Oh Yooh !
Vous voyez, je peux être rapide, quand je veux !
Tout d'abord... MERCI ! J'ai jamais été aussi contente que quand j'ai vu que j'avais dépassé pa barre des 500 Review ! Me voila maintenant à 521 Review, pour 9 chapitre publier ! Je suis aux anges ! Sans compter les Story alert & Favorit Story qui s'ajoutent à chaque chapitres... Je suis vraiment super heureuse de voir que ma fiction vous plait autant ! Je ne savais vraiment pas que je pouvais aller jusque là, avec si peux de chapitres, alors que ma première fiction a ~600 Review pour 18 Chapitres !
Ensuite, je voulais aussi vous remercier pour tous vos encouragement, et gentillesse ! Merci de comprendre ma longueur de Post, parce que même si j'aime beaucoup écrire, j'ai pas que ça à faire !
Bref ! Maintenant je vais parler du chapitre ! Premièrement, j'ai été déçue en voyant que mes 9 pages Word -remerciez mon subconcient, je ne comptais pas en faire autant !- ont aboutis à 5 837 petits mots. Tout d'un coup, ça m'a l'air tout petit... Mais c'est une suite de chapitre, en même temps ! Aussi, j'espère que vous serez ravis de voir que ce chapitre est un POV Alice ! Je lui laisse la parole tout le long d'un chapitre, histoire de varier les couleurs. Et puis, je ne fais jamais rien pour rien ! Je vous l'ai déjà dis non ? :D
Au début, j'ai vaguement pensé vous le mettre en ligne demain, pour fêter la sortie de New Moon en France, mais après je me suis dis que ça serait mieux de vous le poster aujourd'hui, en espérant vous faire patienter !
Aller, je ne vous retins pas plus longtemps !
Bonne lecture ! ;D
Elle l'avait fait.
Edward était debout, sa chaise renversée derrière lui, le regard haineux, colérique. A la limite de la folie. De l'hystérie. Rosalie essayait de le calmer, sans y mettre trop d'efforts cependant. Elle était complètement perdue. Et Rose n'aimait pas être perdue au milieu d'une situation, sans savoir comment l'affronter, ce qu'il se passait. En face, Emmett jetait des regards perdus autour de lui, dans l'espoir que quelque chose lui montre la raison de cette dispute qu'il n'arrivait pas à comprendre, lui non plus. Mais qui la comprenait vraiment ? Jasper, lui me fixait de ses pupilles bleu. Je poussais un long soupir.
Mrs Mansen regardait son fils d'un air innocent. Comme si elle n'avait rien à se reprocher, alors que celui-ci s'égosillait contre elle, à en cracher ses poumons. Son visage n'éprouvait aucun remord.
Comme si ça pouvait être le cas...
Mon regard dériva vers la porte vitrée que Bella venait d'emprunter, les yeux humides, d'une démarches mal assurée et rapide. La nuit était sombre au dehors, et je ne parvenais pas à la voir. Pleurait-elle ? S'énervait-elle contre Mrs Mansen ? Contre Edward ? Sans trop chercher à planifier les choses, je me dirigeai vers cette porte, à pas lent. Il aurait peut être mieux valu qu'Edward y aille. Quoi que, non. Cela n'aurait fait qu'empirer les choses. A cet instant, il ne se contrôlait plus. Emmett me fixa longuement, complètement perdu par ma réaction, celle d'Edward, de Bella... Perdu. Oui. Tout le monde l'était.
Normal, Mrs Mansen était de sortie.
-Qu'est ce qui se passe Alice ? Me demanda-t-il, en se levant à son tour.
Je ne lui répondis pas, me contentant d'un vague signe de tête. Je devais aller voir Bella. Et vite. Jasper se leva lui aussi, et me regarda, fronçant ses sourcils de manières à ne laisser voir que ses pupilles bleu dans ses yeux. Il me dévisagea. Il ne comprenait pas. Autant Rose n'aimait pas ne pas savoir, Jasper n'aimer pas ne pas comprendre. Je me contentai pour lui aussi, d' hocher la tête brièvement, et continuai mon chemin jusqu'à la sortie. Je marchais doucement. Comme si j'avais peur de ce que j'allais trouver.
Parce qu'après tout, je n'avais fait que des suppositions. Je supposais sur la raison du brusque changement de Bella. Elle était attristée, depuis le début du repas, c'était un fait. Mais à partir du moment, où Mrs Mansen avait touché sa famille, elle semblait blessée. De l'intérieur. Elle était devenue un tout petit peu plus pâle, et ses grands yeux marrons dévisageaient son assiette, fuyant nos regards.
