Un de mes chapitres préférés :)

Bonne lecture les amis !


Chapitre 10

- Swan ! Que m'avez – vous fait ?! m'écriais-je, en tambourinant contre la porte.

Celle-ci s'écroula.

J'étais furibonde.

Je pris cependant un moment pour me contenir.

Je ne voulais pas que l'on me reproche encore quelque chose si je venais à détruire l'appartement.

J'interpellai à nouveau la blonde, avant de la retrouver gisante contre le sol.

- Emma ! Oh Swan ! m'écriais-je, en la secouant brusquement.

Je penchai délicatement mon oreille contre son cœur.

Respirait –elle encore ?

- Emma ! criais-je, effrayée devant l'absence de réaction.

Je perdais le contrôle de mon corps.

J'étais complétement perdue.

Je plaçai mes mains sur la tête du shérif.

Elle saignait…et la table basse en verre était bonne à remplacer.

- Mais, bon sang ! hurlais-je, excédée.

Je n'avais plus le temps de m'énerver.

Il fallait agir, ne plus réfléchir.

Par instinct, par folie, par tristesse, je déposai mes lèvres contre les siennes.

Je n'étais pas médecin, mais si un simple bouche à bouche pouvait la sauver...

Henry m'en voudrait si elle mourrait.

Quant à moi, à l'idée de ne plus voir un shérif aussi mignon, je m'en voudrais également.

Elle avait assez souffert par ma faute.

- Maman ! Mais qu'est-ce que tu fais ?!

Henry s'était rapproché de moi à toute vitesse avant qu'un vent brutal le repousse.

- Oh ma tête…

Je sautai de joie.

Le sang avait soudainement disparu.

Les yeux clairs m'observaient, reconnaissant.

Je fus touchée à la pensée que j'avais sauvé une vie.

La première fois de toute mon existence.

Et celle d'Emma.

Mary Margaret entra à son tour et s'exclama, indignée :

- Que s'est –il passé pour que ma porte et ma table basse soient en morceaux ?!


Regina m'avait aidé à me relever alors que ma colocataire constatait les dégâts, dépitée.

La brune s'engagea à réparer, ce qui calma mon amie un moment.

Le temps qui l'empêcherait de penser à certains détails choquants comme la force qu'avait eu le maire pour détruire l'entrée.

J'entrainai celle-ci à l'écart, laissant Henry feuilleter son livre de contes de fées.

- Merci de m'avoir sauvée ! C'est vraiment…commençais-je, calmement.

- Je vous dois bien ça. J'ai tentée de vous tuer. C'est une sorte de dédommagement ! répondit Regina, franchement.

- Si vous êtes sincère, oui.

Je voulais aborder le sujet sensible, toutes ces images que j'avais vues lors de ma perte de connaissance.

Et je désirais des réponses.

- Pourquoi ne…

- La méchante Reine, voilà ce que vous êtes.

Elle recula légèrement, comme si j'avais également des pouvoirs et qu'il était possible de m'en servir…

- Oh…Vous…

- Ce coup m'a fait voir certains flash-back ! clamais-je, sur un ton ferme.

- Ça vous a rendu folle !

Le fait qu'elle tente de renier la vérité me faisait ricaner.

Quelle lâcheté !

- Pas plus que votre Eric !

Regina grimaça à l'évocation de son compagnon.

- Aucun humain ne peut fracasser une porte aussi facilement ! clamais-je, en espérant que cet argument jouerait en ma faveur.

La brune finit par craquer, dévoilant enfin ce que j'attendais :

- J'ai retrouvé mes pouvoirs c'est vrais…Et ma mémoire depuis longtemps.

- Je n'arrive toujours pas à croire que Mary Margaret…commençais-je, troublée.

La réalité me surprenait toujours autant.

J'avais du mal à assimiler ce que j'avais tant renié.

- Blanche –Neige, c'est son nom. Et si elle retrouve des souvenirs, je finirais brûler…déclara Regina, en soupirant.

