Merci à Naewenn76, Lereniel, FloraTheCake, PaulinaDragona et Maman Bouba pour leurs reviews. Et merci à Carrymaxwell pour avoir mis ma fic en Alert et Favoris, tout comme le tome 1 "Le Secret du Dragon".

Bonne lecture !

DISCLAIMER : Le Hobbit ne m'appartient pas, tout est à Tolkien sauf les personnages de Niphredil, Clara et Naurendil, ils sont sortis tout droit de mon imagination.


Chapitre 10 :

Combat dans la rivière et marchandage

Tandis que les tonneaux suivaient le cours de la rivière souterraine, Niphredil s'aperçut que le courant devenait de plus en plus fort.

Bientôt, une ouverture apparut devant eux, laissant voir l'extérieur. Mais le rugissement de l'eau annonçait aussi une cascade !

« Cramponnez-vous ! » cria Thorïn.

Les nains furent entraînés dans des rapides et ne purent éviter les chocs contre les rochers et les remous.

Niphredil aurait aimé les aider, mais elle n'avait guère de pouvoir sur l'eau liquide, et la geler n'aurait servi à rien. La seule chose qu'elle pouvait faire, c'était rester près du tonneau de Nori pour aider Bilbon à s'y accrocher et ne pas heurter les tonneaux des autres nains autour de lui.

Soudain, le son d'un cor retentit. Niphredil se retourna et aperçut Legolas et un elfe sonnant dans un cor sur un promontoire rocheux de la montagne. Elle se retourna et aperçut un pont un peu plus loin, où des gardes les attendaient.

L'un d'eux courut près d'un levier et l'abaissa. Aussitôt, des grilles se refermèrent devant eux, leur barrant l'accès à la rivière.

« Non ! » cria Thorïn.

Trop tard. Tous les tonneaux se retrouvèrent coincés devant la grille. Niphredil porta la main à sa ceinture quand elle réalisa qu'elle n'avait plus son épée. Elle l'avait confiée à Naurendil avant de se faire enfermer avec les nains !

Les elfes au-dessus d'eux brandirent leurs armes, prêts à descendre pour les capturer. Quand soudain, l'un d'eux se figea puis tomba face contre terre, une flèche noire plantée dans le dos.

Un Orque apparut au sommet du mur. Horrifiée, Niphredil regarda d'autres le rejoindre.

« Les Orques ! Attention ! » cria la jeune fille.

Les Elfes ne purent résister face à cette attaque inattendue. Les Orques fondirent sur eux. Niphredil chercha Azog du regard, mais il ne semblait pas parmi eux.

Reprenant ses esprits, elle tendit les mains et se servit de son pouvoir pour faire apparaître deux dagues de glace dans ses mains.

« Sous le pont ! Cachez-vous ! » cria Thorïn.

Mais cela ne servait à rien. Des Orques sautèrent dans l'eau et s'accrochèrent aux tonneaux pour tuer les nains. Bilbon fut le premier à en tuer un avec Dard. Niphredil l'imita et coupa la tête d'un Orque qui avait sauté sur le tonneau d'Ori. Les nains ne se laissèrent pas faire non plus. Ils se défendirent à mains nues. Sitôt leurs assaillants assommés, ils leur prirent leurs armes et continuèrent de se défendre contre d'autres qui arrivaient.

Kili leva la tête et aperçut le levier de la grille, qui n'était plus sous surveillance. Le nain bondit de son tonneau puis grimpa l'escalier pour l'atteindre, mais d'autres Orques lui barraient la route.

« Kili, attrapez ! » cria Niphredil.

Elle lui lança une de ses dagues. Le nain trancha le ventre d'un Orque puis coupa la tête d'un autre avant d'atteindre le levier. Mais soudain, une flèche fendit l'air et se planta dans sa jambe.

« KILI ! » cria Fili.

