourrer dans les affaires des autres puis te casser comme si de rien n'était ? »

Dean sentit qu'on lui attrapait le tee-shirt. Agacé, il se retourna et lui donna un violent coup dans le nez.

« Merde, cette mission commence vraiment bien. » soupira-t-il.

Le groupe commença à s'approcher dangereusement de Dean. Ils étaient sept et même si Dean avait la capacité de s'en débarrasser rapidement, il préféra partir en courant afin d'éviter plus d'ennuis. S'ensuivit d'une course-poursuite dans le quartier, se faufilant dans un marché, zigzaguant entre les personnes, l'ange essaya de semer ses assaillants.

Du côté de Sam et Anna, l'ambiance était moins film policier. Ils attendaient Dean, afin de pouvoir commencer les recherches.

« Je savais que je n'aurais pas dû le laisser partir seul ! » Râla Sam.

« Sam, est-ce que je peux te poser une question ? » Demanda timidement Anna.

« oui bien sûr, qu'est-ce qu'il y a ? »

« Eh bien, j'ai remarqué que, enfin j'ai l'impression que Dean me fait la gueule, enfin, l'ambiance est super tendu, et j'ai juste l'impression qu'il ne veut pas de moi dans l'équipe. Je ne comprends pas pourquoi. »

Sam réfléchissait à ce qu'il pouvait dire, il ne savait pas. Pourquoi elle parlait de ça avec lui ? Ce n'était pas Dean lui.

« Écoutes, je pense que tu devrais essayer d'en parler avec lui. Je veux dire, je ne suis pas dans sa tête. Mais je pense surtout qu'il est à cran. On ne sait pas où est Charlie, il a perdu son père et vient de sortir de prison. De plus on n'a pas l'habitude d'être avec quelqu'un d'autre en mission. Ce n'est pas contre toi, mais je pense qu'il faut lui laisser du temps. »

Anna avait écouté, silencieuse. Elle ne savait plus quoi penser. Alors parce que monsieur n'allait pas bien, elle devait être utilisée comme un bouc émissaire ?

« C'est vraiment compliqué. » Fut sa seule réponse.

Sam haussa les épaules d'indifférence et commença à marcher. Ils devaient retrouver Dean, ils avaient assez perdu de temps comme ça.

D'ailleurs ce dernier commençait vraiment à perdre patience, il avait presque semé la plupart de ces gros bras puant, mais il en restait deux qui lui collaient l'arrière-train. L'ange se rappela soudainement la raison de sa venue ici. Il s'arrêta d'un coup, faisant trébucher l'un des mecs par la même occasion.

« Bah alors, on ne tient plus debout ? » Se moqua l'ange.

Le deuxième gars attrapa Dean par le col de son haut et commença à serrer.

« Tu te crois malin petit ? Tu devrais demander pardon. Parce que je ne sais pas si je vais être très gentil avec toi. »

Celui de par terre se releva rapidement et dans un élan de haine il envoya un violent coup contre la joue de Dean ce qui eut pour effet de faire pivoter sa tête. Un craquement sinistre se fit entendre, puis un sourire effrayant. L'ange fit craquer une seconde fois sa nuque. Il attrapa le poignet qui le maintenait et le tordit dans un mouvement sec l'homme cria de douleur.

« Maintenant je suis de très mauvaise humeur, et j'ai perdu énormément de temps... »

Un voile sombre tomba sur le visage de Dean.


Sur le terrain d'entraînement, il y avait un énorme froid. Plus personne n'osait parler. Une partie du mur s'était effondré, les quelques gamins s'étaient relevés précipitamment.

« Vous pensez que c'est un jeu ? Vous savez ce qui se passe aux frontières ? Vous savez que ces derniers temps plus de 50 anges sont morts pour vous défendre ? Vous vous prenez pour qui hein ? » Gabriel affichait un visage sérieux. Il regardait chacun des élèves l'un après l'autre. Pour une fois, ils étaient attentifs. Mais pour combien de temps ?

