Chapitre 10 : Un démon hors de sa cage.
Alors que j'allais sauter dans la clairière, un mur de feu me fis face.
*Que c'est il passé ? Mon dieu, Sanji !*
Sautant de la branche où j'étais, je courue en direction du cook qui chancelait.
« Sanji ! Qu'es ce qu'il c'est passé ?
-Attention ! »
Un guerrier en armure de feu apparut derrière le rideau de feu et se jeta sur nous. Sanji le bloqua mais entraîné par la force de son adversaire, il se fit engloutir par le mur de flamme. Au même moment Chopper traversa la zone, où j'étais, comme un boulet de canon poursuivi par un soldat terraimos. Me reculant pour éviter ce dernier, je trébuchai sur un objet rond et long : ma baguette climatique. Même si Usopp n'a pas fini de la bricoler je vais l'utiliser, combinant les différentes parties je créai une zone d'air froid dépressionnaire au dessus des flammes, qui quelques secondes plus tard firent tomber une averse. En s'éteignant les flammes me révélèrent que le canonnier était aux prises avec deux soldats feuriamos. Me voyant ainsi apparaître les soldats se détournèrent du sniper pour s'attaquer à moi. (Je vis au loin que Robin était en train de donner des volées de baffes à un soldat feuriamos et à un terraimos.) Usopp gesticula pour attirer mon attention et fit semblant de jeter son arme ans mes nuages, puis me montra du doigt et recommença son manège. Ne comprenant pas je haussa les épaules tout en gardant un œil sur les deux soldats qui n'étaient plus très loin. (Luffy passa en trombe pas le dos d'Usopp, à la poursuite de deux ou trois soldats terraimos.) Comme mes nuages devenaient de plus en plus fin je leurs envoya quelques cold ball, puis j'appuyai ma baguette sur mon épaule pour essayer de comprendre le sniper. Rabaissant ma baguette pour accueillir les soldats, je m'aperçue que la boule de devant était bizarre croyant qu'elle dévissait, je l'agrippai pour la resserrer… sauf que ma main passa au travers et qu'elle était mouillée. Voulant des explications d'Usopp, je levai les yeux et para de justesse un coup d'un des soldats, mais celui-ci fit un mouvement qui me fis lâcher mon arme et l'envoya dans les nuages. Usopp tira sur mon assaillant pour détourner son attention, celui-ci se retourna en grognant et envoya une colonne de feu sur mon sauveur. Se fut le moment pour ma baguette de fendre les nuages, elle était devenue translucide, croyant que si je la rattrapais elle traverserait ma main comme tout à l'heure, j'hésitais à la rattraper sauf que le feuriamos me chargea.
Attrapant la baguette au vol, je courus vers celui-ci, mais un soldat terraimos passa entre nous, suivis par un Francky furibond, grâce à cette petite interruption, j'en profitais pour observer ma baguette : d'un bleu pâle, elle tenait dans mes mains sans les traverser ni les mouiller, un dial bleu était à l'intérieur. Revenant à mon affrontement, le soldat regardait médusé dans la direction où était passé son allié et au moment où il se retourna, je lui administrai un coup en plein milieu du torse et un autre en pleine tête. Mais ma baguette me surprit car elle ne le mouillait pas le soldat, mais elle laissait l'eau qui la formait, passer dans les interstices de son armure. Le laissant s'effondrer, je redonnai à mes nuages un peu de volume pour qu'ils puissent finir d'éteindre les flammes. De là où j'étais on pouvait voir la cabane mais il ne restait pratiquement plus rien, tout avait été brulé ou était sous des montagnes de terre. Voyant que le médecin était en mauvaise posture, je courus à son secours et à nous deux nous pûmes battre les soldats des autres.
Déplorant les dégâts, je demandai à Usopp comment faire pour remettre ma baguette à la normale, il me répondit qu'il fallait simplement que je retire le dial. Alors que nous rassemblions le peu d'affaires qui nous restaient, Torment apparut avec une escouade de soldats airamos. Affligés par ce spectacle, celui-ci nous offrit l'hospitalité pour les jours à venir jusqu'à ce que ses charpentiers nous refassent une nouvelle habitation. Acceptant de bon cœur, Chopper refusa de bouger tant qu'il ne nous aura pas donné les premiers soins. Durant son intervention Tormenta arriva en trombe et fonça en direction du docteur en criant :
« Ce soir on mange du caribou !
-Gyaaaah, hurla le renne, en prenant ses sabots à son cou.
-Arrête, lui dit son frère, ce n'est pas un caribou c'est un renne.
-C'est la même chose ca se mange, réplica la cadette.
