Bonsoir à tous!
Pour celles (et ceux?) auxquels j'avais annoncé une publication pour mercredi... et bien il est tard mais c'est toujours mercredi... ^^
Pour celles (et ceux?) qui m'avez laissé des review auxquelles je n'ai pas répondu... je suis désolée mais j'ai eu quelques problèmes d'informatique...
J'espère que ce chapitre vous plaira tout de même à tous (parce qu'il a miraculeusement survécu au bug général de mon ordinateur).
Vous allez avoir plein d'infos d'un coup!
Bonne lecture!
Chapitre 10
POV Jasper
Voilà j'ai raconté la conversation que j'ai eu avec Bella à Edward et il n'a pas l'air bien plus avancé que moi.
Mais la réaction, somme toute légèrement extrême de notre petite brunette m'inquiète quand même. Qu'est-ce qui pousse une jeune femme de presque vingt ans à se réfugier, tremblante, sous sa couette.
- Est-ce que tu sais ce qui peut-être à l'origine de ses réactions ?
Je me suis décidé à poser la question à mon amour, même si j'ai peur de ce qu'il pourrait me répondre. Mon petit ami est psy et il lui est déjà arrivé de craquer et de me raconter certaine chose qu'il avait entendu dans son cabinet, et ce qu'ont subit certains de ses patients… j'espère vraiment que ce qui a fait de Bella ce qu'elle est aujourd'hui n'a rien avoir avec tout cela.
- Je devine ce qui t'inquiète, me répond Edward, mais à vrai dire, je ne suis pas beaucoup plus avancé que toi.
- Mais enfin Edward c'est ton domaine ça !
J'ai haussé le ton, ce qui normalement n'arrive que lorsqu'Edward s'oppose à moi, mais là j'ai besoin de réponse car même si le trajet du retour n'a duré qu'un quart d'heure, j'ai eu le temps de me faire un paquet de films et j'ai besoin de savoir que je me suis trompé.
- Ne t'en prend pas à moi ! Bella a des réactions totalement contraires et Rosalie aussi, même si c'est dans une moindre mesure ce qui…
Non ! Il vient de se perdre dans ses pensées. Cela veut dire qu'il tient quelque chose mais j'ai besoin de savoir maintenant. Mais non il réfléchit et ses yeux sont dans le vague. C'est comme une transe et rien ne pourra l'en sortir, j'ai déjà essayé. Alice fait ça parfois, quand elle essaye de deviner ce qui va se passer, sauf que là où Alice décide de ce qui sera pour le mieux et fait en sorte que ça arrive, Edward lui assemble toutes les pièces pour annoncer quelques chose de vrai. Parfois il me fait un peu penser aux profiler que l'on voit dans les séries.
Ça y est il revient sur terre, je vais enfin savoir. Quoi que, ses sourcils froncés m'indiquent qu'il n'a pas résolu tout le mystère qui entour nos deux nouvelles amies.
- Alors ? je le presse.
- Alors je vais t'expliquer ce que je pense avoir compris mais laisse moi tout te dire sans m'interrompre pour que je ne perde pas le fil.
Je me contente d'acquiescer.
- Il leur est arrivé quelque chose, ça c'est sur. A toutes les deux. Mais pas en même temps.
- Comment tu le sais ?
Oups… Edward soupir mais je sais qu'il va m'expliquer.
- Parce leurs réactions sont assez semblables dans l'ensemble, c'est juste que Bella les maitrise mieux. Rosalie a parfois des réactions que je pourrai qualifier de normales, en tous cas si tu les compares à celles de Bella. Je pense donc que, quoi qu'il leur soit arrivé, c'est assez ancien pour Bella pour que ce qui, chez elle, nous parrait surprenant, lui soit en fait devenu naturel. Et pour Rosalie, je pense que c'est beaucoup plus récent et que c'est Bella qui l'aide à surmonter cela, raison pour laquelle Rosalie à des réactions semblables à celles de Bella.
- Je pense que j'ai suivit. Mais ça ne me dit pas ce qu'il leur est arrivé. Et si l'on peut expliquer les réactions de Rosalie par celles de Bella, qu'est-ce qui explique celles de Bella à l'origine ?
- Jasper ne me demande pas ça. Je n'ai que des hypothèses…
Je lui prends la main et le tire vers moi pour que nous nous laissions tous les deux tomber dans le canapé, rester debout au milieu du salon n'étant pas l'idéal pour ce genre de conversation.
