Coucou ! J'avais totalement zappé de poster un nouveau chapitre, bon apparemment cette fiction manque à personne, même pas à moi snif ! Perso je suis enfin en vacance mais du coup : je pars 3 semaines travailler dans une colonie de vacance donc je sais pas vraiment si j'aurai le temps de travailler ou de poster, ça arrivera surement au compte goutte. De plus ! J'ai de plus en plus de mal à écrire, j'adore toujours cette fiction mais avec la fin des cours et l'arrivée de la chaleur, je passe mon temps à dormir sur le sol, le visage face à un ventilateur en espérant que la mort vienne à moi rapidement ! En tout cas, j'espère que ce chapitre vous plaira autant qu'à moi et n'hésitez pas à me le dire si vous appréciez !

Morsure rime avec problème

« Bon allez les jeunes, j'aimerais pouvoir rentrer avant que le soleil se couche ! »

Si Alice avait déjà rangé son tablier et ses gants depuis 10 minutes, Bella et Edward étaient tellement concentrés sur leur tâche qu'ils en avaient oublié le jardinier. À vrai dire, ils étaient en ce moment même en pleine compétition. Bella avait assuré qu'elle avait planté plus d'artichauts qu'Edward qui avait été piqué et avait imposé ce concours pour savoir qui plantait le plus vite. Le jardinier les avait une première fois engueulé...

« Eh oh, ici on plante bien, la rapidité on s'en fout ! »

...Mais ils avaient vite repris. Pour Edward, toute la difficulté de la compétition était dans le fait d'aller vite sans pour autant se laisser aller à sa rapidité vampirique.

Finalement, le jardinier souffla une dernière fois, se dirigea vers eux et les attrapa par le col pour les tirer en arrière.

« Eh les jeunes, c'est la musique que vous écoutez toute la journée dans vos oreilles qui vous rend malentendant ? Si je dois rester au lycée parce qu'il fait trop noir pour rentrer, vous resterez avec moi... – il baissa la voix – et vous planterez des oignons et des artichauts jusqu'à ce que vous ayez plus que vos yeux pour pleurer ! »

À première vue, Graham paraissait sénile, aigri et amer et il me serait difficile de vous convaincre du contraire, mais il avait ses bons côtés. S'il paraissait constamment énervé de voir autant de jeunes piailler et tournoyer autour de lui, il était heureux de voir des gens bons vivants et être heureux. De plus, voir des jeunes s'intéresser à ce à quoi il avait dédié toute sa vie le remplissait de bonheur. Tout comme il était dans la nature des vieux de remettre les jeunes dans les règles, les jeunes avaient pour rôle d'essayer de s'en détâcher.

Une fois tout le monde débarrassé des outils et des protections, chacun se dirigea vers la sortie du lycée.

« Ah, j'ai reçu un message de mon père qui me dit que ce soir il pourra pas venir me chercher directement après le club parce qu'il a une affaire assez urgente ! Lança Bella

- Mais comment tu vas rentrer ? Lui demanda Edward avec un ton concerné

- Oh on pourrait la ramener chez elle ? s'exclama Alice, Oh non je sais ! Et si tu venais chez nous, tu rencontrerais Esmée et Carlisle ! Tu verras, ils t'aiment déjà !

- Alice, Alice, Alice, dit Edward en se massant les tempes, Bella a surement d'autres choses à faire tu ne crois pas ? – ce qui voulait dire en vérité : arrête, tu vois bien qu'elle est gênée –

- Oh bah pourquoi pas ! Mais j'ai des devoirs et je dois prévenir Char-

- Mais c'est pas un soucis ! Edward se fera un plaisir de t'aider, hein Edward ? Dit elle avec un regard espiègle

- Bon, et bien allons-y alors ! » Se résolut-il

Tous les trois se dirigèrent vers la voiture d'Edward, Alice toute contente de voir Bella venir chez elle et de permettre à son frère de continuer de se rapprocher d'elle. Si Edward avait été retiscent à l'idée que Bella vienne chez lui, il en était plus qu'heureux et il la savait protégée dû à la présence de sa famille. Ils arrivèrent rapidement.

