Bonjour à tous ! hum désolée pour le retard, j'ai oublié lol, toute cette histoire de fin du monde, ça me monte à la tête je crois !
Allez, fini de parler, je vous laisse avec le chapitre 10 que j'ai adoré écrire alors j'espère que vous allez adorer le lire !
Juls : merci pour la review ! Moi aussi j'aime quand les auteurs racontent leur vie xD mais j'ose jamais trop le faire lol merci en tout cas pour ton avis pour mon OS, je verrais si j'en ai d'autres et merci pour la review, non je n'avais pas fais attention à tous ses duos lol, mais c'est vrai que je fais souvent comme ça je crois ! Voici la suite, en espérant qu'elle te plaise !
Bonne lecture !
Chapitre 10
Assise dans sa chambre, Astoria était dans une position figée depuis bientôt une heure. Elle ne savait même pas ce qu'elle attendait enfin si elle le savait mais elle savait aussi qu'il ne viendrait pas. Il ne prendrait même pas la peine de la chercher quand il rentrerait de son travail. C'était fini tout ça. Il irait directement voir Chloé, passerait tout son temps avec elle. Ils mangeraient ensemble dans un silence glacial avant qu'il ne parte travailler sur la potion qui sauverait, du moins l'espérait-elle fortement, l'apparence de sa fille. Elle savait que beaucoup la jugeait mauvaise mère parce qu'elle n'arrivait pas à regarder sa fille mais comment voir l'horreur de son visage ? Sa petite fille chérie, défigurée. Elle faisait tout pour éviter d'y penser et cela apparaissait comme de la futilité, comme du manque d'attention ou d'amour. C'était faux. Elle aimait sa fille, bien sûr. Elle n'arrivait juste pas à faire face et Drago ne l'aidait pas. Elle savait ce qu'il aimerait : qu'elle se comporte comme sa mère, la belle, froide et parfaite Narcissa Malefoy, pensa-t-elle avec amertume. Voir comme Granger qui paraissait tout savoir faire selon les dires de son mari. Elle en avait marre d'entendre parler de Granger, de brûlures, de potions et d'hôpital. Elle voulait juste que sa vie reprenne une voie normale, facile. Elle pensa à aller voir sa fille mais son corps refusa de se lever, de l'écouter. Chloé lui en voulait, elle le savait, elle voyait son regard jour après jour la fusiller, lui dire qu'elle était coupable, qu'elle lui en voulait et que ce serait pour toujours. Elle connaissait assez bien sa fille pour savoir qu'elle avait surtout pris du côté des Malefoy : butée, rancunière… Elle avait peut être pris sa beauté quoique les gens disaient plus qu'elle ressemblait à Narcissa plutôt qu'à elle.
Elle soupira, essuyant les quelques larmes qui coulaient, voyant le regard de sa belle-mère chaque fois qu'elle venait voir Chloé, un regard plein de jugement et de déception. Elle savait que Narcissa Malefoy devait regretter le jour où elle avait poussé son fils dans ses bras, elle aurait surement préféré Daphné maintenant. Daphné qui avait toujours été amoureuse de Drago, Daphné qui passait quasiment tous les jours voir comment il allait. Elle, Astoria, savait que Daphné se forçait à aller voir Chloé, juste pour rentrer dans les bonnes grâces de son mari. Astoria connaissait Daphné, gentille, douce… en rien forte comme les Malefoy. Les brûlures de Chloé devaient la dégouter tout autant qu'elle, sans qu'elle ne le veuille vraiment, sans qu'elle ne puisse passer par-dessus ça. Les deux sœurs étaient plus semblables que Daphné l'aurait souhaité. Hypocrites, elles faisaient semblant de bien s'entendre alors que leur vie n'avait été que synonyme de jalousie. Qui leurs parents préféraient-ils ? Qui Drago allait-il épouser ? Qui allait être la meilleure à Poudlard ? Et personne ne remarquait la nature de leur relation, entre haine et jalousie. Personne sauf Lui, bien entendu. Lui qui l'avait toujours préféré, elle.