Mais en plus de ça, ce qui me faisait le plus peur, c'était de voir à quel point Mrs Mansen et ses paroles avait de l'impact sur Bella. Parce qu'elle y croyait. Elle croyait à toutes les idioties que Mrs Mansen déblatérait sans savoir, sans comprendre. Elle s'était fait un portrait de Bella qui se trouvait à des années lumières de la vrai. Passant en revu tout ce que notre Bella ne serait jamais. Parce que jamais Isabella Swan ne courrait après notre argent. Non. C'était tout bonnement impossible, impensable, inimaginable. Jamais Bella ne ferait ça.
La petite porte devant moi, j'actionnai la poignée, et sortis de cette grande maison étouffante et orgueilleuse. Il faisait nuit dehors. Une nuit noire, une nuit sans lune, menacée par la pluie. Je ris doucement à ma stupidité: comme si on pouvait ne pas être menacé par la pluie à Forks. Ma vision s'adapta doucement au décor environnant, et je plissai les yeux, comme si ça m'aiderait à mieux voir ce qu'il y avait autour de moi.
Et quand je la vis, j'eus soudain mal au cœur. Parce que par dessus tout, j'espérais me tromper. Je ne voulais pas avoir raison. Parce que je ne savais que trop bien dans quel état je trouverais Bella si c'était le cas. Et il avait fallut que ce soit le cas. Il avait fallu que j'ai raison.
Recroquevillée contre la fontaine du jardin des Mansen, ses jambes repliées entre ses bras, Bella sanglotait.
Je me rapprochai doucement d'elle, comme si j'avais peur qu'elle fuit si je faisais un mouvement trop brusque. Elle ne semblait pas m'avoir remarqué. Je m'agenouillai à côté d'elle, et caressai doucement ses cheveux. Elle releva instantanément la tête, les yeux écarquillés.
Son maquillage avait coulé le long de ses joues, et ses yeux étaient rouges et bouffis, d'après ce que je pouvais distinguer dans la nuit. Elle tremblotait légèrement. Je lui offris le sourire le plus convainquant que je connaissais, mais il ne sembla pas atteindre mes yeux. Je rangeai une mèche de ses cheveux derrière son oreille, et inspirai.
-Bella, respire. Murmurais-je. Ça va aller, hein ?
Elle acquiesça faiblement, se mordant la lèvre avec force.
-Bella... Calmes toi.
Je m'assis totalement, et la lovai entre mes bras, alors qu'elle se laissait doucement aller, avec une certaine retenue. Tendue comme une corde de piano.
-Bella... Pourquoi tu te mets dans des états pareils pour ce que dit cette peau de vache ? Soufflais-je.
Elle eut un léger rire sans joie, et essuya sommairement ses yeux, répandant encore plus de maquillage sur ses joues.
-Sérieusement Bella, cette salle garce n'en vaut pas la peine.
-Peau de vache, pauvre garce... c'est pas demain que tu la canonise. Sourit-elle, en inspirant, de petits sanglots dans la voix.
Je souris, et Bella se releva un petit peu, ses yeux fixant ses chaussures avec attention. Tout à coup, je dus me faire violence pour ne pas étriper Mrs Mansen, ne souhaitant pas rendre Edward orphelin. Parce que je venais de réaliser quelque chose. Et je priai pour le peu d'estime qui me rester de cette pauvre femme que je m'étais trompée.
-Bella, rassure moi tout de suite, tu n'as pas cru un seul mot de ce qu'elle a sous-entendue sur notre argent ?
Mon ton avait était plus sec que je ne le voulais, et elle se mordit la lèvre.
-Bordel, Bella, mais comment tu peux penser ça ?! M'énervais-je, en fronçant les sourcils. Bella ! Premièrement, tu crois que l'on serait assez stupide pour ne pas s'en rendre compte, si c'était le cas. Et puis, ça ne l'est pas, et ça ne le sera jamais. Tu es la fille la plus droite et intègre que je n'ai jamais vu. Et tu donne l'impression de fuir le luxe comme la peste. Bon sang ! Comment peux-tu douter de toi, à ce point là ?!
Elle ne dit toujours rien, et je soupirai.
-Bella... Je sais que ce n'est pas ça, le véritable problème. Ou du moins, il n'y a pas que ça. Parce que si ça l'avait été, je suis sure que tu aurais simplement coupé les ponts, juste après le dîner. Je me trompe ?
Toujours rien.
-Bella, je sais pour ta mère. Murmurais-je.
Pour le coup, elle réagit.
Son visage se figea, et elle cessa de respirer une légère seconde, ses mains se figèrent autour de sa robe, et elle me fixa, les yeux écarquillés. Je tentai de lui sourire faiblement, mais n'y parvins pas, me contentant de lui caresser la joue. Elle entrouvrit les lèvres, tremblotante, et murmura, d'une voix enrouée.
