Ah ben si la maintenance du site s'y mets aussi et m'empêche de publier, moi je vous l'dis: tout fout l'camp, bonnes gens ^^
Allez, je veux des reviews, ou je fais un caprice! XDD
Enjoy!
Chapitre 10 :
Winry regardait l'homme attacher Edward sur une chaise, en serrant fortement les liens. Il savait visiblement qu'il pouvait faire des transmutations rien qu'en claquant les mains l'une contre l'autre, et aussi il prenait bien soin d'éloigner l'une de l'autre les paumes de l'alchimiste.
Dieu merci, il ne l'avait pas tué. Quand il s'était dissimulé derrière la porte, et avait levé son arme, Winry avait cru qu'il allait mettre sa menace à exécution sur le champ, et tuer Edward alors que celui-ci sortait de la douche, totalement vulnérable. Mais il avait abattu la crosse du pistolet sur la tête d'Edward, et n'avait pas tiré. Comme s'il lisait dans ses pensées, il se tournait vers elle et lui expliquait qu'il ne finissait jamais un contrat alors que sa cible avait le dos tourné.
Mais maintenant qu'elle était seule avec lui, que Edward était inconscient, et attaché sur une chaise, comment faire pour se sortir de cette situation ? Comment trouver une issue ?
Elle hurla :
- Réveille-toi, Edward ! Réveille-toi ! J'ai besoin de toi ! Sauve nous !
Mais aucun son ne franchit ses lèvres.
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Les voix chuchotaient, le guidant à chaque pas dans sa tâche. Il entra dans le gîte sans encombre, un peu surpris par tant de facilités. Il s'apprêtait à monter à l'étage, lorsqu'il entendit un gémissement sourd qui l'arrêta dans son ascension. Il fit demi tour, et entra dans une pièce aménagée en dortoir ; là, deux hommes étaient attachés les mains derrière le dos, et un d'entre eux avait réussi à repousser le bâillon qui l'empêcher de parler jusqu'à présent. En le voyant arriver, celui qui avait parlé poussa un soupir de soulagement :
- Caporal Gray ! Enfin une tête connue… vite, dépêchez vous de nous libérer, Fuery et moi ; un psychopathe s'est introduit ici pour tuer le FullMetal… il faut intervenir !
Voyant que son interlocuteur ne bougeait pas et continuait à le regarder fixement, Breda s'énerva :
- Vous m'avez entendu, caporal ? Exécution, bon sang, le temps presse !
Un gémissement les interrompit ; les lunettes de travers et un caillot de sang au bord de la lèvre inférieure qui se voyait malgré son bâillon, Fuery venait de se réveiller. Il se débattit en prenant conscience de ses entraves, et tomba lourdement par terre, entraînant dans sa chute son compagnon.
Le caporal se précipita, et souleva les deux hommes afin de les rasseoir sur le lit, puis il se tourna vers Breda. Un sourire étira doucement ses lèvres minces :
- Je sais pertinemment qu'un tueur est sur les traces du Full Metal, second lieutenant… et je sais aussi qu'il a essayé à plusieurs reprises de l'éliminer, mais il a lamentablement échoué jusqu'à présent… j'ai cru à un moment, lorsqu'il a crevé vos pneus près des ravins, qu'il avait réussi, mais non, encore une fois, l'alchimiste s'en est sorti… ce gamin a vraiment une chance insolente.
- Quoi ? articula Breda, stupéfait ;… mais comment …?
- Comment je sais tout ça ? C'est très simple, second lieutenant Breda, c'est moi qui l'ai engagé… moi qui lui ai dit où se trouvait Edward Elric, moi qui l'ai informé de vos déplacements, moi qui lui ai indiqué le meilleur endroit où tendre une embuscade… Moi enfin qui ai saboté vos freins, afin de mettre davantage de chances du côté du tueur pour mener à bien sa mission…
- Quoi ? Mais vous êtes cinglé, Gray ! Pourquoi avoir fait ça ?
- Gray ? Ah, je ne vous ai pas dit ? Je ne me suis jamais appelé David Gray, second lieutenant Breda… mais pourtant, vous me connaissez…
- Mais de quoi vous parlez, bon sang ?
- Mon nom est Richardson, second lieutenant … Hugo Richardson, plus précisément.
- Que… quoi ? vous êtes le…, Le Questionneur ? Alors depuis tout ce temps là, c'était vous ?
