Nda: Alors déjà, désolée du retard, mais après la dernière pause cet été je vous avais prévenus que les publications risquaient d'être parfois chaotiques, et là entre partiels, problèmes perso et problèmes de logement, voilà :').
Ensuite, le chapitre est le plus long jusqu'ici avec plus de 6 000 mots, donc je pense que ça m'aidera à me faire pardonner ... peut-être. C'est aussi l'avant-dernier chapitre, donc il reste encore un chapitre et un épilogue (eh oui, déjà!).
Bonne lecture!
HUITIÈME CHAPITRE: Le début de la fin
Son éclat de rire cruel retentit dans le hall quasi-silencieux, alors qu'au milieu du ventre de Merlin se dévoilait la marque, visible aux yeux de tous.
Quand Mordred arrive à contenir son rire, tout le monde est encore figé, ce qui lui permet de s'avancer rapidement vers Merlin sans que ses amis ne puissent réagir. Arthur essaya de les rejoindre, mais les autres élèves de première lui barraient toujours le passage. Alors que la brute recommençait à parler il se figea à nouveau, paralysé par ses paroles qui, bien que personne ne le savait, lui étaient directement adressées.
- Alors, comme ça tu t'es trouvé un autre pédé qui voulait bien de toi? Qui c'est? Sûrement une pauvre tapette venant de ton quartier de pauvre! Il rit à nouveau. Il doit vraiment être con, moche et répugnant pour avoir été choisi comme ton âme-sœur!
Plus son persécuteur parlait, et plus Merlin sentait le sang bouillonner dans ses veines. Inexplicablement, ces mots provoquait une réaction viscérale en lui, prenant sa source dans son ventre, ou plutôt sur son ventre. La marque le brûlait, pas de la manière familière et douce qu'il connaissait, mais comme un feu ardent qui alimentait sa rage sans qu'il ne puisse rien faire pour l'endiguer.
Il releva la tête et planta son regard dans celui sombre de Mordred, qui eut une réaction de recul en voyant toute la haine qui habitait les yeux bleus de sa victime. Il n'avait jamais vu un regard aussi furieux de sa vie, et pourtant il en avait provoquées des colères.
La voix qu'utilisa Merlin fut aussi froide et acérée que son regard, tout en étant très basse.
- Tu oses juger une personne dont tu ne connais rien, alors que tu n'as aucune valeur. Tu joues les durs pour faire croire aux autres que tu es quelqu'un de fort, mais oh moi je sais très bien qui tu es. Tu renvoies aux autres tes propres insécurités, leur balances les mêmes mots que l'on te crache ou que ton propre esprit s'impose à lui-même. Tu te caches sous cette apparence pour ne pas montrer qu'au fond tu es un raté, et que tu le sais parfaitement. Tu t'en prends à moi parce que je te rappelle qui tu es au fond tout en ayant ce que toi tu n'auras jamais. Eh bien tu sais quoi, va crever comme le sale rat que tu es au milieu d'une autoroute, abject pourriture de frigidaire mal fermé.
La voix glaciale et pleine de colère retenue fit l'effet d'une douche froide, autant pour Mordred que pour les amis du brun. Ils ne l'avaient jamais entendu comme ça, ses colères étaient toujours violentes et non-maîtrisés, pas sèches et toxiques. Ça tordit un peu plus le cœur d'Arthur et alourdit le poids qu'il portait sur l'estomac, il ne voulait pas le voir comme ça. Ce n'était pas Merlin, ce n'était pas celui qu'il connaissait.
Son désarroi fut remplacé par une colère comme il n'en avait jamais connu suite à la réaction de Mordred. Ce dernier, ayant très mal pris ce flot de vérités haineuses, avait balancé un coup de pied encore plus violent que les autres dans l'abdomen du brun. Mais il encaissa le coup un peu mieux que précédemment, l'adrénaline courant dans ses veines inhibant la douleur. Ça lui permit de rester assez conscient pour assister à l'arrivée d'Arthur dans le cercle, poussant brutalement l'ami de Mordred pour passer.
Le jeune homme se retourna au bruit, et un sourire fleuri sur ses lèvres quand il vit son idole se rapprocher. Merlin, lui, ne compris pas pourquoi le blond venait mais sentait la catastrophe arriver et se débattit pour mettre fin à cette situation, sans succès.
- Arthur! Tu veux ta part, ou-
Mordred fut soudainement coupé par le coup de poing qu'Arthur lui balança dans la joue. Le choc fut tellement fort et inattendu que le plus jeune perdit son équilibre et s'étala au sol, pas très loin de Merlin. Le silence qui suivit son action fut total, tous les spectateurs ouvrant de grands yeux choqués devant la scène. Finalement Gwaine et Gwen retrouvèrent assez leur esprit pour se précipiter vers leur meilleur ami mal en point, alors que Lancelot essayait d'empêcher le blond de se jeter à nouveau sur l'autre.
