Hello à toutes,

Merci pour votre soutien et tout particulièrement à Lyra.

Fin sadique, dit suite rapide, mais il semblerait que la fin de ce chapitre soit pire encore, alors je ne m'étends pas plus et bonne lecture.

Christina


Chapitre 10

La tension devint palpable dans l'air. Je regardais Edward et il semblait impassible.

-Ce n'est pas le moment, trancha-t-il sans appel.

La femme en face commença à se liquéfier.

-Mais… mais je t'aime, chuchota-t-elle.

Il resserra sa main sur ma taille avant de se retourner complétement vers moi.

-Laisse-moi deux secondes, me murmura-t-il à mon oreille avant de s'éloigner rapidement en direction de la blonde.

Il discuta à peine une minute avec elle à voix basse. Elle le regardait avec une véritable adoration, hochant la tête à tout ce qu'il disait. Il avait pris dans une de ses poches un petit téléphone, tapa dessus énergiquement avant de le ranger et de la quitter d'un hochement de tête.

Après leur échange, il revint vers moi sans un regard de plus pour elle qui tourna les talons dès qu'il reprit ma main.

J'étais interdite, je ne savais pas comment interpréter tout cela.

-Qui est-ce ? Demandai-je un peu incertaine.

-Jane, répondit-il toujours aussi impassible.

Je le regardai, j'avais espéré qu'il m'en dise plus.

Il dut le lire dans mes yeux car il ajouta.

-Mon ex.

Je grimaçai, son ex qui visiblement l'aimait encore.

Je déglutis péniblement.

-Isabella, m'appela-t-il alors que je sentais malgré moi la panique m'envahir.

Et si mon conte de fée prenait fin soudainement ? J'étais censée avoir encore quelques jours. Nous n'avions jamais abordé le futur comme si c'était tabou et que nous voulions juste profiter de cette croisière tous les deux. Nous n'étions pas du même monde et nous en avions bien conscience. Seulement je savais que mon corps était marqué au fer rouge par ces moments passés avec lui. Il y aurait un avant et un après Edward. Dans mes fantasmes les plus fous, notre voyage ne finissait jamais, nous gardant l'un et l'autre proche à jamais.

Je me sentais un peu vaciller.

Il attrapa mon visage à deux mains et le releva vers le sien.

-Bella, regarde-moi.

Je plongeai dans ses prunelles magnifiques, tellement de doutes et d'interrogations m'assaillaient.

-C'est toi que je veux.

Je sentis mon cœur faire un salto. Ses mots réchauffèrent toute mon âme, même si un voile persistait, que ce soit pour les chances d'un avenir commun et cette arrivée abrupte de son ex.

J'opinai autant que je pouvais de la tête mais pas convaincue pour autant.

Cette femme avait parcouru je ne sais combien de kilomètres pour le retrouver et lui dire qu'elle l'aimait c'est qu'elle espérait encore l'avoir, non ?

-Mais… tentai-je pour lui expliquer mes doutes.

-Viens, m'interrompit-il, je vais t'expliquer.

Il me prit la main et m'amena dans un petit parc ombragé et nous fit asseoir sur un banc entrelaçant nos doigts ensemble avant de me faire face.

-J'ai connu Jane il y a plusieurs mois. En fait, il faut que je remonte à plus loin que cela. Voilà dans mon pays, mon père attend de moi que je prenne épouse. Il voulait que je me marie avec la fille d'un riche collaborateur. Si Tanya, en étant objectif, est une magnifique femme, je n'ai jamais été attirée par elle, trop superficielle ou un je ne sais quoi qui me dérange. Bref, je suis venu en Amérique pour fuir un peu tout cela. J'ai connu Jane et en comparaison à Tanya, elle me semblait idéale et douce. Je lui ai donc demandé de m'épouser.

Mon cœur s'arrêta de battre à cet instant. Ce n'était pas une simple ex, c'était sa potentielle ex-fiancée. Oh mon dieu, pourquoi était-elle là ? Et ses mots me revinrent immédiatement en tête, elle était d'accord ? D'accord pour quoi ? L'épouser ?