Breda sentit son compagnon remuer à ses côtés ; il n'avait pas réussi à retirer son bâillon, et ne pouvait qu'émettre des sons inarticulés ; cependant Breda ne s'y trompait pas ; il était aussi abasourdi que lui-même. Le sourire de Richardson s'élargit, et il acquiesça :
- Mais oui, second lieutenant Breda, c'était moi… ça a toujours été moi ! Quand je pense que j'étais sous votre nez, et ce depuis le début…
Brusquement, l'homme se redressa ; il semblait en proie à une agitation intérieure qui le faisait marmonner, sans regarder les deux militaires épouvantés :
- Oui, je sais bien, je dois mener à bien la mission… mais je devais leur expliquer, tu comprends… oui, je sais, eux aussi ne sont que des médiocres, mais il fallait que je leur dise… oui, oui, d'accord, j'y vais, ne te fâche pas…
Puis il se retourna, et regarda à nouveau Breda et Fuery, assis et immobilisés sur le lit de fortune de la pièce :
- Vous avez de la chance, tous les deux… il faut que j'y aille… je n'ai pas le temps de m'occuper de vous, sinon, il va se mettre en colère contre moi… mais je vous promets de revenir vous voir le plus vite possible ; en attendant, soyez sages.
Et allongeant les deux bras à une vitesse fulgurante, il attrapa les deux crânes des deux hommes, et les projeta violemment l'un contre l'autre. Ils s'écroulèrent aussitôt comme deux poupées de chiffons, inconscients. Puis l'homme se redressa, et sortit de sa poche un coupe-chou, qu'il déplia lentement.
Il se tourna vers les deux hommes affalés sur le lit, et parla à voix haute :
- Tu es sûr que je n'ai pas le temps de m'en occuper ? Non ? Même un tout petit peu ? Bon, bon, ne t'énerve pas, j'y vais…
Le coupe-chou toujours à la main, il sortit de la pièce et s'engagea dans l'escalier.
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Il essaya d'ouvrir les yeux, mais ses paupières étaient trop lourdes. Des bruits confus, indistincts, l'avaient tiré de sa torpeur, et il avait toutes les difficultés du monde à reprendre ses esprits. Le sang battait violemment à ses tempes, comme si son crâne était devenu un tambour fou. Au milieu de ce vacarme, il entendait parler, et il cru reconnaître la voix de Winry.
Winry. Elle était en danger.
Il se souvenait de son expression d'épouvante, avant qu'il ne perde connaissance. Du coup, il rassembla ses maigres forces et ouvrit les yeux. Sa vision était floue, mais il put se rendre compte que s'il se trouvait toujours dans la chambre, il était maintenu attaché sur une chaise. Il essaya de remuer doucement les mains, mais des cordes fortement serrées sur ses poignets lui mordirent immédiatement la peau. Rien à faire, il avait beau essayer, il ne pouvait pas se libérer, ni claquer ses mains l'une contre l'autre, pour transmuter la matière de ses liens, et s'en débarrasser.
Il respira doucement, profondément, afin de remettre un peu d'ordre dans ses idées. Sa vision devenait moins floue, et le son crâne, toujours douloureux, faisait moins de bruit. Il pouvait de nouveau se concentrer.
Il y avait trois personnes dans la pièce. Winry, assise au milieu du lit, silencieuse, terrifiée, mais qui essayait de ne pas le montrer. Un homme qui lui tournait le dos, qu'il ne pouvait encore identifier, et un militaire, qu'il avait déjà vu sans ses rappeler où. Mais pourquoi personne ne venait le détacher ? Et qui l'avait assommé ?
L'homme inconnu se tourna brusquement vers lui, lui donnant par la même occasion la réponse à sa question, en répondant avec colère au militaire :
- Le FullMetal est mon contrat ! Je dois le mener à bien !
- Plus rien ne vous y oblige, maintenant ; répondit sèchement son interlocuteur. De plus vous avez essayé plusieurs fois, pour le rater à chacune de vos tentatives. Je vous retire votre obligation. Mais ne craigniez rien, vous toucherez vos honoraires comme prévu.
- Là n'est pas la question ! Lorsque je suis engagé pour mener à bien un contrat, je l'accompli jusqu'au bout !
- C'est moi qui vous donne vos ordres, Tenshi ! Et je vous dis de laisser tomber la mort de l'alchimiste !
- et il restera en vie, alors ? Vous revenez sur votre décision ?
Pendant que les deux hommes se disputaient sa mort, Edward essaya encore de se libérer de ses liens.
En vain.