« Si vous ne voulez pas participer à cette formation, dites le au moment où vous recevez votre convocation. Il y en a marre de perdre du temps pour des sales mioches comme vous ! Aujourd'hui, vous êtes le pire groupe que j'ai jamais eu. »

Certains d'entre eux le regardaient avec dégoût et haine, apparemment ils n'aimaient pas l'idée d'être considérés comme des sales mioches. « Aucun d'entre vous ne fait d'effort. Alors maintenant vous allez faire un choix. Ou vous vous réveillez et vous travaillez comme il faut. On bien vous prenez vos affaires et vous débarrassez le plancher. Je ne continuerais qu'avec les volontaires et les élèves motivés. Si vous restez, ne croyez pas que ce sera plus simple, que je serais plus clément. Nous sommes en temps de guerre. Alors bougez-vous le cul ! »

Gabriel s'éloigna d'eux, le temps de se calmer. Il leur laissa le temps de prendre une décision. Balthazar alla le voir.

« Eh bah dis donc. Je ne savais pas que tu pouvais faire si peur. » Se moqua-t-il de lui.

« Ce n'est vraiment pas le moment Balthy. » Il se passa une main sur son visage.

« Qu'est-ce qui s'est passé ? D'habitude tu ne perds pas ton sang-froid comme ça. » Le questionna Balthazar.

« Je suis fatigué et je dois dire qu'ils sont pénibles. Ils ne vont pas aller loin. C'est certain. »

« Bien sûr, de plus ils ne sont pas comme un certain brun. Pas vrai Gabriel ? »

Gabriel fut pris au dépourvu. Il lissa le bas de sa chemise pour se donner une contenance.

« Je ne vois pas de quoi tu parles. » Gabriel se retourna pour aller voir les gamins.

« Et c'est qui le gamin maintenant ? » Cria l'ange avant de partir.

Gabriel ferma les yeux un instant. Puis se dirigea vers le groupe. Certains avaient leur sac sur le dos. Beaucoup même. Tant pis pour eux. Il devra par contre en parler à Castiel, de ce problème-là.

« Je vois que vous avez pris votre décision. Donc puisque vous abandonnez votre mission, je vous envoi directement voir l'Ange Suprême et vous vous expliquerez avec lui. »

Tous les fuyards le regardaient avec un air horrifié. Gabriel avait-il omis de leur dire qu'ils allaient devoir passer par la case '' Castiel '' ? Oups.

« Oust, je veux plus vous voir. » Gabriel fit un geste vers eux et ils disparurent tous.

Il restait 5 gosses. Sur 12, ça allait non ? Au moins ils allaient pouvoir travailler.

« Je vous remercie d'être restés. Je vois que malgré tout vous êtes un peu plus mature. Puisque nous sommes peu, nous allons pouvoir aborder quelques techniques d'attaque. Suivait moi, nous allons avoir besoin des mannequins de paille. »

Le petit groupe se dirigea vers une petite clairière. Prêt pour travailler. Enfin !


Castiel était en train de lire le rapport de Bobby quand soudain on toqua à sa la porte de son bureau. Il releva la tête et fut surpris de voir Balthazar accompagné de plusieurs jeunes anges.

« Balthazar ? » Demanda Castiel en se levant et s'avançant.

« Je te ramène les '' sales mioches '' de Gabriel. Ils ont refusé de travailler. »

« Bien merci, tu peux retourner à ton poste. J'aurais besoin d'un rapport détaillé sur l'activité à la frontière. Je m'occupe d'eux. »

Balthazar s'en alla, laissant les jeunes à la merci de Castiel. Certains tremblaient, notamment une jeune fille.

« Entrez et asseyez-vous. » fit Castiel d'une voix neutre. Ils s'exécutèrent, préférant ne pas jouer avec les nerfs de cet ange-là.

« Je peux savoir ce qui s'est passé au juste ? » demanda l'adulte.

L'un des jeunes le regarda avec dédain droit dans les yeux.

« C'est s'prof là, il croit trop qu'on est des chiens de garde. En plus son exo c'est de la merde, on n'apprend rien. » Ses camarades l'avaient regardé avec fascination, se disait que lui, n'avait pas peur.

« Comment tu t'appelles ? » Demanda Castiel. Il devait se retenir pour ne pas s'énerver à outre mesure. Il n'aimait vraiment pas s'énerver, ça le fatigué juste.

« Gordon m'sieur. »

Ah oui, c'est bien lui, il n'avait pas un peu grossi dernièrement ? Castiel ne l'avait pas reconnu.

