Titre en VO: Healing

Titre en VF: Guérison

Rating: T

Genre: Romance / Drama

Auteure: freakyhazeleyes

Traductrice: Bah... Moi ^^

Relectrice: Time Tell Will

Résumé: E/B : " Un garçon qui déteste tout le monde et une fille qui n'a confiance en personne, s'ouvrent l'un à l'autre. Je pense qu'ils sont sur la voie de la guérison... "

Note: Tadaaaaaaam! Coucou tout le monde! ^^

C'est avec une joie non dissimulée que je vous retrouve pour la suite de ma traduction qui n'a pas été facile sur certains passages, j'ai dû consulter des sites et tout, mais j'ai finalement réussi à le boucler en deux jours... En effet, je suis rentrée depuis avant-hier, et je me suis mise directement au travail, parce que je sais que vous attendez la suite avec une grande impatience, donc la voici.

J'aime beaucoup ce chapitre, j'ai essayé de le rendre aussi beau qu'en VO, j'espère ne pas vous décevoir... Un grand GRAND merci pour toutes les reviews que j'ai reçues en mon absence! 42! WAOUH! Enorme, je suis comblée, conquise, bref, aux anges ^^

Je vous ennuie pas plus et vous laisse à la lecture de ce chapitre 9, bizouxxx et à très bientôt! Bonne lecture!


"Life is not about significant details, illuminated in a flash, fixed forever. Photographs are." – Susan Sontag


"What does not destroy me, makes me strong." – Friedrich Nietzsche


"Love does not consist in gazing at each other, but in looking together in the same direction." – Antoine de Saint-Exupery


Healing



Chapitre neuf

Bella était fatiguée.

Pas seulement parce qu'elle avait dormi sur le sol dur du réfectoire la nuit passée. Elle rejouait sans cesse dans sa tête ce qui s'était passé cette nuit-là. Le baiser d'Edward avait été comme une bouffée d'air frais dans ses poumons comme si elle avait été dans une tempête de sable. Elle s'était sentie grisée, comme si la seule raison pour la quelle elle était sur cette Terre était de l'embrasser, et de l'embrasser lui.

Mais elle était préoccupée.

Comment savoir si ce n'était pas seulement qu'une amourette? Une fois qu'elle serait guérie, réaliserait-elle que tout ces sentiments se trouvaient juste dans sa tête?

Sa tête et son coeur lui disaient deux choses différentes et elle avait du mal à leur faire trouver un terrain d'entente.

Ce furent là ses pensées lorsqu'elle pénétra dans le bureau de Marcy.

Regardant la thérapeute, elle sentit comme si quelque chose n'allait pas. Marcy était assise dans son fauteuil, jambes croisées. Son coude était appuyé sur son fauteuil, son stylo serré dans sa main au dessous son menton, elle avait l'air d'être plongée dans ses pensées.

Bella referma doucement la porte et alla jusqu'au divan.

" Bonjour, Bella.

_ Salut. " Répondit Bella en essayant de lutter contre un sentiment de malaise soudain.

Il y eut un moment de silence après ça dont seul l'enclenchement du stylo de Marcy troubla la quiétude.

Bella étudia son visage. La thérapeute faisait la moue et son front était plissé.

" Y a-t-il quelque chose dont tu voudrais me parler, Bella? "

Il y avait quelque chose de caché dans son ton et Bella eut l'impression que Marcy savait déjà ce qu'elle avait en tête. Mais la jeune fille n'avait vraiment aucune idée sur ce qui était en train de se passer.

En voyant la confusion sur le visage de Bella, Marcy soupira et commença à feuilleter son dossier, posé sur ses genoux.

" La nuit dernière, un de mes patients m'a demandé s'il pouvait m'emprunter mon appareil photo. Je ne pouvais pas participer à cette fête et je voulais savoir comment les choses se dérouleraient. "

Sa tête était encore baissée, à la recherche de quelque chose dans le dossier.

" Il est numérique, ce qui m'a permis d'imprimer toutes les photos très rapidement. Ah! La voici! "

Et elle posa la photo en face de Bella.

Bella se pencha en avant pour avoir un bon aperçu du cliché. Elle ne voyait pas ce qui était vraiment utile à observer. Il y avait juste un grand groupe de personnes souriant à l'appareil avant un quelconque jeu. Alors que ses yeux parcouraient l'image, sa respiration se bloqua.