-Désolé ma douce, dit Sanji, mais c'est notre ration de survie numéro 1.
-Haaaaaa ! Éructa le docteur en prenant sa forme humaine. Je ne suis pas comestible !
-Wouahhhhh, laissa échapper Tormenta, comme ca sa fera plus de viande.
-De la viande ? A table ! S'exclama Luffy sur les talons de la jeune airamos. »
Sanji calma les goinfres par un buffet de coup de pieds, nous suivîmes le frère et la sœur en direction de leur capitale. Durant le trajet nos guides nous expliquèrent qu'ils avaient entendu des hurlements venant de notre cabane alors qu'ils étaient à la chasse. Robin demanda si les feuriamos et leurs alliés avaient commencé à attaquer les aguamos. Torment répondis que pour l'instant les aguamos étaient assiégés et qu'ils ne souhaitaient pas pour l'instant l'aide des airamos.
Tournant derrière un arbre gigantesque pour suivre nos guides, ceux-ci disparurent. A la place se trouve une nappe du bouillard, l'air se refroidit rapidement et la nappe de brouillard descendit masquer le sol.
« Oh non, c'est pas vrai ! M'exclamais-je.
-Quoi ? Demanda Brook.
-On s'est fait avoir, expliquai-je.
-De quelle façon ? interrogea Robin.
-Les airamos n'auraient pas pu nous entendre même s'ils étaient à la chasse.
-Comment ça, on nous aurait menti ? dit Usopp choqué.
-Oui même toi aussi tu aurais pus le savoir tellement ils mentaient mal, répondais-je. Je vous explique : le vent vient de l'est, donc seuls les terraimos auraient pus nous entendre et…
- Je ne vois pas le rapport : on est chez les airamos, pourquoi on a été attaqué par les feuriamos et par les terraimos, coupa Francky.
-A 200 mètres c'est la frontière avec les terraimos et 2 kilomètres plus loin il y a un campement de feuriamos et de terraimos. Ils se rassemblent au nord, au niveau du volcan pour attaquer les aguamos.
-Dites, j'ai un problème, dit Luffy.
-Qu'es ce qu'il y a ? Demanda Chopper.
-J'ai faimmmmmmmm ! répondit-il et son ventre argumenta en grondant sourdement.
-Mais on a mangé il y a deux heures, s'écria Sanji.
-C'est vraiment un ventre sur pattes, répondit ironiquement Brook.
-Dites j'ai un problème, dit de nouveau Luffy.
-Qu'es ce qu'il y a encore ? cria Sanji.
-Je veux boire.
-Mais je m'en fous, crève de soif on t'entendra plus, murmura Usopp dans le dos de Robin.
-Tu es cruelle Robin, s'écria le docteur qui n'avait pas vu le manège du sniper.
-On devrait aller chez les airamos, je n'ai pas envie de me faire tuer par une bête ou par une créature qui vit ici, disais-je frissonnante.
-Ne t'inquiète pas Nami-swan je te protègerais au péril de ma vie, me déclama le cook l'œil en cœur.
-Dit Sanji… commença le mugirawa.
-QUOI ? hurla le cuistot visiblement excédé
-Pourquoi vous êtes plus grand que moi ?demanda-t-il. »
Voyant que Luffy était tombé dans une tourbière, Francky lui lança une corde, Robin et moi laissions les garçons le sortir d'affaire. Jusqu'au moment où je sentis un mouvement sous mes pieds, comme si le sol allait s'affaisser. Voulant ordonner aux garçons de tout arrêter, mon cri resta dans ma gorge et je pus que voir la scène se dérouler. Dans une dernière secousse, que les garçons donnèrent à la corde, le mugirawa sortit de son piège et fonça sur l'archéologue et moi en nous hurlant de nous baisser. Robin tourna la tête et poussa un petit cri : un tronc d'arbre couvert de pieux dégringola dans notre direction, sûrement un piège que Luffy avait déclenché. Voyant le tronc se rapprocher de nous à grande vitesse, les garçons foncèrent pour le détruire, sauf que lorsqu'ils furent arrivés, ce que je craignais arriva : le terrain s'affaissa et nous emporta avec lui. Heureusement que le tronc ne tomba pas, mais il recouvrait parfaitement le trou ce qui nous coupa toute retraite par le haut. Le temps que mes yeux s'habituent à l'obscurité Sanji m'attrapa par la taille pour que rien ne me sépare de lui, gentille attention de sa part, mais cela ne faisait qu'accélérer notre chute.