Un sourire apparu sur son visage. Au moins, elle avait Lui et elle savait qu'elle l'aurait toujours et c'était ça le plus important pour elle. Se le rappeler lui donna une motivation. Elle se leva et fit ce qu'elle savait faire de mieux : s'occuper de sa maison. Alors peut-être Drago allait-il lui montrer un peu de sympathie et finirait-il par lui pardonner son manque d'implication dans le drame qui avait touché leur famille.
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Après deux jours passés auprès des Parkinson, Laura était heureuse de rentrer chez elle, surtout que son petit ami serait là et qu'il lui avait promis une soirée d'enfer. Elle aimait beaucoup sa mission. Pansy était gentille – avec elle du moins parce qu'avec Ron, jamais rien ne semblait s'arranger. Quoiqu'elle supposait qu'ils commençaient chacun à voir la bonne nature de l'autre et avaient du mal à le supporter. Elle était d'ailleurs devenue proche de Pansy et elle adorait les enfants, surtout Cassiopée qui était adorable. Elle devait avouer que même si elle disait aimer les bébés, ils étaient plutôt soit ennuyant à dormir soit agaçant à pleurer. Elle n'était pas encore prête à devenir mère. Un jour, elle le serait mais elle était bien trop jeune !
-Carl ? Tu es là ? Cria Laura.
-Dans la cuisine, je prépare le diner, répondit-il.
-Je fonce à la douche et j'arrive !
Laura se dépêcha de se laver et s'habilla le plus sexy possible. Cela faisait deux semaines qu'ils ne s'étaient pas vus, il lui avait cruellement manqué. Il était dans la chambre quand elle sortit de la salle de bain. Enthousiaste, elle lui sauta au cou. Elle vit vite que quelque chose n'allait pas dans son sourire forcé qui ressemblait plus à une grimace qu'autre chose.
-Ça ne va pas ?
-Mauvaise journée, admit-il en reculant près de la porte, lui tournant le dos.
Laura s'avança vers lui, interpellée. Depuis deux ans qu'ils étaient ensemble, elle ne l'avait jamais vu comme ça.
-Qu'est-ce qui ne va pas ?
-Je suis désolé.
-Désolée pour quoi… Carl, qu'est…
Mais Laura ne put finir sa phrase. Elle ne put même pas faire un mouvement pour prendre sa baguette qu'elle avait nonchalamment posée sur le meuble. Elle sentit une douleur atroce dans son ventre et son corps se figea. Mais pas son esprit. Elle comprit vite pourquoi. Il l'installa sur une chaise, la ligota – comme si elle pouvait bouger, qu'il était con ! Et commença à lui parler :
-Je ne veux pas faire ça… je suis désolé. Mais il faut que tu me dises, chérie. Où est Pansy Parkinson ?
Horrifiée, Laura comprit que Pansy était en danger. Son mari l'avait retrouvé et elle voyait dans les yeux de Carl qu'il était prêt à tout pour savoir où elle était. D'un sort, il fit en sorte qu'elle puisse parler, bouger la tête. Bêtement, Laura s'en voulu. Comment avait-elle pu être aussi bête pour tomber amoureuse de lui ? Comment n'avait-elle pas vu qu'il était un enfoiré, qu'il ne l'aimait pas ?
-Espèce de salaud ! Cria-t-elle.
-Tu peux toujours crier, j'ai mis des sorts, tu penses bien.
-Pourquoi ? Pourquoi tu fais ça ?
-Parce que. Maintenant, dis-moi où elle est ? Je sais que tu es sur sa mission.
Laura se mura alors dans le silence. Carl se mit à hurler, à la torturer. Il ne pouvait pas échouer à cette mission. Mark était mort parce que Parkinson avait réussi à s'enfuir, il ne le suivrait pas dans la tombe à cause de cette débile d' Auror avec qui il avait du sortir pour se rapprocher de Weasley. Laura ne répondit pas, ne lui demandant même plus pourquoi il faisait ça, espérant qu'elle allait résister à cette torture et ne pas dévoiler où était Pansy. Elle espérait qu'elle était assez forte pour ça.