Dans sa rage, Arthur repoussa violemment son ami puis attrapa Mordred par le col pour le relever et le plaquer contre les casiers, ressentant un plaisir malsain au bruit que fit sa tête en percutant le métal alors que des cris étouffés résonnaient dans le hall. Il n'avait jamais autant ressentit l'envie de blesser, encore et encore, peu importe les conséquences. Cet immondice avait osé lui faire mal, sous ses yeux! Il ne pouvait pardonner un tel geste.
Il rapprocha son visage à l'expression furieuse de celui du plus jeune, qui avait l'air terrorisé, et souffla d'une voie féroce et froide:
- Ne t'approche plus jamais de lui, t'entends? Plus jamais!
Et alors que Lancelot allait à nouveau tenter de séparer les deux lycéens, plusieurs surveillants et professeur fendirent la foule pour les interpeller. Ce fut en entendant leurs cris et en voyant le sourire méchant de Mordred qu'il sortit enfin de son état de fureur aveugle. Quand deux de ses profs lui attrapèrent les bras et les épaules fermement pour que d'autres puissent s'enquérir de l'état de l'élève de première, il comprit qu'il avait merdé.
o*o*o*o*o
Agravaine De Bois était face à un dilemme sans précédent dans sa carrière de directeur du lycée privée de Camelot, et donc en proie à une grande réflexion. Devant son bureau se tenaient trois élèves, dont il devait décider de la punition.
On avait d'abord Mordred Vlahos. Élève moyen et fauteur de trouble habituel aimant maltraiter ses petits camarades, ses bêtises étant néanmoins rattrapées par la large somme que son père "investissait" dans l'école. Dernière faute en date, il se serait battu avec le jeune Merlin Emrys dans les couloirs. Enfin, le directeur n'était pas dupe, malgré les "témoins" et les dires de l'adolescent il savait qu'Emrys ne débuterait jamais un combat avec l'autre, surtout qu'il était visiblement bien plus mal en point.
Mais la famille d'Emrys n'était pas prestigieuse, et loin d'être riche. Grand Dieu, il venait de la banlieue d'Ealdor. Et il affichait sa... tare avec un désir de provocation inédit dans cette école. Et ces défauts ne pouvaient pas être rattrapés par ses bons résultats, peu importe à quel point il était brillant. La vérité ici n'avait aucune importance, Agravaine ne pouvait risquer de se mettre à dos le patriarche Vlahos pour un jeune homme aussi insignifiant que lui.
Le problème aurait donc pu être vite réglé s'il n'y avait eu l'inexplicable action d'Arthur Pendragon.
Bon élève, star de l'équipe de football de l'école et héritier de l'empire financier Pendragon. Son père était lui aussi un généreux donateur de l'école, et même encore plus généreux que le père de Mordred. Arthur était promis à un brillant avenir, et répondait à toutes les attentes formées par Uther Pendragon et lui-même.
Alors que lui avait-il pris? Pourquoi défendre cet élève quelconque qu'était Emrys, en se mettant à dos un élève au niveau social bien plus élevé? Un tel écart de conduite était inquiétant.
Par chance, le jeune héritier n'avait pas vu le début du "combat" et ne pouvais donc pas témoigner en faveur de son camarade. Cela semblait l'énerver un peu plus, et Agravaine était content d'avoir placé Emrys entre lui et Mordred tant le jeune blond semblait prêt à sauter à la gorge de l'élève de première. Si seulement ce dernier pouvait arrêter d'afficher ce sourire moqueur, peut-être qu'Arthur se calmerait … L'adulte soupira avant de prendre la parole avec le même sourire faux qu'il plaquait chaque jour sur son visage.
- Je vais donc résumer les faits, et j'apprécierais de ne pas être interrompu. Il lança un regard dur vers Pendragon, pendant qu'Emrys faisait profil bas (l'habitude sûrement) et que Mordred souriait toujours, sûr de lui. Cette après-midi, une dispute a éclaté entre Messieurs Vlahos et Emrys, qui a dégénéré en bagarre après que Monsieur Emrys ait frappé Monsieur Vlahos, ce qu'affirment plusieurs témoins. Monsieur Pendragon est arrivé à ce moment-là, et a cru que Monsieur Vlahos était responsable de l'altercation et l'a donc frappé sans réfléchir plus loin. Il sourit à Arthur, affichant une expression indulgente. Vous avez commis une erreur de jugement, comme cela nous arrive à tous chaque jour, et je suis sûr que vous en êtes aussi désolé que moi.
C'en était trop, Arthur allait exploser et tout le monde le voyait. Ça inquiétait énormément le directeur, pour quelles raisons essayait-il donc autant de protéger l'autre terminale? Ça n'avait aucune logique! Agravaine lui offrait une porte de sortie, mais après un nouvel éclat il serait obligé de sévir, et les conséquences seront fâcheuses pour tout le monde, lui y compris.
Mais avant que le blond ne puisse dire quoi que ce soit, la cause de tous ces problèmes ouvrit la bouche pour la première fois depuis le début de cette conversation.
- Arthur …
Sa voix n'avait été qu'un murmure, mais elle avait résonné dans le silence de la pièce. La réaction fut immédiate: le regard meurtrier qu'Arthur lançait jusqu'alors au directeur se tourna vers son voisin, surpris. Toute sa posture se modifia, n'exprimant plus la pure rage, bien qu'il soit encore tendu.