En haut, à gauche de la photo, en arrière-plan, et de toute évidence, pas destiné à être l'objet direct du cliché, elle reconnut le couple enlacé. C'était elle et Edward.

Ses bras tenaient fermement sa taille, sa tête posée contre la sienne, les yeux fermés. Le regard de la jeune fille n'était pas comme d'habitude. Sa main était posée sur sa joue, les paupières pratiquement closes. La première émotion qu'elle vit dans ses propres yeux la choqua. C'était un mélange de désir brut et... d'un amour intense. Elle se rappelait vaguement avoir vu des étincelles à travers ses paupières et maintenant, elle comprenait pourquoi. C'était le flash de l'appareil photo.

Bella tenta de reprendre sa respiration alors qu'elle se voyait avec lui, figés dans le temps. Son coeur s'emballait; elle voulait cette photo. Elle voulait se rappeler d'eux de cette façon.

C'était surréaliste, le meilleur moment de sa vie capturé en image. Elle tendit sa main et sentit une douleur lui traverser le corps alors qu'elle tentait de graver la photo à jamais dans son esprit.

Sa main avait pratiquement atteint la table lorsque l'image disparut. Marcy l'avait reprise et la remettait dans son dossier. Bella avait toujours la main tendue vers le bureau et ses yeux commençaient à s'humidifier.

" Puis-je l'avoir, s'il vous plaît? " Murmura-t-elle d'une voix cassée.

La jeune fille était désespérée d'entendre ce son de nostalgie dans sa voix mais elle n'arrivait pas à y remédier. Elle pourrait regarder cette photo pour l'éternité afin d'en graver chaque infime détail dans sa mémoire. Elle pourrait enfin se sentir elle-même en sachant qu'elle avait connu cet instant qui n'avait duré qu'une vingtaine de secondes.

Marcy secoua la tête.

" Non. Non, pas encore. "

Bella se redressa lentement sur le divan.

Pourquoi ne pouvait-elle pas l'avoir?

Techniquement, c'était la sienne. Le souvenir et les émotions liés à cette photo lui appartenaient, et ce cliché avait capturé tout ça, donc c'était à elle.

" Pourquoi? " Murmura-t-elle d'une voix cassée, comme si elle ne pouvait plus parler autrement.

Marcy était injuste et folle à lier.

" Parce que tu n'es pas prête pour ça, Bella. "

La jeune fille se leva d'un bond et commença à faire les cent pas.

De quel droit lui faisait-elle ça?

Comment pouvait-elle lui montrer cette image et la reprendre comme si ça ne représentait strictement rien?

Bella commençait à fulminer alors que ses pieds battaient le plancher. Sa main droite atteignit sa manche gauche et elle tira dessus comme elle le faisait lorsqu'elle avait l'intention de se couper. Le frottement du tissu provoqua juste assez de douleur sur ses cicatrices pour satisfaire son envie.

" Tu es agitée. " Dit Marcy, appuyée contre le dos de son fauteuil, un doux sourire aux lèvres.

Bella respira péniblement par le nez.

" Bien sûr que je suis agitée! Cracha-t-elle.

_ Contrôle-toi.

_ Que voulez-vous dire?

_ Parle. Lâche ta manche et parle-moi.

_ Je veux cette photo.

_ Pourquoi? Qu'est-ce que ça représente pour toi? "

Marcy décroisa ses jambes et lia ses mains ensemble sous son menton. Ses yeux bleus suppliaient Bella de lui donner une réponse.

Mais Bella ne pouvait pas. Elle voulait, mais les mots restaient coincés dans sa gorge.

Cette photo détenait la vraie nature de ses sentiments pour Edward Cullen; elle était la preuve tangible de ce qu'elle ne pouvait plus nier. Elle était amoureuse de lui. Elle n'eut même pas le temps de s'habituer à cette nouvelle révélation car Marcy recommença à parler.

" Préfèrerais-tu me parler d'Edward, alors? "

Bella la fusilla du regard. Non. C'était à elle. Complètement et entièrement à elle. Elle n'allait pas laisser Marcy lui prendre ça aussi. Elle ne pouvait pas la laisser faire.

" Tu vois, Bella? Tu n'arrives même pas à t'exprimer sans une lame de rasoir. "

Bella renversa sa tête et regarda le plafond.

" Alors? Que dois-je faire?