J'avais l'impression que mon monde s'effondrait, il allait retourner avec elle pour échapper aux obligations que lui imposaient son père. Et il me laisserait, c'était à n'en pas douter.

-Bella, m'interpela-t-il à nouveau raffermissant la prise sur mes mains.

C'est alors que je me rendis compte que j'avais eu un mouvement de recul et qu'il tentait de me garder proche de lui.

Il attira mon attention.

-S'il te plait, laisse-moi finir. Supplia-t-il.

Je déglutis avant d'hocher la tête.

-Comme tu t'en doutes, elle a refusé.

Je grimaçai, oui et lui l'aimait-il toujours ? Quelques mois ça voulait dire que c'était assez récent, non ?

-Isabella, me sermonna-t-il. Quand elle a refusé de m'épouser, je me suis rendu compte que c'était pour le mieux car la seule chose que j'ai ressentie c'est une simple contrariété. J'ai compris que j'avais de l'affection pour Jane, sans plus. J'en suis très heureux car si elle avait dit oui je m'en serais surement contenté sans chercher ailleurs, sans m'ouvrir aux autres et je serais passé à côté de toi.

Je risquai un regard vers lui pour vérifier la sincérité de ses mots.

Il semblait plein d'espoir en me disant cela.

-Bella, je sais que c'est un peu prématuré au vu de notre relation, mais je le sens-là.

Il porta ma main à sa poitrine à l'emplacement de son cœur.

-Je t'aime.

J'hoquetai sous la révélation, je réussis à prendre par la suite une grande respiration. J'avais l'impression que l'air c'était raréfié, je suffoquais presque alors que mes yeux me piquaient.

Il passa sa main sur mon visage pour caresser ma joue.

-Tout va bien mon ange. Tout va bien, murmura-t-il en m'approchant de lui et me collant contre son torse.

Il me câlinait doucement, nous berçant tous les deux. Il y avait tellement d'informations qui fourmillaient dans ma tête.

Il avait dit m'aimer et ses yeux à ce moment étaient hypnotiques, il n'y avait plus à se poser de questions. Il me voulait moi et seulement moi, n'était-ce pas le principal ?

Je répondis enfin à son étreinte et j'entendis son soupir de soulagement dans mes cheveux alors qu'il resserrait l'étau de ses bras autour de mon corps.

Nous restâmes un moment dans les bras l'un de l'autre.

C'est lui qui y mit fin en relevant mon visage vers le sien. Ses yeux étaient un peu inquiets.

-Est-ce que ça va ?

-Oui, chuchotai-je.

Il me fit un sourire.

-Viens, retournons au bateau, j'ai envie d'être seul avec toi.

Je répondis par un sourire et nous reprîmes notre marche vers le port mais d'un pas assez lent profitant de cette fin d'après-midi.

Dès qu'on arriva sur le yacht, il embrassa ma tempe et me murmura à l'oreille.

-Va à la chambre, je vais te rejoindre, je dois dire un mot à Maria.

J'opinai avant de prendre la direction des cabines.

Je décidai de me doucher en l'attendant, j'avais un peu transpiré avec la chaleur extérieure.

L'eau qui coulait sur mon corps me fit un bien fou, je me fustigeais de repenser à tout cela, il était avec moi. Je ressentis alors un peu de tristesse pour cette fille. Si j'avais été à sa place, j'aurais été anéantie.

Pourquoi fallait-il que je m'inquiète pour les autres ? Je devais juste me concentrer sur la joie d'avoir cet homme magnifique pour moi et c'est tout. Je devais apprécier chaque instant et il serait temps de se poser les questions quand nous serions arrivés à destination, mais pour l'instant, je voulais juste oublier cette rencontre.

Je m'attardais un peu sous la douche, ça me détendait. J'étais plus crispée que je ne l'avais soupçonné et j'avais espéré qu'Edward m'y retrouve.

Après m'être largement savonnée, je décidai de sortir malgré tout.

J'entourai une serviette autour de moi et séchai mes cheveux à la serviette après les avoir démêlé pour leur donner un peu de volume.

Je retournai à la chambre et fut déçu de me rendre compte qu'il n'était toujours pas là, que pouvait-il faire pendant tout ce temps ?