Une sorte de communication silencieuse semblait passer par leurs regards accrochés, et ce fut assez pour faire perdre son sourire au principal et lui faire froncer les sourcils. Qu'est-ce que c'était que ça encore? Merlin secoua légèrement la tête de gauche à droite, et Arthur prit un air résigné, bien que toujours en colère. Il le prouva en retournant son regard assassin vers l'adulte.
- Oui, c'était une erreur de ma part, je n'aurais pas dû le frapper. Dit-il même si les mots semblaient lui arracher la bouche.
Alors là, pardonnez l'expression, mais Agravaine était sur le cul. Avec un mot et un regard, Emrys avait réussi à assez calmer le blond pour qu'il réfléchisse et fasse preuve de bon sens. C'était incroyable!
Agravaine connaissait bien les Pendragon, ayant fait ses études avec Uther et ayant gardé un bon contact avec lui ensuite. Et s'il y avait une chose dont il était certain, c'était que personne n'était capable de faire entendre raison à un Pendragon en rage. Si ce n'était la défunte Ygraine, paix à son âme.
Il ne savait pas s'il devait se réjouir de ce dénouement, ou s'inquiéter encore plus pour le jeune homme. Comment Emrys pouvait-il avoir autant d'influence sur lui?! Il retrouva pourtant vite son sourire et son air indulgent.
- Bien, c'est très bien. Pour ce qui est des punitions, évidemment vous et Monsieur Vlahos devez en recevoir une pour avoir frappé un autre élève, mais vous avez tous deux des circonstances atténuantes. Vous n'aurez donc que quatre heures de colle, et un devoir à me rendre sur l'importance de la non-violence. Quant à vous, Monsieur Emrys, son ton se durcit, vous serez exclu trois jours, à partir de ce moment même jusqu'à vendredi matin. Vous aurez évidemment l'obligation de rattraper les cours et les examens manqués, et j'appellerais votre mère dans la soirée pour discuter des événements d'aujourd'hui. Bien sûr, sa voix retrouva son ton mielleux en tournant son attention vers les deux héritiers, je ne vais pas déranger vos parents pour si peu, ils doivent être très occupés.
Arthur semblait sur le point d'éclater à nouveau, son visage crispé comme s'il allait être malade, et Agravaine décida de vite les faire sortir, séparément bien sûr. Une fois seul, il soupira en attrapant le téléphone. Il ne pouvait reporter le coup de fil qu'il devait passer à son vieil ami. Il composa le numéro, et attendit que l'homme à la voix bourrue résonne dans le combiné.
- Uther Pendragon à l'appareil.
o*o*o*o*o
Presque quatre heures plus tard, Merlin et Arthur sortaient de l'hôpital, se dirigeant vers le parking où était garé la voiture du blond. Ce dernier avait réussi à avoir le dernier mot et à forcer Merlin à aller se faire soigner par des professionnels, grâce à l'aide de toute leur bande d'amis (et surtout Gwen qui avait été presque hystérique). L'argument qui avait fini par avoir raison de lui, c'était que lui étant majeur, les médecins ne prendraient pas contact avec sa mère.
Mais il était quand même gêné par la présence d'Arthur qui séchait des cours pour l'accompagner, tout en lui était aussi reconnaissant. Toutes ses émotions envers lui aujourd'hui pouvait en fait se résumer à ces deux là: la culpabilité et la gratitude.
Le sportif avait balayé ses protestations et remerciements d'un revers de la main, refusant de le laisser affronter les médecins seuls, et surtout inquiet même s'il essayait de le cacher. Finalement, après plusieurs longues minutes d'examen ils avaient été rassurés: les blessures n'étaient pas si terribles, plus douloureuses que dangereuses. S'il avait été plusieurs fois au bord de l'inconscience, c'était parce qu'elles étaient couplées à ce qui semblait être un manque de sommeil important et un stress dévorant.
Ce diagnostic avait inquiété Arthur, évidemment il avait remarqué (en partie grâce au Lien) que le brun n'était pas au top de sa forme récemment, mais l'autre avait réussis à lui cacher la gravité de tout cela. C'était peut-être ce qui l'énervait le plus, que Merlin ait pu aussi facilement le duper, s'il avait su ils seraient directement allés à l'hôpital vendredi, quitte à l'attacher s'il l'avait fallu.
Ils n'avaient toujours pas discuté de ce qu'il s'était passé plus tôt, évitant le sujet. Mais tous deux savaient qu'ils allaient devoir en parler, trop de choses pesant sur leurs pensées. Évidemment, Arthur en voulait énormément à l'autre de lui avoir caché tout ce temps que Mordred le harcelait. Car oui, il n'était pas idiot: il avait bien compris que ce manège durait depuis un moment, ne faisait que s'amplifier avec le temps.
