Disclamer :Twilight est à Stéphanie Meyer HARRY POTTER est à J.K. Rowling
Bêtas : AniatBlake93100 et AnneNguyenHuu
NdA
Bonjour ou bonsoir à vous chers lecteurs et lectrices ! Merci pour vos com's, mais encore une fois je sdans l'incapacité de vous répondre. Mais sachez que j'apprécie énormément ces derniers.
NdA : Dans cette histoire, Harry est né en 1998. Nous somme en 2017.
Un compagnon inattendu.
Chapitre 10
_ Qu'y a-t-il ? demanda Harry en se reculant un peu.
_ Potter ! Vous êtes Harry Potter, accusa le Gobelin.
Le premier réflexe d'Harry fut de nier, mais sachant à qui il avait à faire, il se contenta de dire après avoir poussé un soupir.
_ C'est bien moi. Comment avez-vous fait pour me reconnaître ? J'ai placé sur moi un glamour que seules les personnes que je souhaite peuvent voir à travers. Et vous n'en faites pas partie.
_Les gobelins ont la capacité de voir à travers tous les déguisements, même les plus complexes, lui dit son interlocuteur en étirant ses lèvres. Savez-vous que les Gobelins britanniques sont à votre recherche, Mr Potter ? demanda-t-il ensuite.
_ Non, je ne le savais pas. Et puis-je savoir pourquoi me cherchent-ils ?
_ Cela, je ne peux vous le dire, car je n'en suis pas informé. Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'hier, une note a été envoyée à toutes nos succursales nous ordonnant de prévenir nos confrères anglais à la seconde où votre présence sera détectée.
_ Étrange. Pourtant, je n'ai pas souvenir d'avoir un autre différend avec les Gobelins de mon pays.
_ Un autre ? Cela veut-il dire que vous avez déjà eu un différend avec eux ? questionna le Gobelin très curieux et étonné de ne pas avoir entendu parlé d'un tel événement étant donné que les informations de ce type ne mettaient pas très longtemps avant de circuler.
_ Eh bien ! Il se trouve qu'avec mes deux ex-amis, commença Harry en serrant les dents à l'évocation de ses amis, nous nous sommes introduits dans la banque anglaise, y avons dérobé quelque chose avant de libérer le dragon qui s'y trouvait.
_ Et vous êtes toujours en vie et libre pour raconter cette histoire, s'étonna le Gobelin qui avait du mal à se retenir de ne pas attaquer le jeune sorcier.
En effet, les Gobelins n'aimaient pas les voleurs. Certes personne n'aime les voleurs, mais chez eux, la haine envers ces derniers était multipliée par dix si ce n'est plus. Les Cullen eux, n'en croyaient pas leurs oreilles. Comment ce jeune homme à l'air si innocent et adorable pouvait-il avouer si naturellement qu'il avait commis un vol en compagnie de ses amis ? Mais il semblerait qu'avec lui, ils n'allaient jamais être au bout de leur surprise.
_ C'est parce que j'ai payé les réparations des dégâts causés par la fuite du dragon. De plus, il se trouve que j'ai rendu service à la banque en volant l'objet, car celui-ci était nuisible à l'établissement. Voyez-vous, le contrat qui les liait au détenteur du compte leur interdisait de se débarrasser du contenu de celui-ci même s'il était néfaste à la banque.
_ Je comprends pourquoi vous êtes toujours en vie, dit le Gobelin un peu plus compréhensif.
_ Vous avez déjà signalé ma présence, dit Harry.
Ce n'était pas une question, mais une simple constatation.
_ Effectivement, approuva le Gobelin. Ils seront là dans quelques minutes.
_ Si tu le souhaites, mon petit sorcier, je nous fais sortir de cet endroit dans la seconde, dit Emmett en se levant de sa chaise pour se poster derrière celle d'Harry (le sorcier lui avait rendu son apparence normale avant de pénétrer dans la banque). Un seul mot et j'élimine cette créature. Je les éliminerais tous pour toi, déclara-t-il avec un sérieux très étonnant venant de lui.