-Co... Comment...
-Bella, ça se voit. Répondis-je, doucement, en lui souriant faiblement.
Elle parut choquée par ma réponse, et ses yeux humides me regardaient presque avec peur.
-Parce que je sais ce que ça fait, que de perdre un parent. Finis-je, en replaçant une mèche derrière ses oreilles. Je pense que personne ne le voit, parce que tu le cache plutôt bien, je te l'accorde. Mais, pas moi. Parce que ça se voit, derrière tes petites mimiques, tes réactions disproportionnées, et dans tes yeux, quand on touche de près ou de loin à ta famille.
Elle ne me répondit pas, et continua à me fixer longuement.
-Comment... Comment en es tu arrivé à cette conclusion ? Murmura-t-elle.
Je lui souris, toujours ce même sourire mélancolique.
-Parce que je n'ai pas mes vrais parents avec moi, Bella. Je suis une enfant adoptée. Et j'ai autant souffert que toi, et pendant longtemps. Soufflais-je.
Elle écarquilla les yeux de surprise, et sembla soudain gênée d'avoir posé la question.
-Je suis désolée, Alice. Vraiment.
-Tu n'as pas à l'être. Je suis certaine d'avoir gagné au change. Répondis-je, avec un sourire plus franc, cette fois-ci.
Parce que oui, j'avais largement gagné au change, avec Ashley et Jackson.
-Ça ne me regardait pas. Répondit-elle, en baissant les yeux, et en s'appuyant contre la fontaine, les yeux encore rougis, et le visage salit par le maquillage.
Je poussai un long soupir, et m'appuyais à côté d'elle. Il était temps. Elle avait le droit de savoir. Après tout, tout le monde savait. Et elle faisait partie de mes amis, désormais. De nos amis.
-Je pense... murmurais-je. Je pense, que tu as le droit de savoir, Bella. Tu es notre amie, non ?
Elle se tourna vers moi, les sourcils froncés. Je devais le faire. Je pouvais le faire. Je le devais à Bella. Et je me le devais à moi même. Parce que jamais encore, quelqu'un autre que Jasper n'avait entendu mon histoire, en entier, avec tous les détails. Pas que je ne faisais pas confiance à Rosalie, Emmett ou Edward, mais ils ne comprendraient pas. Je suppose que Jasper non plus n'avait pas compris. Mais j'avais eu besoin de lui en parler.
Et Bella comprendrait, je le savais.
~San Francisco, Orphelinat St Joseph – Année des 6 ans d'Alice, point de vue externe.
Les yeux de la petite fille ne déviaient jamais de leur trajectoire. A savoir, le petit bloc note. Parce qu'elle savait. Elle savait que Madame Peurg allait renverser son encrier dessus. C'était un joli encrier d'ailleurs. La petite fille l'aimait beaucoup. Il était noir, décoré par de ravissantes petites formes chinoises. Et la petite Alice avait décidé de devenir chinoise plus tard. Et puis, elle se disait qu'elle était bien partie: elle ne mangeait que du riz dans son orphelinat. Ce qui n'était pas plus mal, elle aimait bien ça, elle, le riz.
Comme prévu, Mrs Peurg renversa l'encrier, et Alice rit. Mrs Peurg regarda la petite fille par dessus ses lunettes de lectures, avec un petit sourire. Parce que Mrs Peurg savait qu'Alice savait. Mais Alice ne lui disait jamais. Elle s'amusait à voir les choses en vrai, et pas qu'en rêve. C'était bien plus drôle de voir l'encrier s'écraser sur le bloc-note, et entendre le son se répercuter dans tout le bureau, plutôt que de seulement l'imaginer. Parce qu'il n'y avait pas de son dans ses lèvres. Alice savait ce qu'ils disaient, les bruits qu'ils y avait, mais ne les entendait pas.
-Alice, Monsieur et Madame Brandon vont revenir aujourd'hui.
La petite fille sourit.
-Je sais. Annonça-t-elle.
-Oui, je m'en doutais. Sourit à son tour la tutrice. Et sais tu la suite ?
La petite fille plissa le nez.
-Non. Parce que la répie de la sorcière marche.
Madame Peurg sourit. Non seulement au petit regard frustré de la petite fille, mais aussi à la tournure de sa phrase. La thérapie du docteur Anne Petters marchait, c'était le principal.
-Et en quoi le fait que le Dr Anne Petters face bien son travail est un problème ? Demanda la tutrice, en défiant la petite fille.
-Je veux pas redevenir normale. Bouda Alice, en croisant ses bras.