Ils devaient aussi aborder le sujet de l'action d'Arthur, ou même des actions à ce stade, entreprises pour le défendre. Merlin était perdu: étaient-ils amis? Arthur s'inquiétait-il pour lui comme Gwen ou Gwaine le faisait? Ou était-ce justement parce qu'ils avaient des amis communs qu'il le protégeait, et rien de plus? Merlin détestait ne pas avoir de réponses aux questions incessantes de son esprit.
Une fois arrivés chez le brun, ils n'avaient toujours pas décroché un mot. Arthur savait qu'il devait partir, voulait partir pour échapper à cette situation (non il ne fuyait pas!) mais n'arrivait à se décider sans savoir si Merlin allait s'en sortir seul. Il finit par ne plus supporter le silence et dit nerveusement alors que l'autre s'asseyait maladroitement dans son canapé:
- Ta mère risque d'être en colère ce soir non?
- Sûrement, mais pas seulement contre moi. Elle me connaît, elle devinera facilement ce qui s'est vraiment passé. Ça va être difficile de l'empêcher d'aller tirer les oreilles du directeur... Ajouta-t-il avec un sourire.
Arthur réalisa qu'il ne savait finalement pas grand-chose de la mère du brun. Pas que ça l'intéressait! Pourquoi est-ce que ça l'intéresserait d'abord?
- Mère protectrice?
Cette question arracha un rire à son camarade, un peu gâché par la grimace qu'il fit quand ses côtes douloureuses se rappelèrent à lui.
- Autant qu'un dragon.
Ils se sourirent quelques instants, et Arthur se sentit assez à l'aise pour s'asseoir de l'autre côté du canapé. Mais soudainement, le visage de Merlin se fit sérieux, et un peu gêné.
- Arthur, je voulais te dire … Merci pour aujourd'hui. Je sais pas pourquoi tu as fait tout ça, mais merci.
Aïe, il attaquait directement le cœur du problème. Pourquoi? Il balaya d'abord les remerciements d'un revers de la main.
- C'est rien, j'ai agi normalement, comme un être humain un minimum civilisé.
- Je sais pas si tu l'as remarqué, mais personne d'autre n'a réagi pour prendre ma défense... Donc non, ce n'est pas "rien".
- Tout ce que j'ai fait aujourd'hui, Gwaine, Gwen ou même Lancelot ou un des autres l'aurait fait si je n'avais pas été là.
- Mais eux … Merlin hésita. Ils sont mes meilleurs amis et mes amis? Et toi …
Arthur grimaça. Dans un sens, le brun n'avait pas tort. Lui-même avait fortement insisté sur le fait que l'autre n'était pas son ami, qu'il ne faisait que supporter sa présence pour le reste de la bande, mais … Même lui, aussi tête de mule qu'il soit, ne pouvait pas continuer à se répéter ça en y croyant. Il appréciait cet intello agaçant, même s'il restait un intello agaçant justement. Passer du temps n'était pas totalement une corvée, pas tout le temps en tout cas. Ils jouaient aux jeux vidéos en ligne ensemble, riaient parfois. Alors, peut-être …
Merlin interrompit sa réflexion avec une question (intello agaçant, vous vous rappelez?).
- Pourquoi tu as fait tout ça?
Quand il le regarda enfin, il fut troublé par la sincérité qu'il trouva dans son regard. De la curiosité, de l'incertitude, et … de l'espoir? Il ne pouvait pas mentir devant ces yeux-là, même si Merlin ne le touchait pas physiquement. Oh le brun y avait pensé, ne voulant pas que l'autre se défile, mais il ne voulait pas forcer l'autre à faire quoi que ce soit. Pas après tout ce qu'il avait fait pour lui.
Arthur prit finalement la parole avec la gorge étrangement nouée, incapable de détourner le regard.
- Honnêtement, j'en sais rien. Je devais le faire, j'ai pas réfléchis, c'était juste … instinctif. Mais … ce n'était pas la marque. Je m'en sers déjà pour expliquer beaucoup de choses, mais ça non. C'était … c'était ma décision.
Il tourna enfin la tête, désespérément gêné. Nan mais qu'est-ce qu'il sortait encore comme bêtise. Il était ridicule. Surtout qu'il avait parlé sans réfléchir de la marque et de du fait qu'elle expliquait certains de ses comportements, comportements dont Merlin ne savait rien (et heureusement!).
- Dooooonc, tu m'apprécies plus que tu ne le dis alors?
Sa tête tourna tellement vite qu'il entendit un craquement dans sa nuque. Le petit sourire en coin et les sourcils haussés de Merlin lui confirmèrent que c'était bien de l'amusement qu'il avait entendu. Il essayait de … faire de l'humour pour dissiper la maladresse de la situation? Arthur lui en était reconnaissant, mais il n'avait aucune idée de ce que sa formulation sous-entendait, de quel manière il semblait l'apprécier.
Et c'était très bien comme ça.
Il détourna à nouveau les yeux avec une moue agacée (boudeuse selon Merlin), inconscient du léger rougissement qui prenait place sur ses joues.
- La ferme.
Il se leva, prêt à partir, et Merlin le raccompagna à la porte. Le blond se retourna au dernier moment dans l'embrasure de la porte.