Le jeune nain s'accrocha au levier en essayant de tirer, mais sa jambe lui faisait trop mal. Niphredil se tourna vers le responsable de ce coup et vit un Orque particulièrement laid. Il ressemblait un peu à Azog, de par sa taille et son corps couvert de cicatrices, mais elles étaient plus grossières, des tatouages noirs complétaient le tout et il avait un œil d'un blanc laiteux.

La jeune fille voulut foncer sur lui pour le tuer, quand elle réalisa qu'un autre Orque fondait sur Kili. Elle allait l'arrêter, quand une flèche jaillit de nulle part et vint se planter dans le corps de l'Orque, le tuant sur le coup.

Kili et Niphredil se retournèrent et aperçurent Tauriel qui courait sur la rive dans leur direction. La jeune femme courut sans hésiter vers les Orques et engagea le combat.

« Tuez-la ! Tuez la femelle elfe ! » dit le meneur.

Soudain, d'autres elfes menés par Legolas jaillirent des buissons et vinrent à sa rescousse.

Niphredil se retourna et vit un autre orque bondir vers elle. La jeune fille n'eut pas le temps de se défendre, elle vit soudain une flèche se planter dans le crâne du monstre et le tuer. Elle se tourna et vit que Naurendil arrivait lui aussi en renfort.

Legolas se tourna vers lui avec surprise, mais n'eut pas le temps de poser de question car les Orques continuaient d'engager le combat autour d'eux.

La jeune fille se précipita sur le levier et l'activa. Les grilles s'ouvrirent. Puis elle courut près de Kili et lui enleva la flèche. Elle posa la main dessus. Une couche de glace recouvrit la plaie, arrêtant l'hémorragie.

« Vite, on y va ! » dit la jeune fille.

Elle le souleva à bras-le-corps et s'envola avec lui jusqu'à son tonneau où elle le déposa. Les nains relâchèrent leur prise sur les murs de pierre et laissèrent les tonneaux reprendre leur course au fil de la rivière.

« NIPHREDIL ! » cria Naurendil.

La jeune fille se retourna et saisit Ash, son épée qu'il venait de lui lancer. Tout en continuant de voler à la suite des tonneaux, la jeune fille remit le fourreau à sa ceinture puis dégaina son épée et se tourna vers la rive.

Les Orques suivraient les tonneaux en longeant le cours d'eau et chaque fois que l'un des nains passait près d'eux, ils tentaient leur chance. Heureusement, les nains arrivaient toujours à attraper leurs armes pour les entraîner dans l'eau. Mais certains se retrouvaient parfois avec un Orque accroché à son tonneau, et il leur fallait alors le battre à main nue. Niphredil aidait en volant près des tonneaux et tuait des Orques qui sautait pour tenter d'atteindre un tonneau. La jeune fille les interceptait en plein vol et les embrochait sur son épée avant de repousser leur cadavre dans l'eau.

Elle réalisa soudain que Bilbon avait du mal à se tenir au tonneau de Nori. Elle vola près de lui et le souleva pour l'amener jusque sur un tonneau vide sur lequel il s'installa du mieux qu'il put.

Les elfes suivirent bientôt les Orques le long de la rive et finirent par rattraper les nains.

Soudain, un Orque apparut sur un tronc au-dessus de la rivière et fondit sur le tonneau de Balïn. Le nain n'avait pas d'arme ! Niphredil fondit sur le monstre alors qu'il n'en était qu'à la moitié de sa chute. Elle l'embrocha avec son épée contre le tronc de l'arbre.

L'Orque lâcha son arme. Thorïn la saisit puis la lança à Nori, qui la passa à Fili.

Soudain, un autre Orque sauta de la berge et attaqua Dwalïn. Niphredil se précipita pour l'aider, mais le nain l'arrêta d'un cri.

« NON ! Il est à moi ! » dit-il avant de lui envoyer un bon coup de tête.

