Je ne vois absolument pas pourquoi l'AIPM a fait des ravages au dernier chapitre. Vraiment ! *grand sourire*

sirius : Non, Gibbs ne va pas le poursuivre. Il va apprendre la vérité, mais pas tout de suite, j'ai autre chose de prévu pour les personnages. ^^ Ed : Bon, tu m'excuses pour le raccourci de ton pseudo mais comme ça je fais pas d'erreur. Gibbs ne va pas apprendre la vérité tout de suite, mais ça va venir ! J'ai encore besoin de Spencer mais, dès que c'est plus le cas, je te fais signe ! Ne pas toucher à Tony ? Heu... et si je dis TBC, ça fait quoi ?

Aujourd'hui, vous allez peut-être me détester. AIPM et TBC sont au programme. J''espère ne pas avoir dénaturé le personnage d'Abby au passage, mais j'avais besoin d'elle comme ça. Bonne lecture ?


Chapitre 10 – Le marché

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Tim n'osait pas s'approcher de lui. Ce n'était pas Tony, son ami, son collègue allongé là. C'était Starlight. C'était le hors-la-loi qu'il n'avait cessé d'admirer ces dix dernières années.

Il savait qu'Abby l'était tout autant que lui. Ils étaient deux à se cacher derrière ce pseudonyme. Pourtant, il ne parvenait à les mettre au même niveau.

C'était autant dû à leur place au sein de leur petite équipe que dans son cœur. Là dedans, Tony était l'homme sur le terrain, celui qui lui avait sauvé la vie il y a peu. Il était aussi son meilleur ami, son presque frère. Il était dans tous les cas celui qui le protégeait, l'aîné, le modèle. Alors il ne pouvait pas accepté l'idée de le voir si vulnérable.

C'était de Tony DiNozzo qu'on parlait. De Starlight également. Et ni l'un ni l'autre n'auraient dû se trouver étendus sur ce matelas entre la vie et la mort. Car il ne se faisait aucune illusion, le poison qu'on avait injecté à l'Italien était mortel. Le contraire n'aurait pas été cohérent avec Nick Spencer.

Il serra les poings.

Il n'était pas de nature violente. Pourtant il ne refrénerait pas ses pulsions si le pire venait à arriver. Les autres n'auraient même pas intérêt à rester sur son passage. Il tuerait l'agent du FBI quoi qu'il puisse lui en coûter.

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- Abby ? s'exclama Ziva lorsqu'elle enta dans l'open space.

La laborantine l'ignora et braqua ses yeux sur Gibbs en grande discussion avec Fornell.

- Où est-il ?

La demande était impérieuse. Elle ne bougerait pas sans avoir eu sa réponse.

Jethro échangea un regard avec son vieil ami, lequel haussa les épaules. Il n'en savait pas plus que lui.

- Abby ? demanda l'agent. Qu'est-ce-que tu fais là ?

- Spencer a tenté de tuer Tim et Starlight !

- Comment le savez-vous ? s'enquit Tobias en devançant les autres.

- On s'en fiche.

- Tu as piraté les caméras de surveillance, supposa Gibbs, n'est-ce-pas ?

- Dis-moi où est Spencer !

- Pourquoi ? Et où se trouve DiNozzo ?

- Aucune importance. Réponds à ma question !

- Il est dans le bureau de Vance, répondit Ziva. Pourquoi veux-tu le voir ?

- Il a voulu les tuer !

- On sait, Abby.

- C'est tout l'effet que ça te fait, Gibbs ?

- Je lui ai déjà dit ce que j'en pensais.

- Avec un superbe crochet du droit, commenta Fornell.

- Il a empoisonné Starlight !

- On le sait aussi, Abby.

- Ziva ! Tu as entendu ce que je viens de dire ?

- Vance essaye en ce moment de savoir ce dont il s'agit.

- Mais...

- Où est Tony ? coupa Gibbs.