Emmett ne savait pas ce qui se passait, mais il était prêt à défendre son Calice jusqu'à la mort. Et il savait que sa famille aussi ferait de même pour sauver le sorcier. Savoir que des gens étaient à la recherche de son Calice ne lui plaisait pas, mais vraiment pas. Surtout que ces derniers venaient du pays où Harry avait failli perdre la vie. Sans oublier que ces gens pourraient très bien être ceux responsables de l'attaque sur son compagnon. Peut-être s'étaient-ils rendu compte que le sorcier était toujours en vie et qu'ils cherchaient à terminer le travail. Ce qu'Emmett ne permettrait pas. Jamais ! Il était prêt à combattre le monde entier et à commettre des génocides pour garder son Calice en sécurité et en vie. Il ne laisserait personne lui prendre son sorcier ! Il les tuerait tous avant qu'on ne touche ne serait-ce qu'une mèche de cheveux de son Calice. Sans s'en rendre compte, il se mit à grogner en direction du Gobelin.
_ Votre vampire, je suppose, dit le Gobelin en pointant Emmett du menton nullement impressionné par les menaces et les grognements de ce dernier.
_ Vous êtes au courant de ça ? s'étonna Harry.
_ Le fait que vous étiez devenu le Calice d'un vampire Moldu était mentionné dans la note également.
_ Comment est-ce possible ? Ça fait à peu près une semaine que je le suis devenu.
_ Je n'ai pas non plus de réponse à cette question, lui avoua le Gobelin.
_ Ce n'est pas la peine de vous demander si ce fait est connu des sorciers aussi, puisque vous ne semblez rien savoir, râla Harry en caressant la main d'Emmett qui était posée sur son épaule droite.
_ Oh ! Mais je peux répondre à ça, s'amusa le Gobelin.
_ Et donc ? lui dit Harry.
_ Non, les sorciers ne le savent pas. En fait, il me semble que seuls les Gobelins détiennent cette information.
Harry poussa un soupir de soulagement.
_ Vous avez conscience que si je le souhaite, je pourrais briser les sortilèges anti-transplanage que vous venez de placer sur ce bureau, dit Harry après quelques secondes de silence.
_ Effectivement. Il est de notoriété publique que vous êtes à ce jour, le sorcier le plus puissant de notre époque. Avant votre transformation en Calice, vous possédiez une quantité de magie énorme, avec votre changement, celle-ci a certainement dû augmenter. Ce qui fait que oui, je suis bien conscient que vous pouvez briser ma barrière en quelques minutes.
_ Donc, il ne rigolait pas en disant ça, souffla Edward en posant un regard nouveau sur Harry.
_ Alors, pourquoi l'avoir érigé dans ce cas ?
_ Pour vous retenir suffisamment longtemps afin de nous permettre de vous rejoindre, répondit une voix venant de la porte.
Harry tourna la tête en direction des voix. Deux Gobelins vêtus de costume noir trois-pièces venaient de pénétrer dans le bureau en silence. Tous les vampires et Harry étaient préoccupés soit à chercher un moyen de sortir en toute sécurité de la pièce (Carlisle et Edward), soit à tenter de calmer les envies meurtrières d'Emmett (Jasper en l'occurrence), soit à détailler avec fascination la créature étrange assise derrière le bureau (Alice et Esmée) ou à briser la barrière anti-transplanage entourant le bureau (Harry), personne ne se rendit compte de l'approche des deux Gobelins.
_ Gripsec ! s'exclama Harry en direction d'un des nouveaux venus.
_ Mr Potter, je suis ravi de vous revoir. Cela fait un certain temps que nous tentons de prendre contact avec vous.
_ Puis-je savoir pourquoi vous me cherchez ? demanda Harry sur ces gardes.
_ Pour plusieurs raisons.
_ Mais encore ?
_ Au sujet de vos héritages.
_ Mes héritages ? Quels héritages et venant de qui ?