Il jeta un bref coup d'œil à Winry. Celle-ci demeurait silencieuse, mais avait vu qu'il s'était réveillé. D'un infime mouvement de tête, il lui imposa de demeurer immobile, et il sut qu'elle avait compris.
Son attention se reporta sur les hommes qui continuaient de s'affronter, et vit soudain que l'un d'entre eux avait laissé un couteau posé sur le lit. Il eu très peur en voyant que le pied de Winry se déplaçait millimètre après millimètre afin de le récupérer. Encore une fois, Edward essaya de la dissuader, mais la jeune femme continua son manège. Il soupira discrètement ; quand elle avait décidé quelque chose, même la foudre n'arriverait pas à lui faire changer de chemin. Mais si elle se trompait, ou échouait, ils allaient mourir tous les deux.
Brusquement, l'homme inconnu que le caporal Gray (c'était bien ça ! le bibliothécaire taciturne à Centrale ! voilà où il l'avait vu !) avait nommé Tenshi fit basculer la tentative de Winry, en se penchant soudainement vers elle et la releva du lit par le bras d'un mouvement brusque. Edward se débattit violemment, au prix d'une douleur aiguë qui lui transperça le crâne, mais qu'il ignora : il ne pouvait supporter que ce porc puisse toucher son amie. Peine perdue, aucun des deux hommes ne faisait attention à lui. Mais leur sujet de conversation était maintenant la mécanicienne :
- Et elle ?
- Quoi, elle ?
- C'est un témoin important, elle a vu nos visages !
- Je me contrefous de cette petite dinde, mon vieux ; qu'elle reste en vie ou pas ne m'intéresse pas.
- Alors, laissez la moi !
- Hein ?
- Oui, comme compensation ! Je vous laisse le FullMetal, et vous me laissez la fille.
- Si vous voulez, mon vieux, je vous l'ai dit, elle ne m'intéresse pas.
- Très bien... dans ce cas là, si vous êtes satisfait, moi aussi…
Et brusquement, Winry se dégagea d'une secousse de l'homme qui la maintenait toujours contre lui, pour se ruer dans les bras de l'alchimiste attaché sur sa chaise :
- Non ! Hurla t-elle ; non ! Je ne vous laisserai pas faire ! Je vous empêcherai de tuer Edward !
Elle criait d'une voix stridente et suraiguë qui surpris tout le monde, a commencer par le jeune homme blond ; bon sang, à quoi jouait elle ? Et pourquoi s'agitait-elle de la sorte ? Elle n'arrêtait pas de gesticuler autour de lui, sans raisons apparentes.
Brusquement, il comprit : Winry avait profité de l'occasion pour ramasser l'arme déposée sur le lit, et ses jérémiades n'avaient pour but que de donner à Edward la lame qui lui permettrait de se libérer. Il serra entre ses doigts l'objet qu'elle venait de lui glisser subrepticement dans sa paume gauche, et ignora l'entaille qui venait de se faire tant l'engin était aiguisé, pour diriger correctement la lame sur ses nœuds.
Puis il commença à couper ses liens.
Pendant ce temps, le faux caporal, exaspéré par les cris de Winry, s'était tourné vers elle, l'avait secouée sans ménagements puis lui envoya méchamment et de toutes ses forces sa main en travers de la joue :
- Ça suffit, petite idiote ! Tu vas te taire, oui ? Je ne supporte plus tout le boucan que tu fais ! Je vais…
Et là, l'homme s'immobilisa ; en un instant, il venait de comprendre : des yeux, il avait cherché son outil qu'il se souvenait avoir posé sur le lit, et venait de voir qu'il n'y était pas. Cela ne pouvait signifier qu'une chose : la fille l'avait pris. Et si elle l'avait pris, quand elle s'était jeté au cou de l'alchimiste tout à l'heure, s'était pour… bon sang, le gamin allait se libérer !
Il repoussa sans ménagement Winry pour se jeter sur l'alchimiste et le tuer tout de suite, quand le tueur à gages s'interposa brusquement devant lui :
- Je ne vous permettrai pas de la brutaliser, Gray ! Elle est à moi, je vous le rappelle !
- Mais poussez-vous, espèce d'abruti ! Vous voyez pas qu'elle a réussi à…
Le Questionneur ne réussi pas à terminer sa phrase : un éclair bleuté venait brusquement d'illuminer la pièce, et un mur jaillit du sol pour se dresser devant les deux hommes.
- Non !