- Pourquoi m'avoir sauvée dans ce cas ? Je suis un obstacle pour vous.

Me laisser mourir aurait réglé certains de ses problèmes.

- Henry vous adore et j'ai…j'ai eu peur ! Je suis humaine et…commençait –elle, en bredouillant.

- Vous avez un cœur ! dis-je, toujours surprise par l'hypothèse.

Il eut un moment de silence.

Regina avait des difficultés à s'avouer ne pas être un monstre, à avoir une âme et des sentiments…

Mais pourquoi avoir peur d'aimer ?

- C'est ce qui a perdu Graham.

- Vous l'avez tué, hein ? demandais-je, en fronçant les sourcils.

- Comment…

La mairesse était abasourdie par ma réplique.

- Ma mémoire ne m'a pas seulement montré Mary Margaret, mais aussi vous…Dans toute votre splendeur ! déclarais-je, pour me justifier.

- J'ai changé, je…

Regina essayait de s'en convaincre, mais les faits récents prouvaient le contraire.

- Pour une Reine qui imposait la terreur, c'est vous qui vous faites frapper par votre compagnon ! Votre mère n'aimerait pas…

- Ne parlez pas d'elle ! me coupait –elle, en me lançant un regard noir.

Cora Mills était un sujet intéressant pour l'énerver…

J'avais hâte d'en savoir plus.

La brune avait utilisé ma propre faiblesse, je faisais de même !

- Ou quoi ? Vous allez me tuer ? quémandais-je, sur un ton enfantin.

- Je devrais ! Vous m'avez empoisonné avec votre vodka ! répondit mon interlocutrice, tendue.

- Je ne suis pas aussi cruelle que vous ! dis-je, en fronçant les sourcils.

Le mal ne coulait pas dans mes veines…

- Vous m'avez jeté un sort ! s'écriait –elle, scandalisée.

- Et vous avez eu des pustules ?! demandais-je, en souriant malicieusement.

Imaginer ma pire ennemie plané ne pouvait que me faire rire !

- Très drôle. Non c'était quelque chose de…commençait –elle, soudainement embarrassée.

Qu'avait –elle vu pour que cela la déstabilise autant ?

- Quoi ? Vous m'enterriez et dansiez pour fêter ça ?! demandais-je, sur un ton ironique.

Sa réponse me fit écarquiller les yeux :

- C'était érotique !

- Quoi ?! Vous avez rêvé de moi en petite tenue ?! demandais-je, en haussant le ton.

Cette simple pensée me choquait.

- Je n'ai pas rêvé de vous, vous étiez là ! répondit la jeune femme, en me pointant du doigt.

Je levai les yeux au ciel, quand j'entendis cette réponse stupide.

- J'ai un alibi…Le sol peut témoigner !

- Oh ! Ça ne peut tout de même pas être…

La brune était anéantie.

- Votre conscience ? Bah si…Un désir refoulé quoi ! lançais-je, sur un ton railleur.

- Mais je n'ai aucunement envie de …

- Faut croire que si ! répondis-je, en haussant les épaules.

- Vous et moi, c'est impossible.

C'est vrai qu'il était inconcevable de nous imaginer formant un couple.

Nous étions trop rancunières, trop opposés.

Cependant, le corps du maire semblait déterminer !

- Maman ! Regarde ! Tout à l'heure, j'ai senti du vent quand Regina t'a embrassé ! Tu sais ce que ça veut dire ? demanda Henry, qui venait de nous interrompre.

J'écarquillai les yeux devant les phrases qui se succédaient sur son livre.

- Un baiser de vrai amour ?

Elle avait fait uniquement cela pour me sauver…

Un autre aurait fait la même chose !

- Faut croire qu'on est destiné à se supporter ! clama le maire, d'une voix douce.

La perspective ne semblait pas la déranger de trop…

- Il va me falloir un remontant là ! clamais-je, déboussolée.

A Suivre ...