Note d'auteur : Bonjour à tous :) Encore une fois, désolée du temps qu'aura mis ce nouveau chapitre à arriver... J'aurais du le poster avant de partir en vacances, mais malheureusement, j'ai manqué de temps, j'espère que vous ne m'en voulez pas trop...
Sinon, je vous souhaite au courageux qui sont encore là, une bonne lecture ! J'espère que ce chapitre vous plaira :)
CHAPITRE X
Disparition
Le soleil commençait à décroître dans le ciel quand tous les habitants furent rassemblés sur la place du village. Hermione, qui s'était portée volontaire pour donner toutes les explications nécessaires aux Lacandons, se tenait désormais face à eux, perchée sur une scène improvisée - quelques vieux cageots mis les uns à côtés des autres - lui permettant de dominer l'assemblée d'une tête. Tonatiuh se tenait près d'elle afin de lui servir d'interprète.
Elle leur expliqua longuement la véritable raison de leur venue ici, qu'ils étaient là pour les protéger des hommes qui étaient venus leur rendre visite quelques minutes plus tôt, car ces derniers ne désiraient qu'une chose : s'approprier leur magie.
La plupart des habitants réagirent mieux qu'Hermione ne l'eut espéré. Certains montrèrent quelques signes d'inquiétude, bien entendu. Les autres se contentaient de hocher la tête de temps à autres pour montrer qu'ils comprenaient bien la situation plus que critique.
A la fin du discours de la jeune sorcière, tous se dispersèrent et reprirent leurs activités habituelles, les dernières nouvelles ne semblant pas les avoir ébranlés outre mesure.
« Comment se fait-il qu'ils ne s'alarment pas plus que cela ? s'inquiéta Hermione, une fois qu'elle eut sauté avec précautions de son perchoir.
- Ils ne prennent pas cette menace au sérieux, lui répondit Tonatiuh, aussi inquiet qu'elle. Nous avons, par le passé, déjà été menacé de la sorte, alors ils s'imaginent tous que notre chef règlera cela rapidement.
- Sauf que cette fois, la menace est réelle, intervint Severus, et probablement bien plus préoccupante que celle que vous avez connues. »
Tonatiuh acquiesça, puis son regard se perdit dans le vide.
« J'espère sincèrement que vos aurors arriveront à temps, dit-il d'une voix éteinte qu'Hermione ne lui connaissait pas, ou bien nous serons contraint d'accéder à la demande de ces hommes…
- Mais c'est impossible! Riposta Hermione. Vous l'avez entendu aussi bien que moi! Rien ne peut être pire que le retour de Voldemort…
- Malheureusement, nous n'aurons pas le choix, déclara Severus une nouvelle fois. Hutchins l'a dit lui-même; nous serons incapable de les combattre si nous ne sommes pas plus nombreux… »
Il n'ajouta rien de plus et parti se réfugier un peu à l'écart du village, préférant se murer dans son éternelle solitude plutôt que de subir l'inquiétude grandissante de ses camarades.
Hermione soupira en constatant que son attitude d'ermite reprenait le dessus. Elle se tourna vers Tonatiuh, s'apprêta à lui apporter un quelconque réconfort quand un déclic se fit dans son esprit. Quelque chose manquait. Depuis un certain temps déjà. Accrochant le regard du jeune homme, elle lui demanda, d'une voix légèrement tremblante qu'elle essayait de contrôler :
« Où est Metzli ? »
Tonatiuh sembla soudainement s'éveiller. Aucun d'eux n'avait aperçu la jeune fille depuis un bon moment. Et pourtant, elle aurait du se trouver sur la place du village, avec les autres pendant les explications sur les évènements. Cependant, la confusion générale les avaient empêchés de remarquer son absence. Ils firent rapidement le tour du village, avec l'espoir que la jeune femme se trouve quelque part, à l'écart de la foule. Malheureusement, il n'en était rien, et elle restait introuvable.
Craignant que le pire ne soit arrivé à son amie, Hermione se précipita à la suite de Severus, qui ne devait pas être bien loin, afin de le prévenir de la situation. Tonatiuh, quant à lui, s'activa à informer Chan Bor de la mauvaise nouvelle et du fait qu'il partait immédiatement à la recherche de la jeune femme.