_ Ceux venant de vos parents ainsi que de votre parrain Sirius Black.
_ Mais j'ai déjà perçu l'héritage de mes parents que j'ai ensuite utilisé pour payer les réparations de votre banque. Et Sirius ne possédait rien de plus que la maison qu'il m'a léguée à sa mort, dit Harry un peu perdu.
_ Excusez-moi, mais qu'est-ce qui vous fait croire ou qui vous a dit cela ? interrogea Gripsec.
_ Dumbledore et un courrier de Gringott.
_ Quand Dumbledore vous a-t-il dit cela et de quel courrier parlez-vous ?
_ Après la mort de Sirius, Dumbledore m'a donné une lettre ainsi que le testament de ce dernier dans lequel il m'informait que j'étais le nouveau propriétaire du 12 square Grimmaurd. Et quelques jours après que je vous ai envoyé la lettre vous autorisant à prélever la somme nécessaire sur mon compte pour payer les réparations dûes à notre introduction, un courrier de Gringott m'est revenu pour m'informer que les frais de réparations avaient vidé ce dernier.
_ Certes, les réparations ont été très onéreuses, mais pas jusqu'à vider vos coffres. La famille Potter est l'une des plus fortunées de notre pays. De plus, Gringott ne vous a envoyé aucun courrier de cette sorte. En ce qui concerne Dumbledore, sachez que seuls les Gobelins sont en droit de vous remettre un testament, et cela se fait toujours dans nos locaux en présence de témoins. Il semblerait que l'on s'est joué de vous, Mr Potter.
_ Cela ne me surprend même pas que cette vieille peau ait été de mèche avec ces judas. Je ne serais pas étonné si je viens à apprendre que ce qui m'est arrivé soit en grande partie de son fait, dit Harry après avoir digéré les informations. Qu'est-ce que l'on m'a caché d'autre ? demanda ensuite Harry après quelques secondes de silence.
_ Après la réception de votre lettre, nous ne sommes plus parvenus à vous joindre. Tous nos courriers nous ont été retournés. Et comme vous ne vous êtes pas présenté à nos bureaux après votre majorité, nous nous sommes inquiétés.
_ Quand est-ce que vous m'avez envoyé la première lettre ? demanda Harry.
_ Six mois après la fin de la guerre, l'informa Gripsec.
_ Je vois, c'est à cette période que j'ai mis au point mon sortilège anti-localisation. C'est donc normal que vos courriers vous aient été retournés. Pourquoi devais-je me présenter à vous à ma majorité ?
_ Pour réclamer vos bagues et Titres Seigneuriaux des familles Black et Potter, puisque vous en êtes le seul héritier.
_ Là, j'avoue que vous venez de me perdre. C'est quoi cette histoire de bagues et de titres seigneu-machin-chose ?
_ Les bagues et les Titres Seigneuriaux sont ce qui permet aux sorciers issus des vieilles familles sorcières d'entrer en possession de la totalité de leurs héritages. Ils leurs donnent aussi accès à un siège au Magenmagot ainsi qu'à la Confédération internationale des sorciers.
_ Qu'est-ce qu'est la Confédération internationale des sorciers ?
_ C'est une organisation internationale regroupant toutes les communautés sorcières de la Terre.
_ Je vois. Et j'ai un siège dans cette congrégation ? questionna Harry.
_ En effet, dès que vous aurez réclamé vos Titres et bagues.
_ Et comment je fais ça ?
_ Il vous suffit d'en faire la demande, lui dit Gripsec.
_ Donc, je dois juste vous demander de me les remettre ? voulut être certain Harry.
_ C'est bien cela, approuva le Gobelin.
_ Et je suppose que vous les avez en votre possession, dit Harry en étirant les lèvres.
_ Exactement.
_ Alors, pourriez-vous, s'il vous plait, me remettre mes titres et bagues seigneuriaux, maître Gobelin Gripsec ?