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-Alors, comment te sens-tu aujourd'hui ?
Chloé la fusilla du regard et Katie supposa que le moral n'était pas très haut.
-Ok alors tu veux qu'on fasse quoi ?
Aucune réponse. Chloé lui tourna le dos et se coucha. Katie réfléchit une seconde, se demandant ce qui avait pu pousser la fillette à lui faire la tête. D'habitude, même si elle ne parlait pas beaucoup ou refusait une lecture, elle l'accueillait toujours avec un minimum de sympathie.
-Chloé ? Il s'est passé quelque chose ?
Toujours rien. Katie se mordit la lèvre, confuse.
-Tu sais, j'ai vu Tyler… oh c'est pour ça ?
Chloé se tourna brusquement vers elle.
-Tu as vu Tyler ?
Au moins, ce n'était pas pour ça. Katie en fut soulagée. Avec les fillettes, on ne savait jamais, elle aurait pu développer un béguin envers Tyler. Elle lui raconta alors comment ils s'étaient rencontrés puis revus chez elle et enfin leur après-midi ensemble. Chloé écouta attentivement et lui lança un sourire moqueur.
-T'as le béguin pour Tyler !
-Non, se défendit Katie.
-Mais si ! Lui aussi surement. Je vous aurais jamais imaginé ensemble mais finalement c'est cool.
-Alors pourquoi tu me faisais la tête ?
-Je ne te faisais pas la tête à toi en particulier, avoua Chloé, juste à tout le monde. Papa veut me forcer à voir Tyler, Hermione s'y est mis et je veux pas.
-Je sais mais Tyler veut vraiment te voir.
-Il t'a parlé de moi ?
-Bien sûr, il te connait depuis longtemps et tu comptes pour lui, il ne comprend pas pourquoi tu ne veux pas le voir.
-C'est qu'il est débile.
-Chloé. Je comprends que tu ne veuilles pas le voir. Un jour, j'ai eu la varicelle et j'ai refusé de voir Teddy et Victoire, j'avais peur qu'ils se moquent de moi surtout que les sorciers n'ont pas ce genre de maladie. Genre, j'avais des boutons partout ! Mais finalement, ils sont venus me voir et ça m'a fait du bien. Parce que j'ai vu qu'ils m'aimaient quoiqu'il arrive. Et pour Tyler, ce sera pareil.
-Tu dis ça mais tu sais pas, c'est horrible ce que j'ai.
-C'est horrible oui, mais toi tu ne l'es pas, tu es toujours Chloé.
-Si, je le suis, même ma mère le pense.
-Écoutes, je ne connais pas ta maman et on croit souvent que nos parents sont les meilleurs mais ils restent des humains avec des peurs et je crois que ta maman a peur et ne sait pas comment te montrer qu'elle t'aime. Et d'accord, elle ne gère pas bien la situation mais tu dois laisser une chance à Tyler et aux autres de montrer qu'ils peuvent être là pour toi. Tu me promets d'essayer ?
Chloé haussa les épaules mais ne dit rien, elle lui demanda juste de lui lire le Jeunes Sorcières Hebdo. Katie n'insista pas, espérant que cela ferait réfléchir Chloé et lut ce qu'elle lui demandait. Elles passèrent le reste de l'après-midi à lire, regarder la tv, manger – Katie était fière d'avoir fait découvrir les cupcakes au Malefoy, père et fille en étaient fous. Quand le père arriva, ils discutèrent un peu de la journée et il la ramena chez elle. Elle eut alors la surprise de découvrir Victoire qui l'attendait en lisant sur le lit. Quand elle la vit, elle se redressa en position assise et lui fit un sourire :
-Alors, racontes-moi tout sur toi et Tyler Nott.
