Excusez-moi, j'ai un peu zappé de poster ce matin mais j'ai une migraine abominable et le moral à zéro, ça me reprend... Je me pose encore trop de questions... Moi qui me pensait "guérie", ça me déprime encore plus...
Désolée pour cette note d'auteur peu joyeuse, mais il fallait que ça sorte...
Scorpius dévisageait Albus d'un regard noir, sans bouger. Rose était descendue au rez-de-chaussée, aider sa mère à préparer quelques cookies pour Noël et son cousin avait insisté pour rester un petit temps chez eux, en attendant le repas de famille. Il se trouvait d'ailleurs dans sa chambre, en face de la fenêtre fermée à travers laquelle Scorpius ressemblait à un Pattenrond ébouriffé, furieux.
« Qu'est-ce que tu fais là… ? »
Malgré la voix assourdis par le verre, Albus l'entendit clairement et eut un large sourire.
« Qui dit Noël, dit Famille. »
« Je sais bien mais c'est seulement pour les repas en général… »
« J'ai réussit à avoir la permission de rester TOUTES ces vacances à Pré-Au-Lard. Heureux ? »
Scorpius grinça des dents et Albus ricana.
« Tu lis dans mes pensées ?! »
« Oui, et c'est vrai que ça pourrait fonctionner le poison dans mon verre de jus de citrouille, mais je doute que maintenant que je sois au courant, je me laisse tenter par une boisson que tu m'offrirais. Mais dit moi, il ne fait pas trop froid dehors ? »
Le jardin était recouvert de neige et Scorpius avait finalement fait dégeler les branches de l'arbre pour monter sans glisser, mais quelques grosses plaques de neige subsistaient sur les dernières hauteurs. Le Serpentard leva lentement les yeux en même temps qu'Albus levait sa baguette qui émit une petite étincelle avant que la lourde neige ne s'abatte sur la tête du pauvre Scorpius.
« TOI…! »
« Et si je te fais rentrer, tu m'excuses ? »
Scorpius faillit s'étrangler entre la colère et la surprise.
« Tu me prépares quoi encore ? »
« C'était juste pour tester ta ténacité… »
Le brun ouvrit la fenêtre, faisant entrer au passage un courant d'air glacé qui le fit grelotter. Scorpius entra et lança un sortilège pour éviter de mouiller le sol de la chambre.
« Et Rose ? »
« Elle en a pour un moment à mon avis. Désolé. »
Le blondinet retira sa veste et s'assit sagement par terre, dévisageant Albus qui sourit.
« Comment ça dans quel camps je suis ? Dans celui de ma famille. »
« Arrête de lire dans mes pensées !! »
« Tu n'as qu'à t'entrainer… »
Albus blêmit en voyant défiler des images dans le cerveau de son ami et avant que Scorpius n'ait pu lui exposer son plan, le Griffondor se recula.
« Non !! Non, non, non ! Il n'en est pas question !!! Je ne te dois rien ! »
« Si tu ne veux pas lire dans sa tête, je le ferais à ta place !! »
« Je te l'interdis !! »
« Tu n'es vraiment pas drôle. »
Il se retourna en boudant et Albus soupira : pour lui, la Légilimencie était quasiment innée, sans trop savoir d'où cela lui venait. Son père n'avait fait que l'aider à comprendre ce don. Mais l'apprendre à quelqu'un qui pourrait l'utiliser pour de mauvaises intentions… Il s'hasarda à jeter un œil au cerveau de Scorpius et il hésita à éclater de rire face aux intentions du garçon.
« C'est pour ça que tu veux lire dans son esprit ?!! Pour lui trouver un cadeau de Noël ?!! »
« Arrête de t'incruster dans ma tête je t'ai dit !!! »
« Et pour ce qui est du reste ? Je veux dire, essayer de connaître ses autres pensées… Les plus intimes… »
Scorpius frissonna et Albus fut surpris de ne plus pouvoir accéder à ses pensées, soudainement.
« C'est… Ce serait tentant mais… Je préfère même pas l'imaginer. »
Le Gryffondor se détendit et sourit.
« Je veux bien te proposer un deal. »
Le Serpentard se retourna lentement, intéressé.