Rapidement, Hermione, Severus, Baxter, et Tonatiuh s'étaient, avec l'accord de Chan Bor, rassemblés à l'entrée du village afin de partir à la recherche de Metzli. Hermione, dans un élan d'optimisme, se plaisait à penser que la jeune femme s'était tout simplement perdue, et que lorsqu'elle serait retrouvée, l'escapade organisée pour la retrouver se trouverait être inutile. Malheureusement, au fond d'elle-même, elle savait que cette hypothèse était peu probable. Metzli vivait ici depuis toujours. Elle connaissait probablement les environs comme sa poche, et il y avait donc peu de chance qu'elle se soit perdue. Malgré cela, tous décidèrent de ne pas s'alarmer plus que nécessaire. Ils pénétrèrent dans la forêt qui bordait le village, cherchant de tous côtés la moindre trace de la jeune Lacandon disparue.
Ils marchaient tous d'un bon pas, sachant pertinemment que dans de telles situations, chaque seconde était importante. Il pouvait être arrivé n'importe quoi à la jeune femme, et seul Merlin savait ce qu'il lui fallait subir pendant ce temps là.
Le soleil avait commencé à redescendre doucement dans le ciel quand le petit groupe décida de faire une rapide pause afin de reprendre un minimum leur souffle. Si les trois hommes était encore relativement en forme, Hermione, qui n'était pas une grande sportive malgré ses aptitudes étonnantes à la course à pieds, était à bout de souffle, et du prendre appui sur un rocher non loin de là afin de retrouver un rythme cardiaque acceptable. Sachant que sa grossesse devait la fatiguer plus qu'à l'ordinaire, Severus s'approcha d'elle et, le visage impassible, lui tapota le dos. Cela se révéla plus un soutient moral qu'autre chose, mais Hermione lui en fut silencieusement reconnaissante, et après quelques minutes se redressa, indiquant à ses camarades qu'elle était prête à reprendre la marche. Ils continuèrent alors leur chemin, d'un pas plus calme cette fois-ci. Au fur et à mesure que le temps passait, tous perdaient espoir de retrouver Metzli avant la nuit.
Ce fut quand ils s'apprêtèrent à rebrousser chemin pour regagner le village que Baxter, en bon auror qu'il était, repéra au loin une épaisse fumée noirâtre. Il ne pouvait s'agir que d'un feu de bois. Ils avancèrent prudemment en direction de la source de la fumée, curieux de découvrir qui pouvait bien avoir élu domicile en plein milieu de la forêt. A mesure qu'il se rapprochaient, un brouhaha se fit entendre au loin. On entendait indistinctement des voix, trop nombreuses pour pouvoir comprendre ce qui se disait. A cela s'ajoutait le bruit d'une certaine agitation.
Le petit groupe ralentit alors la marche. Il valait mieux ne pas se faire repérer, au cas où les personnes qui se trouvaient à quelques mètres d'eux se révèleraient être des ennemis.
Ils furent rapidement assez près pour découvrir que l'agitation provenait d'une sorte de campement de fortune, dans lequel se mélangeaient des tentes de tailles, formes et couleurs différentes. Ces tentes étaient regroupées grossièrement autour d'un immense feu de bois, qui servait probablement à tout le campement. Les hommes vivant dans ce campement semblaient, à première vue, plutôt nombreux. Ils étaient au moins une bonne trentaine, afférés à diverses taches non loin de là. Mais qui sait seulement combien il y en avait encore de part et d'autre du camp ?
Hermione, tout comme ses camarades, n'eut pas à réfléchir longtemps pour deviner que ces hommes étaient les mêmes que ceux qui étaient venus leur rendre visite quelques heures plus tôt. Et ils avaient très certainement capturée Metzli d'une manière ou d'une autre, et elle était désormais sûrement retenue quelque part à l'intérieur du camp.
« Nous devons entrer discrètement et aller la chercher…déclara Tonatiuh de but en blanc.
- Et comment ? répliqua Marty. Ils sont des dizaines, et nous ne sommes que quatre. Enfin, trois et demi, ajouta-t-il en jetant un regard compatissant à Hermione qui ne semblait pas le moins du monde troublée par sa remarque. Si on se fait attraper, reprit-il, on est mort.
