Bonjour aux vaillants qui espèrent la suite de l'histoire ! Après avoir sauvé la Terre 14 fois , évité un krack boursier et découvert une nouvelle espèce de singes verts à pois roses , je reviens !
Bonne lecture !
Chapitre 10 : des liens qui se défassent et qui se nouent
Harry se présenta devant la salle sur demande. Il était un peu anxieux que lui avait donc préparé le directeur ? Dès que la porte apparut, il pénétra dans la pièce. Il fut surpris par l'environnement dans lequel il se trouvait : on aurait dit une clairière entourée de forêts, cependant on y avait installé un pont de cordes, des barbelés, des mannequins servant à l'entrainement aux duels.
Soudain, deux mains s'abattirent sur ses épaules :
Que penses-tu de ma petite sauterie ? demanda malicieusement Sirius
C'est toi qui m'entraine ce soir ?! je pensais plutôt que ce serait Mcgonnagal ou Remus.
Merci de penser à ton pauvre parrain ! Non, sérieusement, on a décidé de commencer fort par une formation type auror. Donc tu auras droit ce soir dit-il en prenant la pose de ceux qui lisent des notes, à de la course d'endurance, puis des sorts et enfin par finir par un duel en situation concrète. J'espère que tu as bien mangé parce que je t'assure que tu mourras de fatigue, termina-t-il avec un sourire sadique aux lèvres.
Harry déglutit et changea sa tenue contre des vêtements d'auror plus adaptés. Allait-il survivre à cette soirée ?
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La jeune femme avançait dans les sombres cachots telle une ombre. Malgré cette discrétion dont elle faisait preuve, sa démarche était rapide et nerveuse. Elle avait hâte d'observer la pédagogie de son « beau brun ténébreux ». Selon les élèves qu'elle avait croisés il serait la « Terreur des cachots » ! Cela l'avait bien fait rire ! Snape lui rappelait plutôt un personnage d'une légende tribale que son père lui avait racontée, petite, dont le héros était un corbeau moqueur et sarcastique qui ne lâchait sarcasmes sur sarcasmes uniquement pour se protéger des méchancetés de ses frères. Fang était persuadée que Snape avait dû connaître une histoire semblable pour être aussi froid envers les autres.
Bon, il n'allait pas lui poser un lapin ! Elle qui avait résisté à une promenade dans la forêt Interdite pour assister au cours de Potion. En plus, la nuit dernière avait été une nuit de pleine lune. L'astre nocturne avait exercé un appel des plus irrésistibles qu'elle ressentait encore dans ses veines.
La porte s'ouvrit violement en un bruit fracassant qui retentit dans les couloirs obscurs. Le ténébreux Maître des Potions apparût.
Son visage blafard dénotait par rapport à ses habits noirs et à ses cheveux de jais. Son air renfrogné s'ajoutant aux attributs, l'homme avait endossé son masque de bâtard graisseux.
D'un claquement sec de langue, il indiqua à la jeune femme l'entrée de ses appartements.
Lançant son plus beau sourire au brun, l'Amérindienne franchit le pas de la porte, traversa le couloir, ouvrit le huis montré par le professeur et découvrit la salle.
La clarté s'échappant des chandelles disposées sur le bureau et sur la table s'ajoutait à celle des flammes qui dansaient dans joyeusement dans la cheminée de pierres noires veinées d'argent et créaient des jeux d'ombre et de lumière. Une impression d'intimité se dégageait du lieu due peut-être à la chaleur ou à la pénombre : ici on exerçait un art secret.
Des ingrédients (plantes, minéraux, liquides, mains !...) étaient rangeaient dans une armoire de bois sombre, d'autres trainaient sur le plan de travail. De la verrerie de forme variée était ordonnée en fonction des tailles trahissant l'esprit maniaque du potioniste. Toute la pièce diffusait une senteur épicée, piquante et doucereuse. Pour une personne avec l'odorat aussi développé que celui de Fang, c'était difficilement supportable. Pour éviter de régurgiter son dîner ou de s'évanouir, elle se concentra sur l'essence de Snape : outre passé les potions qui avaient imprégné ses vêtements, la peau de l'homme possédait une odeur boisée et musquée, un peu sauvage également de celle qu'appréciait la brunette.
Severus ne s'aperçut pas du léger malaise qui avait envahis son invitée, plongé dans sa mauvaise humeur. Il trouvait ça insultant d'apprendre à une Moldue qui passait son temps à se moquer de lui, l'art délicat des Potions. Toujours avec le visage recouvert de son masque renfrogné, il s'assit et enjoignit sa drôle d'élève à le faire aussi. Installés l'un à côté de l'autre, il commença sa tirade :
Je me doute que vous n'arriverez sûrement jamais à confectionner une potion correcte mais notre cher directeur pense que votre couverture est plus crédible en en tant que mon assistante donc je m'incline. Cependant je n'accepterai aucune plainte.