« Oh mais tu dois être Bella ! s'exclama calmement Esmée, on m'a beaucoup parlé de toi ! »

Edward lui lança un regard et elle reprit :

« Je veux dire, Alice m'a beaucoup parlé de toi ! »

Bella sourit poliment, elle n'en croyait pas un traître mot mais cela la fit rire. Carlisle se présenta, c'était un homme calme, une force de la nature et Esmée et lui s'accordaient parfaitement. Ils semblaient amoureux comme au premier jour – ce qui était une prouesse sachant que leur premier jour datait d'il y a 75 ans.

Tout le monde se mit à vaquer à ses occupations et Edward et Bella montèrent à l'étage pour faire leur devoir. Le jeune vampire sentit l'odeur agréable de Bella et il eut soudainement envie de l'embrasser. Elle l'avait tellement tenté toute la journée. Même alors qu'il s'était résolut à ce qu'elle ne l'aime pas, il n'avait pu s'imaginer autre part que dans ses bras. Elle était la seule qu'il avait autant désiré en 109 ans s'existence.

Ils s'installèrent au bureau et chacun se pencha sur le texte de littérature française qu'elle avait à analyser.

« Clown d'Henri Michaux ? Sympa mais complexe pour un texte de début d'année !

- C'est vrai... Mais je l'ai déjà étudié l'année dernière donc ça va être assez simple, répondit Bella

- Vas-y, explique moi un peu j'ai du mal à comprendre le début !

- Bah déjà, le poète montre que le présent est un espace réducteur et contraignant et il le met en comparaison avec le futur qui permet la libération et des projets. Du coup, il évoque la libération en utilisant la métaphore du voyage marin en le reliant à un imaginaire lié à la liberté et le rêve. En gros, il poétise et renforce l'idée de libération à travers l'image du voyage. Donc, le futur est vu comme bénéfique à l'Homme car le présent emprisonne dans une contemplation et dans une passivité.

- Wow ! On peut dire tout ça juste sur les deux premières phrases ?

- Non ça c'est le stricte minimum mais il y a encore plein de chose à dire !

- Alors dis moi tout ! »

Bella et Edward étaient alors bien loin du combat que menait Jacob contre lui-même au même moment.

Jacob's POV :

« Arrête Jacob ! Calme toi ! cria Sam

- J'ai besoin de voir Bella ! Je vais pas lui faire du mal, j'te jure », répondit-il en grognant et en gémissant à moitié

Jacob souffrait, il sentait que Bella était heureuse et il voulait la voir heureuse, il voulait partager ça avec elle. Sa transformation avait déjà à moitié commencé.

« Tu peux te contrôler Jacob, lui dit plus calmement son alpha, tu es jeune et tu as du mal, mais c'est possible, regarde moi dans les yeux ! »

Jacob s'obligea à le faire mais rien n'y fit, il n'arrivait pas à se calmer...

Il se lança à travers la forêt, conscient que Sam le suivrait surement pour l'empêcher de s'approcher de Bella. Il ne comptait pas lui faire du mal, il voulait simplement sentir son odeur, sentir ses doigts courir dans ses poils...

Bella's POV :

À côté de sa feuille de cours, les deux jeunes virent le téléphone de Bella vibrer. Son père partait de la maison pour venir la chercher chez les Cullen. À contre-coeur, ils se levèrent et se dirigèrent vers l'entrée. Elle dit au revoir à tout le monde et sortit avec Edward devant la porte.

Ils continuèrent de discuter en attendant Charlie.

« Alors du coup... ton père ne m'aime pas c'est ça ?

- Nooon, je... je dirais pas ça mais il se... méfie ? J'imagine, enfin je sais pas... Tu sais moi je débarque et je savais même pas qu'il y avait des rumeurs sur votre famille. D'ailleurs si toute la ville avait pu voir ce que j'ai vu ce soir, personne ne s'amuserait à propager de stupides rumeurs ! »

Cela fit sourire Edward, si Bella les appréciait, c'est tout ce qui comptait. Si son coeur avait pu battre, il l'aurait fait très rapidement. Il s'approcha de Bella. Si seulement il pouvait l'embrasser... Mais d'un autre côté, elle semblait si proche de Jacob...

Jacob arrivait justement à l'orée de la forêt. Il avait compris petit-à-petit que Bella ne se trouvait pas là où il pensait qu'elle serait à cette heure-ci et l'envie de la voir avait peu à peu fait place à l'étonnement de savoir où elle se trouverait et finalement lorsqu'il avait comprit qu'elle était chez les Cullen, l'étonnement avait fait place à la colère.