Je soupirai hésitant à m'habiller. J'avais une idée de ce que je voulais faire ensuite, mais serait-il de la même humeur que moi ? Tout me l'avait supposé avec sa demande pour rentrer ici.

Je n'eus pas le temps d'argumenter sur quoi faire qu'un coup fut porté à la porte.

J'allais ouvrir passant en revue toutes les personnes potentiels à frapper.

Je découvris Edward les bras chargés d'un plateau débordant.

-Merci, dit-il quand j'ouvris la porte en grand. Je me suis dit que tu apprécierais que nous restions que tous les deux ce soir.

Je souris.

Oh que oui.

Il posa le plateau avant de se retourner vers moi et me détailler.

Il ronronna de manière appréciateur sur ma tenue.

-Le repas peut peut-être attendre tout compte fait.

Je ris tout en me collant à lui.

Il tomba avec moi dans ses bras sur le lit. Il m'embrassa fougueusement me rendant pantelante avant de se reculer et que nos prunelles rentrent en contact. Il passa doucement son pouce sur ma joue avant de souffler sur mes lèvres.

-Est-ce que tu vas bien ?

J'opinai doucement de la tête, peu incertaine à vrai dire. J'avais de la difficulté à occulter cette femme blonde. Je ne savais pas si je devais être orgueilleuse d'avoir cet homme pour moi, avoir de l'empathie pour cette fille qui devait à l'heure actuelle pleurer toutes les larmes de son corps, c'est ce que je serais en train de faire si les rôles étaient inversés.

-Bella parle-moi.

-Je ne sais pas, ça m'a un peu perturbée, je crois.

-Que puis-je faire pour que tu te sentes mieux ?

-Rien, à vrai dire, je pense que ça passera. Je voudrais juste oublier.

Son sourire se fit alors carnassier.

-Je sais exactement ce qu'il faut pour ça.

Il me fit alors basculer sur le dos et parsema mon visage, mou cou de baisers.

Je me levai le lendemain mes muscles un peu endoloris.

Je m'étirai pour soulager tout cela quand je me rendis compte que la place à côté de moi était vide.

Je fronçai les sourcils avant de stopper tout mouvement et d'être à l'écoute du moindre bruit.

Rien ne venait de la salle de bain, j'étais seule. Où pouvait-il être ?

Je retombai dans les oreillers en soufflant avant de sourire comme une malade.

Peut-être que comme hier soir, il était allé chercher notre repas. Je me redressai pour remarquer que le plateau avait disparu.

Je me rallongeai passant mes mains dans mes cheveux pour tenter un semblant de coiffage quand l'envie matinale me vint.

Je courus à la salle de bain et après m'être soulagée, je me brossai énergiquement les dents avant de repartir en vitesse dans le lit et m'engouffrer sous les couvertures.

Je m'étirai au milieu des draps comme un chat, un sourire heureux sur le visage en attendant mon amant.

Je n'eus pas à attendre longtemps. Il fit interruption en tenue de sport. Je fronçai les sourcils.

Ses mains étaient vides.

Je me redressai sur mes coudes pour le regarder.

-Tu étais où ? Lui demandais-je sans détour.

Il me regarda un peu surpris par cette agression.

Je grimaçai avant de rajouter pour ma défense.

-Je n'aime pas me réveiller seule, le lit était bien vide sans toi, dis-je doucement.

Il sourit paresseusement avant de s'approcher de moi et déposer un baiser aérien sur mes lèvres et se reculer en direction de la salle de bain.

-J'avais besoin de me défouler et tu dormais si bien, je n'ai pas voulu te réveiller, m'apprit-il, je vais prendre une douche.

-Attends, m'écriai-je avant qu'il s'enferme.

-Oui ?

-Viens près de moi s'il te plait, ça ne me dérange pas si tu as un peu transpiré.

J'avais besoin de l'avoir contre moi, j'avais comme le sentiment qu'il me fuyait et je ne comprenais pas.

C'était tellement un réveil troublant par rapport à la nuit d'hier. J'aurais pu mesurer une distance entre nous qui s'instaurait comme au début de mon séjour ici. Cette réserve qui m'avait réellement agacée. Je cherchais ce qui avait bien pu changer entre notre dernier ébat et maintenant, mais je ne trouvais pas d'explication.