- Je sais amour, mais je les aime bien toutes les deux, et je sais que toi aussi, et pour les aider j'ai besoin de savoir.
- Je ne suis pas sur qu'elles aient envi d'être aidé…
- Peut-être mais après la journée d'aujourd'hui je tendrai à penser qu'elles en ont tout de même besoin.
- Tu es sur ? Après tout, Bella s'est assez rapidement remise et elle a l'air de bien gérer Rosalie et…
- C'est bien ça le soucis ! Si Bella allait vraiment bien, elle n'aurait pas eu besoin de se « remettre » comme tu dis et pour Rosalie… Elle avait l'air plutôt bien quand on a déjeuné ensemble mais rien qu'au ton de ta voix je devine que tu n'es pas convaincu que tout soit si parfait
- Je… je…
Pauvre Edward, je le pousse dans ses retranchements. Il a toujours fait très attention à ce que son travail n'empiète pas sur sa vie privé et il fait donc très attention à ne pas nous psychanalyser nos amis ou moi. Et là je lui demande de faire exactement le contraire. Mais je le connais, je sais qu'il va le faire et que, même si on ne les connait pas encore très bien, ce sera en toute amitié.
Pas sur qu'elles, elles le comprennent comme ça mais ce n'est pas le moment de rajouter des doutes à Edward alors que je sens qu'il cède.
- D'accord…
Je me retiens de faire un petit signe de la victoire mais je souris car j'imagine tout à fait Bella réagir comme ça.
- Rosalie d'abord…
J'acquiesce, et je lui laisse le temps. Il essaye de d'analyser ce qu'il dit en même temps qu'il me parle, de saisir ce qui lui a échappé dans sa « transe » de tout à l'heure.
- Elle… Rosalie a besoin d'être entourée, rassurée. C'est Bella la plus jeune mais c'est elle qui veille sur Rosalie…
- Comment le sais-tu ?
J'ai posé ma question doucement pour ne pas interrompre sa réflexion mais pour être sur d'avoir tous les éléments : Edward est un géni, et en temps que tel, il arrive qu'il saute des étapes dans ses raisonnement et moi je perds le fil. Un peu comme s'il faisait tous les calculs d'un problème de tête. Il me donne le résultat mais moi j'ai besoin de la formule utilisé pour comprendre comment il a fait.
- Et bien… reprend-il, quand elle a vu que Bella allait mal elle a appelé à l'aide et elle se réfère souvent à elle en disant « c'est Bella » comme si c'était une réponse en soit.
- Oui, je me rappelle que quand elle a téléphoné, elle m'a effectivement dit que d'habitude quand quelque chose va mal c'est Bella qui gère…
Je me tais pour le reste parce que je me rappelle avoir moi aussi utilisé « c'est Bella » comme réponse il y a peu de temps.
- Je pense que Rosalie est une jeune femme très forte et pleine d'assurance. Il en faut pour bosser dans un monde d'homme comme elle le veut en étant mécanicienne. Mais avec Bella elle agit différemment et c'est ce qui me pousse à penser que c'est Bella qui l'aide à se remettre de ce qu'il lui est arrivé.
J'hésite à poser ma question suivante mais, au point où j'en suis…
- Et qu'est-ce qu'il lui ait arrivé selon toi ?
- Euh… en réalité je n'en sais rien…
- Mais tu as dis…
Alors là je ne suis plus. Il avait l'air d'avoir comprit et là…
- Oui je sais !
Je grogne légèrement face à son ton mais il m'ignore, ce qui m'énerve d'autant plus mais je laisse couler parce que moi aussi je veux savoir ce qu'il sait.
- Comment te dire… On dirait qu'elle n'est pas complètement traumatisée…
- Hein ?
Ça veut dire quoi ça ? C'est possible au moins ?
- C'est pour ça que je ne comprends pas ! Il y a clairement eu quelque chose, mais ça n'a pas était assez significatif pour la changer totalement. Mais ce n'était pas rien pour autant. C'est… je vais te donner un exemple : C'est comme si elle avait raté un avion qui au final s'est écrasé. Tu n'a pas le traumatisme de l'accident mais il y a tout le reste : le complexe du survivant, les films que tu te fais avec des « et si »… Tu vis avec parce que tu te dis que dans le fond, il ne t'est rien arrivé, mais tu rechute à chaque fois que les informations parlent d'un crash…
Ok c'est plus clair. Un peu tout au moins.