_ Bien entendu, Mr Potter, mais avant de vous les remettre, je vais devoir m'assurer que vous êtes bien l'héritier désigné des Potter et des Black, répondit Gripsec en faisant apparaître un parchemin vierge dans sa main droite.
_ Bien sûr, il serait fâcheux que vous confiiez ces héritages à la mauvaise personne, dit Harry ironiquement. Comment procède-t-on ?
_ J'aurais besoin de deux gouttes de votre sang pour confirmer votre identité, lui dit Gripsec en lui tendant une aiguille dorée.
Harry se leva, se saisit de cette dernière et après une seconde d'hésitation, il se piqua le doigt avec. Il plaça ensuite son doigt au-dessus du parchemin que le Gobelin tenait toujours dans sa main. Deux gouttes de sang tombèrent sur le parchemin. Le papier s'illumina une seconde, puis des mots en lettres écarlates se formèrent sur celui-ci. Les mots attestèrent que le sang appartenait à Harry James Potter, héritier désigné des familles Potter et Black. Cela étant confirmé, Gripsec fit apparaître dans le creux de sa main deux bagues.
La première bague était un simple anneau en argent gravé de runes Futhark Germanique, la plus ancienne forme d'alphabet runique. C'était l'anneau des Potter. La seconde bague était quant à elle était une superbe chevalière faite d'une matière noire ornée d'un corbeau vert déployant ses ailes : la bague des Black. Harry les prit avec respect. Instinctivement, il les glissa tous les deux à son l'annulaire gauche. Harry sentit une chaleur se diffuser dans sa main avant de parcourir tout son corps. Une sensation de force et un sentiment de bien-être le traversèrent un court instant avant de disparaître aussitôt. Après s'être remis des sensations que lui procurèrent les bagues, Harry se tourna vers Gripsec et lui demanda quelles étaient les autres raisons qui les avaient poussées à le rechercher.
_ Il y a eu une tentative de vol dans l'un de vos coffres, dit Gripsec.
_ Laissez-moi deviner, la tentative a eu lieu sur le coffre qui ne s'ouvre qu'avec mon sang et ma magie, dit Harry.
_ En effet. Comment le savez-vous ?
_ Je pense avoir une idée sur le ou les auteurs de la tentative, dit Harry amèrement.
_ Qui selon vous ? demanda le Gobelin qui accompagnait Gripsec et qui était resté silencieux jusqu'à présent.
_ Et vous êtes ? questionna Harry sur un ton cordial.
_ Ragnok, le supérieur de Gripsec. Alors, qui pensez-vous être à l'origine de la tentative du vol.
_ Mes ''amis'', dit Harry en donnant l'impression de vomir le mot amis.
_ Vous voulez parler de Miss Granger et de Mr Weasley ? demanda Gripsec.
_ Eux-mêmes, acquiesça Harry. Mais comment avez-vous su que c'est d'eux qu'il est question ?
_ Ce sont eux qui ont tenté de te tuer ? demanda Emmett en montrant les dents.
Harry hocha la tête, avant de dire.
_ Je n'ai vu qu'Hermione ce jour-là, mais elle m'a clairement dit qu'elle n'était pas seule. Elle avait des complices. Alors, comment avez-vous deviné ? redemanda-t-il en direction de Gripsec.
_Il y a quelques jours, j'ai surpris une conversation entre Miss Granger et Mr Weasley, répondit Gripsec.
_ Et que disaient-ils ? interrogea Harry.
_ Il était question de votre mort. Miss Granger assurait à Mr Weasley qu'elle vous avait bien tué.
_ Donc, Ron est bien de connivence avec elle, releva Harry, un pincement au cœur.
Le sorcier avait eu l'infime espoir qu'Hermione lui ait menti et qu'elle soit seule. Mais il semblerait qu'il s'était fait des illusions.
_ Je ne sais pas si Mr Ronald Weasley fait partie du complot qui visait à vous tuer, car ce n'était pas lui qui était en compagnie de Miss Granger lorsque j'ai surpris cette conversation.
