Titre : Together and Forever

Rating : T

Pairing: Shinji x Byakuya et d'autres

NDA : Et voilà le chapitre 10 ;) Je suis désolée pour ces retard de publications, mais j'ai plein de travail et en fait, je pense à publier sur mon site, mais ici... je l'oublie très facilement Désolée


Chapitre 10

Tous les Capitaines et Vice-Capitaines attendaient sagement la venue de Sojun dans la classe. Des groupes s'étaient formés et Rukia se trouvait avec Renji, Rangiku, Hisagi et Kira lorsque Sojun arriva.

― Capitaines, Vice-Capitaines, j'ai une annonce à vous faire.

― On est plus obligé de venir ici ? demanda Kenpachi.

― Oh si ! Et cela ne tiendrait qu'à moi, je vous garderai pendant un long moment. Non, j'ai vu Yamamoto-sama hier et nous avons décidé de faire un combat.

La plupart des Capitaines furent ravis, et Kenpachi, encore, se leva et déclara fièrement.

― Et il y aura quoi comme récompense pour le gagnant ?

― La place de Capitaine de la onzième Division.

― Pff, ça sert à rien, j'suis l'plus fort d'entre eux !

― Eh ! C'est pas vrai ! s'insurgea Komamura.

― Le seul qui pourrait peut-être m'avoir c'est Kuchiki et il fait sa chochotte !

― Ne parle pas de Byakuya comme ça ! s'emporta Shinji.

― Du calme s'il vous plait. En fait, c'est plus simple. Il n'y aura qu'un seul combat.

― Et qui contre qui ? demanda Renji.

― Kenpachi contre… moi.

― Quoi ? Alors non seulement il faut faire un combat, mais contre vous ? Vous voulez vraiment vous ridiculiser ? réagit Kenpachi, sarcastique.

― Ne présumez pas de mon apparence Capitaine Kenpachi.

Le Capitaine de la onzième Division éclata vraiment de rire. Tandis que Rukia s'approchait de son père adoptif.

― Vous êtes sûr Sojun-sama ?

― Bien sûr.

― Et vous lui prendrez vraiment sa place si vous gagnez ?

― Évidemment.

Sojun lui fit un clin d'œil discret avant de demander à tout le monde de sortir pour aller sur le terrain d'entraînement de l'Académie. Shinji marcha à côté de lui.

― Tu es sûr, Sojun ?

― Oui. Il faut que quelqu'un le remette un peu à sa place.

― Oh… je vois.

Lorsqu'ils arrivèrent, Sojun enleva son haori et le posa doucement sur les épaules de Rukia, qui l'encouragea en se plaçant à côté de Shinji. Sojun fit face à Kenpachi qui avait déjà dégainé et posé sa lame sur son épaule avec un sourire énorme. Le noble sourit en retour et dégaina lui aussi. Ses cheveux noir et blanc glissaient contre son visage, mais il savait qu'ils ne le gêneraient pas.

― Comme vous n'avez aucune attaque, je ne déclencherai ni mon shikai, ni mon bankai. Nous serons alors à égalité. Je vous laisse m'attaquer Kenpachi-san !

― La bonne blague. Ok.

Kenpachi n'attendit pas longtemps avant de courir vers le noble, qui l'évitait en faisant un léger shunpo sur la gauche, se retrouvant derrière Kenpachi. Il l'attaqua juste après et sa lame fut arrêtée par celle de Kenpachi qui s'était retourné. Ce fut un jeu du chat et de la souris pendant près d'un quart d'heure. Les spectateurs les regardaient faire ébahi de voir les réflexes de Sojun Kuchiki.

― J'ai l'impression de voir Byakuya combattre, commenta Jyuushiro qui s'était assis avec Kyoraku.

― C'est vrai, on sait de qui il tient en tout cas.

― Ils ont la même grâce au combat.

Tous se tournèrent vers Hitsugaya qui se tenait debout à côté de Matsumoto qui n'arrivait pas à détacher son regard du combat.

― Et si Kenpachi gagne ? s'inquiéta Kira.

― Cela ce voit que vous ne connaissez pas Kuchiki-sama, répondit Unohana.

― Lorsque nous étions tous à l'Académie, nous avions tous un fort reiatsu et avions des prédispositions, mais Sojun-sama nous mettait souvent KO avant que l'on ait pu comprendre quoi que ce soit.