Mrs Peurg rit.
-Nous avons déjà parlé de ça, il me semble Alice. Il le faut. Parce que...
-Parce que je dois vivre dans le monde de l'aujourd'hui... piailla la petite fille, en levant les yeux au ciel. Oui, je sais. Mais moi j'ai pas envie ! Je peux savoir tous les trucs bien qui se passe, et ne rien rater ! Avant tout le monde.
-Je croyais que tu aimais les surprise ? Répondit la tutrice, en se réinstallant sur sa chaise.
-Mais ça fait de moi quelqu'un de spécial ! Persista la petite fille, les yeux légèrement humide.
Mrs Peurg s'avança légèrement, et planta ses yeux gris dans ceux de la petite fille.
-Être quelqu'un de spécial, n'est pas ce qui fera revenir tes parents, Alice. Dit elle, d'une voix douce. Ils t'ont laissé, devant notre porte, il y a trois ans. Et pas pour que nous t'apprenions à mieux te servir de ton don, chérie. Parce que quand tu es arrivée ici, tu criais dans ton sommeil. Tu captais tout ce qui se passait aux alentours... les choses les plus horribles qui soient. Ils ne reviendront pas, chérie. Mais Ashley et Jackson Brandon, eux, peuvent les remplacer. Elle se tue quelque instant, essayant de laisser un peu de temps à la petite Alice pour comprendre. Et tu as dis qu'ils étaient gentils, hum ?
Alice baissa ses deux grands yeux expressif par terre, et reprit sa respiration, de petits sanglots naissant dans sa gorge. Elle écrasa son petit poing dans son œil, et regarda sa tutrice, un petit air vexé sur le visage.
-Oui. Mais j'ai aussi dis que je voulais pas d'eux. En plus, Mrs Brandon, elle doit faire un métier de nul.
-Elle est styliste. Et son mari Architecte.
-C'est ce que je dis. Moi je dois devenir chinoise. Et j'ai jamais vu de chinoise fille d'architecte et de styliste. Bouda la petite fille.
La tutrice sourit, et se leva de sa chaise.
-Pourquoi ne les aimes tu pas ? Demanda Mrs Peurg, en se mettant à la hauteur de la petite fille.
-Parce que ce ne sont pas mes parents. Grogna la petite fille.
Dans un coup de vent, elle se leva de la chaise, et quitta le bureau. De tout façon, Maggy ne la comprenait pas. Elle n'était que Mrs Peurg, vieille fille de quarante ans, même pas maman, qui rendait visite à ses parents biologiques tous les dimanches. Elle ne connaissait pas ce que ressentait Alice. Personne ne connaissait ses sentiments. Parce que personne ne comprenait que ses parents reviendrez. Ils avaient juste autre chose à faire, c'est tout. Mais ils reviendraient. C'est pour ça qu'Alice ne devait pas quitter cet orphelinat. Quel que soit la gentillesse des gens qui venaient la voir.
*
La petite Alice, dévisageait Mrs Brandon. Mr Brandon discutait avec Maggy Peurg, alors que sa femme souriait à la petite fille. Elle s'accroupit en face d'elle, et entama la conversation, d'une voix merveilleusement harmonieuse.
-Coucou, toi.
-Bonjour, Madame Brandon. Marmonna Alice, en baissant les yeux.
-Appelle moi Ashley. Sourit la jeune femme.
-D'accord, Madame Ashley. Répondit Alice, qui fixait les genoux de la dite Madame-Ashley.
-Tu aimerais qu'on t'adopte ? Demanda la jeune femme, de but en blanc.
Alice releva ses yeux vers Madame Ashley. Elle était perturbée par la question. On ne lui avait jamais demandé son avis sur ça, auparavant. On ne lui avait jamais demandé si elle voulait rencontrer des parents. Parce qu'Alice ne voulait pas. Elle n'avait jamais voulu, d'ailleurs. Parce que les siens, les vrais, allaient venir la chercher.
-Non. Répondit faiblement la petite fille.
Alice remarqua que la petite flamme qui brillait dans les yeux verts de la dame s'était quelque peu ternie, mais elle n'en laissa rien paraître de plus.
-Et pourquoi, ça, Alice ?
-Parce que mes vrais parents, ils vont venir me chercher. Bientôt. Rajouta la petite fille.
Mrs Peurg laissa tomber son stylo, et lança un regard de reproche à la petite fille.
-Alice, nous en avons déjà parlé, tu sais très bien qu'ils ne reviendront pas. Déclara-t-elle, alors que Mr Brandon s'avançait vers elle.
-En plus, je suis folle. Rajouta la petite fille, comme si ce seul argument changeait tout. La nuit, je vois des choses qui vont se passer le lendemain.
