Merci beaucoup à ShikaeshiYuukito, Love FMA, Ambroisine et Capitain J pour leurs review :)
Ce chapitre là j'ai eu du mal à m'y mettre mais fallait bien le pondre, pour introduire le suivant haha! J'espère qu'il vous plaira malgré le sujet sensible qui tourne autour de Miss Alder. Et bonne lecture !
10. Confiance
Qu'est-ce que l'amour William ? Comment définir ces choses comme le désir, les sentiments, ou l'attirance quand on les vit pour la première fois ?
Toutes ces questions jusqu'alors sans importance m'ont assailli lorsque j'ai rencontré la plus extravagante des entremetteuses de la capitale . Armée uniquement de son corps de Vénus, ayant pour seule attaque une parade aguichante, elle a retourné mes convictions en secouant mon cerveau comme un shaker.
Le sexe ne m'intéressant pas plus que les satellites d'Uranus, je compris immédiatement pourquoi Mycroft songeait que j'étais l'eunuque de la situation. Malgré cela Will, j'étais terriblement fasciné par l'effet déstabilisant qu'elle avait sur moi.
Elle savait qu'en jouant les cartes de l'impudeur et de la provocation elle gagnait face à mes défenses toutes inappropriés à un tel contexte. Mais sa subtilité ne se limitait pas à de l'exhibition gratuite. Par son audace et son intelligence, elle a séduit mon esprit totalement hermétique à la sensualité humaine.
Elle me provoque sur un terrain que je ne maîtrise absolument pas, jouissant de ma décontenance tandis que je la laisse radicalement me dominer. Il y a deux jours de cela, je ne l'aurais jamais toléré de mon vivant. Mais avec cette femme c'est totalement différent. Cela n'a rien de l'étourdissante euphorie dont ces abrutis transits ne cessent de me décrire l'extase. Cela ne m'entiche pas de ce sourire niais qui n'appartient qu'à John lorsqu'il va retrouver son rendez vous de la soirée. Cela ne m'apporte nulle sensation de bien être total, ni cohésion entre mon cœur affolé et mon cerveau survolté.
A l'encontre de mes jeux mortels avec Moriarty qui fouille mon âme pour y sonder la moindre faiblesse afin de l'associer à ma perte, Irène les décèle avec une aisance déconcertante, et me les renvoie à la figure pour que j'assume mes lacunes. J'en ai tremblé, j'en ai douté, je suis tombé malade à en perdre toute volonté. Son regard envenimé avait déversé dans mes veines un poison plus corrosif que l'adrénaline et nocif que la passion. Insufflant en moi un réconfort que je n'atteignais pas dans l'exercice de mes fonctions…
Si je l'intriguais, elle me fascinait. Cette gravitation nous grisait dans un jeu où je ne cherche pas à m'imposer. J'ai bientôt découvert qu'elle non plus ne chercher pas à me dominer. Juste à laisser ses sentiments de femme s'exprimer naturellement en ma présence. Je pense William que si nous avions été des individus ordinaires, nous nous serions vu comme des êtres humains avec des sentiments communs.
Mais nous étions exercés à l'art de la manipulation et de la méfiance. L'excitation de notre liaison venait peut être du fait que nous savions qu'elle était dangereusement éphémère. L'adversité a prit le pas sur cette relation, dont l'hypocrisie avait disparu depuis longtemps. J'ai perdu une bataille, mais j'ai gagné la guerre. J'ai gracié sa vie, mais je l'ai laissé fuir. Nous savions tout deux que si le danger était la flamme de notre complicité, nous aurions l'occasion de la raviver à l'avenir.
En attendant, un être si méchamment séduisant pourra ravager d'autres corps que le mien, qui ne saura probablement jamais succomber aux charmes de l'amour.
Du moins pas envers elle.
Oui William, en conclusion, cette probabilité là était inconcevable. Malgré ce que pourrait en dire Mycroft, mon coeur n'a jamais été complètement séduit par cette magicienne, car avant que je m'en rende compte, il avait déjà été conquit. Dans ces déboires sentimentaux que je te déblatère, j'ai compris une chose : l'amour, aussi fusionnant soit-il, ne subsiste pas sans confiance.
Et je ne n'ai offert la mienne qu'à une seule personne.
Voilaaa! Prochain chapitre ... Provocation. La suite à mon retour de vacances :)