Je mordis mes lèvres alors qu'il ne venait toujours pas me rejoindre.

Il répondit enfin.

-Je vais prendre une douche, j'en ai pas pour longtemps, ne bouge pas.

Et il ferma la porte.

Je retombai allonger, fermant les yeux fortement.

Putain il se passait quoi ? Pourquoi je ressentais ce malaise ? Était-ce juste mon imagination ? J'avais ce sentiment persistant d'être revenue dans la réserve des premiers jours. Mais pourquoi ?

Je rouvris les yeux entendant l'eau couler.

Je fixai un instant le plafond.

Ça y est je ne comprenais plus rien.

Regrettait-il de m'avoir dit « je t'aime » ou pire il s'était rendu compte qu'il préférait Jane ?

Je déglutis à cette pensée.

Je ne pouvais pas non, je n'étais pas d'accord.

Mue d'une détermination, je me levai et parti doucement dans la salle de bain.

Seule l'eau qui coule perturbait la pièce.

Rien ne trainait, je pensais trouver ses vêtements par terre mais non, il n'y avait que lui sous la douche et tout était impeccable autour.

Surement son côté accro du contrôle.

J'enlevai mon seul vêtement, un de ses tee-shirts, avant de le laisser trainer négligemment et je pénétrai dans la douche.

Je posai mes mains sur son dos ce qui le fit sursauter et se retourner vivement.

-Bella, souffla-t-il quand il me fit face.

Je fronçai les sourcils, il avait l'air surpris.

Je restai du coup interdite face à sa réaction, je n'aurais peut-être pas dû m'imposer.

J'étais prête à sortir et partir en courant quand il prit la parole d'un air enjôleur.

-Que me vaut ta visite ici ?

Je souris plus timidement, en me rapprochant de lui.

Il ouvrit largement ses bras pour m'accueillir.

Je soupirai d'aise quand ma tête se posa sur son torse. C'était ici ma place est nulle part ailleurs.

Il resserra son étreinte autour de moi avant de me pousser contre la paroi.

Ses lèvres dans mon cou partirent à l'assaut de mes seins me faisant haleter mais très vite sa langue partit au sud.

Il leva une de mes jambes pour la faire passer sur son épaule je tendis les bras contre les murs pour me stabiliser.

Ses dents virent mordiller mes lèvres déjà gonflés de plaisir. Sa langue s'immisça pour tourner autour de mon bouton sensible me faisant gémir fortement.

Ses mains se posèrent sur mes fesses m'apportant un soutien, mes jambes tremblaient déjà sous mon poids et l'effet de ses assauts exceptionnels.

Il s'appliqua de longues secondes à ce traitement, me faisant me tortiller sur lui et crier ma jouissance.

Il me récupéra sans mal dans ses bras alors qu'il s'était relevé.

Il ravagea ma bouche, sa langue entra dans une bataille avec la mienne.

J'avais besoin de plus, j'avais besoin encore de lui.

Je glissai alors ma main entre nous. Il était là si dur, si fier.

Il me happa alors sur lui pour s'enficher en moi d'un coup de rein habile, nous faisant soupirer de bonheur tous les deux.

Il se recula pour croiser mes yeux.

-Oh Bella, c'est si bon d'être en toi. Je me sens entier comme jamais.

-Edward, pleurnichais-je complétement à sa merci alors qu'il m'envahissait sans m'apporter ma libération.

Je me tortillais sur lui, essayant de créer une friction entre nous plus forte. Il me maintenait fermement et toujours ses prunelles ancrer dans les miennes, il se retira de moi d' (avec) une lenteur délibérée me faisant gémir avant de revenir d'un coup sec, me faisant crier.

J'avais rejeté ma tête en arrière et fermai les yeux.

Il resta de nouveau au fond de moi.

-Regarde-moi ma chérie, je veux te voir.

Je baissai lentement le visage pour le contempler.

Il était d'une beauté surnaturelle, mais il avait un air plus grave que d'habitude aujourd'hui, ce qui me fit instantanément douter.

-Edward, soufflai-je.

-Je t'aime, me dit-il d'un ton presque rempli de reproche et de détermination.