Il ne se laisserait pas manquer de respect à ce point là. Qu'elle soit proche de lui ou non, qu'elle lui sorte une excuse valable ou non, elle n'avait pas à trainer avec ce vampire de malheur. Il pensa au pire, et s'il l'avait amené chez lui pour lui faire du mal ? Soudain il eut peur et sa colère se déplaça sur la tête d'Edward. Il allait le payer.

Arrivé près de la maison des Cullen, il ralentit. Il avait vu juste, Bella se trouvait avec Edward. Il ruminait. Il entendit une branche craquer et sans même se retourner il comprit que Sam l'avait suivi.

« Qu'est ce que tu veux ? Lui lança-il avec haine

- Que tu te calmes ! Tu ne peux pas l'attaquer, il n'a rien fait pour briser le pacte. Si tu l'attaques, ça ne sera plus un soucis pour toi mais pour tout le monde, tu créeras une guerre Jacob ! Penses-y !

- Et s'il la touche ? Le lien que j'ai avec Bella lui permet d'être considérée comme un loup-garou, elle n'a pas le droit d'être avec lui. C'est un manque de respect et tu le sais...

- Oui, mais attend, pour l'instant ce serait créer une guerre inutilement. Attend qu'il fasse le premier pas si tu veux l'attaquer. »

Jacob s'y résolut même si cela le faisait souffrir. Les voir rire, se sourire, échanger des paroles qu'il pouvait entendre grâce à son ouïe développée. Ils parlaient du bateau ivre1 de Rimbaud. Tu parles, c'est lui qui était en train de se faire mener en bateau...

Soudain, tout se passa très rapidement. Aux aguets, il comprit que Bella et Edward allait se faire un calin. Au moment du fameux rapprochement, les deux jeunes entendirent Alice sortir précipitamment et crier :

« Edward, vision, Jacob est là ! »

Jacob en profita pour bondir de sa cachette et sauter sur les deux adolescents pour les séparer. Bella qui se retrouva projetée au sol vit l'énorme loup s'approcher d'elle. Ce n'était pas le moment de faire preuve de courage et se rebeller, elle le savait. Il s'agissait de s'écraser et de ne rien dire pour calmer le loup le plus rapidement possible. Il fallait qu'elle protège Edward qui n'était au courant de rien. Rapidement elle se repassa les évènements qui venaient de s'enchainer et un élément la perturba. Comment Alice avait pu prévoir que le loup allait arriver ? De plus, le fait qu'elle l'avait appelé Jacob lui prouvait finalement qu'Edward n'était peut-être pas tant innocent que ça dans le sens où il était peut-être au courant que Jacob était un loup-garou. Encore une fois, elle sentit qu'il lui manquait quelques pièces de puzzle pour comprendre les tenants et les aboutissants de l'histoire.

Jacob approcha sa gueule du visage de Bella. Il se mit à grogner. Il la sentit puis se mit à aboyer, il sentait plus que jamais l'odeur d'Edward sur la peau de Bella. Du museau, il écarta Bella qui se releva aussitôt. Edward allait se faire déchiqueter ! L'heure n'était pas à trouver des excuses sur le pourquoi du comment un loup énorme l'avait épargné elle au contraire d'Edward mais il s'agissait d'éviter à Edward une mort certaine.

Alice qui regardait de loin tira le bras de Bella. Cette dernière regarda alors pour la première fois autour d'elle depuis le début et comprit que tous les membres de la famille était présents mais qu'aucun ne semblait décidé à aller aider Edward. Tous semblaient calmes et attentifs. Bella s'écarta d'eux, en état de choc.

« Mais... Il faut l'aider ! cria-t-elle, Edward va mourir ! Il faut faire quelque chose ! »

Jacob s'approchait dangereusement d'Edward en montrant les crocs. Edward ne semblait pas particulièrement appeuré mais il était clair qu'il tentait de garder la face. Il lança à l'intention de Bella :

« Ne t'inquiète pas Bella, c'est entre Jacob et moi ! Restes à l'écart s'il te plait ! C'est tout ce que je te demande ! »

Bella sentit Rosalie lui attraper le bras pour l'attirer vers elle mais Bella ne l'entendit pas de cette oreille. Au moment où le loup ouvrait grand la gueule pour intimider Edward, Bella se projeta en avant pour s'interposer entre les deux. Jacob, fou de rage attrapa le bras de Bella par la gueule et la projeta sur le côté.