- Dans ce cas, nous ne nous ferons pas attraper…
- Réfléchissez deux minutes Tonatiuh, intervint Severus. Baxter à raison, nous ne ferions qu'empirer les choses en entrant là-dedans »
Hermione préféra ne pas participer au débat. Ces trois là - particulièrement Severus et Marty - étaient des têtes de mules, et pouvaient se montrer bornés quand ils le voulaient.
« Alors que suggérez-vous ? demanda Tonatiuh sarcastiquement. Que nous la laissions là-bas au risque de ne jamais la revoir ?
- Ne vous emballez pas, tenta de le calmer Marty, nous ne sommes même pas encore sûrs qu'elle soit dans ce camp… »
Comme par magie, à l'instant ou l'auror terminait sa phrase, il y eut du mouvement dans l'une des tente du campement. Plusieurs sorciers en sortir, dont le fameux Hutchins qu'ils connaissaient déjà. A ses côtés se tenait une Metzli à l'air dépité, la tête basse et semblant refouler quelques sanglots. Elle avait les poignets attachés dans le dos, et un homme d'au moins deux têtes de plus qu'elle la tenait par les épaules, la guidant au travers des tentes et des sorciers présents. Ils se dirigèrent vers le fond du camp, si bien qu'ils disparurent bientôt du champ de vision d'Hermione et des autres.
Tonatiuh se tourna alors vers Severus et Marty. Un air de défit se lisait désormais sur son visage.
« Bon d'accord, admit Marty, nous savons qu'elle est là, mais ça ne signifie pas que nous devons nous jeter là-dedans tête baissée…
- Ils l'utilisent probablement comme otage, continua Severus. Ou alors, ils essaient d'obtenir des informations. Dans tous les cas, elle leur est utile, pour le moment. »
Tous approuvèrent distraitement.
« Nous devrions rentrer au village, proposa-t-il alors, et demander son avis à votre chef. »
Hermione, qui ne l'avait jamais vu si calme, ne put qu'approuver cette décision d'un hochement de la tête.
Ils passèrent plusieurs minutes à tenter de convaincre Tonatiuh de rentrer au village avec eux. Ce dernier pesa le pour et le contre, puis se résolut à les accompagner, conscient que Metzli ne risquait, pour le moment, pas grand-chose. Après tout, lorsqu'ils l'avaient vu, elle leur avait paru en relative bonne santé. De plus, elle devait être d'une certaine utilité à Hutchins, qui se garderait donc bien de se débarrasser d'elle trop rapidement.
Ils prirent donc rapidement le chemin du retour, se gardant bien d'être trop bruyant, au risque de se faire repérés. Tonatiuh ne dit pas un mot de tout le trajet, montrant ainsi à ses camarades ce qu'il pensait de leur décision. Il savait au fond de lui même qu'ils devaient agir pour le bien de tous, et qu'il eut été vain et stupide d'aller chercher Metzli à quatre contre dieu sait combien d'hommes. Non, ils avaient prit la bonne décision...Ne restait qu'à prier pour que Meztli soit traitée correctement par ces hommes. Ou du moins, qu'elle ne soit pas tuée avant qu'ils ne reviennent la chercher.
Le chemin du retour leur parut bien plus long que l'aller. D'une part parce que le camp des mangemorts était au plus profond de la forêt, bien plus loin qu'ils ne l'auraient crut. Ensuite, la nuit ne tarderait pas à arriver, et le manque de luminosité ralentissait leur pas de plus en plus. Aucun d'eux ne voulait risquer de se prendre les pieds dans une vieille souche et de se blesser maladroitement.
Il faisait nuit noire quand ils atteignirent enfin le village. La plupart des habitants semblaient s'être retirés chacun dans leurs tentes. Malgré l'heure tardive, Tonatiuh refusa d'attendre le lendemain pour informer Chan Bor de ce dont ils avaient été témoins dans la forêt.
Il s'élança au devant des trois autres et s'introduisit dans la tente du chef, sans attendre d'y être invité. Ne sachant comment réagir face à son comportement, Hermione, Severus et Marty avancèrent à leur tour en direction des quarters du chef, préférant cependant attendre le jeune homme dehors. Les voix des deux protagonistes à l'intérieur se firent entendre. Cependant, auncun des trois sorciers n'aurait sut deviner l'issue de la discussion. Tonatiuh leur semblait un peu énervé, lui qui était d'ordinaire d'un calme olympien. Chan Bor, au contraire, se semblait pas affolé. Il n'intervenait que de temps en temps entre deux tirades du jeune homme, probablement pour laisser ce dernier respirer un peu. Après ce qui parut une éternité à Hermione – elle luttait depuis un bon moment pour ne pas s'écrouler de sommeil malgré la gravité de la situation – les deux hommes sortirent enfin de la tente du chef du village. Tous deux semblaient soucieux. Chan Bor parla le premier, laissant à Tonatiuh le seoin de traduire ses paroles.