-Tu es voyante ? Sourit Monsieur Brandon.
-C'est quoi ? Demanda la petite fille, en fronçant les sourcils.
-Quelqu'un qui voit l'avenir. Répondit Madame Ashley.
-Ouais ! Je suis Voyante ! Sourit Alice, joyeuse.
Sur le coup, la petite fille envisagea de laisser tomber son futur de chinoise, et de devenir Super-Voyante, et de rentrer dans une équipe de super-héros.
Mr Brandon et Mrs Ashley, eux, savaient déjà pour le don d'Alice. C'était la première chose dont leur avait parlé Mrs Peurg, juste après leur coup de cœur sur la petite fille. Mais cela ne les arrêtait pas. Parce qu'ils voulaient cette petite fille. A la fois gentille et pétillante, malicieuse et franche. Parce qu'ils ne pouvaient pas avoir d'enfant, et que celle ci semblait totalement abandonnée par son passée, ses vrais parents.
-Tu veux bien, que l'on discute un peu ? Après, on verras si tu choisis de nous laisser t'adopter, pour vivre avec nous, ou pas. Sourit Mrs Brandon.
La petite fille fit mine d'hésiter, dans un assez mauvais jeu théâtral, et accepta finalement, dans un petit « mon agenda le permet... ». Mrs Brandon sourit, et proposa à la petite fille de s'assoir sur le canapé.
*
Le petit rire aigüe d'Alice se mêla à celui de madame Ashley, alors que son mari souriait, conquis.
-T'es trop drôle, Madame Ashley. Quand je serais grande, je serais comme toi.
La jeune femme se ravie du compliment, et plissa le nez en chatouillant la petite fille, qui éclata d'un rire cristallin. Son mari sourit d'autant plus. La porte s'ouvrit, laissant entrevoir Mrs Peurg, qui sourit en voyant la petite scène.
Alice se figea instantanément, comprenant que sa petite entrevue était finie. Madame Ashley releva les yeux vers la tutrice, et sembla déçu, ne laissant rien paraitre de plus. Elle se tourna vers la petite fille, le regard plein d'espoir. Mr Brandon s'éclaircit la gorge, et parla à la place de sa femme.
-Alors, Alice. Qu'as tu décidé ?
La petite fille baissa les yeux.
-Je dois attendre mes parents. Se borna-t-elle à répondre.
Ashley eut un faible sourire, et embrassa Alice sur le front.
*
Pourquoi avait-t-elle fait ça ? Madame Ashley était très gentille. Et Mr Jackson aussi. Et ils aimaient bien la petite Alice. Alors pourquoi Alice avait-elle dit non. Broyant ses grains de riz dans son assiette, Alice ruminait. Elle devait attendre ses parents. Elle le devait. Parce qu'ils reviendraient. Mais alors, pourquoi avait-elle eut si envie de se jeter dans les bras de Madame Ashley, pour lui dire au revoir ? De manger ses grains de riz à elle ? D'avoir Monsieur Jackson en face d'elle, qui lui tirait la langue, alors que Madame Ashley le réprimandait.
-Tu ne manges pas Alice ? Demanda la gardienne de sa table, Noémie.
Alice baragouina une excuse assez incompréhensible, et se leva de table. Noémie ne dit rien. Noémie ne disait jamais rien. A pas lent, Alice se baladait dans l'orphelinat froid où ses parents l'avait laissé.
Parce qu'ils l'avaient laissé, eux. Et sans lui demander son avis !
Alice sentit ses petits yeux rêveur se remplir de larme, et accéléra le pas. Comme si ça allait faire fuir ces larmes. Mais les petites larmes coulèrent abondamment sur ses joues rosie par le froid des grands couloirs de l'orphelinat. Où ses parents l'avaient abandonnée. Finalement, Alice n'aimait pas cet orphelinat. Il était froid, moche, et vide. Trop grand pour les petits orphelins de Saint Joseph.
Sans trop s'en rendre compte, les petits pas d'Alice l'avait conduite devant le bureau de Mrs Peurg. Alors, Alice y entra. Elle l'avait fait des centaines de fois. Comme d'habitude, elle alluma la lumière, et s'assit devant le grand livre des visiteurs. Dessus, le nom de tous ceux qui venaient était marqué. Alice s'amusait souvent, se moquant des noms inscrit. Car, maintenant qu'elle savait lire, elle ne manquait jamais une occasion de lire un ouvrage de Maggy. Mais le plus intéressant, c'était toujours celui des entrées et sorties. Il y était répertorié les noms, prénoms, et numéro de téléphone, ainsi que l'adresse.