« Bien, dis-moi, tu ne dois pas beaucoup aimer la politesse, ni le respect. Je me trompe ? »

« Ça sert à rien, c'est pour les tapettes. Faut parler comme un homme. C'est comme ça qu'on se fait respecter. »

« Bon, tu sais quoi, tu vas la boucler un moment, parce que là, tu commences légèrement à m'insupporter. » Castiel avait haussé le ton, ce gosse, il ne l'aimait, vraiment pas.

« Monsieur, ce n'est pas pour dire mais, les exercices qu'on devaient faire, ça n'avait rien à voir avec la guerre. Je veux dire, si on est attaqué, on se défend et puis voilà. »

« Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer en quoi consistait cet exercice au juste ? » Demanda Castiel, au bout de sa limite.

« On devait être à deux contre deux, un groupe attaquait et l'autre défendait. C'est n'importe quoi et trop simple. On tape dans le tas et puis fini. »

Castiel en avait légèrement marre, ces gosses prenaient tout à la légère.

« Et si ton partenaire est dans une situation délicate ? » Essaya l'ange.

« Il peut se débrouiller, on continue de taper droit devant, et au pire, il n'avait qu'à faire attention. » Gordon avait coupé la fille qui voulait répondre.

« Donc si je résume, en sortant de ce bureau, tu te fais piéger par 5 démons et ton partenaire te voit mais ne fait rien. C'est bon alors ? » il le regardait droit dans les yeux, le déstabilisant par son aura.

« Non, il vient m'aider. Je n'ai pas envie de crever moi. »

Castiel eut envie de lui en coller une. La fille prit enfin la parole.

« Non mais, tu viens de dire juste avant qu'il devait taper dans le tas et que tant pis pour toi, tu n'avais qu'à faire attention. T'es con ou quoi ? »

Gordon se retourna vivement prêt à taper sur la pauvre jeune fille. Castiel retint son coup sans que personne n'ait eu le temps de le voir se déplacer. Il était légèrement furax.

« Alors premièrement, l'esprit d'équipe, si tu sais ce que ça veut dire, est important. Deuxièmement, tu es dans mon bureau, et je crois que tu as oublié qui tu es. Soit un simple gamin qui a encore tout à apprendre. Donc tu me feras le plaisir de calmer la bête en toi et de t'excuser auprès de ta camarade. »

La situation faisait perdre un temps fou à Castiel, de plus si les jeunes ne voulaient pas apprendre, bientôt il n'y aurait plus de guerrier pour défendre le peuple en cas d'attaque. Castiel soupira, être l'Ange Suprême, n'était vraiment pas amusant. En plus Dean lui manquait.


Lorsque Sam et Anna retrouvèrent Dean, ils virent un carnage. Dean était au milieu d'une ruelle, les mains en sang et deux corps gisants à ses pieds. Il semblait perdu dans ses pensées. Sam courut jusqu'à lui.

« Dean ! Mais qu'est-ce qu'il s'est passé ? » Cria Sam horrifié en voyant que les hommes ne respiraient plus.

Dean releva la tête et regarda Sam, puis ses mains et pour finir les deux corps.

« J'en sais rien Sammy, bordel, j'en sais rien du tout... » Il commença à trembler.

« On devrait partir avant que quelqu'un nous voit. » Dit Anna.

« Tu as raison, tu peux marcher Dean ? » Demanda Sam.

Pour toute réponse, Dean s'avança vers lui puis le dépassa, encore tremblant. Il ne savait pas ce qui s'était passé, tout ce dont il se souvenait, c'était le coup qu'il avait reçu, ensuite, c'était le trou noir.

Ils retournèrent à l'impala et allèrent voir un motel, le temps de s'installer. Ils commenceront les recherches plus tard.

« C'était qui, ces types ? » Demanda Sam après que Dean ait fini de poser leur matériels.

« Je ne sais pas, je marchais et je suis tombé sur eux dans une ruelle. Une bande de toxico. Ils ont commencé à me poursuivre et m'ont attrapé, après je ne sais pas ce qui s'est passé. » Dean regardait Sam dans les yeux. Tous deux se taisaient, ils se comprenaient sans mots. Anna regarda la scène, inquiète pour l'état de son ami, mais ne dit rien.

Bobby arriva à ce moment, n'ayant pas été présent lors de la bagarre il ne savait pas ce qui se passait dans cette chambre, cependant il sentait une ambiance très lourde.

« Mais, comment ça a pu arriver? » Osa Anna.

Dean la regarda, comme s'il avait oublié sa présence. Il haussa les épaules.