« Dis toujours ? »
« Je t'apprends comment fermer ton esprit. »
« C'est-à-dire ? »
« Comment faire pour que je ne puisse plus jamais lire dans tes pensées… »
Aussitôt un flot d'images circula dans la tête du Serpentard qui imagina les maintes possibilités à ce que le garçon ne soit plus dans sa tête et beaucoup trop d'images de Rose apparurent…
« Arrête de penser à ma cousine de cette manière !!! »
« Désolé. »
« Je ne suis pas convaincu que ce soit la meilleure idée, finalement. »
« Albus ! S'il te plait !! »
Scorpius s'était jeté sur lui et avait glissé en lui attrapant le poignet. Rose arriva à ce moment et rougit : Albus était debout et à ses pieds un Scorpius agenouillé en lui tenant la main, comme s'il allait faire sa demande en mariage. Elle claqua violement la porte et redescendit en courant. Les deux garçons se dévisagèrent et s'éloignèrent vivement en rougissant, gênés.
« Désolé. »
« C'est rien… Mais si tu comptes me convaincre en me demandant en mariage, crois-moi que ça ne fonctionnera jamais ! »
« Hey ! »
« Je plaisante. Ecoute, je t'apprends à fermer ton esprit mais en échange… Tu t'éloignes de ma cousine. »
« Pas question ! Tu n'as pas le droit de m'imposer ça ! Et elle ? Si elle ne veut pas être éloignée de moi ?! »
« Qu'est-ce que tu en sais ? »
Le brun grogna et s'apprêta à repartir mais Albus s'interposa.
« Bon, d'accord. Ca peut être amusant comme idée de t'enseigner ça mais je réfléchis à la condition, ça te va ? »
« Tu m'envois un hibou dès que tu as une idée et j'aviserais… Mais pas de plan foireux du style : tu ne t'approche plus de ma cousine. Là, tu peux être sûr que ce sera un « non » d'office ! »
« Très bien. »
Scorpius lança un dernier regard mauvais à Albus puis s'adoucit.
« Passe de bonnes fêtes. »
« Toi aussi, vieux. »
Ils se tapèrent amicalement sur l'épaule et le Serpentard s'éloigna.
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Le cœur de Rose battait à 100 à l'heure. Avait-elle rêvé ? Est-ce que c'était l'odeur de fleur d'oranger qui envahissait la maison qui lui montait à la tête ? Ou bien les cookies de Noël qu'elle avait grignoté qui lui avait donnaient des hallucinations ? Elle reprit son souffle et remonta à l'étage, hésitante. Après tout, c'était de sa chambre dont il s'agissait ! Elle ouvrit brusquement la porte et ne trouva qu'Albus, sagement assis sur son lit, qui la dévisageait. Elle lança un regard alentour et entra.
« Scorpius était là ? »
« Oui. »
« Et il est reparti ? »
« Oui. »
Le jeune homme réajusta ses lunettes et replongea dans le livre qu'il tenait sur ses genoux, un sourire léger sur le visage, devinant les doutes de sa cousine.
« Qu'est-ce… Qu'est-ce que vous faisiez ? »
« Je repoussais les avances de Scorpius. Il tenait à m'épouser. Tu sais, les Potter sont bien plus populaire que les Weasley… »
Rose blêmit et Albus ricana.
« Je plaisante, Rose ! »
« Ça fait tout de même deux fois que tu me racontes une histoire de ce genre !! »
« C'est pour te taquiner. »
Elle allait dire quelque chose et rabattit vivement ses mains sur son front, rouge de honte.
« Comment ça pour me taquiner ? Tu as lu quelque chose dans mon esprit ?!! »
Le teint d'Albus redevint livide, comme lors d'une de leur dernière conversation où Rose avait sous-entendus qu'elle avait des sentiments pour Scorpius. Face à la réaction de son cousin, elle se calma.
« Non, tu n'aurais jamais osé lire dans mes pensées sans mon autorisation. Désolée d'avoir douté. »
« Alors tu as… Tu as des sentiments pour lui ? »
Elle rougit vivement et baissa la tête vers son plancher, hésitante.
« Mon père le déteste, notre grand-mère se méfie de sa famille et toi tu le frappes dès que tu en as l'occasion… Ce n'est pas une bonne idée pour lui que je… Non, oublie… »
« Je pense que je vais accepter alors… »
« Hein ? »
« Rose ! Je peux t'emprunter Coq ? »
« Euh, bien sûre mais… Qu'est-ce que tu as en tête ? »
« J'ai promis à Scorpius de lui apprendre à fermer son esprit. »
« Quoi ? Mais pourquoi ? »
« Il me l'a demandé et j'ai d'abord refusé mais puis je pense que je vais accepter… »
« Comme ça ? Sans condition ? »
« Je pense qu'il mérite une petite attention de la part de notre famille… »
« Je m'y oppose ! »
Albus écarquilla les yeux et dévisagea sa cousine.