La gothique croisa les bras sur sa poitrine, fermement décidée à ne rien dire.

- Abs... gronda-t-il.

Elle lui décocha un regard noir mais ne pipa mot.

- Eh bien, on n'est pas prêt d'aller se coucher, soupira Tobias.

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Ziva avait déjà vu la plupart des membres de l'équipe en colère. Elle pensait vraiment jusque là que Gibbs était le plus impressionnant dans cet état et le plus dangereux. Elle devait maintenant se rendre à l'évidence, elle s'était magistralement trompée. La personne à ne surtout jamais mettre en colère s'appelait Abigail Sciuto.

Debout dans l'open space, elle fusillait Nick Spencer du regard. L'agent les avait rejoints il y a peu, après s'être fait réprimander dans les règles par le directeur.

À l'instant où il l'avait vue, il s'était précipité vers elle pour lui demander où se trouvait Tony. Elle avait répliqué en voulant savoir ce qui tuait en ce moment même Starlight. Ni l'un ni l'autre n'avait répondu à la question qui lui avait été posée. Ils s'étaient défiés du regard, décidés à gagner la joute silencieuse et obtenir leur réponse. S'ils n'avaient été pas autour d'eux, Ziva était sûre d'une chose, l'un n'y aurait pas réchappé. C'était tout juste s'ils ne se sautaient pas à la gorge.

- Abby, tenta de la calmer Gibbs, cela ne mènera nulle part.

- Si je le tue, tu m'aideras à faire disparaître le corps ? questionna-t-elle en retour.

- Abby...

- Réponds-moi.

Il soupira, jeta un œil à l'agent...

- Oui, je t'aiderai.

Et plutôt deux fois qu'une. Son sang se mettait à bouillir à chaque fois que ses yeux se posaient sur celui qui avait mis en joue un de ses hommes.

- Ziva ?

- Quand tu veux, répondit-elle avec un regard assassin pour le type du FBI.

Si Gibbs ne lui avait pas mis un coup de poing en pleine figure, elle s'en serait chargée et son coup bien placé l'aurait directement envoyé au cimetière.

- Agent Fornell ?

- Vous voulez faire ça quand ?

Les lèvres de la gothique s'étirèrent en un sourire mauvais.

- Maintenant.

- Essayez donc, siffla Spencer. Vous finirez tous derrière les barreaux.

- Il ne restera aucune trace prouvant le crime. Vous vous serez simplement évaporé.

- Vous pensez sincèrement réussir ?

- Dîtes-moi comment sauver Starlight et vous n'aurez pas besoin de le constater.

- Dîtes-moi où est DiNozzo et je vous répondrai.

- Vous mentez.

- Vous êtes sûre ?

- On ne peut pas vous faire confiance. Vous devriez croupir dans une cellule à Gitmo !

- Ben voyons ! ricana-t-il.

Elle se rapprocha de lui, menaçante.

- Mon temps est précieux, agent Spencer. Si vous voulez avoir une chance de sortir du NCIS vivant, répondez à ma question maintenant.

- Si vous me tuez, vous n'aurez pas votre réponse.

- Elle sera simplement plus longue à trouver.

Spencer voulut rétorquer quelque chose, un regard pour les autres le convint de taire sa remarque. Elle ne plaisantait pas quand elle disait qu'elle le tuerait, ni eux en l'assurant de leur aide. Cela avait de quoi l'effrayer. Mais que Leon Vance reste simple de spectateur de la scène sans intervenir était encore plus intimidant que tout le reste. Il cautionnait les actes de ses hommes !

Il prit une profonde inspiration en fixant de nouveau la jeune femme. Il tenait à sa vie, il lui dirait ce qu'elle voulait savoir. Il ordonnerait par ailleurs à ses agents de ne pas la lâcher une seule seconde. Si elle comptait sauver Starlight, elle devrait le trouver. Il n'aurait donc qu'à la suivre pour lui mettre la main dessus. Mais, même s'il tenait à l'attraper, il était hors de question pour lui de perdre la face. Et il devait savoir où se trouvait l'Italien, car une petite voix lui soufflait qu'il n'était pas simplement endormi sur le canapé de la gothique.

