Titre : L'Héritier (titre qui a été trouvé par une copine)

Auteur : Moua

Rating : T et le restera.

Genre : Action/Adventure/Romance

Couples : HP/DM, SS/SB, les homophobes, du vent !

Résumé : UA : À l'âge de 6 ans, Harry Potter est négligé par ses parents, Aurors célèbres de leur époque, pour son petit frère Godric, nommé Sauveur par une prophétie. Et quand Voldemort décide de faire de l'enlever pour faire de lui son Héritier, Harry se sentit trahi par le manque de réaction de ses parents et secourut par son seul point de salut : Voldemort. Cependant Harry n'est pas fait pour être le Prince des Ténèbres et il devra choisir, pendant sa 7ème année à Poudlard entre Ténèbres et Lumière.

Disclaimer : Les personnages appartiennent à Rowling, sauf certains de ma composition.

Blabla de l'auteure :

Nini, mushu et lola merci pour vos reviews. Si vous voulez que je vous réponde, laissez-moi votre adresse mail.

Petite précision : Je ne prends pas en compte les Horcruxes de Voldemort dans ma fic !

CECI EST UN SLASH ! PAR CONSÉQUENT, JE DEMANDE À TOUS CEUX QUE ÇA CHOQUE/REBUTE/DÉGOUTE DE BIEN VOULOIR CLIQUER SUR LE LIEN PRÉCÉDENT ET DE QUITTER CETTE FIC MERCI.

J'INTERDIS FORMELLEMENT À QUICONQUE D'UTILISER KALIA POLIAKOFF ! CE PERSONNAGE M'APPARTIENT DU DÉBUT À LA FIN !

Bonne lecture

Cass

« Pensées »

-Fourchelangue si le texte est normal sinon c'est l'inverse

"Télépathie"

ATTENTION ! MINI LIME !


Chapitre 10 : Orion, Cassiopée & Shadow

Vendredi 24 octobre, 23 heures, chambre du Préfet-en-ChefPoudlard.

La chambre était très simple. Une cheminée de marbre noir, deux fauteuils en cuir vert, une petite table en chêne accompagnée de deux chaises du même bois, deux portes en hêtre, une qui donnait sur la salle de bain commune et l'autre sur la salle commune. Deux grandes fenêtres donnaient sur la Forêt Interdite et une partie du lac. Le lit, à baldaquin, était en acajou, avec des draps de soie verte et deux oreillers en plume d'oies sauvages.

Deux personnes étaient allongées dans le lit. Lit qui, précisons-le, était tout défait : les deux oreillers s'étaient retrouvés par terre, pendant que les draps disaient bonjour au plancher. Les deux personnes en question étaient aussi différentes que le jour et la nuit : l'un était blond, avec des yeux gris et travaillait à la chute de Lord Voldemort. L'autre avait des cheveux d'un noir d'encre et des yeux vert émeraude. Lui, il travaillait du côté de Lord Voldemort. Enfin, pour le moment, là n'était pas le problème. Le problème était plutôt : on dort ou on recommence ? Car la question titillait les deux garçons allongés côté à côté, le souffle court. On dirait pas, mais trois fois de suite après une semaine de cours, c'est crevant !

-Harry ? marmonna pensivement Draco en regardant par la fenêtre, on recommence ?

-Encore ? répondit le brun. Dray, tu sais que je t'adore, et que j'adore avoir ce genre de relations avec toi, mais il faut dormir !

-Je sais, je sais, fit pensivement le blond en regardant par la fenêtre dont les volets n'étaient pas fermés.

Il se leva du lit et s'assit sur le rebord, observant les étoiles, frêles et silencieuses conseillères. La Lune et les Étoiles, les seules, sans doute, à connaître les secrets de Voldemort et du Prince. Il fronça les sourcils : pourquoi donc pensait-il à ces deux assassins après les heures qu'il venait de passer ? Ce n'était quand même pas parce que Rogue était parti aux premières lueurs du jour ce matin, appelé en urgence par le Maître ? Si ?

-Draco ? l'appela, somnolant, son amant. Il y a un problème ?

Le silence lui répondit. Surpris, et un peu agacé, il se leva et se posta juste derrière le blond.