« Je les dis, j'en sais rien. »

« Bon, on verra ça plus tard. Faut qu'on trouve Charlie ! Il est où mon laptop d'ailleurs ? » Demanda Sam.

« Sur le lit. » Répondit Anna qui s'était installée à la table.

Sam récupéra son ordinateur et l'alluma, il s'installa à table, à côté d'Anna et posa son laptop devant lui.

« Bon on ne sait pas grand-chose, ça va être compliqué. » Fit Sam.

Dean les rejoignit, la tête dans les mains, écoutant comme il pouvait.

« On peut demander à des personnes s'ils connaissaient Charlie, t'en penses quoi Dean ? »

Bobby regardait par la fenêtre, Lawrence, ça faisait longtemps qu'il n'y était plus allé. Ça le rendait nostalgique. Depuis qu'il était devenu gardien, il ne pouvait plus allait sur terre. Alors quand il avait appris qu'il devait surveiller ses jeunes, il en avait ressenti une sorte d'excitation.

Il regarda Dean, le jeune homme semblait fatigué, il avait du sang sur le col de son tee-shirt. Avait-il loupé quelque chose ?

« Tu peux pas essayer de genre, pister son portable ? Je sais que Kévin faisait parfois ça. » Il se leva et alla jusqu'au petit frigo, il prit une bière. « Quelqu'un en veut une ? » Proposa-t-il.

Refus des deux, il referma la porte du frigo et se réinstalla après avoir but une gorgée.

« Je pourrais essayer, en espérant qu'elle ait son portable avec elle. »

« Mais si tu réussis à le pister, ça nous rapprochera déjà d'elle, même si elle ne l'a pas avec. » Fit remarquer Anna.

Dean haussa un sourcil, il n'avait pas pensé que son amie pouvait ne pas avoir son portable avec elle. En temps normal, la jeune fille ne pouvait pas s'en passer.

« Bon, on peut toujours essayer de faire comme ça alors. Il te faut quelque chose pour faire le pistage ? Le numéro peut être ? »

« Juste le numéro, tu l'as ? » Demanda Sam surpris.

Bobby ne comprenait pas trop leur conversation, comment pouvait-on pister quelqu'un avec un téléphone ? C'était quelque chose dont il n'avait aucune connaissance. En revanche, il voyait que la jeune fille s'intégrait un peu mieux à la petite bande. C'était une bonne chose.

« On dirait que c'est un crime d'avoir le numéro d'une amie. » Fit Dean avec un regard qui en disait long.

« Ce n'est pas ça, c'est juste que... Je pensais pas que tu le retiendrais. Vu ta mémoire. »

Dean se leva et alla chercher quelque chose dans son sac à dos.

« Mon Sammy, tu dois savoir que j'ai plus d'un tour dans mon sac ! » Dean sortit un petit morceau de papier et le brandit fièrement.

Sam se mit à ricaner, évidemment que son ami ne l'avait pas retenu, au moins l'avait-il écrit. Dean le lui tendit puis alla s'installer sur le canapé de la chambre, il alluma la télé et se réjouit en voyant qu'un des épisodes de la série humaine, qu'il adorait, passait.

Le repérage fut assez long. Une fois que Sam eut obtenu une adresse il la copia soigneusement. Il se retourna pour informer Dean lorsqu'il se rendit compte que celui-ci dormait. Bon, ça pouvait entendre encore un peu. Anna quant à elle, regardait avec attention son ordinateur. Elle n'en voyait que très rarement et n'en avait jamais utilisé. Au paradis, ces engins ne servaient qu'occasionnellement et que lorsqu'il n'y avait aucun autre moyen de contacter un ange sur terre.

« Tu veux l'utiliser ? » Lui proposa l'ange.

« Euh, je ne sais pas m'en servir et je ne voudrais pas le casser. » Fit timidement la jeune fille.

« Mais tu vas pas le casser si tu fais attention. Tient regarde. » Sam le fit glisser devant Anna et lui montra comment faire.

Pendant ce temps, le dormeur bougeait énormément dans son sommeil, cette même scène qui se passait encore et encore, qui le hantait pendant toutes ses nuits. Il y eu une petite variante tout de même, une main qui se posait sur sa joue, douce caresse accompagnée de mot doux. Puis deux yeux bleus qui le sondaient. Dean se réveilla en sursaut, et se retint de crier. Il allait devenir fou.