- T'es sûr de pouvoir rester seul? Face au regard noir que lui lança le plus petit, il se reprit: Non je dis pas ça pour t'insulter ou quoi, mais je veux juste être sûr que ça va aller, c'était plutôt … bouleversant ce qui est arrivé aujourd'hui. Il se frotta la nuque, gêné à nouveau et en évitant son regard.
Le brun se sentait quant à lui étrangement attendri, et une légère chaleur l'envahit. Le sourire qu'il lui fit fut éblouissant, tellement qu'Arthur se sentit obligé d'y répondre.
- Oui, ça va aller je pense. Je- Merci, vraiment, merci pour tout.
Le sportif hésita un peu, mais finalement se laissa aller à dire ce qui lui traversait la tête. Après tout, il pouvait bien être gentil avec l'autre, vu ce qu'il avait vécu.
- C'est normal, c'est … ce que font les amis non?
Son incertitude était à nouveau attendrissante, mais Merlin fut surtout sans voix face à l'aveu sous-entendu. La chaleur qui envahissait sa poitrine se fit plus intense, et son sourire aussi en conséquence. Il hocha vivement la tête.
- Oui, c'est vrai.
Sentant que c'était la fin de la conversation (et de l'embarras qu'elle engendrait) il fit demi-tour sans rien ajouter de plus qu'un hochement de tête. Merlin resta figé quelques instants avant de refermer la porte, le cœur battant à tout rompre.
Attendez.
Le cœur battant à tout rompre? Pourquoi son cœur battait-il aussi vite? Et il sentait même quelques larmes lui monter aux yeux! Certes, il était heureux qu'Arthur reconnaisse leur amitié, qu'il avait lui-même admis depuis un certain temps déjà. Mais une telle réaction …
En repensant à la journée passée, il n'arrivait même plus à être vraiment en colère. Las et agacé, oui, mais toutes ses émotions négatives étaient comme, submergées par les positives. Arthur prenant sa défense devant la foule et frappant Mordred violemment, puis Arthur plaidant sa cause devant le principal, Arthur le forçant à aller à l'hôpital et séchant des cours pour l'y accompagner, Arthur qui le ramène ensuite chez lui et reste jusqu'à ce qu'il soit certain qu'il aille bien, Arthur qui avoue l'apprécier, Arthur …
Son cœur loupa cette fois-ci un battement et ralentit, semblant peser comme une pierre dans sa poitrine.
La marque devait sûrement … Non, il ne pouvait pas tout mettre sur le dos de la marque, c'était trop simple. Il devait réfléchir, analyser, comprendre.
Mais plus il réfléchissait aux derniers jours, aux dernières semaines, à ses réactions, à ses émotions, ses sentiments … et plus il devait se rendre à l'évidence. Les rires et les chamailleries qui le réchauffaient de l'intérieur quand il allait mal, les sourires qui gagnaient ses lèvres juste parce que l'autre souriait. Il était épuisé, stressé, complètement à bout, mais tout semblait s'alléger en sa présence. Même quand ils s'engueulaient, il oubliait tous ses autres problèmes, et en sortait plus soulagé qu'avant.
Ce n'était pas grand-chose, ce n'était pas de l'amour avec un grand A, mais il y avait quelque chose qui s'était développé sans qu'il ne le voie. Des sentiments qui s'étaient installés, doucement mais sûrement.
Des sentiments pour Arthur.
o*o*o*o*o
Farfalle, ou Fusilli? Sauce bolognaise, ou pesto?
Tels étaient les dilemmes de Merlin, assigné à la corvée de courses du mercredi par sa mère, vu qu'il "n'avait rien de mieux à faire de sa journée" pour la citer. La remarque l'avait vexé, même si elle n'était pas totalement fausse.
Et c'est donc au milieu des poireaux et des carottes qu'il se fit aborder par un homme baraqué vêtu d'un costume noir, et portant des lunettes de soleil. La première pensée de Merlin fut: "Mais qui porte des lunettes de soleil à l'intérieur?", vite suivie par "Par Kilgharrah, c'est un agent secret?". Oui, pas très malin, mais l'apparition avait de quoi déboussoler. Il n'avait pas enregistré un seul mot de ce que l'homme en noir lui avait dit, tout à sa stupeur.
- Pardon?
L'homme se pinça l'arrête du nez, semblant profondément irrité.
- Vous êtes bien Monsieur Merlin Emrys?
- Euh … Oui?
Il se donna une claque mentalement, il aurait dû mentir! Peu importe qui était cet homme, il ne voulait absolument pas avoir affaire à lui.
- Très bien, suivez-moi s'il vous plaît.
- Mais … Je suis en train de faire mes courses!
Nan mais quel idiot, c'était vraiment la seule raison qu'il trouvait pour ne pas suivre cet inconnu?! Inconnu qui semblait au bout de sa patience, puisse qu'il lui saisit le bras et le força à marcher derrière lui en direction de la sortie. Merlin ne réagit pas pendant un court moment, avant de retrouver ses esprits et commencer à se débattre.