"Nous ne pouvons rien faire pour le moment, dit le jeune homme, dépité. Nous allons attendre le lever du jour et envoyer plusieurs hommes près de ce camps pour en apprendre plus sur la situation."
Hermione leva les yeux vers Tonatiuh, et comprit à quel point cette décision semblait le toucher. Se pourrait-il que Metzli soit pour lui plus qu'une simple amie? Elle ne put répondre à cette question puisque tous se dispersèrent et partirent se coucher. La jeune femme emboita le pas de Severus qui se dirigeait à présent vers leur propre tente, l'air contrarié. Consciente que cette situtation ne lui plaisait guère, elle lui demanda :
"Tout va bien?"
Il se tourna vers elle, l'air interrogateur. Après quelques instants de silence, il lui accorda cependant une réponse :
"Oui. C'est juste que toute cette agitation commence un peu à me taper sur le système..."
Hermione retint un sourire à l'utilisation de cette expression, peu commune dans la bouche de son compagnon. D'ordinaire, son vocabulaire était un peu moins... imagé.
"Tu crois qu'on va réussir à la sauver? reprit Hermione, une pointe d'inquiétude dans la voix.
- Je n'en sais rien, répondit gravement Severus. Tout ce que j'espère, c'est que les aurors ne tarderont pas. Si Hutchins décide de nous attaquer par surprise, nous ne tiendrons pas cinq minutes..."
Hermione acquiesça, consciente que Severus avait raison. Les Lacandons étaient pacifistes. La guerre ne faisait pas partie de leur culture. S'ils en venaient à devoir combattre, l'issue du combat serait certainement funeste pour eux...
En parcourant les derniers mètres qui les séparaient de leurs couchettes tant désirées, elle se surprit à caresser distraitement le bas de son ventre, geste qui était devenu régulier depuis quelques temps. Elle jeta un regard en coin à Severus, comme pour voir si, lui aussi, avait remarqué cette marque d'affection envers l'enfant qui grandissait en elle. Mais l'homme avait les yeux fixés vers l'horizon, et ne semblait pas faire attention à elle plus que d'habitude. Elle s'interdit cependant de penser une nouvelle fois à l'attitude de son compagnon envers sa grossesse. Après tout, elle n'était enceinte que de quelques semaines. Il se pourrait qu'il deviennent un peu plus enthousiaste à ce sujet d'ici quelques temps. Ou peut-être pas...
Ils entrèrent enfin dans leur tente, ce qui mit fin au débat intérieur qui commençait à germer dans l'esprit de la jeune femme. Elle se laissa tomber sur sa couchette lourdement, et vit Severus faire de même tout près d'elle. Elle ferma finalement les yeux, vidant son esprit de toute pensée négative. Elle ne dut pas attendre longtemps avant que le sommeil ne la gagne.
Le lendemain, Hermione s'était réveillée aux aurores, incapable de retrouver le sommeil une fois qu'elle l'eut quitté au lever du soleil. Elle s'était alors assise sur sa couchette, avait attrapé dans son sac qui trainaît non loin, l'un des livres qu'elle avait emporté, et s'était plongé dedans en attendant que Severus ne se réveille lui aussi. N'étant pas un habitué des grasses matinées, il ne fallu pas longtemps pour que lui aussi quitte les bras de Morphé. Il fut en revanche étonné de constater qu'Hermione ne dormais plus. Contrairement à lui, dormir était d'ordinaire l'une de ses activités favorites. Il ne fit cependant aucune remarque, et ne lui adressa qu'un vague "bonjour" avant de se lever et de s'habiller. Il quitta la tente quelques minutes plus tard, sans rien ajouter de plus. Hermione se douta qu'il s'était probablement levé du pied gauche – comme souvent – et préféra continuer sa lecture plutôt que de lui courir après pour exiger qu'il lui adresse plus que les simples salutations matinales d'usage. Elle le connaissait, et savait qu'il n'était pas du matin. La jeune sorcière ne vit pas le temps passé, trop absorbée par son livre. La matinée était bien avancée lorsqu'elle fut tirée de sa lecture par le remue-ménage qui se tenait dehors. Elle posa son livre près de son lit et se leva, bien décidée à découvrir ce qui se passait à l'extérieur.