Katie monta sur le lit et lui dit tout : de la rencontre chez les Malefoy à la lettre qu'elle avait reçu hier et à laquelle elle n'avait pas encore répondu et qui lui demandait si elle voulait qu'ils se voient. Elle en avait fortement envie mais avait décidé d'attendre sa discussion avec Victoire.
-Je m'en veux un peu, pour Lane. On n'est pas super proche mais c'est ton amie et… elle va m'en vouloir ?
-C'est sérieux ? Avec Nott ?
-Et bien, pas vraiment mais bon ce serait hypocrite de dire que nous allons juste rester amis. Je veux dire, il continue de m'inviter, il me plait horriblement.
-Je ne sais pas trop quoi dire Kat. Parles-en à Lane. Elle est en vacances, elle revient dans plus d'une semaine.
-Merde ! Je dois attendre alors ?
-Je ne sais pas…
-Tu m'en veux ? Tu as l'air bizarre.
-Non, juste que je ne m'y attendais absolument pas. T'es là à me dire que tu craques pour Tyler Nott. Tyler Nott quoi !
-Et alors ?
-Et bien déjà, Lane craque sur lui depuis trois ans au moins alors… et bien forcément ça me met mal à l'aise et je sais pas, il est à Serpentard et sa famille…
-Il ne m'a pas vraiment parlé de sa famille mais il semble quelqu'un de bien, fit Katie d'une petite voix, douchée par la froideur de son amie.
-Kat, m'en veux pas, essaie de me comprendre. C'est un peu délicat. Lane est mon amie. Tu… tu en as parlé à Teddy ?
-Non, je voulais t'en parler avant.
-Katie, ne prends pas ta voix triste.
-C'est ma voix, j'y peux rien, déclara Katie, vexée pour de bon.
Un silence tendu prit place entre les deux amies. Elles regardaient ailleurs, essayant de trouver les bons mots pour convaincre l'autre que c'est elle qui avait raison.
-Tu l'aimes vraiment beaucoup ? Demanda Victoire.
-Oui, je me sens toute… je sais pas, toute tourneboulée quand il est là.
-Je sais pas quoi te dire… parles-en à Lane quand elle revient et pendant ce temps, fais comme tu veux. Je ne peux pas te dire quoi faire. L'amie de Lane dirait « attends, c'est pas cool » et l'amie de Katie dirait « fonces, tu t'en fiches ». Au final, je ne sais pas quoi dire.
-J'ai bien compris.
-Katie…
-Laisse tomber, on ne va pas se disputer pour ça, hein ?
C'était une question rhétorique, bien sûr et Victoire ne répondit pas. Elle détestait être partagée comme ça, elle était plutôt une fille simple qui prenait des décisions sans réfléchir mais là il était question de ses deux meilleures amies.
-T'as vu Teddy ? Demanda doucement Victoire.
-Ouais, il est rentré samedi alors on a passé le week-end ensemble, répondit Katie, toujours vexée.
-Et tu lui as rien dis sur Tyler ?
-Non, je te l'ai dit. Pourquoi ?
-Je sais pas, tu l'as vu et… ben vous êtes proches.
-On est proche tous les trois.
-Oui mais c'est pas pareil… tu n'as jamais… enfin pour lui ?
-Quoi ? C'est quoi cette question, Vic ? Parce que je craque pour Tyler tu crois qu'avec Teddy ?
-Non, juste, je sais pas, ça pourrait être possible, non ? Je vois pas pourquoi tu t'énerves !
-Et moi, je vois pas pourquoi tu me poses ce genre de question. Teddy et moi, ça a toujours été… amical, fraternel même ! Et c'est pareil pour lui que pour moi, tu peux lui demander.
-Je voulais pas te vexer.
-Pourtant, tu t'y débrouilles vraiment bien et même si je ressentais quelque chose pour lui ce qui est absurde, tu crois vraiment que je tenterais quelque chose ?
-Non, j'ai stressé à cause de cette histoire avec Tyler. Je sais pas pourquoi.