« Mais… Pourquoi ? Je ne lirais plus dans ses pensées et je ne le frapperais plus comme ça ! »
« Déjà, tu PEUX te contrôler. Tu le fais très bien pour nous. Ensuite, si tu tiens vraiment à lui enseigner, j'ai une condition à lui imposer… »
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Scorpius était couché sur son lit, le regard fixé au plafond. Si Albus lui apprenait à bloquer son esprit, alors il pourrait imaginer n'importe quel plan pour voler un baiser à Rose, sans que son cousin s'en mêle. Il pourra même avoir les pensées les plus obscènes que lui dictent ses hormones, il ne recevra plus aucun coup de poing. N'importe quelle autre condition, hormis celle de s'éloigner de la fille qu'il aime. Il était prêt à accepter n'importe quoi ! Même jouer les esclaves, même de faire ami-ami avec Hagrid qui l'intimidait tant, même embrasser un Scroutt à pétard sur les fesses !!... Quoique…
Il sursauta alors qu'un hibou tapotait sur sa fenêtre.
« Déjà ? »
Il se leva et ouvrit, faisant entrer le pauvre petit hibou frigorifié qui se posa sur son lit, tremblant. Scorpius attrapa la lettre qu'il avait dans le bec et lui jeta une couverture dessus. L'oiseau émit un hululement de plaisir et le garçon ouvrit la lettre.
« NON !!! NON !!! PAS QUESTION !! »
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Albus fixait la fenêtre où des flocons commençaient à tomber.
« On aurait pu attendre avant d'envoyer Coq. »
« Non, je pense que c'était le moment parfait. »
« On aurait pu trouver une autre condition, Rose. »
« Non, je la trouve idéale ! Soit ça, soit rien. »
« Mais… Il s'entend si mal que ça avec son père pour que tu lui imposes ça ? »
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Ron embrassa sa femme dans le cou en lui volant un cookie encore tout chaud qui sortait du four.
« Hmm ! Ma mère a eu une bonne idée de t'apprendre la cuisine ! On croirait que ce sont les mêmes ! »
« Tu es bien plus docile aujourd'hui. »
« Bien sûr ! C'est Noël dans deux jours et notre fouine de voisin ne viendra certainement pas nous voir ! Il sera sûrement avec sa petite famille de fouine. »
« Ron ! Tu veux bien arrêter avec ça. »
« Mais Mione… »
« Il s'est rattrapé !! Tu le sais autant que moi ! »
« Mais… »
« Ron… »
Elle avait le regard triste et l'homme baissa la tête, piteux.
« Je ne l'aime pas… »
« Je ne t'oblige pas à l'aimer, mais au moins tolère-le. »
« Mais pourquoi ? »
« Parce qu'il nous a sauvé la vie à moi et à Harry ! Ce n'est pas une preuve suffisante ça ?! »
« Qu'est-ce qu'il te dit qu'il n'était pas du côté de ces Mangemorts résistants quand il est arrivé ? Il avait peut être déjà tout manigancé depuis le début ! »
« Je lui ai pardonné, Harry et Ginny aussi. Même nos enfants vont en cours avec son fils sans qu'il n'y ait d'anicroche ! Alors pourquoi tu t'entêtes à le détester. »
« Pour ce qu'il a fait par le passé… »
« Il s'est rache… »
« Je sais qu'il s'est racheté !... Mais qu'il vous ai sauvé, j'ai dû mal à l'accepter… »
« Tu aurais préférer nous aider toi ? »
« Je n'étais pas là au bon endroit, au bon moment, je te l'accorde mais ce n'est pas une question de jalousie, Mione ! »
« Je ne l'ai jamais dit. C'est toi qui parle de jalousie. »
Ron baissa la tête et bégaya mais la sonnette de l'entrée retentit, les coupant dans leur discussion. Ils restèrent quelques secondes à se dévisager puis la sonnette insista et Ron soupira avant de déposer un baiser sur les lèvres de sa femme.
« Je vais ouvrir. »
« La discussion n'est pas terminée pour autant. »
Le rouquin grimaça puis ouvrit la porte. Il hésita à la refermer vivement, mais sa mère lui ayant inculqué la politesse, il se força à sourire.
« Bonjour. »
« Bon… Bonjour Mr. Weasley, Joyeux Noël. Je… Je vous ramenais votre hibou, il semblait tout gelé et comme il commençait à neiger fort. Je ne voulais pas qu'il se perde dans la neige, même si le chemin n'est pas bien long. »
« Mon hibou est venu jusqu'à chez toi ? »
« Euh… »
Scorpius savait que s'il ne trouvait pas une bonne réponse, il aurait des ennuis.