- Mais- Vous n'avez pas le droit! Lâchez-moi! Qui vous êtes d'abord?!
- Je suis au service de la famille Pendragon.
Cette réponse eut au moins l'effet de le rendre moins résistant, tant il était étonné. Et il y avait de quoi! Même s'il n'avait pas vu Arthur depuis lundi, ils avaient échangé des SMS il y avait à peine cinq minutes. Alors pourquoi- ?
Il fut encore plus dérouté quand ils déboulèrent à l'extérieur, l'homme-gorille le traînant derrière lui en direction d'un quatre-quatre... D'une limousine? Bref, d'un quatre-quatre-limousine noir aux vitres teintées. Il ouvrit la porte et poussa le pauvre lycéen à l'intérieur, qui se rattrapa à l'espèce de siège... canapé? Qui s'étirait sur toute la longueur du véhicule.
À sa gauche, au fond de la voiture (?) était assis un homme, entre quarante et cinquante ans, le visage fermé. Aussitôt Merlin se sentit mal à l'aise, tant cet homme semblait impressionnant. Tellement impressionnant qu'il en oublia d'être outré et obéit immédiatement au léger mouvement de tête lui indiquant de s'asseoir. Merlin était tendu, ayant l'impression de passer un examen, ce qui était sûrement le cas vu le regard scrutateur qui pesait sur lui. Il ne supporta bientôt plus le silence horrible qui s'éternisait alors que le véhicule se mettait en marche.
- Bon-Bonjour?
Évidement, parce que la première chose à faire quand on se fait enlever, c'est de saluer poliment son kidnappeur. Il se traita mentalement de tous les noms, tout en essayant de garder un visage impassible.
- Bonjour. Au moins l'autre lui répondait. Je suppose que tu sais qui je suis?
Même si l'homme-gorille ne lui avait pas dit pour qui il travaillait, Merlin aurait pu facilement le deviner tant son air arrogant et fier de lui, lui rappelait celui d'un certain blond. Quoi que, chez Arthur c'était agaçant mais aussi assez drôle, tandis que cet homme avait juste l'air d'un roi possédant tous les pouvoirs sur son royaume et ses sujets.
C'était une bonne comparaison en fait, Arthur avait l'air d'un prince, pourri gâté mais encore insouciant et juste, tandis que son père était un roi, grave et sévère.
- Vous êtes Uther Pendragon? Le père d'Arthur?
Il sembla tiquer à la mention de son fils, et même dans son état de confusion Merlin savait que ça n'augurait rien de bon. Quand l'expression du plus vieux se fit encore plus dure, ses sourcils froncés prouvant qu'il était vraiment mécontent de la situation, le brun s'enfonça un peu plus dans son siège.
- Exact, et je souhaite justement te parler de lui.
Ne sachant pas quoi répondre, se demandant même si l'autre attendait une réponse, le lycéen attendit plus ou moins patiemment la suite. Uther Pendragon avait un goût certain du dramatique.
- Je ne sais pas comment tu as fait, mais tu as apparemment réussis à te rapprocher de son cercle d'amis proches. Sa moue mécontente était suffisante pour lui faire comprendre qu'il n'appréciait pas cet état de fait. Maintenant, si c'est de l'argent que tu veux, je peux t'en donner en échange de la promesse que tu ne t'approches plus de mon fils.
- De l'argent?
Merlin était complètement stupéfait par la tournure de la conversation. Tellement, qu'il n'arrivait même pas à comprendre le cheminement de pensées du plus vieux, ni même à comprendre ce qu'il sous-entendait.
- Pourquoi est-ce que je voudrais de l'argent? D'accord, cette question pouvait sembler stupide comme ça, mais il était tout simplement sous le choc.
Uther balaya sa question d'un revers de la main.
- Qu'en sais-je, les souhaits de la vermine ne m'intéresse guère. Merlin se serait insurgé face à une telle dénomination, mais il était beaucoup trop confus pour ça. Clairement c'est ce que tu vises en essayant de te rapprocher de mon fils, et je refuse de le voir assimiler à une personne de ton rang.
- Mais- Comment osez-vous?! Je ne suis pas devenu ami avec Arthur pour- pour de l'argent! Ça y est, l'offuscation montait rapidement.
- Mais peut-être accepteras-tu de mettre fin à cette "amitié" pour ça? Ton prix sera le mien.
- Non, c'est hors de question! Comment pouvez-vous croire-
- Je peux t'aider à obtenir une bourse pour tes études, jouer de mes relations pour que tu sois accepté dans la meilleure école de médecine du pays.
La stupeur frappa Merlin.
- Comment … Comment savez-vous … Non, vous savez quoi, ça n'a pas d'importance, rien de ce que vous me proposerez ne marchera! Je ne sais pour qui vous me prenez, mais je ne me laisserais jamais acheter comme ça!
Le lycéen était toujours impressionné par cet homme influent, mais il était déterminé à lui montrer à quel point il était insultant dans ses assomptions.
Uther Pendragon se pencha en avant et fit reposer sa tête sur le dos de ses mains aux doigts croisées, ses coudes posés sur ses genoux. Il fronça les sourcils et ses yeux se plissèrent en fixant ceux de Merlin.