-Laisse tomber, Vic. Tu devrais rentrer, je suis sûre que tes parents sont impatients de te revoir.
-Ouais…
Victoire déposa un léger baiser sur la joue de son amie et transplana. Non pas chez elle mais chez Teddy. Elle le trouva dans sa chambre en train de jouer à un jeu vidéo moldu. Il adorait ça.
-Hey Vic ! Je savais pas que tu étais rentrée.
-Je me suis disputée avec Katie, fit Victoire d'une petite voix en s'affalant sur le lit.
Teddy éteignit la TV et vint s'asseoir près d'elle.
-Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
-Pff, c'est débile et… tu sais pas tout et ça se trouve, elle m'en voudra de t'en parler.
-Dis-moi.
-Elle a passé un aprem avec Tyler Nott et Lane craque pour lui et voilà. J'ai l'impression de devoir choisir entre mes deux amies.
-Oh. Tyler Nott ? Elle ne m'en a même pas parlé.
-Elle voulait m'en parler avant, elle doit fortement regretter.
-Mais non. Katie et toi vous êtes les meilleures amies du monde, ça s'arrangera.
-Tu parles, elle va se mettre à sortir avec Nott, Lane va m'en vouloir et voilà je ne pense qu'à moi.
-Elle va sortir avec Nott ? Fit Teddy d'une voix étrange.
-Quoi, ça te dérange ? Riposta Victoire sèchement.
Teddy la fusilla du regard et se redressa un peu.
-Ça veut dire quoi ça ? Répliqua-t-il, énervé.
-La question est simple, ça te dérange qu'elle sorte avec Nott ?
-Et bien, je sais pas, je veux dire, elle le connait pas vraiment et on le connait pas vraiment, c'est rapide non ? Après si ça me dérange qu'elle sorte avec un mec, la réponse est non.
-Pourquoi ?
-Quoi pourquoi ? S'énerva Teddy en se levant. C'est quoi le problème Vicky, je comprends pas ?
-Non juste que je me demande, je sais pas, si elle et toi…
-Si elle et moi… quoi ? Tu plaisantes j'espère ?
-Pas la peine de t'énerver, je…
-Pas la peine que je m'énerve ? Tu me demandes si j'ai des sentiments amoureux pour Katie ? Et tu veux que je ne m'énerve pas ? C'est n'importe quoi, Katie est ma meilleure amie, elle est… comme ma sœur. Et puis tu sais bien que je t'aime alors, c'est quoi ces questions ?
-Je, quoi ? Fit Victoire, sentant son cœur tomber au fond de son estomac.
-Quoi, ne me dis pas que ça te surprend, fit Teddy plus doucement en se rasseyant.
-Tu ne me l'as jamais dit, bredouilla-t-elle, émue.
-T'es tellement bête, riposta délicatement Teddy en passant une main sur sa hanche.
-Je suis pas bête, dit-elle en retenant ses larmes avant de répéter : tu ne me l'as jamais dit.
-Tu ne me l'as jamais dit non plus mais je sais que tu m'aimes quand même, s'amusa Teddy, et puis ta mère m'aurait tué.
-Quoi ? Quel rapport avec ma mère ?
-Et bien je devais avoir 14 ans, j'avais déjà des sentiments pour toi et cet été là, elle est venue me voir et m'a dit de ne pas me précipiter avec toi, de ne rien faire avant que tu es quitté Poudlard parce que sinon on allait gâcher notre relation et notre potentiel. Enfin j'ai pas tout compris, sauf ses menaces explicites à mon encontre. Ce qui, je l'admets, m'a fait drôlement peur.
-J'arrive pas à le croire.
-J'ai failli t'en parler mille fois cette année là et puis après, ca a été l'année de mes buses et j'ai compris. Des copains étaient avec des filles et ils ont galéré à gérer les deux et puis ça a été tes buses puis mes Aspics, et puis tout le monde changeait de copains comme de chemises alors que nous, on se concentrait sur nos études et elle n'a pas eu tord sur certains points. Je pense qu'on aurait été assez fort pour gérer les deux mais elle ne voulait pas risquer notre relation.