Et je n'en attendais pas moins de vous, répondit-elle avec un air narquois.
Mettons-nous au travail ! rugit-il. Tous les ingrédients que nous utiliserons devront être appris ainsi que les potions réalisées. Si vous voulez une liste, vous la chercherez à la bibliothèque. Dernière consigne, évitez de détruire tous mes chaudrons.
Oui, monsieur, oui ! dit-elle en se mettant au garde à vous. Puis-je poser une question ?
Je vous écoute, lâcha-t-il sur un ton exaspéré
Quand commençons-nous ?
L'homme sourit l'air malicieux de l'Amérindienne stimulait le Maître des Potions. Il relèverait ce défi.
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Harry esquiva le sort offensif, tomba et roula sur le flan pour se mettre debout. Il attrapa sa baguette et se remit à courir. Sirius pouvait surgir et l'attaquer de tous les côtés ce qui augmentait son stress. Son cœur battait fort et ses muscles, trop sollicités, le faisaient souffrir. Il réussit in extrémiste à éviter l'éclair de magie grâce à un Protego bien ajusté. Il se rua vers les arbres pour quitter le terrain à découvert. Mais il fut intercepté par son parrain qui lui barrait le chemin.
Les yeux dans les yeux, les deux bruns étaient figés. On se serait cru dans un moment hors du temps. Celui qui amorcerait le premier mouvement briserait le faible équilibre établit entre les protagonistes.
Harry leva sa baguette magique, prêt au lancement d'un sort quand il fut plaqué au sol par l'homme. Le poids de l'adulte l'empêchait de se relever et le morceau de bois magique sauta hors de sa paume ouverte. L'adolescent était étendu dans une position abandonnée, la tête en arrière et la gorge offerte. Il avait les paupières fermées peut-être était-il sonné ?
Sirius se redressa légèrement, se mettant sur les genoux inquiet de l'état de son filleuil. Mais bientôt la sollicitude laissa place à un autre sentiment. Black sentait la chaleur du corps souple en-dessous de lui. La position aguicheuse mais involontaire faisait monter en lui une bouffé de désir. Il voulait soudainement posséder cet être qui semblait rempli de luxure. Il rapprocha son visage de celui de l'autre et allait l'embrasser quand Harry ouvrit les yeux.
Les figures de James et Lily surgirent sous son regard, l'accusant de pervertir leur fils ! Mû par la culpabilité, il se releva et se moqua gentiment du peu de défense du jeune homme. Ils se quittèrent pour rejoindre leur lit respectif. Cependant aucun n'était dupe : quelque chose venait de changer entre eux.
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Dans le laboratoire du maître des Potions, deux personnes virevoltaient avec grâce. On aurait presque dit un ballet. Fang et Severus traversaient la pièce à la recherche d'ingrédients à couper, à émincer, à bouillir, à écraser et à incorporer dans le mélange.
Le bruit des couteaux qui tranchaient tels des percussions donnait le rythme de cette danse. Depuis que Snape avait finalement donné quelques indications (« ne mélangez jamais une partie du corps d'une créature aquatique avec une partie du corps d'une créature terrestre, cela créerait un gaz toxique ! » « Une solution à base de mandragore ne se touille pas avec une cuillère en fer ! » ) , le silence régnait dans la salle. Cette absence de paroles n'était pas pesante, plutôt relaxante mais elle fut brisée par la jeune fille qui commença à fredonner un chant tribale que son père lui avait appris, petite. Le professeur allait la couper sèchement mais la mélodie était si douce qu'il se laissa entrainer.
A la fin de la confection, le sombre homme goûta la potion de sa jeune apprentie qui se révéla parfaite.
Je dois avouer que vous m'impressionner. Vous avez un meilleur niveau en potion que certains de mes septièmes années, soupira-t-il
Ce n'est pas très gentil Severus ! s'exclama-t-elle
Ce n'est pas très gentil Severus ! s'exclama-t-elle. Les yeux incroyablement verts de Lily brillaient d'amusement malgré son ton outré. Il adorait cette expression car lui seule pouvait la provoquer. Et sa Lily-jolie était si belle…
Qui est donc la femme qui a creusé tant de souffrance dans vos prunelles ? demanda doucement Fang
L'homme reprit pied avec la réalité et sentit la colère montait en lui. Comment cette femme osait-elle lui rappelait Lily dans sa voix et dans ses manières.
Disparaissez de ma vue ! hurla-t-il
La métisse ne souhaitant pas énerver l'homme, se retira et rentra dans sa chambre.
Severus Snape souffrait et elle voulait l'aider
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