- Dîtes-moi où est DiNozzo et je vous donnerai l'antidote.

- Non.

- C'est donnant-donnant, mademoiselle Sciuto.

Elle hésita un instant, puis rompit le contact visuel. Elle s'approcha du bureau de l'Italien et s'empara d'un bloc et d'un crayon. Elle griffonna à toute vitesse quelques mots, plia le papier en quatre et le tendit à l'agent. Il saisit un des angles, elle ne le lui abandonna pas.

- L'antidote, rappela-t-elle.

Gardant une de ses mains sur le papier, il enfonça l'autre dans une des poches intérieures de sa veste. Il en extirpa un flacon d'à peine trois centimètres de haut, pour deux de large. Le verre transparent laissait apparaître un liquide ambré.

Abby tendit sa main vers la fiole, attrapa une extrémité. Il ne lâcha pas l'autre. Elle ne lui laissa pas le papier.

- A trois, dit-il.

Elle approuva silencieusement.

- Un...

Les doigts se resserrèrent sur leurs prises.

- Deux...

Les visages étaient de plus en plus tendus.

- Trois !

Abby s'empara du flacon et recula de deux pas. Spencer arracha le papier de ses mains et le déplia.

La gothique fit de nouveau un pas en arrière, venant chercher refuge près des deux ex-maris de Diane. Elle vit le visage de l'agent passé par toutes les couleurs quand il découvrit son mot.

- Avec l'agent McGee à la planque de Starlight, siffla-t-il en le lisant à haute voix.

- Vous m'avez demandé où il était, je vous ai répondu ! J'ai même précisé avec qui ! Ça devrait vous suffire.

- Ce n'est pas un adresse !

- Vous ne m'avez pas demandé de vous en donner une ! Et même si vous l'aviez fait et que je l'avais connue, vous pensez vraiment que je vous l'aurais donnée ?

Il était rouge de colère. Une veine saillait sur son cou. Abby aurait presque pu dire quel était son rythme cardiaque.

- Nous avions fait un marché ! éructa-t-il.

- Vous voulez me faire croire qu'elle a tout l'antidote en main ? répliqua Fornell non sans sarcasme.

Ses sourcils se froncèrent.

- Non, avoua-t-il. Elle n'a que de quoi atténuer les effets du poison.

- Et pour l'annihiler ? demanda Ziva.

L'homme haussa les épaules.

- Qu'est-ce-que j'en sais moi !

- C'est vous qui avez donné l'ordre, rappela Gibbs.

- J'ai demandé de quoi arrêter Starlight. On m'a donné le poison et ça, c'est tout.

- Vous voulez dire qu'il est condamné ? questionna Abby d'une voix blanche.

- Non, ça...

Il désigna le flacon dans sa main.

- Ça l'empêchera de mourir cette nuit.

- Mais ?

- Mais il va vous falloir trouver un antidote ou votre héros sera mort d'ici un mois.

- Un mois ?

- C'est l'estimation qu'on a pu faire.

- Mais vous comptiez faire quoi après avoir attrapé Starlight ? s'agaça Tobias. Le regarder mourir à petit feu en vous disant « C'est moi le plus fort ! » ?

- Quand je l'attraperai, rectifia Spencer, je lui administrerai le véritable antidote.

- Vous ne l'avez pas !

- Ceux qui l'ont fait doivent bien savoir comment le fabriquer, non ?

- Vous n'en savez rien !

- Et alors ? Qu'est-ce-que ça peut faire ? Même s'il meurt, ce ne sera pas une grosse perte.


Heu... je crois que je vais faire mes valises et partir loin, trèèès loin !