-Tu défends ma mère ?
-Bien sûr que je défends ta mère.
-J'arrive pas à le croire.
-Tu devais bien te douter, je suis jamais sorti avec personne. Tout le monde le sait.
-Bien sûr, mais ce n'est pas pareil de te l'entendre dire comme ça ou plutôt crier. D'ailleurs, je crois que je vais devoir aller m'excuser platement à Katie, je lui ai posé ce genre de question et elle s'est autant énervée que toi…
-Tu m'étonnes.
-J'irais demain, je vais la laisser digérer et je vais aller engueuler ma mère.
-Ne sois pas trop dur avec elle.
-Katie ou ma mère ?
-Les deux. Mais je parlais de ta mère. Elle a fait ça parce qu'elle t'aime et je pense parce qu'elle m'aime aussi un peu. Par contre, avant que tu ne partes…
Victoire leva la tête pour le regarder et elle n'eut le temps que de voir deux yeux malicieux avant qu'il ne l'embrasse. Elle se lova contre lui et répondit à ce baiser qu'elle attendait depuis des années. Et dire qu'il lui avait dit qu'il l'aimait ! Elle était aux anges.
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Sifflotant, Ron monta les marches qui menaient à l'appartement de Laura. Il avait passé la journée chez les Parkinson où il avait parlé de long en large d'un des « associés » de Jason. Il devait passer chez Laura parce qu'elle n'était pas arrivée à l'heure pour le remplacer. Martha avait du revenir d'urgence. Sachant que Carl était là pour quelques jours, il supposa qu'elle s'était laissé prendre par le temps même si ce n'était pas son genre. Il frappa, espérant ne pas déranger les tourtereaux.
-Laura ? C'est Ron !
Il entendit un bruit de chaise, des pas et plus rien. Ron sortit rapidement sa baguette et ouvrit la porte.
-Laura ? Il y a quelqu'un ?
Il reconnut facilement la salle à manger où rien n'avait semble-t-il bougé depuis la dernière fois qu'il était venu, pour ses 24 ans. La cuisine était vide mais une des chaises étaient par terre. C'est alors qu'il vit la porte de la chambre ouverte et, en s'avançant, il vit qu'il y avait quelqu'un d'assis. Il lança un sort d'éclairement et découvrit Laura sur sa chaise, inconsciente. Le cœur battant, il fit le tour de la pièce, s'assurant qu'il n'y avait personne d'autres dans l'appartement avant de venir près de Laura.
-Laura ? Laura ? Remues si tu peux.
Il lui lança un sort au cas où elle avait été stupéfixée puis il vérifia si elle avait un pouls.
Aucun signe.
-Laura, non, merde. Laura ?
Ron retint ses larmes et analysa le corps de Laura, visiblement torturée puis tout l'appartement. Mais qu'est-ce qu'il s'était passé ici ? Il retourna vers Laura, du sang avait éclaboussé les meubles et le sol alentour. Il bougea ses bras, remarquant les traces de sort douloureux. Il lança alors un sort Mortum Memorentum, un sort qui permettait de voir les dernières images de la personne décédée. En quelques flashes, il vit Carl, le petit ami de Laura, en train de lui lancer des sorts, il vit que Laura avait pensé à Pansy et il vit, dans la main de Carl, un collier un collier avec le blason des Parkinson et deux photos à l'intérieur : celle d'un bébé qu'il soupçonna d'être Cassiopée et celle de Pansy et Cassiopée, prise peu de temps avant qu'elle ne s'enfuit. Il comprit alors que Pansy et les enfants étaient en danger. Ron transplana à la maison de campagne. Franck était de garde. Il lui parla le plus naturellement du monde et se hâta vers la maison. Martha lisait sur la table de la cuisine.
-Chef ?
-Salut, tu peux rentrer chez toi.
-Quoi ?