- Vous rendez les choses inutilement difficiles, monsieur Emrys. Il soupira. Vous ne me laissez pas le choix, d'ici ce soir je m'assurerai que mon entreprise ait racheté la ligne de magasins Essetir.
- Essetir? Mais-
- Le nom doit vous être familier, je crois savoir qu'une certaine Hunith y travaille? Une bonne employée, je pense bien, il serait dommage que ses supérieurs la jugent "obsolète".
Une fois de plus Merlin était sans voix, mais cette fois-ci un froid glacial l'envahit et le fit frissonner. Cet homme, pouvait-il vraiment … ?
En un instant le brun détermina que oui, il pouvait et il le ferait. Cet homme ne reculerait devant rien pour arriver à son but, ça au moins il pouvait en être certain.
Il avait envie de crier, de hurler sur ce "Roi" qui croyait pouvoir tout contrôler. Le problème, c'est qu'effectivement dans cette situation Uther Pendragon avait un contrôle total sur tout, même s'il ne possédait pas toutes les informations. Merlin ne pouvait rien faire pour aller contre sa volonté, et il se sentit complètement vidé de son énergie alors qu'il réalisait sa défaite.
Uther se redressa avec un léger sourire en coin, ayant compris dans le silence de son interlocuteur qu'il avait gagné.
Il appuya sur un des nombreux boutons du plafond, et quelques instants plus tard la voiture s'arrêta à nouveau. Le chauffeur/gorille ouvrit la porte en face du lycéen, qui s'apprêtait à sortir quand il fut stoppé par la voix du plus vieux.
- Vous avez dix jours pour arrêter ce simulacre d'amitié avec mon fils, qui réalisera bien tôt ou tard que vous n'avez rien à lui offrir de toute manière. Dix jours, monsieur Emrys, pas un de plus.
Merlin sortit sans rien répondre, les poings et les mâchoires serrés.
o*o*o*o*o
Neuf jours plus tard, Merlin se réveilla avec une sensation de vide. Elle avait grandi depuis sa rencontre avec le père d'Arthur, au fur et à mesure qu'il s'était éloigné du blond.
Il ne savait pas combien de temps il allait tenir, surtout avec l'insistance avec laquelle l'autre lycéen essayait de prendre contact avec lui. Il n'avait pour l'instant pas débarqué chez lui pour lui demander des explications, mais ce n'était pas loin. Et Merlin pouvait le comprendre, ils venaient enfin de finir par accepter qu'ils étaient amis, et d'un seul coup il se mettait à l'ignorer, à sa place il aurait déjà craqué.
Le problème était que peu importe à quel point le brun voulait protéger sa mère, il ne pouvait pas complètement couper les ponts avec Arthur. Non pas à cause de ses sentiments (il n'était pas une princesse Disney écervelée, merci bien), mais à cause de la marque.
Étonnamment, le Lien semblait ne pas trop réagir à son manque de contact avec son âme-sœur, et il avait émis l'hypothèse que la réalisation de ses sentiments l'avait amenée à un nouveau niveau. Après tout, les effets secondaires de la marque étaient censés s'atténuer au fur et à mesure que le Lien progressait, alors ce n'était pas si idiot.
Au moins n'aurait-il pas à supporter la présence ou plutôt la sensation de la présence d'Arthur aujourd'hui, ce dernier partant ce matin à un tournoi de football avec le reste de l'équipe. Ça sera juste Merlin et Gwen, et il était soulagé d'avoir un moment de calme avec sa meilleure amie. C'était parfois usant d'être toujours accompagné d'autant de gens, turbulents pour la plupart, mais il ne pouvait s'empêcher d'adorer cette bande d'idiots qu'il était fier d'appeler ses amis. C'était d'ailleurs une des raisons qui rendaient sa situation si difficile: couper les ponts avec Arthur, c'était couper les ponts avec eux aussi.
Il soupira, ressentant encore plus l'étau du chantage autour de lui, et se prépara pour sa journée du vendredi.
o*o*o*o*o
- Et bah alors, même le prince à la vie dorée broie du noir?
- Serait-il stressé pour la compétition à venir?
Arthur détourne ses yeux de la fenêtre en se retenant de sursauter, jetant un regard noir aux deux têtes qui dépassaient des sièges devant lui alors que Lancelot ricanait à côté de lui. Vraiment, il était entouré d'idiots ingrats. Au moins Perceval, assis devant les deux clowns de services, leur donna une tape sur la tête pour qu'ils s'assoient correctement sur leur siège (ce qui était plutôt hypocrite, vu que pour les frapper il s'était lui-même retourné sur son siège). Eylan et Gwaine obtempérèrent tout de même, non sans râler contre leur ami à la force d'ours.
Il aurait ri de leur malheur, s'il n'était pas justement déjà occupé à "broyer du noir", même s'il trouvait plus adéquat de dire qu'il était simplement perdu dans ses pensées, qui n'étaient juste pas totalement plaisantes.