Le même cri de frustration sortit en même temps de la bouche des deux tueurs, mais Hugo Richardson fut le premier à réagir.
- Pauvre crétin… tout ça est de votre faute, encore une fois… je me demande bien pourquoi on dit que vous êtes le meilleur, dans le milieu !
Il attrapa Tenshi par le col, puis lui décocha un formidable coup de poing qui envoya l'ange valdinguer contre le mur créé par l'alchimiste. En tombant, il ouvrit la main, et laissa glisser son arme. Fou de rage, d'une colère froide terrifiante, Le Questionneur ramassa l'engin, et le pointa sans autre forme de cérémonie vers le front du tueur qu'il avait lui-même engagé :
- Vous ne valez pas mieux qu'eux… vous faites parti des médiocres, vous aussi…
Tenshi devina qu'il allait tirer, et se jeta de toutes ses forces sur le côté, réussissant ainsi à contourner un pan du mur qu'avait crée l'alchimiste, mais s'immobilisa un bref instant en la voyant, elle.
Ce fut cette hésitation qui lui fut fatale, car il ne fut pas assez rapide pour se mettre entièrement à l'abri ; ils purent entendre deux déflagrations discrètes, assourdies par le silencieux, et le corps du tueur angélique s'affaissa soudain, un filet de sang coulant le long de sa bouche alors qu'il utilisait ses dernières forces pour ramper vers la mécanicienne :
- Je… je voulais vous dire…
Bouleversée, Winry s'approcha du mourant, et se pencha vers lui, alors qu'il murmurait dans son dernier soupir :
- Jamais… jamais je n'ai aimé quelqu'un comme je vous ai aimé, vous.
Puis ses yeux se fermèrent définitivement.
La suite demeura confuse dans l'esprit de Winry, car elle fut trop intense pour qu'elle puisse l'assimiler complètement.
Eblouie, malgré ses larmes, elle oublia un instant ce qui l'entourait, lorsque l'ange se dématérialisa de sa forme terrestre pour redevenir un pur esprit, se tenant debout devant elle. Il sourit très doucement à la jeune femme, avec une tendresse infinie, et elle ne put que lui rendre son sourire.
Ainsi, s'en était fini de ce paradoxe pour lui, mi-ange, mi-démon ; il allait pouvoir enfin connaître la paix, et demeurer tel qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être : un être bienveillant.
Puis l'ange déploya largement ses ailes immaculées, et s'éleva dans les airs, avant de disparaître pour de bon.
Comme dans un film au ralenti, elle tourna la tête et vit Le Questionneur se précipiter sur eux, les yeux fou, les traits déformés par la rage, la bouche grande ouverte sur un cri pourtant silencieux, pour s'immobiliser brutalement, comme s'il venait de percuter de plein fouet un mur invisible ; en fait, c'était l'auto-mail d'Edward, transformé en une longue lame acérée, qui venait de le transpercer de part en part, le clouant comme un papillon contre le mur.
Puis il glissa doucement, toujours dos au mur, et se retrouva assis sur ses talons.
Et ne bougea plus.
- Edward ! FullMetal boss !
La porte de la chambre vola en éclats sous les coups d'épaules conjuguées de Breda et de deux autres hommes, et une nuée de militaires armés jusqu'aux dents pénétra brusquement dans la pièce, ce qui créa un brouhaha indescriptible, et ajouta à sa confusion.
Winry put cependant réussir à comprendre, alors qu'une dizaine de personnes se penchaient vers eux, afin de voir comment ils allaient, que Breda et Fuery étaient prisonniers dans la pièce du bas, mais qu'ils avaient pu se libérer, et donner l'alerte pour demander des renforts. Comme dans un rêve, elle vit Edward faire disparaître le mur protecteur derrière lequel ils s'étaient réfugiés, et rendre à la pièce sa forme initiale, et ensuite se pencher sur le faux caporal. Tandis que les militaires emprisonnaient Le Questionneur dans une camisole, (« ainsi, Ed ne l'a pas tué… il est toujours vivant… ») Winry se rendit compte qu'elle était toujours assise par terre, le corps de Tenshi dans ses bras.
Ce fut Edward, lorsqu'elle croisa son regard, qui la ramena à la réalité, et qu'elle put reprendre possession de ses moyens. Mais quand elle baissa les yeux, elle vit que ses mains étaient vides.
Elle éclata brusquement en sanglots incontrôlables.
Comment ça, je ne ménage pas la blondinette? Allons... Ah bon? ^^
A très vite pour le dénoument final!