_ Si ce n'était Ron, qui était avec Hermione ?
_ Mr Percy Weasley.
_ Ce type a vraiment le vice au corps, siffla Harry. Je ne savais pas qu'il était aussi proche de cette ordure. Je ne les ai jamais vus interagir ensemble. Mais d'un autre côté, je ne me suis jamais rendu compte que ce n'était qu'une saleté de serpent venimeux qui n'attendait que le bon moment pour m'attaquer, ajouta Harry. Donc, comme avez-vous su que je n'étais pas mort étant donné qu'elle disait m'avoir tué ?
_ À la fin de leur conversation, je me suis servi de la bague des Potter pour vous retrouver. Quand je suis arrivé auprès de vous, votre vampire avait déjà initié le lien Calice/Vampire. Je me suis donc retiré pour vous laisser l'intimité dont vous aviez besoin pour compléter et fermer celui-ci.
_ C'est comme ça que vous avez su que j'étais devenu un Calice, compris Harry.
_ Oui.
_ Il y a-t-il autre chose dont vous voulez me parler ou informer ? Demanda ensuite Harry qui n'avait pas oublié que le Gobelin avait dit qu'il y avait plusieurs choses dont-ils voulaient l'entretenir.
_ Avant de vous informer de ça, j'aimerais savoir si vous avez une idée de ce qu'ils voulaient dérober dans votre coffre, intervint Ragnok, alors que Gripsec s'apprêtait à répondre à Harry.
_ Oui, je le sais, mais je ne vous dirais pas ce que c'est, répondit Harry.
_ Une autre question dans ce cas, dit le Gobelin qui ne chercha pas à en savoir plus.
_ Je vous écoute.
_ Dans l'optique où vous venez à mourir en laissant derrière vous un enfant à naitre, est-ce que ce dernier serait lui aussi en mesure d'ouvrir votre coffre sans votre magie et votre sang ?
_ Oui, c'est tout à fait possible, puisqu'il possèdera le sang des Potter et une magie très proche de la mienne. En fait, le coffre est lié magiquement au sang et à la magie des Potter.
_ Ingénieux, souffla Ragnok impressionné. C'est bien la première fois que j'entends ça.
_ Pourquoi cette question ? Voulut savoir Harry.
_ Cela nous amène au dernier sujet dont nous voulions vous entretenir, dit Ragnok.
_ Qui est ?
_ Il y a trois jours, Miss Granger s'est rendue à Ste Mangouste pour déclarer une grossesse, dit Gripsec.
_ Et qu'est-ce que cela peut bien avoir avec moi ? demanda Harry mi- curieux mi- dégoûté.
_ D'après elle, vous seriez le père de l'enfant, annonça Ragnok.
_ Pardon ! C'est une plaisanterie, n'est-ce pas ?! s'écria Harry.
_ En aucun cas, Mr Potter.
_ Dans ce cas, elle ment. Je ne sais pas qui est le pauvre sorcier qui l'a mis en cloque, mais ce n'est certainement pas moi ! déclara Harry.
_ Pourtant, d'après les analyses des médicomages, vous êtes bien le père de l'enfant, révéla Gripsec en lui fournissant un parchemin.
Harry le lit attentivement avant de le rendre au Gobelin.
_ Ils doivent s'être trompés dans ce cas. Demandez-leur de refaire le test parce que je peux vous assurer que je ne peux pas être le père de cet enfant.
_ Comment peux-tu en être aussi certain ? intervint Carlisle. Les grossesses accidentelles sont très fréquentes chez les jeunes de nos jours.
_ Peut-être, mais ce n'est pas moi le père de son enfant, s'entêta Harry.
_ Mon gars, ce n'est pas que je ne te crois pas, mais comme mon père vient de le dire, un accident est vite arrivé. Ce n'est pas une honte de devenir père. Je trouve ça plutôt fantastique, lui dit Emmett qui tentait malgré ses mots, de faire taire la jalousie qui venait de naître dans son cœur.