― Comme Byakuya-sama, Jyuu-chan, affirma Kyoraku.

Les trois grands amis se regardèrent en souriant puis posèrent leurs regards sur le combat. Kenpachi avait une belle coupure sur la poitrine alors que Sojun n'avait rien.

― Alors Kenpachi ! Je vous attends !

― Toi… gronda Kenpachi, énervé.

Le Capitaine de la onzième était énervé. Lui qui pensait pouvoir démolir ce noble facilement c'était heurté à une puissance aussi grande que la sienne. Il leva alors sa main et enleva son cache-œil, libérant alors une quantité énorme de reiatsu. Cela fit chanceler les plus faibles.

― Que les plus faibles quittent le terrain ! Les autres, protégez-vous ! s'écria Sojun sans quitter du regard Kenpachi.

Tout le monde obéi sans rien dire et le combat continua pendant plus de trente minutes, jusqu'à ce que Sojun attaque et arrête sa lame à seulement quelques millimètres de la gorge de Kenpachi. Celui-ci écarquilla les yeux et laissa tomber son zanpakuto pour montrer qu'il avait perdu. Sojun retira sa lame et rengaina en s'éloignant.

― Comment vous avez fait ?

― Je suis simplement plus rapide et futé. Vous ne vous basez que sur votre propre force, croyant réussir à gagner à chaque fois, or je ne me base que sur ma force et mon intelligence. C'est la différence entre nous deux.

― Je vois…

Kenpachi recula et vit les personnes qui étaient restées se lever pour venir les rejoindre. Il prit le bord de son haori et l'enleva pour le tendre à Sojun.

― Vous avez gagné, ma place vous revient.

― Non, Kenpachi. Vous restez le Capitaine de la onzième Division. Je n'ai fait cela que pour vous montrer que même si vous êtes très fort, il y a plus fort que vous.

― Mais…

― Kenpachi, vous croyez vraiment que je suis du genre à prendre la place de quelqu'un avec un combat ? De toute façon, je ne suis plus assez agile pour être Capitaine, je vous laisse cela. C'était la leçon du jour. Comprendre que même si nous avons une force, il faut savoir rester humble pour ne pas perdre ce qui nous tient à cœur, et je sais que vous tenez à votre Division.

Sojun remit l'haori sur les épaules de Kenpachi et la lui tapota gentiment. Il se mit en route vers l'Académie et tout le monde le suivit en silence. Shinji lui, admirait Sojun. Il n'avait pas changé et était toujours aussi fort. Pourquoi avoir dit à Kenpachi qu'il n'était plus assez agile ? Il était fou ! Il sourit en comprenant que finalement Sojun préférait sa vie comme professeur à l'Académie.

Lorsqu'ils rejoignirent les plus faibles qui avaient dû s'éloigner, Shinji remarqua que Rukia l'attendait. Elle tendit son haori à Sojun qu'il mit sur ses épaules avant de prendre sa place dans la pièce.

― Comment cela c'est passé ?

― Sojun-sama a gagné.

― Donc c'est le nouveau Capitaine de la onzième ?

― Non. Il n'a fait cela que pour montrer à Kenpachi qu'il ne fallait pas seulement compter sur sa force, mais aussi sur son intellect.

― Oh ! Ce n'est pas étonnant de la part de Sojun-sama.

Ils passèrent le reste de la matinée à écouter Sojun finir son cours de la journée, et plus le temps avançait, plus Kenpachi se remettait en question. Et lorsqu'il arriva à sa Division, il convoqua ses subordonnés. Yachiru le suivit en silence, curieuse de savoir pourquoi son père adoptif faisait cela.

― Bien maintenant, j'veux voir cette Division marcher droit ! Vous allez faire trois groupes. Un qui nettoiera le Dojo, un autre qui rangera les bureaux et un qui mettra à la poubelle tout ce qui traine. Yachiru, nous on a des dossiers à remplir !

― Je pourrai faire des dessins ?

― Non ! Plus de dessins dans les dossiers.

― Ken-chan…

― Il m'énerve ce noble, mais il a pas tord, alors autant faire bien tout de suite. Et puis mine de rien, j'aime pas voir Kuchiki aussi faible.

― Bya-chan… c'est notre faute s'il est à la quatrième ?

― Peut-être.

Jamais Kenpachi n'avait parlé ainsi, et Yachiru s'en étonna. Pourtant, elle ne répondit rien et se contenta de monter sur le dos de son père adoptif, et d'aller au bureau.