_ Contrôle-toi. "

oOo

Bella marcha jusqu'au conservatoire à pas mesurés. Elle savait qu'il serait là, il y était toujours. Elle savait ce qu'elle avait à faire si elle voulait garder ce bout d'elle-même en sécurité, elle devait mettre un terme à tout ça.

Elle s'arrêta juste devant la porte et écouta la musique douce qui s'en échappait. Sa musique était vraiment très belle. Elle ouvrit silencieusement la porte et s'engouffra à l'intérieur.

Il était là, penché sur le piano, les manches relevées jusqu'aux coudes, ses cheveux balayant son front. Ses mains volaient au dessus des touches en face de lui et il semblait pratiquement éclatant dans la pâle lueur de la pièce.

Alors que la mélodie approchait de son terme, Bella s'avança vers lui, ses pieds traînant sur le plancher pour qu'il remarque sa présence.

Il se retourna sur son banc et un beau sourire illumina son visage, lui brisant le coeur plus que n'importe quoi d'autre.

" Salut. Je t'ai pas vu de toute la journée. " Il se leva et alla à sa rencontre mais elle changea de trajectoire et alla jusqu'à la fenêtre.

Elle l'entendit soupirer derrière elle.

" Bella, veux-tu s'il te plaît me faire face? "

Elle se tourna lentement vers lui et il croisa ses bras en travers son torse. Il l'observait avec désaprouvement.

" Edward, on peut pas faire ça. Dit-elle d'une voix calme.

_ Nous y voilà! Répliqua Edward en secouant exagérément sa tête.

_ Edward. Peu importe ce que c'est, ça ne peut pas nous aider. Le supplia-t-elle.

_ Ca ne peut pas nous aider? " Répéta-t-il, ses yeux plissés fixés sur elle. " Bella, rien que le fait d'être près de toi m'a aidé. "

Il se retourna et pointa du doigt le piano.

" Ca fait trois ans que je n'ai pas joué une seule note et depuis que je suis ici, j'ai composé cette chanson pour toi, à cause de toi. Je suis calmé depuis assez longtemps maintenant pour composer malgré ces horribles séances de thérapie parce que je sais que je vais te voir malgré cela. Et même si je m'étais trouvé sur un planché dur, Emmett me donnant de grands coups de pieds dans le dos, je n'ai jamais aussi bien dormi que la nuit dernière. Tu as raison sur ce point ; je suis optimiste. Alors ne reste pas plantée là à me dire que ce qui se passe entre nous ne va pas nous aider.

_ Edward, on peut pas sortir ensemble. On ne peut vraiment pas. Et je n'en ai pas envie. » Il secouait toujours la tête alors elle continua. « Comment puis-je savoir que dès que nous sortirons d'ici, je ne te considèrerais pas comme un simple flirt ? Que tout cela faisait juste partie d'une illusion dûe au fait que je me trouve dans un hôpital psychiatrique ? Les gens sont solitaires, Edward, et nous nous sommes rattachés l'un à l'autre. Super. Mais ça s'arrête là. »

Elle sentait son coeur battre de plus en plus fort et il se figea à ses dernières paroles ; mais elle tenait en compte le conseil de Marcy : se contrôler.

Elle devait le contrôler si elle voulait le préserver. Si elle le faisait cesser maintenant, elle serait en mesure de le garder en elle pour toujours comme un magnifique souvenir.

Edward saisit violemment ses partitions, les déchira en lambeaux et sortit en trombe de la pièce, sans un regard en arrière.

oOo

Edward courrait dans la direction du bureau de Marcy alors que les mots de Bella raisonnaient encore dans ses oreilles.

« Simple flirt.... »

« Juste partie d'une illusion... »

Il les avait déjà entendus auparavant. Ses parents avaient essayé de lui tirer les vers du nez une fois qu'ils avaient appris son secret. Au tribunal, l'avocat de Cassandra avait tenté de convaincre le juge avec ces mêmes mots. Elle-même avait volontiers dit à la cours dans ces termes-là qu'il avait fait partie d'une illusion et cela l'avait brisé.

En arrivant dans le bureau de Marcy, il le trouva vide. Il entra et s'assit sur le divan en prenant sa tête dans ses deux mains alors que son passé refaisait surface...

« J'ai l'impression que ma mère se doute que quelque chose ne va pas... » Souffla-t-il à la hâte.

Les yeux gris de Cassandra s'élargirent et elle saisit sa main presque douloureusement.