-Laura a eu un problème personnel et je sais que tu avais prévu quelque chose pour demain alors vas-y. Reviens pour ton service demain soir.
-Ok.
Ron attendit quelques minutes pour être sûr que Martha était partie et se dirigea vers Pansy qui le regardait l'air dubitatif.
-Qu'est-ce qu'il y a ?
-Il faut qu'on s'en aille. Maintenant. Prends un sac et mets le maximum de choses dedans.
-Mais…
-Fais ce que je te dis.
-Qui me dit que tu es bien Ron Weasley ?
Ron faillit esquisser un sourire, admirant la phrase alors que Martha n'avait pas réagi comme il l'aurait voulu.
-Bien joué, alors quelque chose que seuls toi et moi connaissons… je suis celui qui a donné le nom à Gabriel et il a une tâche sous le pouce droit.
Pansy se sentit émue à la pensée que lui aussi l'avait remarqué puis rattrapé par l'empressement, se leva.
-Pourquoi ?
-Je t'expliquerais, fais le vite et réveilles les enfants. Je vais voir Franck. Je… Fais-moi confiance. Quand je reviens, on part. Emmènes le plus de choses possibles. Jeux, vêtements, peu de nourriture, il y en aura là-bas.
Ron se releva et se dirigea vers Franck. Avant que celui-ci ne dise quelque chose, il lui lança le sort de l'Imperium. Dans cinq minutes, Franck allait transplaner au ministère et dire à Harry pour Laura. Harry comprendrait ensuite qu'il était parti dans un lieu hautement sécurisé. Sans perdre de temps, Ron repartit vers la maison. Gabriel pleurait d'avoir été dérangé dans son sommeil. Cassiopée, les yeux endormis, semblait fâchée.
-Ron ? Commença-t-elle mais Ron la coupa :
-T'es prête Parkinson.
-Viens m'aider ! Cria-t-elle des chambres.
Ron monta en ronchonnant pour voir Pansy essayer de porter des sacs. De sa baguette, Ron les fit léviter. Elle lui lança un regard énervé mais ne dit rien, sentant le danger de la situation. Ils redescendirent en bas. Ron prit un sac sur lui et porta Cassiopée.
-Prends l'autre sac et Gabriel, on va transplaner.
-Quoi ?
-Fais ce que je te dis.
Pansy obéit et aussitôt, Ron lui prit la main pour transplaner. Ils se retrouvèrent dans une petite rue, bruyante et remplie de monde. A cette heure là, elle trouva ça bizarre.
-Où sommes-nous ?
-Chut. Suis-moi et tais-toi.
Avec difficulté, Pansy le suivit. Gabriel n'était pas lourd mais le sac si et elle ne comprenait pas pourquoi Weasley n'utilisait pas la magie. Ils rentrèrent dans une sorte de boutique miteuse et l'entendit parler de « taxi ». Elle eut peur en voyant arriver ce qu'elle savait être une voiture, un moyen de locomotion moldu totalement dangereux.
-Je, Weasley, il est hors de question que moi ou mes enfants montions là-dedans.
-Tu vas faire ce que je te dis, un point c'est tout. Montes.
A contrecœur, Pansy s'installa dans la voiture et ferma les yeux, hors de question de voir ça. Cassiopée essaya de poser des questions mais Ron lui demanda de ne pas parler, assez sèchement. Sa fille retint ses larmes avec difficulté. Elle faillit dire quelque chose mais elle vit que Ron avait du mal à se contrôler, les veines de ses tempes battaient furieusement. Aussi, elle passa son bras autour de sa fille et la maintint contre elle, en un soutien autant physique que moral. Ils roulèrent pendant une bonne heure et s'arrêtèrent en pleine campagne. Ron paya l'homme qui les avait conduits ici et attendit qu'il ait disparu avant de commencer à marcher.
-Weasley ?
-Presque, je vous dirais tout quand on sera en sécurité. Voilà.