« J'avais demandé un devoir à Rose, si elle pouvait me redonner la consigne et elle m'a répondu que je n'avais qu'à être plus attentif. »
Le regard de Ron s'illumina et il bomba le torse, fier.
« Tu sauras quoi faire la prochaine fois ! »
« Et c'est toi qui ose dire ça, Ronald Weasley ? »
Scorpius retint un sourire face à Hermione qui s'approchait.
« Entre, ne reste pas planter là… »
Ron lança un regard paniqué à sa femme qui l'ignora ouvertement.
« Viens, on va aller voir Rose pour ce devoir. »
« Mais Hermione ! »
« Combien de fois, Ron, m'as-tu demandé non seulement la consigne d'un devoir, mais aussi la réponse ? »
Le rouquin claqua la porte, rattrapant au passage Coq qui voletait maladroitement vers lui.
« Toi, espèce de traitre, je t'interdis d'accepter une quelconque livraison pour cette famille de fouine ! Si tu recommences, tu remplaceras la dinde de Noël ! »
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Albus sortait de la chambre de Rose et dévisagea Hermione et Scorpius, surprit.
« Je vous l'amène pour des devoirs. Et tu dis à ma fille de lui donner gentiment les consignes sinon elle aura à faire à moi. »
Le brun acquiesça, sans trop comprendre et Hermione redescendit. Il sourit d'un air gêné au Serpentard qui grogna.
« Comment es-tu au courant pour moi et mon père ? »
« C'est… Je… Je n'en savais rien ! »
« C'est moi qui lui ai suggéré. »
Rose avait entrebâillé la porte de sa chambre et dévisageait le Serpentard qui lui rendit un regard glacé.
« Tu n'avais pas à t'en mêlé ! »
« Je lui ai juste proposé cette idée. C'est à prendre ou à laisser, il n'y a pas de troisième choix. »
Scorpius lança un regard suppliant à Albus qui soupira.
« Si je change la condition, elle va me tuer ! »
« Très bien ! Si tu veux tant que ça te mêler de mes affaires, tu as gagné, rouquine !! Je discuterais avec mon père ! »
Rose sourit : Scorpius acceptait cette condition et cela la flattait dans un sens. Albus s'éloigna et rejoignit la chambre de Hugo. Le Serpentard s'avança et se mit face à la jeune fille qui le dévisagea.
« Mais comme c'est toi qui a eu cette idée, tu as un gage pour t'être mêlée de ce qui ne te regarde pas… »
Elle n'eut pas le temps de répliquer qu'il déposa un doux baiser sur ses lèvres avant de se reculer et de la dévorer des yeux. Les coups d'Albus avaient eu le mérite de calmer en parti ses hormones et il était maintenant prêt à attendre… Le résultat n'en serait sûrement que meilleur…
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Albus ressortit au moment où Scorpius se reculait, mine de rien, mais aux joues rouges de sa cousine, il fronça les sourcils :
« Qu'est-ce que tu lui as fait ? »
« Mais rien du tout, n'est-ce pas, Rose ? »
Le brun dévisagea les deux autres et entra dans la chambre, un livre sous le bras.
« Viens. »
Scorpius obéît et Rose s'éclipsa.
« Hey ! Où elle va ? »
« Elle n'a pas besoin d'être là… Ca te déconcentrerait. »
Le blondinet leva les yeux au ciel et Albus lui indiqua où s'asseoir.
« Bon, ceci est un livre sur la Légilimencie, tu vas le lire. »
« Quoi ? Ce pavé ? »
« Oui, et plus tôt tu auras fini de le lire, plus tôt nous pourrons commencer. Il faut d'abord que tu connaisses un minimum sur le sujet pour comprendre son fonctionnement. Ma tante Hermione a trouvé ce livre et mon père m'a assuré que s'il l'avait eu entre les mains à l'époque où il avait étudié la Légilimencie, il n'aurait pas eu autant de mal. Il a rajouté quelques notes qui te seront utiles. »
« Mais il est énorme ce bouquin !! »
« Si tu veux, on peut commencer sans, mais je doute que tu y arrives rapidement… »
« D'accord, ça me va ! »
Il lui arracha le livre des mains et quitta la pièce en refermant la porte derrière lui. Rose se tenait sur le palier et le dévisageait.
« Vous avez fini ? »
« Il m'a juste remis un livre. »
Rose jeta un regard gourmand sur l'épais bouquin et Scorpius soupira.
« Si tu es capable de le lire pour moi et de me faire un résumer bien condensé, ce serait volontiers… Mais visiblement il faut que je le lise moi-même… »
Il s'était rapproché et lui caressa les cheveux, l'obligeant à relever les yeux vers lui, surprise.