En vérité, le vampire n'avait qu'une envie, retrouver cette immonde sorcière et lui arracher le cœur pour lui faire payer ce qu'elle avait fait à son Calice.
_ Je n'ai pas honte de devenir père. En vérité, je serais vraiment heureux de l'être parce que j'ai toujours voulu fonder une famille rien qu'à moi, dit doucement Harry.
_ Mais ? interrogea Jasper.
_ Cet enfant ne peut pas être le mien, parce que je n'ai jamais couché avec Hermione. En fait, je n'avais encore jamais couché avec qui que ce soit avant Emmett, avoua Harry le rouge aux joues.
_ Non d'une pipe, mon gars ! Ça veut dire que je suis ton premier ? Que c'est moi qui t'ai dépucelé ? Que tu étais vierge avant que je n'enfon…
Emmett vola à l'autre bout de la pièce avant de s'écraser durement contre un mur.
_ C'est bon, on avait compris ! cria un Harry rouge tomate.
_ Je suis trop content ! s'écria Emmett en se relevant et en faisant comme s'il ne venait pas de se prendre un mur. Je vais être ton premier et dernier amant, fanfaronna-t-il, un sourire éclatant aux lèvres.
_ Je ne sais pas pourquoi, mais je plains ce pauvre Harry, souffla perfidement Edward.
Jasper hocha la tête pour montrer qu'il partageait son avis. Emmett les ignora complètement et alla prendre Harry dans ses bras pour lui donner un long baiser. Lorsqu'il mit fin à l'échange, Harry l'envoya embrasser le mur une nouvelle fois. Le sorcier était trop gêné par les pitreries de son vampire. Heureusement que les murs de la banque étaient renforcés magiquement, parce que sans cela, celui sur lequel s'était écrasé Emmett aurait déjà volé en éclats.
_ Si tu n'as jamais couché avec cette jeune femme, commença Carlisle, pourquoi prétend-t-elle qu'elle porte ton enfant ? Plus étonnants encore, pourquoi vos docteurs, si j'ai bien compris, affirment que c'est bien ton enfant qu'elle attend ?
_ C'est une très bonne question, approuva Jasper.
_ Elle a certainement eu recours à la magie, en déduisit Gripsec après un temps de réflexion
_ Et c'est possible ? demanda Esmée.
_ C'est difficile, car cela demande l'utilisation d'une magie très noire et dangereuse, mais ce n'est pas impossible, répondit Ragnok.
_ Merde ! s'écria Harry. C'était donc de ça qu'elle parlait !
_ Quoi donc, Harry ? questionna Carlisle.
_ Avant qu'elle s'en aille en me laissant me vider de mon sang dans ce parc, elle m'a lancé un sortilège très douloureux. Une fiole remplie d'un liquide transparent est ensuite apparue dans sa main. Elle m'a dit ensuite un truc du genre : « tu sais à quoi ça sert » ou quelque chose qui y ressemble. Sur le coup, je pensais qu'elle me parlait de l'arme qui me vidait de ma magie en même temps de ma vie.
_ Certainement ton sperme, dit Carlisle.
_ Un instant, Mr Potter ! intervint Ragnok. Cela veut dire qu'elle n'est en possession de votre liquide séminal que depuis à peu près une semaine ?
_ Il semblerait, dit Harry sur un ton dégoûté.
_ Si cela ne fait qu'une semaine qu'elle l'a obtenue, pourquoi les analyses disent-elles qu'elle est à trois mois de sa grossesse ?
_ Il est question d'Hermione, l'une des sorcières les plus intelligentes de notre époque. Elle doit certainement avoir trouvé ou inventé un sortilège capable d'accélérer sa grossesse, révéla Harry.
_ Pourquoi ferait-elle une chose pareille ? Il est prouvé qu'utiliser la magie sur un fœtus ou un bébé de bas âge risque fortement de nuire au bon développement magique, physique et mental de ce dernier. Cela pourrait même entraîner la mort de celui-ci, dit le Gobelin assis derrière son bureau. Sans oublier les conséquences néfastes que cela peut produire sur la magie et le métabolisme de la mère.