Bella, piquée par une douleur atroce, sentit son coeur battre bien plus vite que ce qu'il n'aurait dû. Elle tourna la tête et observa impuissante la scène qui se déroulait sous ses yeux. Sans réellement comprendre à cause de l'anesthésie générale que créait la morsure de Jacob, elle vit Edward empoigner Jacob et le jeter contre un arbre. Depuis quand Edward avait-il autant de force ? Avant de s'évanouir, elle pensa à un vers du fameux poème de Rimbaud « La tempête a béni mes éveils maritimes. ». Sa tempête à elle, c'était Edward et Jacob, et si elle s'en sortait, elle découvrirait la vérité, elle en était sûre.

Elle se réveilla après ce qui avait pu être 10 secondes, 10 minutes ou 1 heure et observa ce qui l'entourait. Elle reconnut l'intérieur de la maison des Cullen.

« Bon dieu Bella tu es réveillée ! s'écria Alice, tu nous as fait peur ! On a du te faire un bandage et te réveiller ultra rapidement ! »

Bella était dans les vappes et elle ne comprenait pas les raisons de l'agitation d'Alice.

« Ton père vient d'arriver à l'instant ! Ajouta-t-elle avec une grimace

- Mon père ! »

Bella bondit du canapé. Son bras l'a lançait. Son bras ? Elle baissa les yeux. Oh mon dieu ! Son bras ! Immédiatement, elle se rappela les évènements. Malheureusement, elle n'avait pas le temps de demander des explications. Elle enfila un sweat-shirt qui couvrit le bandage et espéra que toutes ses accrobaties ne rouvriraient pas la plaie.

« Carlisle est en train d'expliquer à ton père ce qu'il s'est passé !

- Ce qu'il s'est passé ?

- Oui enfin... officieusement !

- Eh attend ! Tu peux entendre d'ici ce que ton père dit en bas ? »

Pour toute réponse, Alice sourit, gênée. Bella souffla. Elle avait comprit. Si elle voulait des explications il faudrait qu'elle prenne plus de temps pour creuser le sujet. Elle descendit l'étage et croisa Edward.

« Bella, tu vas-

- Où est Jacob ?

- …

- Edward, tu crois que j'ai ton temps ?

- Il est parti...

- Jacob est... parti ? »

Edward ne répondit pas. À vrai dire, Emmett l'avait poursuivit dans la forêt et Sam avait pris le relais, même si Jacob avait été dans son bon droit d'attaquer Edward – la famille Cullen avait été avertie par Sam que Jacob était imprégnée de Bella –, tout le monde savait qu'il avait fait de la merde en dérapant à ce point. Bella en payait désormais le prix.

Elle descendit, abasourdie. Comment Jacob avait-il pu l'abandonner après l'avoir mordu ? Carlisle lui sourit à son arrivée. Elle reprit sa façade.

« J'étais justement en train d'expliquer à ton père que tu étais tombée violemment sur le bras aujourd'hui et à quel point tu t'étais éraflée la peau. Mes consignes : ne change pas le bandage toi-même, vu que les entailles sont profondes, tu risquerais d'y apporter des microbes, viens directement à la maison, tous les 2 jours au début et on le changera ensemble. »

Heureusement que Carlisle s'était occupé de ce détail, elle aurait été incapable d'inventer une excuse convaincante pour ne pas que son père regarde et découvre la plaie béante due à la morsure. Elle savait qu'elle pouvait changer le bandage elle-même, il fallait juste éviter que Charlie ne voit ce qu'il y avait en dessous. Charlie serra la main de Carlisle, fit un dernier sourire et sortit dehors pour ouvrir la porte à sa fille.

Bella remercia chaudement tout le monde. Seul Edward était absent. La grande valse brillante se faisait entendre au loin.

1 : c'est un poème que je vous recommande fortement, il est vraiment magnifique et c'est, au même titre que « Et la mer et l'amour... » de Marbeuf présent dans le chapitre 9, un classique !

P.S. : Si vous avez apprécié ce petit chapitre, n'éhsitez pas à ma le faire savoir, pareil si vous avez détesté évidemment ! Et si vous avez des recommendations pour des futurs fanfic, pourquoi pas aussi ahah ! J'écris sur Teen wolf, Harry potter et Twilight principalement !