« Qu'est-ce que tu… »
« Pourquoi tu ne me regardes pas de la même manière ? Tu as l'air bien plus intéressée par ce livre que par moi… »
Il semblait triste et Rose déglutit difficilement en détournant le regard, rouge de honte.
« Ce… Ce n'est pas pareil. »
« En quoi n'est-ce pas pareil ? »
« Lorsque je lis un livre, ça me détend, c'est un hobby en quelque sorte. »
Scorpius fronça les sourcils, sans comprendre.
« Je devrais y aller, avant que ton père ne monte vérifier que je ne t'ai pas croqué… »
« Alors fais vite… »
Il sursauta, surpris.
« De quoi ? »
« Croque-moi… »
Il laissa tomber le livre par terre et la plaqua contre le mur.
« Tu ne sais pas ce que tu dis, Rose… Ça peut devenir très dangereux… Pour toi… »
Leurs cœurs battaient vite et leurs respirations étaient saccadées. Scorpius se pencha pour l'embrasser mais Rose fut plus rapide et le garçon écarquilla les yeux avant de les refermer pour apprécier la douceur des lèvres de la jeune fille… Le premier baiser qu'elle lui donnait…
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Scorpius tituba jusqu'à l'entrée et bredouilla un « bonneuhjournéebonneuhfête » d'une étrange voix avant de quitter la maison, sans même attendre de réponse. Hermione jeta un regard par la fenêtre et trouva le jeune homme bizarre, un sourire niais sur le visage. Elle fronça les sourcils, intriguée puis secoua la tête. Elle devait se faire des idées…
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Albus avait quitté la pièce et Rose s'était couchée sur son lit, un coussin entre les bras, cachant la partie basse de son visage. Elle l'avait embrassé et il avait eu l'air d'apprécier. Pourtant, elle savait qu'il était sorti avec beaucoup de fille et cette pensée lui transperça le cœur. Qu'importe !! Elle lui rendrait la pareille en lui volant son cœur comme lui avait dérobé le sien… Elle rougit vivement en repensant à ce qu'elle avait osé lui dire, avant qu'il ne reparte. L'audace dont elle avait fait preuve la surpris au plus haut point et elle gloussa stupidement en se recroquevillant avec son oreiller. « Si tu étudies bien et si tu suis la condition convenablement, je suis prête à te donner autant de baisers que tu veux. »
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Scorpius ne pensait plus à rien qu'au baiser de la jeune fille. Aucune fille n'avait réussit à lui voler ses lèvres. Il en avait distribué pour les satisfaire, mais jamais aucune n'avait réussit à le surprendre de cette manière. Il avait l'impression d'avoir été embrassé pour la première fois de sa vie… Ce qui était en quelque sorte le cas puisque dans ses anciens flirts, c'était toujours lui qui décidait. C'était aussi la première fois qu'une fille le rendait fou au point de faire une chose qui l'horripilait, le dégoutait presque… Son sourire niais s'effaça et il fronça les sourcils. Il devait parler avec son père… Il secoua la tête et se concentra sur le baiser qu'il venait de recevoir et aussitôt, un sourire stupide réapparut sur son visage. Il s'arrêta soudainement et hésita à faire demi-tour : était-ce le bon moment pour lui avouer ses sentiments ? Etait-ce le moment pour éclaircir tout ça ? Elle lui avait dit qu'elle doutait de lui, pensant qu'il voulait la rajouter à son tableau de chasse… Alors pourquoi avait-elle décidé de changer d'avis soudainement, au point de l'embrasser ? Il hésita puis fouilla ses poches pour en ressortir sa baguette qu'il dirigea vers la fenêtre de Rose…
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La porte s'ouvrit et Albus apparut. La jeune fille se releva vivement, reprenant ses esprits et un air détaché… Trop détaché…
« Il s'est passé quelque chose ? »
« Non, rien. Je descends aider mes parents… »
« Ok. »
Albus s'installa à côté de la fenêtre et se recula vivement au moment où un sortilège frappa la vitre, traçant un cœur dans lequel était dessiné une Rose. Le Gryffondor ricana et ouvrit la fenêtre.
« Merci mon grand ! Ca me touche, mais je suis désolé, je ne suis pas intéressé par les garçons, aussi romantiques soient-ils ! »
Scorpius rougit vivement et s'éloigna en courant sous le rire de son ami. Pourquoi avait-il eu cette idée stupide déjà ?... Ah, ça lui revenait !… Tout comme le sourire niais sur son visage…