Un point de lumière apparut et grossit à chaque seconde, me retournant pour voir les autres : Chopper et Usopp étaient accrochaient à Francky, Luffy retenait Francky en laissant l'air le gonfler pour le transformer en parachute, Robin avait déployé ses ailes formées de ses multiples bras, Brook avait sa chute ralentie car l'air passait entre ses os, ce qui produisait un sifflement, tandis que Sanji était toujours accroché à moi. La lumière devenant plus vive, je voulue me dégager du cook, sauf que celui-ci resserra sa prise, passant au mode animal je pus lui échapper et tous ensemble nous nous fîmes engloutir par la lumière.
Me préparant à atterrir j'écartais les pattes et fis le dos rond. Un profond tapis de mousse nous accueillit mais un filet nous captura. Malheureusement les mailles du filet était en acier, constatant cela Sanji pesta contre l'escrimeur et demanda à Brook s'il pouvait couper le filet. Répondant qu'il n'avait pas l'adresse de Zoro, le squelette nous dit que des personnes arrivaient, empêtrés comme nous étions, ces personnes pouvaient nous livrer à la marine sans problème.
Tous vêtus de noir une dizaine de personnes arrivaient, on ne pouvait pas savoir si c'était des hommes ou des femmes car un capuchon masquait leurs visages. Discrètement je repris ma forme humaine et une des personnes s'avança :
« Qui êtes vous étranger ?
-Et toi tu es qui l'encapuchonné ? cria Luffy.
-Nous sommes les nettoyeurs, nous supprimons ce que nos chefs ne veulent plus voir, répondit-il d'une voix sourde.
-Ouais comme sa les chefs gardent les mains blanches, réplica Francky.
-Silence humain, tu n'as pas le droit à la parole, ordonna l'homme.
-C'est bête mais je ne suis pas humain, ironisa le cyborg.
-Mais je le reconnais celui-là, dit un homme derrière moi, c'est Monkey … »
A peine l'homme eu fini de prononcer son nom, que Luffy l'envoya au sol d'un chewing punch.
« Tien ? Ce n'est pas en kairouseki ? S'étonna-t-il, puis en retournant vers nous avec un large sourire : on y va ? »
Pendant que Luffy, Usopp et Francky s'occupaient à distance des nettoyeurs, Robin fit éclore une multitude de bras et à l'aide de Chopper, Brook et Sanji, ils écartèrent les mailles du filet de la taille d'un chat. Sautant dans le trou sous ma forme féline, je courus jusqu'à la manivelle en évitant les pieds et les corps ennemis, arrivée à celle-ci je redeviens humaine et abaissa la manivelle du filet qui relâcha les autres.
Quelques secondes plus tard, nous examinions le corps du chef : de haute stature, son corps était bleu très pale avec un dos noueux et des épaules puissantes alors que ses jambes étaient longue et fines. Robin nous demanda de nous éloigner rapidement du corps, effectivement à peine que nous nous sommes éloignés du corps, que celui-ci se liquéfia en ne laissant qu'une trace humide sur le sol de terre battue. Le docteur demanda à Robin comment elle savait sa, celle-ci lui répondit qu'elle l'avait lu à la bibliothèque des airamos. Les appelant pour sortir d'ici, Sanji pris une torche et suivis le couloir que les nettoyer avaient pris.
Après un long moment de marche dans un couloir interminable une bifurcation apparue, alors que nous allions prendre la voie de gauche, un courant d'air se fit sentir sur la droite. Suite à une petite discussion nous choisîmes la voie de droite, un grondement se fit entendre et un second lui répondit plus puissamment.
« J'ai faim ! Crièrent Luffy et brook à l'unisson.
-Taisez-vous, nous aussi on a faim mais on dit rien, réplica Francky.
-Mais quand j'ai faim, j'ai faim donc je mange, rétorqua Luffy.
-Et merde, dit Sanji. »
Une forte rafale de vent éteignit la torche, nous plongeant ainsi dans les ténèbres. Un bruit métallique retentit et Usopp pesta qu'on l'avait poussé mais personne était derrière lui. Se retournant pour savoir ce qu'il l'avait poussé mais il se cogna. Il nous dit que nous étions enfermés dans une cage. A ses mots les garçons essayèrent de briser les barreaux sans résultats, la cage était ni en granite marin, ni en acier mais elle refusa de céder sous les coups. Fatigués les garçons arrêtèrent et se couchèrent même le sol, sentant que Robin était debout je lui demandai qu'es ce qu'elle avait, l'archéologue ne me répondit pas, elle m'orienta vers ce qu'elle regardait : deux yeux rouges qui s'avançaient vers nous en nous dévisageant.