Sonné, l'Orque se laissa jeter contre les rochers. Dwalïn s'empara de sa hache.

Bientôt, un autre tronc recouvert d'Orques apparut.

« Coupez le tronc ! » cria Thorïn.

Les nains obéirent et chacun passa sous le tronc en l'entaillant avec son arme. Niphredil acheva le travail avec un pic de glace qui trancha net le bois en deux, faisant tomber les Orques dans les rapides.

« BOMBUR ! » cria Thorïn en lui lançant sa hache.

Le gros nain saisit l'arme juste à temps, car un Orque prit d'assaut son tonneau avec une lance à la main. Le nain put le tuer, mais l'arme de l'Orque s'était coincée dans le bois. L'autre bout percuta un tronc fort bas et fit bascula le tonneau par-dessus.

Telle une balle de bowling, le tonneau se mit à rouler le long de la rive, faisant tomber les Orques comme des quilles.

Bientôt hélas, le tonneau arrêta sa course au milieu d'un groupe d'Orques. Mais Bombur ne se laissa pas faire. D'un coup de pied, il fit sauter le fond de son tonneau. Armé d'une hache dans chaque main, le corps protégé par le bois du baril, il se mit à tuer les Orques en tournoyant autour d'eux.

Génial ! Un nain robot-tueur ! pensa Niphredil, amusée malgré elle.

La jeune fille courut vers le tonneau auquel Bilbon s'accrochait et le fit passer sur celui d'un nain. Puis elle prit le baril vide et se dirigea vers la rive où Bombur combattait. Une fois le nombre d'Orques réduit et le chemin dégagé, Bombur courut vers la rive et sauta dans le tonneau vide que Niphredil avait poussé vers lui.

De leur côté, les elfes continuaient d'avancer tout en tuant des Orques qui se mettaient en travers de leur route.

Niphredil aperçut soudain Legolas, qui venait de sauter de la rive et avait atterri avec un pied sur la tête de Dori, l'autre sur la tête de Dwalïn.

Tout en tenant en équilibre, le prince se mit à tirer des flèches sur les Orques de chaque côté de la rive.

Mais bientôt, un rocher apparut au milieu de l'eau. Legolas se mit alors en équilibre sur une jambe, relâchant Dori. Niphredil adressa un regard inquiet à Dwalïn.

Il va être d'une humeur massacrante, plus tard ! pensa la jeune fille.

Bientôt enfin, Legolas lâcha le nain et retourna sur la rive où il se remit à tuer des Orques, avant de recommencer à sauter sur les têtes des nains comme sur des rochers pour passer sur l'autre rive où d'autres Orques l'attendaient.

Tandis qu'il en affrontait un coriace qui refusait de lâcher l'arme enfoncée dans son ventre, un autre essaya de le frapper par derrière. Thorïn lança sa hache qui alla transpercer le monstre.

Le prince elfe se retourna et regarda les nains s'éloigner dans leurs tonneaux, Niphredil volant au-dessus d'eux.

Il vit soudain une flèche noire fendue par une flèche elfe voltiger près de lui et tomber dans l'eau. Il se retourna et vit Tauriel combattant un Orque qui avait tenté de le tuer.

La jeune femme venait de lui coincer la lame de sa dague sous la gorge quand Legolas intervint.

« Tauriel ! Attendez ! Celui-là… il nous le faut vivant », dit le prince.

Tauriel acquiesça. Les Orques continuaient de s'éloigner le long des rives, à la poursuite des tonneaux qui étaient déjà loin.

Legolas plissa les yeux. Il y avait une autre personne qui s'éloignait, en suivant le cours de la rivière mais en restant loin des Orques. Il reconnut Naurendil.

Le prince poussa un léger soupir.

Au revoir, mon ami, pensa-t-il, avant de se tourner vers Tauriel.

XxXxXxXxXxXxX

Après plus d'une heure, le courant de la rivière finit par se faire moins violent. Les tonneaux ralentirent, obligeant les nains à ramer avec leurs mains.