Soudain, Alice eut la curieuse envie de reparler à Madame Ashley.
Alors, comme si elle avait fait ça toute sa vie, elle composa le numéro sur le vieux téléphone du bureau de Maggy. Et la jolie voix de Madame Ashley retentit. Ce qui fit sourire Alice.
-Allo ? Demanda Madame Ashley.
Alice rit.
-Coucou, Madame Ashley. Gloussa la petite fille. Tu vas bien ?
-Alice. Sursauta la jeune femme à l'autre bout du fils. Bonjour, chérie. Ou plutôt, re-bonjour. Pourquoi appelles tu, ma puce ?
Alice réfléchit quelques instants. Pourquoi appelait-elle ? Une petite boule se forma dans sa gorge.
Parce qu'ils l'avaient laissé, eux. Et sans lui demander son avis !
-Madame Ashley, si vous m'adoptiez, vous deviendrez ma nouvelle maman, et j'aurais plus la vrai ? Demanda doucement la petite fille.
Ashley Brandon ne répondit d'abord rien. Puis, elle lança finalement, un petit sourire dans la voix:
-Non, Lili. Je ne serais pas une remplaçante. Juste, une nouvelle, en plus. Et Jackson serait un autre papa.
-Un bonus ? Demanda la petite fille.
-Oui. Sourit Ashley Brandon. Un Bonus. Nous serions tes parents d'adoptions, ceux qui se sont occupé de toi durant toute ta vie. Mais tes vrai parents, seront ceux qui t'ont mis au monde, Lili. On ne veut pas les remplacer dans ton cœur, ma chérie. Juste, avoir une place à côté.
Alice acquiesça silencieusement. La place, à côté de ses parents, elle l'avait. D'une petite voix hésitante, elle lança dans le combiner.
-Madame Ashley, je peux toujours devenir votre fille, ou la place est prise ?
~ Retour au présent, Point de vue d'Alice.
Tout le long de mon récit, Bella vivait avec moi dans l'orphelinat. Elle passa de joyeuse, à étonnée, en passant par triste, mais quand vint la fin, elle se tût. Elle ne rajouta rien, et me fixa avec des yeux ronds. Elle ouvrit la bouche, et happa l'air sans émettre aucun son. Je lui souris. Il était facile pour moi de parler de mon passé. Parce que je l'avais accepté. Il était derrière moi, et le ruminer ne me servirait à rien. Si ce n'est à me morfondre sur mon propre sort. C'était ce que Bella devait comprendre. Elle devait aller de l'avant. Et s'il fallait que je lui mette des œillères, je le ferais. Parce que Bella souffrait. De l'intérieur, mais souffrait quand même.
-Et, tu n'as jamais cherché à les revoir, tes vrais parents ? Demanda-t-elle finalement.
-Si. Répondis-je simplement. Mais j'avais peur que ça blesse Ashley et Jackson. Alors je leur ai simplement dit que je partais étudier à la bibliothèque, et j'allais chez Rosie, en cachette. Mais je ne les ai jamais trouvé. Jusqu'à ce qu'un jour, quand je rentre, ils ne me demandent de venir les voir, pour me parler. A cet instant, j'ai compris qu'ils savaient. Je souris malgré moi. Ashley n'a jamais été autant énervée que je la laisse de côté. Elle m'a fait la tête pendant une semaine, avant de me reparler. Au final, je les ai retrouvé. Ce sont des gens importants de Los Angeles. Un couple sans enfant, dépensiers et craignos, si tu veux mon avis.
Bella rit, et je savais très bien qu'elle pensait que je devais tirer ça d'eux, mais je ne dis rien, préférant mettre ça sur la folie de la fièvre acheteuse qui prenait Ashley tous les mois pairs. (nda: J'ai décidé que Mrs Brandon serait aussi extravagante que sa fille adoptive. C'est comme ça ! :p)
-Alors, je n'ai pas eut envie de les rencontrer. De toute façon, j'ai mes parents à moi. Ce ne sont pas eux qui m'ont créée, mais ils m'ont élevé, et je pense que c'est le plus important. Et puis... je les admire. Arriver à aimer quelqu'un, le prendre en charge, tout au long de sa première vie, alors qu'ils n'ont aucun lien biologique avec ce quelqu'un... Je ne sais pas si j'y arriverais. Même en ayant vécu dans un orphelinat. Il faut le vouloir, vraiment.
Bella acquiesça silencieusement. Elle semblait encore avoir envie de me demander quelque chose. Mais elle hésitait. Ça se voyait à son regard hésitant, et à sa manière significative de réduire en charpie sa lèvre.
-Et... Tu... marmonna-t-elle. Tu as toujours tes... Tes dons ?