Ils se retrouvèrent aux abords d'un petit village, devant un grand bâtiment. Weasley sortit une clé de sa poche et ouvrit l'une des portes. Pansy vit que c'était encore une voiture. Il les obligea à monter de nouveau et passèrent une nouvelle heure en voiture, dans un silence glacial. Ron n'arrêtait pas de penser. A ce qu'il avait vu dans la tête de Laura : Carl qui l'avait torturé et tué pour savoir où était Pansy, s'il avait pris aucun risque lors de son trajet jusqu'à sa maison. Ça, il en était presque sur. A l'école d' Auror, on vous enseignait rapidement qu'il fallait un lieu que personne ne connaissait juste au cas où. Et les sorciers ne penseraient jamais qu'il conduisait et avait pris une voiture pour fuir. Ils arrivèrent enfin dans un autre petit village. Pansy pensait être arrivée mais Ron en sortit et monta sur une colline où elle remarqua une maison en ruine. Ron s'arrêta néanmoins et prit Cassiopée, endormie dans ses bras, pour la réveiller.
-Tiens, lis, demanda Ron à Pansy en lui tendant un morceau de papier. Dans ta tête.
Pansy fit ce qu'il lui demandait. En lisant « la maison des Lys », elle comprit qu'une maison était là sous un sort de fidelitas. Et en effet, alors que Ron demandait à Cassiopée de lire le bout de papier, une maison apparut devant elle. Une très belle maison de plein pied avec une terrasse. Elle faisait face à l'océan. Elle suivit Ron dans la maison. Elle y découvrit un salon plutôt agréable qui s'ouvrait sur une belle cuisine. Un couloir qui devait mener aux chambres et à la salle de bain. Après avoir fait un tour rapide de la maison, Pansy se rapprocha de Ron qui s'était assis sur le canapé, visiblement bouleversé.
-Weasley ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
-Vas coucher Cassiopée avant.
Pansy soupira, elle commençait à être énervée qu'il lui donne des ordres et encore plus d'être touchée par sa tristesse et donc de lui obéir. Elle coucha Cassiopée puis Gabriel avant de le rejoindre. Il n'avait pas bougé. Elle attendit quelques instants et allait ouvrir la bouche quand il se mit enfin à parler :
-C'est Laura, déclara-t-il faiblement. Elle, elle est morte.
-Quoi ? Non…
-Si. Son… petit ami, il l'a tué et, il voulait savoir où tu étais.
-Que, quoi, comment tu le sais ?
-Je suis allé chez elle. J'ai fait le sort Mortum Memorentum. J'ai vu ce qu'elle a vu en dernier. Carl, il avait un médaillon avec des photos de toi et Cassiopée.
-Mais Laura…
-Elle est morte. Je, j'ai envoyé Franck prévenir Harry. Il va s'en occuper.
Le silence se fit pendant de longues minutes. Pansy retenait ses larmes. Laura était morte, sa première amie depuis dix ans. Par sa faute. Parce qu'elle s'était enfuie, parce que Jason lui faisait payer.
-Ce n'est pas ta faute. Carl est avec Laura depuis deux ans. C'était prévu depuis longtemps, ils attendaient juste qu'elle soit dans une équipe avec une mission qui les intéressait.
-Oui, murmura Pansy. On est où ici ?
-Chez moi. Personne ne connait l'existence de cette maison, enfin son emplacement, même pas Hermione et Harry. On est en sécurité ici.
-Tu vas rester tout le temps ?
-Je sais pas, j'y réfléchi.
-Comment ça ?
-Si je n'y retourne pas, les gens qui sont proches du ministère et de ton mari vont comprendre que je te protège et ils pourront s'en prendre à ma famille, à mes amis. Si j'y retourne, ça veut dire que je te laisse seule toute la journée. Je… je vais attendre demain, j'irais voir Harry. On décidera quoi faire. Il va savoir quoi faire.
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Alors, alors ?
J'attends vos avis avec impatience !
Bonne semaine, joyeux noël, en espérant vous revoir jeudi prochain hihi
Bisous !