Je gémis de nouveau alors qu'il se retira juste après pour rentrer de nouveau.

Je resserrai mes ongles dans son dos.

Comment pouvait-il m'emmener si loin en quelques aller-retours.

J'étais bouillante pour lui, dégoulinante de désir.

Il poussa encore une fois profondément en moi et vient écraser ses lèvres contre les miennes dans un baiser impatient et dominateur.

Je sentais tous les signes de ma jouissance imminente quand il se recula de nouveau, comme si je l'avais brulé et me reposa sur mes jambes.

Je le regardai la bouche ouverte tellement surprise.

Il coupa l'eau et quand il vit la frustration, l'incompréhension et le début de colère que je devais afficher, il rit en tapant sur index sur mon nez.

-Tu ne crois pas que tu allais venir une deuxième fois sans moi.

Je lui fis des yeux ronds, pas sûre de comprendre quand il me prit dans ses bras et me hissa sur son épaule et nous sortit trempés de la douche pour me laisser tomber sur le lit.

Il vint directement se positionner au-dessus de moi et avant que je n'ai pu protester, il m'investissait de nouveau, amenant nos gémissements de plaisir commun.

Son rythme fut rapide, me faisant haleter et chercher une prise pour me retenir face à ses assauts.

A peine avais-je étendu mes bras pour mettre mes mains en appui au-dessus de ma tête contre le mur, qu'il relevait une de mes jambes pour la caler dans le creux de son coude et qu'il poussait en moi pour me pénétrer plus profondément.

Je criai de surprise et ses martèlements redoublèrent sous mes cris.

Il soufflait également, je pus voir quelques mèches de ses cheveux se coller à son front.

Il ahanait au-dessus de moi, me rendant encore plus tremblotante.

La boule au fond de moi regrossissait de manière exponentielle, je me sentais proche de la libération quand il se retira une nouvelle fois.

Je retins un cri de frustration quand il me fit basculer.

Il utilisait mon corps comme une marionnette que j'étais entre ses mains.

Il me retourna pour que je me retrouve dos à lui les fesses relevées.

Il n'attendit pas et me re-pénétra.

Je hurlais dans les oreillers alors que je pouvais l'entendre jurer des « oh putain ».

Il me pétrissait mes deux lobes laiteux alors qu'il s'enfonçait en moi avec plus de hargne.

Ces coups étaient une intrusion à chaque fois, je l'encerclais plus fermement dans cette position et vu sa respiration des plus erratiques, j'imaginais qu'il ressentait aussi la résistance qu'offrait mon vagin.

Il s'accrocha à mes hanches et je tentais de venir à sa rencontre en basculant mon bassin en rythme avec ces va et vient.

Nous étions tous les deux suffocants, gémissants, ahanants très fort.

Je pleurais son prénom, cherchant ma délivrance alors qu'il tapait sur un point sensible en moi me rendant complétement incohérente.

Ses coups devenaient de plus en plus désordonnés.

Je savais qu'il était proche lui aussi.

-Bella souffla-t-il.

-Mhmmm, répondis-je, incapable de formuler quelque chose de plus cohérent, alors que je me refermais complétement autour de lui.

-Oui, l'entendis-je souffler alors qu'il fit deux autres aller-retour avant de se crisper et de lâcher tout son foutre au fond de moi.

Nous nous écrasâmes sur le matelas. J'aimais sentir son poids sur moi. Son souffle irrégulier balayait mes cheveux de mon cou m'envoyant encore des frissons.

Après de longues secondes, il fit un baiser entre mes omoplates tout en se relevant.

-Tu auras ma mort ma douce Isabella.

Je levais les yeux au ciel. Je ne l'avais pas violé non plus et c'est quand même lui qui avait pris les commandes de notre ébat.

-Serais-tu en train de te plaindre ? Le taquinai-je.

-Jamais ! Répondit-il en venant embrasser mes lèvres doucement.

Il se recula et me fixa, c'est comme s'il cherchait une réponse dans mes yeux.

Je penchais la tête me demandant à quoi il pensait quand sans prévenir il lâcha.

-M'aimes-tu ?

J'écarquillai les yeux de surprise.