Cette fois, je ris franchement. Ce n'était pas que la question était particulièrement drôle, mais sa réaction, comme si elle avait peur que je la morde à tout moment, ou que je parte en courant m'amusait. Elle rougit, et baissa la tête, assez gênée.
-Ne t'en fais pas Bella, tu ne m'as pas vexé ! C'est juste que... -Je me mordis la lèvre à mon tour, essayant d'arrêter mes rires, mais n'y parvins pas vraiment-... C'est juste que tu es hilarante ! J'inspirai profondément, et elle me regardait curieusement. Non, je ne les ai plus. La thérapie que j'ai suivi après à très bien marché. Et c'est tant mieux. C'était quand même exaspérant de toujours tout savoir. Et puis, j'adore les surprises. En tout cas, je crois que tu comprend pourquoi Mrs Mansen ne peut pas me voir, maintenant.
Elle fronça les sourcil, perdue. Elle ne voyais pas le rapport entre mon histoire, et Madame Mansen. Typiquement Bella !
-Bella... soupirais-je. C'est très mal vu d'être adopté.
-C'est n'importe quoi. Articula-t-elle.
-Je n'ai jamais dit le contraire.
-Alors, elle ne t'aime pas... Parce que tu n'es pas la fille biologique de Mr et Mrs Brandon ?
-Ouais, c'est à peu près ça.
Elle eut une grimace de dégout, et je devinais rapidement que Mrs Mansen avait fait une grosse chute aux suffrage. Je souris, et décidai de re-rentrer dans le vif du sujet.
-C'est pour ça que tu ne dois pas faire attention à elle Bella. Quoi qu'elle dise, sur nous, notre amitié, tes aspirations... Sa vision est pervertie par son foutu sens de la pyramide hiérarchique. Je re-rangeai pour la énième fois une mèche de ses cheveux en souriant.
-Et il faut que tu fasse le deuil de ta mère, Bella.
A mes dernières paroles, elle se figea.
-Bella... soufflais-je, je...
-J'essaye Alice. Crois moi. Mais je ne peux pas. Je ne veux pas. Murmura-t-elle.
Je ne dis rien. A quoi bon ? Je ne l'avais fait que quand j'avais sentis le moment arriver, moi. Je ne voyais pas en quoi forcer Bella à l'accepter lui rendrait service.
Je lui souris simplement.
Soudain, le crissement de la porte se fit entendre derrière nous, et la silhouette échevelée d'Edward apparut dans l'entrebâillement. Il passa de moi à Bella, puis de Bella à moi et semblait complètement apeuré.
-Dégage Mansen, tu vois pas que tu nous dérange ! Grognais-je, avant qu'il ne dise quoi que ce soit.
La reine du tact ? C'est moi.
-Mais je...
-Je ne vois pas en quoi ça m'intéresse. Le coupais-je. Va plutôt te rendre utile, et va chercher une serviette pour que Bella s'essuie les yeux. On dirait une réincarnation de mort vivant du clip Triller de Mickael Jackson.
Il regarda une nouvelle fois Bella, et re-rentra dans la maison, à pas rapide. Je décidai de ce court moment de répit, pour prendre Bella entre quatre yeux.
-Maintenant, toi, ma grande, tu vas reprendre un joli petit sourire, et arrêter de culpabiliser pour tout et n'importe quoi. Et je te préviens, n'essayes même pas de disparaître de nos vies, par ce que je te jure que je te harcèlerai jusqu'à ton dernier souffle.
Je la fixai longuement, histoire d'appuyer mes paroles, et me levai finalement.
-Tu es notre amie Bella. Quelque soit le point de vue de toutes les garces de la Terre, tu le resteras. On échappe pas à son destin. Rajoutais-je, en lui offrant un clin-d'œil de mon cru.
Elle rit, et je passai la porte, alors qu'Edward revenait, sa serviette à la main. Il me contourna et se jeta presque sur Bella.
De l'autre côté de la porte, Jasper m'attendait, un petit sourire aux lèvres. Je le lui rendis, et il m'embrasa rapidement.
-Alors, Lili ? Tu avais raison, ou pas ?
-Évidement que j'avais raison ! Répondis-je. J'avais un don, étant petite, ne l'oublies pas !
-Un don ? Répéta Rosalie, qui venait d'arriver.
-Ouais, celui d'être excessivement exaspérante. Je te rassure, elle l'a toujours.
Je fis claquer ma langue, et Rosalie souris, avant d'aller chercher Emmett, qui s'amusait à jongler avec des fourchettes.
-Tu lui as dis ? Murmura Jasper, alors que je me retournais vers la vitre de la porte, histoire de voir ce que faisait Edward et Bella.