- Donc Rosalie est restée sur le tarmac et elle va à peu près bien… je suppose que c'est pour cela qu'elle a vu des psys…
Ma tentative d'humour est tombée à l'eau parce que c'est avec sérieux qu'Edward me répond.
- Pas forcément. Elle est très différente de Bella sur certains points mais tout aussi complexe. Quand elle va « bien », Rosalie est glaciale, elle renferme toutes ses émotions et je pense que cela date d'avant le traumatisme que Bella l'aide à surmonter.
On n'est pas beaucoup avancé en faite.
- Et… tu penses que tu pourrais l'aider… ? je tente.
- Si elle veut bien me laisser lui apporter mon aide, je pense que oui. Elle ne veut pas d'un nouveau psy et je la comprends, mais je sais aussi être un ami attentif. Je pense même que ça lui ferait du bien parce que même si la « méthode de Bella » semble l'avoir aidé, je ne pense pas que ça lui permette vraiment de s'en sortir.
- Ce qui veut dire ?
- Ce qui veut dire que Bella ne résout pas les problèmes, elle apprend juste à vivre avec. Apparemment ce qui s'est passé aujourd'hui arrive de temps en temps, même si Rosalie ne le savait pas visiblement…
J'acquiesce.
- C'est un peu comme une soupape ou une alarme. Elle ne peut pas aller au-delà d'un certain point s'en exploser.
Ah ! Je sens qu'on arrive à ce qui me turlupine vraiment. Rosalie m'est très sympathique mais Edward vient de me rassurer à son sujet et c'est avec Bella que j'ai le plus discuté et c'est… c'est Bella quoi ! Je veux savoir.
- Et elles sont dues à quoi les limites de Bella ? Et tu peux l'aider elle aussi ?
- … Pour Bella s'est différent…
Euh… ce n'est pas exactement ni ce à quoi je m'attendais, ni ce que j'aurai aimé entendre.
- C'est-à-dire ?
- Roh Jasper !
- Non Edward !
Ça y est j'ai crié. Ce n'est pas de ma faute je ne demande pas grand-chose et Edward refuse pourtant de me le donner.
Mais je n'ai pas réalisé que la journée a été aussi dure pour lui que pour moi et il se met donc à crier.
- Je ne sais pas d'accord ! Elle… elle renferme tout ! On dirait qu'elle joue la comédie à longueur de temps mais en même temps, tout ce qu'elle fait est criant de sincérité ! C'est comme si elle devait se forcer ! Comme si elle avait envi de sourire mais devait se forcer à le faire ! Elle a envi d'être heureuse et donc elle l'est, mais ce n'est pas naturel, elle joue au bonheur ! Mais elle ne ment pas pour autant ! Quand tu lui a proposé de venir et de cuisiner demain, elle était vraiment heureuse, c'est juste… C'est comme si elle ne savait pas exprimer ce genre de sentiment et que c'est pour ça qu'au final ils semblent tous exacerbés ! Mais sa petite crise de tout à l'heure c'est elle en vrai ! C'est ce qu'elle ressent vraiment tu comprends !? Quand elle sourit, quand elle s'enthousiasme, et bien au fond d'elle, elle se sent comme une petite fille tremblante recroquevillée sous sa couette !
Il est essoufflé et une larme coule sur sa joue. Et je dois avouer que je ne suis pas loin d'en faire autant. Mais ni lui ni moi n'en avons honte. Bella…
- Est-ce qu'elle va si mal… ?
J'ai parlé tout bas, comme si le dire autrement lui aurait donné trop de réalité.
Edward acquiesce avant de se réfugier dans mes bras.
Le réconforter me permet de reprendre le dessus sur moi-même. J'avais bien comprit que quelque chose n'allait pas mais pas à ce point là…
Voilà pour le chapitre 10.
Vous ne savez toujours pas le "pourquoi du comment" mais cela vous donne une petite explication quand aux réactions de chacune...
J'espère que c'est aussi clair à lire que ça ne l'était dans ma tête (parce que ça n'a pas était facile à écrire).
n'hésitez pas à commenter...
biz