-Quoi ? Répondis-je ahurie et sans aucune retenue.

-Je te demande si tu m'aimes Bella.

-Je … euh commençais-je à bredouiller. C'est trop tôt.

Je vis ses yeux se froncer, il n'avait pas l'air content.

-Non non, l'arrêtai-je dans sa mauvaise interprétation, je trouve que c'est trop tôt pour s'avouer ce genre de sentiment.

-Pourquoi ? répliqua-t-il. Je sais que je t'aime alors pourquoi ne pourrais-je pas te le dire.

-Je ne sais pas… c'est compliqué et l'après. Finis-je incertaine.

-Il suffit juste de savoir si nous voulons rester ensemble.

Je me mordis les lèvres, indécise sur la manière d'agir.

-Nous ne sommes pas vraiment du même monde et nous hab…

-Non ! Me coupa-t-il autoritaire. Je ne veux pas entendre ce genre d'excuse. Qu'est-ce que nous en avons à faire d'où nous venons, si nous savons que nous voulons unir nos vies ensemble. C'est tout ce qui compte.

Je déglutis.

-Oui mais nous ne vivons pas au même endroit.

Il haussa les épaules avant d'ajouter.

-Il suffit juste que nous décidions de vivre ensemble.

Je fronçai les sourcils, ça lui semblait si simple de tout quitter pour l'autre.

-Oui mais si ça ne marche pas.

-Et pourquoi voudrais-tu que ça ne marche pas. N'es-tu pas bien avec moi ? Préférais-tu être avec un autre.

-Non ! M'exclamai-je.

-Alors je ne vois pas de problème.

Il se pencha plus près de moi, m'hypnotisant et répéta :

-M'aimes-tu Isabella ?

Toutes mes défenses cédèrent, ça ne servaient plus à rien de lutter, c'était un fait. Je devais l'accepter.

-Oui, chuchotai-je.

-Alors dis-le.

Je déglutis. Il avait l'air tellement d'attendre ces mots, cet aveu de moi. C'en était déstabilisant comme si le reste de notre relation dépendait de ce moment. De cet amour que je lui avouerais.

-Je t'aime Edward, murmurai-je.

Il fondit sur moi, enfouissant son nez dans mon cou en soufflant au passage un « je t'aime » et il me serra fort contre lui.

Mes yeux me piquèrent. C'était si simple. Nous nous aimions.

Il passa la journée à me traiter comme une reine, à être aux petits soins pour moi. C'en était presque gênant.

En début d'après-midi alors que nous étions allés nous relaxer dans le jacuzzi et qu'il en faisait des tonnes pour moi, je lui demandai grâce.

-Edward, arrête ça. Je t'ai dit que je t'aimais tu n'as plus besoin d'en faire autant.

Il sourit largement.

-Oui mais j'aime l'entendre, ce n'est pas un gros effort de se montrer gentleman avec toi si c'est pour récolter ces mots par la suite.

Je levai les yeux au ciel et il s'exclama.

-Tu ne vas pas me faire le numéro de la femme blasée qui a horreur qu'on lui porte une attention romantique.

-Non, mais je t'aime aussi quand tu es taquin, enfin de compte, je crois que j'aime tout de toi, j'en suis presque à m'habituer à tes changements d'humeur. Plaisantai-je.

Il grimaça exagérément, alors que je ris.

Je lui sautai au cou pour l'embrasser.

-Hé les tourtereaux, chantonna la voix tonitruante d'Emmett.

Je me raidis instantanément cherchant m'écarter d'Edward, j'étais à moitié avachie sur lui au milieu des bulles.

Il me retint cependant, il ne me lassa pas m'éloigner.

-Emmett ! soupira mon adonis. Que veux-tu ?

Il sourit et nous fit un signe de tête pour nous saluer.

-Je venais me prélasser dans le jacuzzi, répliqua-t-il le plus naturellement du monde.

-Y a pas moyen Em, tu reviendras plus tard, fiche nous la paix, cracha mon adonis puis grogna pour finir par cacher sa tête dans mon cou.

Je ris et le colosse fit sa mine faussement vexé et sortit en nous demandant de ne pas polluer l'eau.

Je rougis et ce fut mon tour de vouloir me cacher.