-Oui. Répondis-je. Tout.
Jasper m'embrassa sur le sommet de la tête, et je tentai d'entendre la conversation de dehors. Bella était maintenant assise sur le rebord de la fontaine, et s'essuyait les yeux avec la serviettes qu'Edward avait apporté. Ce dernier faisait les cent pas devant elle, et déblatérait des paroles, dont Bella ne faisait pas attention, et que je ne parvenais pas à entendre.
D'un geste discret et silencieux, j'entrouvris la porte, juste assez pour qu'entrent les sons du dehors.
-Alice... Soupira Jasper, amusé. C'est très vilain, d'espionner.
Je l'ignorai. Edward avait arrêté de marchais, et fixait Bella, incrédule.
-Tu ne m'écoutes même pas ! S'exclama-t-il.
Bella releva ses yeux vers lui, et lui sourit.
-Pas vraiment, non. Mais, je connais le sens global de ton laïus. Tu t'en veux, tout est de ta faute, tu t'excuses...
-Bella ! Admet que ma mère n'est pas l'ange que tu 'imaginais au départ. Siffla-t-il, mécontent.
Elle se mordit la lèvre, et baissa les yeux.
-Peut être. Admit elle, de pure mauvaise foi. Mais ce que je pense n'a pas d'importance, Edward. C'est ta mère, et tu dois l'aimer, quel que soit son caractère.
Il parut mécontent de sa réponse, mais ne dit rien.
-En tout cas, rappelles moi une chose Edward: Il faut que j'arrête de me jeter dans vos bras pour me calmer.
Edward sourit, et je ne compris pas le sens de la phrase.
-Je ne te promet rien. Répondit-il. Allez, je crois qu'il vaudrait mieux que vous rentriez, non ?
Bella baissa une nouvelle fois les yeux, et se leva.
-Je le crois aussi.
Bella sourit, et se leva du muret, Edward prenant Bella par la taille, la guidant jusqu'à la porte.
-Edward ? Demanda Bella.
Il se tourna légèrement vers elle.
-J'aimerais bien entendre toutes tes compositions un jour. Celle de Rosalie était magnifique.
Edward sourit.
-T'as intérêt à ne pas rater la mienne, je crois que je le prendrais très mal. Rajouta-t-elle, en plissant les yeux, menaçante.
Cette fois, Edward rit.
-Je pense que tu peux arrêter de les espionner Alice, hum ? Souffla Jasper, sa tête reposant sur mon épaule.
-Je le pense aussi. Répondis-je.
-Content de voir que tu comprends qu'espionner n'est pas une bonne chose.
-Je disais juste ça parce qu'Edward serait très énervé s'il apprenait que j'avais écouté sa conversation avec Bella.
Jasper leva les yeux aux ciel, et m'embrassa sur la commissure des lèvres.
-En tout cas, je suis d'accord avec toi sur un point, Lili.
-Lequel ? Demandais-je, alors que Rosalie revenait, trainant un Emmett bougon derrière elle.
-Edward et Bella vont très bien ensemble.
-Qui ne le pense pas. Sourit Rosalie, amusée.
Note de Fin: Le passé d'Alice n'est pas si noir que ça, mais pensez quand même qu'elle a été abandonné par ses vrais parents. C'est assez sombre en soit, je pense, pour ne pas en rajouter. Elle a souffert de ça, de savoir que ses parents ne voulaient plus d'elle, et c'est accroché au possible fait qu'ils reviendraient, un jour.
This Is It.
Voila, j'espère que le chapitre vous a quand même plus, bien qu'il soit assez lent, mais il fallait bien que le passé d'Alice soit raconté, et puis, j'avais envie ! Et jusqu'aux dernières nouvelles, c'est encore ma fiction ! :p
Ensuite, j'aimerais savoir si vous vous doutiez que se serait Alice (bien que la plupart voulait un Edward ! Bwa ah ah ah ah !) et si cela vous conviens. :)
Et, pour finir, je n'ai qu'une chose à dire: A la prochaine les Gars ! ;D
Quoi, que... Non, j'ai encore une chose à dire !
Si jamais, au plus grand des hasards, vous aviez la soudaine envie folle d'appuyer sur le petit bouton vert... Et bien, je n'ai qu'une chose à dire, faites le ! Vous vous concherez moins bête, en voyant les miracles que cette chose accomplis ! Et puis, voyez comme j'ai vite écris, avec vos Merveilleuses Review derrière moi !
(Lecteur assidus de mon subconscient: C'est du chantage ? L'auteure: Non... Juste de la propagande.)
Alors, une petite Review, pour terminer le Bonus en beauté ?