Elle passa la tête à l'extérieur de la tente, mais ferma presque immédiatement les yeux, aveuglée par le soleil, déjà très haut dans le ciel. Elle les rouvrit après s'être habituée à la forte luminosité, puis sortit de la tente pour se rapprocher de la foule qui s'était formée à quelques mètre de là.
Les personnes présentes avaient formé un cercle autour de quelque chose qu'Hermione ne put apercevoir de là où elle était. Elle se faufila alors discrètement à travers la foule pour se rapprocher de ce qui retenait leur attention à tous. Elle arriva finalement au premier rang, et constata qu'une nouvelle fois, un inconnu était venu leur rendre visite. Cette situation commençait à devenir légèrement redondante...
Severus était présentement en pleine discussion avec un homme dont le visage lui était inconnu. L'homme était petit. Il arrivait à peine au niveau des épaules de son interlocuteur. Ses cheveux blonds cendrés – et plutôt sales - coupés grossièrement au niveau des oreilles et ses vêtements racomodés de toutes parts ne donnaient pas particulièrement l'impression que le nouveau venu donne une quelconque attention à son apparence physique.
Il s'adressait à Severus d'une voix légèrement tremblante, mais essayait de combler son manque d'assurance en redressant la tête et en bombant le torse, comme s'il voulait paraître plus grand. Sa tactique ne fonctionnait pas : Severus en faisant autant, et son allure impressionnante ne faisait que renforcer le malaise du pauvre homme debout devant lui.
Décidant de mettre fin au calvaire de cet inconnu, Hermione se glissa aux côtés de Severus et lui demanda des explications quant à la situation.
Il ne répondit rien, se contentant de lui tendre un morceau de parchemin plié, qui avait vraisemblablement déjà était lu. Alors qu'elle lui jetait un regard interrogateur, il lui explica que l'homme face à eux était un messager, envoyé par Hutchins.
Hermione aquiesça et parcourut rapidement le mot des yeux, se doutant qu'il n'apportait pas de bonnes nouvelle. Le mot était bref, et ne faisait qu'indiquait ce qu'ils savaient déjà : Meztli était avec eux, et elle allait bien. Si elle fut rassurée de cette nouvelle, le reste de la lettre était plus inquiétant. Il était écrit que si les Lacandons souhaitaient revoir la jeune fille vivante, il leur faudrait se soumettre aux mangemorts, et leur abandonner leur pouvoirs. L'ultimatum était valable trois jours.
La lettre était brève, concise, et ne laissait place à aucune alternative. Alors qu'Hermione repliait soigneusement la lettre, Marty arriva à ses côtés, essouflé. Elle lui tendit le mot, et ils attendirent qu'il le lise afin d'avoir son avis. Tonatiuh et Chan Bor étaient présents eux aussi, et semblaient plus inquiets que jamais. Lorsque Marty eut terminé de lire à son tour, la tension entre tous était palpable. Le messager se retira, indiquant qu'il reviendrait dans trois jours, afin de transmettre leur réponse à son supérieur.
Chan Bor ordonna à son peuple de retourner à leurs occupations, et demanda à Hermione, Severus, Marty et Tonatiuh de le suivre dans sa tente.
La plupart de ses conseillers s'y trouvaient déjà. Il s'assit sur son fauteuil, au bout de la pièce, et s'adressa à Tonatiuh.
"Chan Bor dit qu'il souhaite vous demander votre avis à propos de ce qui viens de se passer, traduit-il lentement.
- Ca veut dire qu'il nous fait confiance ? s'exclama Hermione, surprise de ce revirement de situation.
- Non, reprit le jeune homme. Mais il doute que ses nobles soient capables de gérer une telle crise. Vous êtes réponsables dela sécurité, et il dit que c'est à vous de nous sortir de là.
- Aucune pression"...ironisa Marty.
Severus lui jeta un regard exaspéré, et prit la parole :
- Et comment espère-t-il que nous vous "sortions de là" sans l'aide des aurors? Nous sommes trois, quatre en vous comptant Tonatiuh. Même avec avec les baguettes les plus puissantes du monde, nous n'aurions aucune chance contre ces mangemorts.