À la quatrième, Byakuya était réveillé depuis quelques heures et lisait un livre que sa sœur lui avait amené. Il voulait rentrer chez lui, mais Unohana veillait sur lui et il ne pouvait pas bouger, sauf pour aller au petit coin. Unohana entra justement dans la pièce.

― Comment vas-tu Byakuya ?

― Disons que j'ai envie de partir. Mais ça, vous le savez Unohana-san.

― Oui. Je voulais te prévenir que finalement tu pourras sortir ce soir. Tu te rétablis plus vite que je ne le pensais.

― C'est vrai ?

― Bien sûr. Il faudra juste rester calme pendant deux ou trois jours, mais pour le reste tout va bien.

Le petit sourire qui passait le barrage des lèvres de Byakuya rassura la Capitaine. Elle lui parla quelques minutes puis quitta la chambre. Byakuya se rallongea correctement, se tournant vers la fenêtre pour observer le ciel. Il repensa à sa crise et comment il avait découvert son ischémie.

Flashback

Il se trouvait sur le terrain d'entraînement avec Rukia, Renji et Shinji. Il se battait contre ce dernier lorsqu'il dut déclencher son shikai afin de pouvoir le contrer. À ce moment-là, une crise d'asthme le prit et il dut faire reprendre sa forme à Senbonzakura. Mais alors qu'il essayait de se calmer tout seul, il sentait en lui que ça n'allait pas. Il lâcha Senbonzakura et tomba à genou. Sa crise se faisait plus forte et il sentit alors deux bras l'entourer avant qu'il ne perde l'équilibre.

― Calme-toi Byakuya. Inspire… Expire…

― Shin…ji.

― Chuutt. Rukia-chan, peux-tu aller chercher Unohana-san s'il te plait ?

― Ou… oui…

― Renji, viens m'aider. On va l'allonger dans l'herbe là. Byakuya tu m'écoute. Essaye de garder ton calme jusqu'à l'arriver d'Unohana-san.

Lorsqu'ils furent installés, Shinji s'installa près de son ami et lui caressa le front. Il voulait calmer Byakuya qui semblait perdre ses couleurs à chaque respiration laborieuse. Unohana-san arriva et lui fit prendre de la ventoline. Mais étrangement rien n'y faisait.

― Je dois l'emmener à la quatrième, normalement il aurait dû se reprendre.

Shinji ne réfléchit pas une seconde de plus et prit Byakuya dans ses bras pour faire un shunpo jusqu'à la quatrième où il posa le noble avant d'être sorti de la chambre par Unohana et sa Vice-Capitaine. Shinji paniquait alors qu'il voyait Rukia fermer les yeux en laissant ses larmes s'échapper. Il s'avança vers elle et l'entoura de ses bras en déposant un baiser sur ses cheveux.

― T'inquiète pas, il va aller mieux.

Byakuya s'était endormi alors qu'il avait enfin réussi à se calmer et lorsqu'il se réveilla, Shinji le veillait. Il n'avait pas compris pourquoi il était resté là, près de lui. Mais il s'était rendormi, rassuré de savoir qu'il n'était pas seul.

Fin Flashback

Une larme coula sur sa joue. Cela avait été dur d'apprendre sa maladie, mais il avait été entouré. Parfois il avait l'impression d'être devenu un être fragile qui avait besoin d'être surveillé constamment. Il avait même parfois l'impression que Shinji s'était rapproché de lui à ce moment-là pour être sûr que tout allait bien. Un bruit de porte le fit sursauter.

― Byakuya ?

― Je suis réveillé.

Shinji s'approcha et contourna le lit pour pouvoir voir le visage de son amant, et vit ses joues mouillées.

― Comment vas-tu ? Est-ce que tu vas bien ?

― Oui… oui.

― Alors pourquoi ta joue est humide ?

Le noble l'essuya rapidement et ferma les yeux de honte. Il sentit le lit s'affaisser légèrement alors qu'une main se glissait dans ses cheveux.

― Je ne sais pas ce que tu as, mais je suis là si tu as besoin de parler.

― Merci. Tu…

― Oui ?

― Est-ce que tu m'aimes toujours ? demanda faiblement Byakuya qui était soudainement pris de doute.

― Évidemment !

Shinji continua ses caresses, voyant le doute dans la voix de son amant. Pourquoi se mettait-il en tête qu'il ne l'aimait pas ? Se baissant légèrement, il déposa un tendre baiser sur le front du noble.