« Edward ! Tu dois agir normalement ! Personne ne doit jamais savoir ! Ils ne pourraient tout simplement pas comprendre. »

Et Edward savait qu'elle avait parfaitement raison. Personne ne pourrait comprendre. Mais il lui était de plus en plus difficile de s'asseoir chaque jour dans sa classe en sachant ce qu'ils faisaient. Et il lui était de plus en plus difficile de regarder ses parents, à qui il disait toujours la vérité, et de ne pas être en mesure de leur révéler quoi que ce soit.

Qui se moquait de savoir qu'elle était son professeur ? C'était la première fois qu'il ressentait ce genre de choses et il avait la ferme intention de le ressentir le plus longtemps possible. Et cela... C'était quelque chose de complètement nouveau pour lui...

Mais il comprenait qu'ils devaient rester inaperçus.

« As-tu travaillé sur ma chanson ? » Chuchota-t-elle en lui souriant.

Il sourit à son tour et acquiéça. Il lui avait dit au début, qu'elle l'inspirait.

Pour lui, elle était la contradiction faite femme.

Le soleil dans ses cheveux mais la tempête dans ses yeux.

Il ne voulait pas être trop fluffy ou trop fleur bleue, mais il pensait réellement que leur relation était vraie. C'était tellement vrai pour lui qu'il aurait été prêt à faire n'importe quoi pour elle. Il était terrifié à l'idée qu'elle ait honte de lui.

Et il faisait toujours plus d'effort pour être digne d'elle.

« Edward... » Souffla-t-elle en écho dans la pièce...

« Edward... »

« Edward ? »

Il releva brusquement la tête et vit Marcy sur le pas de la porte, visiblement confuse.

« Notre séance n'est pas avant une cinquantaine de minutes. Est-ce que tout va bien ? Elle s'avança et vint s'asseoir en face de lui.

_ J'étais amoureux d'elle. Murmura-t-il sans la regarder dans les yeux.

_ Je sais.

_ J'étais amoureux d'elle sans savoir même ce qu'était vraiment l'amour.

_ Je sais.

_ Et elle m'a... anéanti. C'était douloureux pour lui de dire ces mots mais il devait le faire. C'était tout ce qu'il pouvait faire.

_ Dis-moi alors comment es-tu revenu à la vie ?

_ Je crois... Il s'arrêta, réalisant qu'il n'avait plus rien pour le ramener à la vie de nouveau. Bella lui avait fait parfaitement comprendre.

_ Bella ?... » Lui demanda-t-elle doucement et il rencontra son regard bleu.

Elle lui souriait doucement et il pouvait sentir son bonheur à travers son corps. Son bonheur pour lui.

« Comment avez-vous... »

Comment avait-elle pu savoir ? Il ne se souvenait même pas avoir mentionner Bella en sa présence ou même supposer ses sentiments pour elle.

« Comment est-ce arrivé, Edward ?... » Elle semblait grandement intéressée.

Edward ferma les yeux comme s'il tentait de se souvenir du regard de Bella. Déterminé. Déterminé à le faire dégager de sa vie.

Il n'aurait jamais dû s'exposer de nouveau. Tout ce que ça lui avait rapporté était d'avoir une fois de plus le coeur brisé. Il avait honnêtement cru que Bella était celle qui l'aiderait à remonter la pente, qu'elle pourrait l'aider à se reconstruire en quelqu'un de beaucoup plus fort, qu'ils seraient capables de tout vaincre ensemble, qu'ils étaient faits l'un pour l'autre, comme dans un puzzle.

Mais elle ne voulait pas de lui.

Il était juste un simple flirt...

« Oh Edward... » Elle soupira et sembla atterrée. « Que s'est-il passé ? »

Il secoua juste la tête, refusant de revivre ce moment.

oOo

Bella se réveilla le lendemain matin avec ni le coeur ni la tête en fête. Mais elle était convaincue qu'elle avait fait le bon choix, pour tous les deux. Dans un an, ce serait tout simplement un souvenir, un beau rêve qui ne pourra jamais être réalisé. Mais c'était mieux ainsi. Pourquoi souffrir encore plus plus tard alors qu'elle souffrait déjà atrocement ?

Elle marcha sereine jusqu'au bureau de Marcy, impatiente de lui révéler comment elle avait géré la situation.