Mon adonis grogna avant de me murmurer.

-C'est pas une mauvaise idée, tu en penses quoi ?

-Ça ne va pas, m'indignai-je, pour que Rosalie où je ne sais qui débarque, hors de question.

-Tu n'es pas drôle, souffla-t-il.

Je levai les yeux au ciel devant son manque de jugeote.

Je sentis de l'impatience, je n'étais satisfaite qu'on puisse nous importuner/que nous puissions être importunés à tout instant. Je devenais véritablement égoïste. Je voulais cet homme à longueur de journée pour moi toute seule.

Je me fis louve dans ses bras, me câlinant.

-Et si nous retournions dans la chambre, susurrai-je tout en embrassant sa mâchoire.

-Tout ce que tu veux ma belle.

Il m'aida à sortir de l'eau et à enfiler la sortie de bain, tout en déposant un baiser sur mon épaule.

Je lui souris et me collai contre son torse.

-Veux-tu que je passe en cuisine avant de s'enfermer tous les deux, proposa-t-il en haussant les sourcils de manière totalement suggestive.

Je ris.

-Je vais t'accompagner, décidai-je.

Il se recula et me regarda de la tête aux pieds, resserrant le peignoir sur moi.

Il secoua la tête.

-Je préfère que tu rentres directement et que tu te vêtisses un peu plus.

Je roulai des yeux, non mais franchement, il pouvait être si changeant et pointilleux avec ce que je pouvais porter !

Je retiens la remarque sarcastique qui rêvait de sortir de mes lèvres pour embrasser les siennes et opiner de la tête.

-Ne sois pas long.

Il hocha la tête me guidant dans le couloir. Nous nous embrassions une nouvelle fois avant de se quitter. Je n'avais pas fait un pas qu'il m'interpela.

-Et si tu allais t'habiller et que nous dinions devant le coucher de soleil ça te plairait.

Je souris largement à l'intention. Notre moment d'intimité pouvait être remis à plus tard, je suppose.

-Ça me ferait très plaisir.

-Ok, j'organise cela, va t'habiller, m'ordonna-t-il.

Je retiens un grincement, je sais que ce n'était pas un ordre en tant que tel, mais je ne pouvais qu'imaginer qu'il avait l'habitude d'être directif et quelque peu autoritaire.

J'opinai et partis.

Tout en marchant, je m'interrogeais sur quelle facette de mon adonis, je pouvais bien préférer. Je répertoriais toutes les humeurs que j'avais saisi chez lui, entre le gentleman, le taquin, l'autoritaire, le tendre, le romantique, le spontané… bon fallait que j'arrête, ma liste serait interminable.

Alors quelle attitude pour quelle situation. Je devais avouer que je n'étais pas contre un peu d'autorité dans l'intimité de la chambre, en gros au lit, mais je le vivais mal en société. Je me sentais diminuée dans ces cas-là.

En compagnie d'autres personnes, je crois que je préférais le voir gentleman, gardant le côté taquin, romantique et spontané pour nos moments qu'à nous.

Mais je me devais de faire une différence en société. Il y avait son comportement devant nos amis, je souris à cette idée considérant nos compagnons de voyage comme nos amis, des amis de notre couple.

Oui ok, j'occultais un peu beaucoup la présence de Rosalie. Mais je considérais Emmett comme un ami, mon beauf ?

Je secouais la tête à mes idées un peu embrouillées, cependant je me demandais comment il serait devant des inconnus. Il avait été plus que froid avec les journalistes. Est-ce que j'aimerais ce côté-là de lui ?

Une peur s'immisça en moi, et si une fois à terre, il soit plus froid et autoritaire que le reste, si ce côté-là de lui prenait le pas sur le reste, l'aimerais-je toujours autant ?

Enfin c'était prématuré et absurde de tirer des conclusions à ce stade...

-Oh merde !

Perdue dans mes pensées, je n'avais pas fait attention à là où j'allais, c'est ainsi qu'au détour d'un couloir je percutai une personne de plein fouet.

Je commençai à m'excuser alors que je pouvais entendre ses propres jurons étouffés quand je relevai les yeux pour découvrir ma victime.

-Jane ?