― Je t'aime Byakuya Kuchiki.

Le susnommé se retourna et plongea son regard anthracite dans celui de Shinji et il ne put que voir l'amour s'y refléter. Rukia arriva peu après et prit des nouvelles de son frère. Ils restèrent un peu tous les trois jusqu'à ce que Rukia se lève pour partir à la Division. C'est le cœur plus léger qu'elle y arriva pour aller voir ses subordonnés.

― Vice-Capitaine Kuchiki ?

― Oui ?

― Comment se porte le Capitaine Kuchiki ?

― Il se repose, mais il va bien, il devrait revenir d'ici ce soir, suivant son état. Ne vous inquiétez pas tout va bien.

― Merci Vice-Capitaine !

La jeune femme sourit en voyant l'intérêt que portaient ses subordonnés pour son frère et Capitaine. Elle se rendit alors compte qu'il était aimé de bien des personnes. Cela lui donna un peu plus de force et donna ses ordres avant de demander à Rikichi de l'aider à ranger les dossiers dans les archives.

― Je n'ai jamais vu le Capitaine Kuchiki aller dans ces ailes de la Division, remarqua le jeune homme qui venait de prendre une pile de dossiers.

― Et pourtant… Il y va aussi souvent que moi. Et même peut-être plus.

― Je ne l'ai jamais vu…

― Nous avons une porte dans le bureau qui donne directement dans l'entrée.

Ils entrèrent dans l'aile et Rukia lui montra du doigt la porte qui menait directement dans le bureau du Capitaine. Ils firent plusieurs allers-retours via cette porte pour aller plus vite et Rikichi remarqua qu'elle était scellée par un sort spécial.

― Il s'agit d'un sort connu que du Capitaine et du Vice-Capitaine. Urahara-san l'a installé avec un dispositif interne. C'est la sécurité. Et seules les deux personnes en poste peuvent l'enlever ou le remettre. Renji n'en a plus l'autorisation et même s'il essayait, cela ne marcherait pas.

― Pourtant, vous n'avez prononcé aucune parole.

― Il y a juste besoin de la dire dans sa tête pour que cela marche et l'appareil détecte nos reiatsu. Aller en route ! Nous n'avons malheureusement pas fini.

Rukia laissa partir Rikichi près de deux heures plus tard et elle se retrouva à son bureau avec encore, des dossiers de la onzième. Lorsqu'elle ouvrit le premier, un soupir à fendre l'âme retentit dans la pièce alors que devant ses yeux s'étalait un gros dessin difforme de Yachiru...

― Ils sont pénibles ! murmura-t-elle en prenant son stylo.

Elle fit tout de même son travail dans un silence total, ce qui lui permit de faire plus de dossiers qu'elle ne l'aurait cru. Cependant, elle fut interrompue près de cinq heures plus tard par des bruits de pas qui s'approchait du bureau. Relevant la tête, elle vit la porte s'ouvrir sur Sojun.

― Sojun-sama ?

― Rukia. Comment vas-tu ?

― Je vais bien, mais que faites-vous ici ?

― Je suis venu te chercher, tu sais que tu as loupé le repas ?

Rukia écarquilla les yeux et tourna sa tête vers l'horloge, il était près de vingt-et-une heures ! Elle n'avait rien vu passer. Sojun s'approcha et attrapa le stylo de la jeune femme pour le poser sur le bureau.

― Tu as fini pour aujourd'hui.

― Mais j'ai encore des dossiers à finir.

― Ils attendront demain Rukia. Pour l'instant tu as l'air vraiment fatigué. Crois-tu que Byakuya voudrait te voir ainsi ?

― N… Non…

Sojun l'obligea à se lever et lui prit la main en se dirigeant vers la porte. Il ferma toutes les lumières et ils quittèrent la Division dans la nuit. Ils rejoignirent le Manoir et se dirigèrent directement vers la salle à manger.

― Je vais aller te chercher ton repas.

Rukia n'osait plus rien dire. Jamais elle n'avait été en retard pour le repas, et elle se demanda comment l'aurait pris Byakuya s'il avait été là. Sojun revint avec un plateau qu'il déposa devant la jeune femme qui le remercia. Il s'installa à ses côtés.

― Byakuya va mieux. Il se repose dans sa chambre.