« Il n'y a rien derrière nous ? » demanda Thorïn.

« À première vue, non ! » dit Niphredil, toujours dans les airs.

Elle regarda les nains. Les pauvres étaient fatigués après avoir traversé les rapides en combattant des Orques.

Bofur se laissa tomber au fond de son tonneau, le faisant dangereusement pencher vers le bas. La jeune fille se dépêcha de le redresser. Le nain ressortit la tête de l'eau en crachant une gerbe d'eau.

« Je crois qu'on a semé les Orques », dit Bofur.

« Pas pour longtemps, le courant faiblit », dit Thorïn.

« Bombur est à moitié noyé ! » dit Balïn.

« Cap sur la rive, allez ! » dit Thorïn.

Les nains obéirent et ramèrent jusqu'à la rive.

« Gloïn, aide-moi mon frère », gémit Oïn, fatigué.

« Je m'en occupe ! » dit Niphredil en volant jusqu'au tonneau qu'elle se dépêcha de tracter jusqu'à la rive.

Une fois à terre, les nains sortirent leurs tonneaux avec effort. Sitôt posée au sol, Niphredil fit disparaître ses ailes et tomba de tout son long par terre. Elle n'avait pas volé comme ça depuis longtemps !

Kili tomba à genoux près d'elle en gémissant de douleur. Bofur et Niphredil s'approchèrent de lui avec l'air inquiet. La jeune fille regarda la glace qui recouvrait la plaie. Elle avait pris une couleur rougeâtre.

« Ça va, ce n'est rien », dit le jeune nain.

Peu convaincue, Niphredil secoua la tête et s'approcha. Elle palpa la glace qu'elle avait créée et fronça des sourcils. Cette blessure n'était pas ordinaire. La glace magique détectait une substance étrangère mêlée au sang, et qui se répandait dans le corps. Les leçons de médecine du seigneur Elrond revinrent à l'esprit de la jeune fille.

Poison de morgûl ! comprit-elle.

Niphredil se tourna vers Oïn pour lui demander de l'aide, mais Thorïn prit la parole.

« Debout ! »

« Kili est blessé. Il faut panser sa blessure », dit Fili, qui venait d'arriver près de son frère.

« Les Orques nous talonnent. Il faut continuer », dit Thorïn.

« Pour aller où ? » demanda Balïn.

« À la montagne. On est tout près », dit Bilbon.

« Il y a un lac entre nous et cette montagne. Nous n'avons rien pour le traverser. Et je doute que Niphredil puisse nous transporter un par un jusque là-bas en volant ! » dit le vieux.

« Alors, contournons-le », dit le Hobbit.

« Les Orques nous rattraperont, c'est évident. On n'a pas d'armes pour se défendre », dit Dwalïn.

« Vous auriez dû garder celles que vous aviez prises aux Orques », dit Niphredil.

« Bandez sa jambe et vite. Vous avez deux minutes », dit Thorïn.

La jeune fille tendit la main et fit disparaître la glace. Fili sortit un tissu d'une de ses poches et fit un bandage de fortune à son frère.

Soudain, un bruit parvint aux oreilles des nains. Tous se retournèrent et virent un homme au sommet du promontoire rocheux, qui les toisait, un arc à la main.

Dwalïn tendit un bâton pour se défendre, mais une flèche le désarma. Kili tenta sa chance avec un caillou mais l'archer riposta avant qu'il ait eu le temps de tirer.

« Recommencez et vous êtes mort », dit l'homme.

Balïn jaugea l'homme. Il portait des vêtements de laine usés sous un manteau élimé. Même ses bottes semblaient usées. Il avait des cheveux noirs, une moustache et une petite barbe de la même couleur.

« Excusez-moi, mais vous êtes de Lacville, si je ne m'abuse », dit-il en s'approchant.