_ Elle doit être pressée d'accéder au contenu de mon coffre, leur dit Harry.
_ Qu'y a-t-il dans ce coffre pour qu'elle prenne autant de risque pour l'obtenir ? questionna Jasper.
Harry se demanda s'il pouvait répondre à cette question. Pouvait-il risquer que tous découvrent son secret ? Un secret que s'il venait à être découvert n'engendrait que convoitise et meurtre. Et tout cela, pour obtenir ce qui se trouve dans son coffre. Alors, pouvait-il vraiment prendre le risque d'en parler à ces gens. Ces vampires qu'il ne connaissait que depuis seulement deux jours. À ces Gobelins connus pour leur grande avidité pour les choses rares. Pouvait-il leur faire suffisamment confiance pour les mettre dans la confidence ?
_ Et si nous faisions un Serment Inviolable suggéra le Gobelin propriétaire du bureau en voyant l'hésitation de Harry.
Celui-ci était très curieux de connaître les raisons qui ont poussé la célèbre amie d'Harry Potter, le Garçon-Qui-Avait-Survécu- Et-Vaincu, à trahir ce dernier.
_ Je suis d'accord avec mon confrère, approuva Ragnok.
_ Si les vampires peuvent être soumis à ce serment, je suis d'accord pour le prêter, dit à son tour Carlisle.
_ En effet, les vampires peuvent prêter serment. Mais sachez que si vous venez à le briser, cela entraînera vos morts, lui répondit Gripsec.
Tous les Cullen consentirent à faire le serment. Pourtant, Harry hésita une seconde avant d'accepter de les mettre dans la confidence. Quelques minutes après le consentement des vampires, Harry exécuta le sortilège qui plaça tout le monde sous Serment inviolable.
_ Avant de vous dire de quoi il s'agit, je crois que je devrais vous parler d'abord de qui je suis et de ce que je représente pour la communauté sorcière. Je vous dois bien ça, car ma présence au sein de votre famille vous met tous en danger.
_ Tu n'es pas obligé, dit tout de même Carlisle pour la forme.
Sans relever l'intervention du chef de clan, Harry relata sa vie.
_ Il y a plusieurs décennies, avant même ma naissance, une série d'assassinats, d'attentats, de disparitions mystérieuses et suspicieuses visant sans distinction Moldus et sorciers, prit naissance un peu partout en Angleterre. Très rapidement ces derniers furent imputés à un groupe de sorciers nommés Mangemorts, des partisans d'un mage noir qui sévissait dans le pays. Son nom était Lord Voldemort. Afin de mettre fin aux massacres, un sorcier du nom d'Albus Dumbledore, qui était aussi le directeur de l'école de magie anglaise, créa une organisation du nom de l'Ordre Du Phoenix pour s'opposer à Voldemort et ses Mangemorts. Mes parents étaient membres de cette organisation.
_ Il n'y a pas d'organisation policière ou militaire dans le monde magique ? demanda Jasper qui ne comprenait pas pourquoi c'était aux civils de se battre contre les terroristes.
_ Il y a bien une organisation policière, les Aurors, mais à cette époque, le ministère ployait sous la corruption, de ce fait, rien n'était fait pour arrêter le mage.
_ La pourriture s'infiltre vraiment partout, siffla Jasper.
_ Donc, je disais que mes parents faisaient partie de cette organisation. La lutte qui opposa ces deux camps dura plusieurs années sans que l'un ou l'autre ne prenne le pas sur l'autre. Puis, en 1997, Sibylle Trelawney, une pseudo voyante, fit une prophétie qui changea le cours de la guerre à Dumbledore. Celle-ci prédisait qu'un enfant qui allait naître à la fin du mois de juillet 1998 allait causer la chute du Seigneur des Ténèbres. Bien entendu, Voldemort fut mis au courant de celle-ci. La guerre prit alors une tout autre tournure.