― Je suis rassurée ! Depuis l'annonce de sa maladie, il est si mal.

― Shinji l'aide beaucoup et le fait que l'on soit là pour le soutenir doit aussi beaucoup l'aider.

― Oui.

La jeune femme continua de manger en silence, la fatigue la rattrapait très vite. Elle ne pensait pas que recopier des dossiers pouvait être aussi fatigant. Lorsqu'elle eut fini, Sojun appela un domestique pour ramener le plateau et préparer du thé. Ils s'installèrent dans le salon, Rukia s'assit à côté de son père adoptif et se mit à bâiller.

― Je déteste recopier les dossiers de la onzième.

― Je pense qu'il y en aura plus beaucoup à faire à présent. Kenpachi a dû comprendre depuis ce matin.

― Je pense aussi.

Sojun regarda sa fille adoptive qui tentait vainement de garder les yeux ouverts. Amusé, il la vit boire vainement avant de finalement reposer la tasse et baisser la tête. Le voyant, Sojun s'approcha et la prit dans ses bras. Rukia se laissa faire et ferma les yeux alors qu'elle laissait sa tête reposer contre son épaule. Cet homme avait été un véritable rayon de soleil depuis son arrivée au Manoir et elle lui faisait confiance. Elle était tellement bien que finalement, quelques minutes plus tard, le père de Byakuya la sentit se laisser aller et sa respiration devint plus profonde. Doucement, il se releva avec Rukia dans ses bras et l'emmena vers sa chambre pour la coucher dans son futon. Il remonta les couvertures avant de glisser sa main sur sa joue et de quitter la chambre.

À son arrivée, il n'avait pas compris pourquoi son fils ne s'occupait pas de cette jeune fille, jusqu'à ce que finalement il se confie. Ensuite, Byakuya avait tenté de se rapprocher, mais son manque de confiance en lui faisait échouer toute ses tentatives. Jusqu'à ce jour sur le Sokyoku. Sojun avait senti l'énorme reiatsu de son fils et avait été vraiment inquiet. Le fait qu'il ne puisse rien faire pour sauver sa fille adoptive l'avait enragé. Pourtant, il savait que Byakuya n'obéissait qu'aux règles qu'il s'était fixées. Et finalement, c'est ce jeune homme roux qui avait sauvé Rukia et avait réussi à faire craquer Byakuya. Et depuis, ils s'étaient nettement rapprochés.

Passant dans le couloir, il s'arrêta devant la porte de la chambre de son fils. Il ne dormait toujours pas. Contrarié, Sojun ouvrit le shoji et vit que son fils lisait à la lueur de la petite lumière.

― Papa ?

― Tu ne dors pas ?

― J'ai dormi deux jours, et là, je ne suis pas fatigué.

Byakuya ferma son livre lorsqu'il vit que son père s'approchait. Sojun s'assit près de lui et le regardait avec chaleur. Il avait eu peur lorsque Rukia l'avait prévenu qu'il était à la quatrième Division.

― J'ai dû faire sortir de force Rukia de votre bureau. Elle traitait les dossiers de la onzième.

Le noble baissa son regard de culpabilité. Il savait que Rukia ferait tout son possible pour tenir la division en ordre jusqu'à ce qu'il revienne. Mais pas jusqu'à ce point-là. Sojun le vit et posa sa main sur la sienne et vit son fils encore plus triste.

― Elle t'aime. Elle ferait tout pour toi, pour que tu sois fier d'elle. Quand je ne l'ai pas vu revenir pour le repas, je me suis douté, alors j'ai été la chercher. Je dois dire qu'elle est persévérante, mais elle doit aussi prendre soin d'elle.

― Elle est tout ce que j'ai… avec Shinji et toi.

― Alors prouve-le-lui. Elle est constamment en train de travailler dur pour avoir un minimum de reconnaissance de ta part. Je sais que tu ne sais pas comment t'y prendre, mais tu verras que ça viendra tout seul.

Byakuya paru soulagé et finalement son père lui ordonna de se coucher.

― Je ne suis plus un enfant Papa.

― Mais tu es mon fils, et laisse-moi m'occuper encore un peu de toi. À quoi servirais-je si tu ne m'autorise plus à veiller sur toi ?

Depuis bien longtemps, Sojun vit apparaître un semblant de sourire sur les lèvres de son fils. Cela le réjouit plus qu'il ne le pensait et il quitta la chambre après un dernier regard vers lui.