- Notre seule chance est d'attendre l'arrivée des aurors, intervint Hermione.
- Mais il sera peut-être déjà trop tard, reprit Marty. Nous ne savons même pas quand ils sont supposés arriver...
- Je croyais que vous travailliez avec eux, le coupa Severus, vous devriez savoir que les aurors ne sont pas fiables..."
Hermione jeta un regard noir à Severus. Ce n'était vraiment pas le moment de se lancer des piques...
"Notre meilleure chance est de récupérer Metzli, reprit Tonatiuh, traduisant toujours les paroles du chef. Ainsi, nous leur enlèverions leur moyen de pression, ce qui nous donnerait du temps pour l'arrivée des aurors."
Hermione acuiesça. Severus, au contraire, ne semblait pas emballé par l'idée.
"J'imagine que nous serions obligés d'organiser ce sauvetage...demanda-t-il directement au chef.
- Il n'y a pas d'autre solution, déclara Tonatiuh.
- Il a raison, continua Marty. Nous devons nous organiser. Nous ne devons pas être beaucoup. Nous quatre, ça devrait suffir. Et il nous faudra être discrets, si jamais il nous fallait nous battre, se serait foutu."
Après quelques minutes de discussion, Chan Bor demanda à ses conseillers de quitter la tente, afin de permettre à Hermione, Severus, Marty et Tonatiuh de travailler leur plan d'attaque. Cela leur prit presque la totalité de la journée. Lorsqu'ils furent tous à peu près satisfaits de leur manière d'opérer, ils quittèrent le chef et regagnèrent chacun leurs quartiers. Hermione se douta que Tonatiuh et Marty étaient partis travailler encore un peu leur mission de leur côté. Elle et Severus avait décidé de faire un petit tour autour du village avant d'aller se coucher, afin de se changer un peu les idées avant le lendemain. Le silence n'était interrompu que par les quelques soupirs qu'Hermione laissé de temps en temps échapper. Soudain, elle s'arrêta brusquement vers Severus et se tourna vers lui.
"Qu'est-ce qu'on fera après?
- Après quoi? lui demanda-t-il, perdu.
- Quand on rentrera en Angleterre.
- Tu veux dire si on rentre, railla-t-il."
Elle ne répondit rien, attendant visiblement un véritable réponse. Severus soupira et repris :
"Je n'en sait rien. Je n'y ai pas encore réfléchi.
- Tu veux dire que tu ne sais pas si tu rester avec moi ou pas." lança Hermione, apparement iritée.
Severus la fixait d'un regard vide, incapable de répondre.
"Ca va, je comprends, reprit-elle, plus calmement. Je te l'ai déjà dis, tu ne me dois rien."
Severus s'appréta à dire quelques chose, mais elle l'interrompit, changeant brutalement de sujet :
"A quelle heure partiront nous demain?"
Il sembla réfléchir quelques instants, puis répondit :
"Le plus tôt sera le mieux."
Il y eu un nouveau silence, puis il ajouta :
"Tu sais, je ne sais pas s'il est très bon pour toi de participer à cette – expédition...
- Parce que je suis enceinte ? s'exlama Hermione sans même lui laisser le temps de développer sa pensée. Je le sais, mais Metzli est mon amie, et je refuse de ne pas être impliquée !"
Severus semblait chercher ses mots pour tenter de convaincre la jeune femme. En vain, puisqu'elle prit la parole avant lui :
"Je ne suis pas malade Severus, et encore moins en porcelaine ! Je ne vais pas me briser à la moindre bousculade !
- Dans ce cas, s'il arrive quelque chose à ce bébé, tu en seras la seule responsible !"
A l'instant même où il avait prononcé ses mots, Hermione sut que ce n'était pas ce qu'il avait voulut dire, et qu'il regrettait déjà ses paroles. Cependant, il ne s'excusa pas pour autant. Il baissa la tête, et tourna les talons, s'enfuyant dans la nuit.
"Tu es vraiment impossible..." soupira Hermione avant d'aller se coucher.
Note de fin : Alors, vos impressions ? Ca commence à sentir le roussi pour nos amis... Dans le prochain chapitre, la tentative de libération de Metzli ! A bientôt !