_ Laquelle ?
La question venait d'Edward.
_ Trouver et éliminer les parents avant que l'enfant ne naisse pour Voldemort. Trouver et protéger les parents afin d'entraîner l'enfant pour qu'il puisse réaliser la prophétie.
_ Que ce soit un côté ou l'autre, je trouve leur projet immonde. Rien ne peut justifier que l'on se serve d'un enfant de cette façon, dit Esmée.
_ Et tu es bien la seule, lui dit Harry avec amertume.
_ Je suppose que c'était toi l'enfant, devina Jasper.
_ Effectivement, approuva Harry.
_ Et est-ce qu'ils t'ont trouvé ? questionna Alice.
_ Oui.
_ Comment ?
_ A cette époque-là, seuls deux enfants correspondaient à cette annonce. Moi et Neville.
_ Excuse-moi de dire ça Harry, commença Carlisle, mais je n'arrive pas à croire que ce mois-là, seuls deux enfants virent le jour. Je veux bien que cela soit possible dans un village, mais dans tout le pays, c'est tout simplement impossible.
_ Oh, Neville et moi n'étions pas les seuls à naître ce mois-là, lui dit Harry.
_ Mais, alors, comment ont-ils su que c'était l'un de vous deux ? s'étonna Alice.
_ La prophétie exacte était : Celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres approche... il naîtra de ceux qui l'ont par trois fois défié, il sera né lorsque mourra le septième mois... et le Seigneur des Ténèbres le marquera comme son égal, mais il aura un pouvoir que le Seigneur des Ténèbres ignore... et l'un devra mourir de la main de l'autre, car aucun d'eux ne peut vivre tant que l'autre survit... Celui qui détient le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres sera né lorsque mourra le septième mois...
_ Seigneur ! s'exclama Esmée. Et ce Dumbledore voulait faire de toi un meurtrier ! Comment peut-il prétendre lutter pour le bien en ayant de telles pensées et projets ?
_ Sans oublier qu'il l'envoyait aussi à la mort, car, comme il est dit : « l'un devra mourir de la main de l'autre », ajouta Jasper.
_ Si je comprends bien, intervint Carlisle, seuls tes parents et ceux de ce Neville répondaient au passage « Il naîtra de ceux qui l'ont par trois fois défié » ?
_ Effectivement.
_ Dans ce cas, comment ont-ils su que c'était toi l'enfant de la prophétie ? questionna Emmett.
_ C'est Dumbledore qui en a décidé ainsi, révéla Harry.
_ Comment ?
Le questionna Jasper.
_ En choisissant de cacher et de protéger mes parents et moi-même au lieu de ceux de Neville et lui-même. Voldemort a donc centré ses recherches sur moi. Et après avoir découvert le lieu où nous étions cachés, le soir d'Halloween, l'année de mes 1 an, il força notre porte et tua mes parents avant de tenter de me tuer. Cependant, le sortilège de mort qu'il m'envoya lui fut retourné grâce au sacrifice de ma mère. Cette dernière, sans le dire à mon père, avait demandé la protection de la mort elle-même en échange de ce qu'elle avait perdu dans le monde des vivants quelques centaines d'années plus tôt.
_ Potter ! Vous êtes certain de ce que vous dites. Elle a fait appel à la protection de la Faucheuse ? insista Ragnok.
_ En effet.
_ Cela veut dire que vous êtes un Ténèbrius, souffla Ragnok avec respect, peur et envie.
_ Exactement.
_ Où se trouve votre Ombre Protectrice ?
_ Elle est retournée dans les ombres. Elle récupère encore du combat contre Voldemort.
_ Le vampire ? dit Ragnok en pointant Emmett du doigt.
_ C'est elle qui me l'a envoyé.
_ Donc, ce qui se trouve dans votre coffre sont…
_ Les Reliques De La Mort.
un petit com...
! PROCHAINE PUBLICATION LE 27 AVRIL !