Comme l'archer se tournait vers lui avec une nouvelle flèche prête à être tirée, le nain se figea en levant les mains.

« Ce bateau, là, il ne serait pas à louer, par hasard ? » dit le nain.

En effet, de l'autre côté des rochers se trouvait un embarcadère où était amarré un bateau assez grand pour y ranger tous les tonneaux.

Comprenant que les nains ne lui feraient plus rien, l'homme rangea son arme et commença à sortir les tonneaux de l'eau pour les mettre dans le bateau. Les nains, le Hobbit et la jeune fille s'approchèrent de l'homme tandis qu'il continuait son ouvrage.

« Qui vous dit que je vous aiderai ? » dit l'homme.

« Ces bottes sont bien usées. Ce manteau aussi. Vous avez sûrement des bouches affamées à nourrir. Combien de marmots ? » demanda Balïn avec un sourire amical.

« Un garçon et deux filles », dit l'homme avant de caser un nouveau tonneau dans son bateau.

« Et votre femme est une beauté, j'imagine ? »

L'homme se figea.

« Oui. Elle l'était. »

Balïn perdit son sourire.

« Désolé. Je ne voulais pas… »

« Oh, c'est bon ! Suffit, les politesses ! » dit Dwalïn.

L'homme se tourna vers lui.

« Pourquoi êtes-vous pressé ? »

« Ça vous regarde ? »

« Dwalïn ! » siffla Niphredil en lui envoyant un coup de coude dans le ventre.

L'homme posa son regard sur elle et fronça des sourcils.

« Une femme avec des nains ? C'est plutôt inhabituel. J'aimerais savoir qui vous êtes. Ce que vous faites ici. »

« Nous sommes de simples marchands des Montagnes Bleues. Nous allons voir des parents dans les Monts de Fer. Notre jeune amie est une orpheline malchanceuse de Bree, qui nous accompagne pour profiter de notre protection. Elle compte se rendre à Lacville pour y trouver du travail », inventa Balïn.

Niphredil voulut répliquer, mais cette fois ce fut Dwalïn qui lui administra un coup de coude. Une orpheline malchanceuse ?! Besoin de protection, elle ?! Ça, c'était bien la meilleure ! L'homme offrit un sourire peu convaincu à Balïn.

« Des marchands, dites-vous ? Et elle, une pauvre orpheline sans défense qui cherche du travail ? Elle a tout sauf l'air d'une paysanne, ses habits sont comme ceux des elfes et elle a une belle épée à sa ceinture. Ce pendentif autour de son cou suffirait à nourrir ma famille pendant plus de deux semaines. »

« Ce sont mes seuls héritages », mentit Niphredil.

« Il nous faut des vivres, du matériel et des armes. Pouvez-vous nous aider ? » intervint Thorïn.

Une fois le dernier tonneau dans son bateau, l'homme les regarda. Il passa la main sur l'un d'eux, dont les cordes avaient été tranchées et le bois abîmé par des flèches.

« Je sais d'où viennent ces tonneaux. »

« Et alors ? » dit Thorïn, essayant de dissimuler sa gêne.

« J'ignore ce que vous faisiez avec les elfes, mais ça a mal fini. Nul n'accède à Lacville sans l'accord du Maître. Il est riche du commerce avec le royaume des Forêts. Il vous mettra aux fers plutôt que de risquer le courroux du roi Thranduil », dit le batelier en détachant l'amarre de son bateau pour la lancer à Balïn.

Perdu, le vieux nain regarda Thorïn.

« Offre plus ! » souffla le roi.

« … On peut sûrement entrer sans être vu », insista Balïn.

« Oui. Mais pour ça, il vous faut un passeur », dit l'homme en rangeant son arc à l'avant du bateau.

« Que nous paierons le double », dit Balïn en le rejoignant.

Le batelier hésita, puis hocha la tête avec l'air satisfait.