En entrant dans la pièce, elle se dirigea directement vers le divan et s'y assit, croisant ses jambes en parfaite imitation de Marcy Thatcher.

Elle sourit brillamment et Marcy leva un sourcil à son encontre.

« Je l'ai fait. » Commença Bella. « J'ai pris le contrôle. »

Marcy acquiéça.

« Ca veut tout dire. » La thérapeute fit un vague geste de la main. « Je suis toute ouïe. »

Et alors, Bella lui raconta. Elle lui raconta comment elle avait tout stopper entre Edward et elle. Elle omit de mentionner les parties où son coeur s'était déchiré en morceaux et à quel point il avait paru atterré par sa décision à ce moment-là de leur conversation.

Quand elle eut fini, elle toisa Marcy attendant de voir une trace de gêne ou la moitié d'un sourire moqueur mais tout ce qu'il vit fut un froncement de sourcils et de la préoccupation sur son visage.

Après quelques instants, elle posa son dossier et son stylo.

« Oh Bella... » Elle soupira, consternée.

Quoi ?

Ce n'était pas ce qu'elle voulait ? Pour Bella, de prendre le contrôle de sa vie et de ses émotions ? C'était bien ça qu'elle voulait dire ! Elle ne pouvait plus revenir sur ce qu'elle lui avait dit.

« Vous n'avez pas à être consternée. C'est ce que vous m'avez dit de faire. La voix de la jeune fille avait légèrement augmentée.

_ Non. Je t'ai dit de prendre le contrôle. Pas de le fuir. »

Bella se rattacha au divan.

« Vous ne savez rien à propos de ce qui m'arrive.

_ Parce que tu ne m'en as pas parlé, Bella. Comment peux-tu attendre de moi une quelconque aide quand tu ne me donnes aucune information, aucun détail peut-être sur le changement le plus radical de toute ta vie ?

_ Vous vous méprenez avec vos propres mots...

_ Non ! Tu te méprends avec mes mots ! Qu'est-ce que tu pensais que je voulais dire ? Te couper complètement de la seule personne qui a été en mesure de te toucher ? Ne crois pas que je n'ai pas remarqué la façon dont vous vous comportez. Je vois les regards, les brefs touchers, les sourires. Qu'est-ce que tu pensais qui allait se passer ? Le monde va-t-il s'écrouler parce que tu as ressenti autre chose que de la douleur ? Explique-moi tout Bella, parce que je meurs d'envie de le savoir. »

La jeune fille bouillonnait à l'intérieur d'elle-même.

« Vous avez dû l'éloigner, finalement. » Murmura-t-elle d'une voix dure.

Marcy cligna des yeux.

« L'éloigner ? C'est vraiment ce que tu penses ?

_ Vous ou quelqu'un ou quelque chose d'autre. Tout le monde finit par abandonner pour s'éloigner. » Bella se détourna et essuya ses yeux avec un pan de sa chemise.

Elle entendit Marcy soupirer derrière elle et le bruit de papiers qu'on manipule. Se retournant à nouveau, elle vit la thérapeute sortir la magnifique photo et la poser sur la table.

« Viens ici. »

Il n'y avait pas de place pour argumenter et Bella ne le voulait pas. Elle voulait juste jeter un autre coup d'oeil sur le couple figé dans le temps. La jeune fille s'agenouilla doucement sur le sol et contempla tendrement le couple qu'elle et Edward formaient.

« Permets-moi d'éclaircir certains points pour toi, Bella. »

Elle pointa l'image.

« Tu veux que je te dise qui je vois, là ? » Dit-elle en pointant Edward. « Je vois un garçon qui détestait tout le monde. » Puis, elle pointa Bella. « Et une fille qui n'avait confiance en personne. » Puis, elle les pointa tous les deux en même temps. « Ils se sont rattachés l'un à l'autre. C'est vrai. » Dit-elle en tapotant l'image de ses deux doigts. « Ils ont conçu une connexion. Je pense qu'ils sont sur la voie de la guérison. »

Elle contempla Bella qui était encore absorbée par la photo.

« Ne sois pas comme ta mère, Bella. Ne sacrifie pas ce que tu désires pour des raisons qui te semblent valables. Ne retiens pas tes sentiments à l'intérieur de toi. Ils ont tendance à étouffer et à tuer ce qui est le plus important. Ceci... » Dit-elle en tapotant à nouveau la photo. « ... est le plus important. »

A suivre...