Merlin n'avait répondu qu'à un de ses messages depuis le début de la matinée, comme il en avait pris l'habitude depuis quelques jours, et ça l'agaçait. Certes, malgré le manque de communication depuis plus d'une semaine il ne ressentait presque aucune douleur, et Merlin finissait toujours pas lui répondre quand elle commençait à devenir trop présente. Pourquoi la marque ne réagissait plus autant qu'avant, il ne le savait pas et il avait autre chose à penser pour l'instant.
Comme pourquoi le brun l'évitait depuis presque deux semaines. Des tas d'hypothèses s'entassait maintenant dans sa tête, allant de la plus banale (il avait fait quelque chose qui avait énervé l'autre) à la plus grotesque (comprenant un enlèvement alien). Mais la plus blessante était celle qui revenait toujours à la surface: Merlin regrettait ce qu'il s'était passé lundi, et ne voulait finalement pas de son amitié. C'était compréhensible, logique même! Pendant longtemps ils s'étaient détestés, et aucun d'eux n'avaient changé depuis. Et Arthur avait été infernal avec lui, même si souvent l'autre le lui rendait bien.
En y repensant, le blond avait été le seul à subir les foudres de Merlin en retour de ses moqueries, alors qu'il ne réagissait que mollement aux attaques d'autres lycéens (l'accident de lundi mis à part).
Rah, pourquoi il y pensait autant de toute façon? Oui il avait accepté que Merlin soit son ami, mais ce n'était pas la peine de se retourner le cerveau comme ça pour lui! Enfin, il avait beau essayer de se convaincre depuis plusieurs jours, l'intello et son soudain silence occupaient beaucoup de ses pensées.
Et les rêves qui n'en faisaient qu'à leur tête! Il s'était habitué (non sans mal) aux réminiscences de la soirée du carnaval, ainsi qu'aux ... fantasmes déconcertant, mais maintenant y étaient mêlés des cauchemars où Merlin occupait une place tout aussi importante. Certainement un contre-coup de ce qui s'était passé il y a une dizaine de jours maintenant, il n'essayait même plus de se persuader que ça ne l'avait pas affecté. Même s'il ne comprenait pas pourquoi le bien-être du brun lui importait autant, ou plutôt ne cherchait pas à comprendre, il ne pouvait le nier plus longtemps. Merlin était important pour lui, et pas seulement à cause de la marque. Il-
Soudainement, un grand bruit résonna, et tout devint noir.
o*o*o*o*o
Deux cris résonnèrent presque simultanément dans la salle de classe, interrompant promptement le discours du professeur de philosophie. Tout le monde se retourna vers l'avant de la salle, puis vers les fenêtres, ne sachant pas s'ils devaient tourner le regard vers Merlin ou vers Gwen. Un vent de panique souffla sur la salle.
Les deux jeunes gens se tordaient de douleur, complètement submergés par des sensations qu'ils ne comprenaient pas. Gwen semblait souffrir le plus, ayant essayé de se lever avant de tomber au sol, tenant fermement sa jambe droite. Merlin entendait sa meilleure amie continuer à hurler, et se précipita vers elle. On essaya de le retenir, mais il réussit à tituber jusqu'à elle. Il se sentait nauséeux, une douleur sourde lui vrillant le crâne, obscurcissant sa vision. Mais ses yeux réussirent à rencontrer ceux remplis de larmes de Gwen, qui s'accrocha à lui.
- C'est Lancelot! Lancelot, on doit- on doit … Hurla-t-elle, complètement paniquée avant de s'évanouir.
Merlin eut juste le temps de réaliser ce que ça signifiait, avant que la douleur n'augmente soudainement à un niveau insoutenable. Il ne put produire qu'un gémissement de douleur avant de suivre son amie dans l'inconscience.
- Arthur …
… Ne me tuez pas? Désolée? (note de bêta: T'AS PAS LE DROIT DE FAIRE DES CLIMAX COMME CA!)
Donc comme dit, le prochain chapitre sera le dernier, je ne donne pas de date cette fois-ci car il peut sortir dans une ou deux semaines, dix jours, … selon comment je m'en sors, surtout qu'une partie est déjà écrite (anecdote: j'ai commencé à l'écrire alors que j'en étais qu'au chapitre 4). Mon but c'est de finir cette fanfiction avant le 19 février, parce que ça fera tout pile un an qu'elle existera! (je suis trop sentimentale).
N'hésitez pas à laisser vos avis, et n'hésitez pas à m'écrire des romans pour me dire ce qui vous a plu et surtout ce qui ne vous a pas plus! Merci de me lire dans tous les cas, merci à celles qui laissent des commentaires, et surtout aux guests auxquelles je ne peux pas répondre! Je vous nem tous!
Et merci à ma super bêta, grâce à elle vous échapper aux fautes et aux incompréhensions, pour preuve mes maladresses orthographiques qui parfois laisser penser qu'Agravaine était une femme, ce qui l'a plutôt embrouillées. Elle me fait rire tout au long des corrections, et me soutient quand mes mots ne veulent rien dire.
Léanie, t'es la meilleure, bisous.
À bientôt!