-Draco…

-Qu'est-ce que tu penses du Prince des Ténèbres ? lui demanda-t-il en tournant son regard troublé vers lui.

Harry retint de justesse une grimace. Mais qu'est-ce qui lui prenait de poser une question pareille ! Il décida de rester silencieux. C'est moins dangereux.

-Moi, reprit le Sang-Pur, je trouve que ce type ne mérite même de vivre. C'est un assassin, un homme qui serait prêt à tuer ses parents pour la moindre miette de pouvoir. Mais peut-on seulement appeler ce genre d'être un homme ? Il n'hésite pas à torturer pour avoir des renseignements. C'est un monstre.

Le tout, prononcé d'une voix égale, fit froncer les sourcils dudit Prince. D'accord, il n'avait peut-être pas des méthodes très… orthodoxes, mais au moins, il ne faisait pas ça gratuitement. Faut pas pousser non plus !

-Est-ce qu'il a déjà violé quelqu'un ? s'enquit le brun. Parce que, s'il ne l'a pas fait, ce n'est pas un monstre.

-Tu crois ? fit Draco avec surprise. D'accord, il n'a jamais torturé qui que ce soit, mais il a sans doute laissé cette… tâche à des Mangemorts. Il ne tient pas à salir son sang.

-Ou alors il n'aime peut-être pas l'idée du viol. Tout le monde dit que l'acte maléfique suprême, c'est l'assassinat, mais à mon avis, ça serait plutôt le viol. La mort finira forcément par arriver un jour ou l'autre, quoi que puisse en penser le Seigneur des Ténèbres, tandis que le viol, lui…

Il ne termina pas sa phrase, mais l'expression dégoûtée qui s'installa sur son visage laissait voir ce qu'il pensait de cette chose. Lui tout entier, que ce soit Harry Gaunt ou le Prince des Ténèbres.

-Toi, tu penses ça, murmura l'autre garçon. Mais lui, ce foutu Prince, qu'est-ce qui te fais penser qu'il pense pareil que toi ? C'est un être mauvais.

Il soupira.

-Bien sur, tu ne l'a pas rencontré, et heureusement pour toi, mais moi…

Il frissonna soudainement.

-Je ne dis que je l'ai beaucoup fréquenté, et heureusement pour d'ailleurs ! Mais le peu de temps où nous étions au manoir, nous avons vu de quoi il était capable…

Sa voix laissa place à un chuchotement.

-Il fait des choses… Il a un niveau de magie impressionnant, même pour un mage noir ! Il est aussi puissant que Voldemort, et plus quand il est avec La Louve…

-Dans ce cas, ce n'est plus seulement lui, remarqua judicieusement la personne en question. C'est lui et La Louve.

-Tu ne comprends pas ! l'interrompit le "rescapé". Ils sont tout le temps fourrés ensemble ! Certains pensent même qu'ils couchent ensemble, tellement ils sont proches.

-Stupide idée, jugea Harry avec raison. Ceux qui pensent ça n'ont aucune notion de l'amitié. Ce n'est pas parce qu'ils sont très proches qu'ils couchent forcément ensemble. C'est comme toi avec Pansy ou Blaise.

Le blond lui jeta un regard suspicieux.

-Tu as l'air d'en savoir long sur la question Harry, déclara-t-il d'une voix calme et posée.

Le brun n'eut aucune réaction suspecte visible de l'extérieur. « Il faut que je fasse gaffe, ou il va finir par avoir des soupçons… »

-C'est simplement mon point de vue.

-Humpf… Ce type, c'est le Mal à l'état pur.

Les sourcils d'Harry se levèrent avec incrédulité.

-Le Mal à l'état pur ? répéta-t-il avec incertitude. Tu es sur que tu n'exagères pas un peu ?

-Il est exactement au même niveau que Face-de-Serpent. Et vu que ce sale type est le Mal Personnifié…

Un grognement d'assentiment lui parvint.

« Le Mal Personnifié… Il va être content quand je vais lui apprendre ça. C'est flatteur. »

-Voldemort est la pire personne ayant existé en Angleterre. Et même dans toute l'Europe ! Te rends-tu compte qu'il a assassiné un gosse de 6 ans, simplement parce qu'il faisait partie de la famille Potter !

« Pas vraiment, mais bon… s'il continue dans cette voie-là, je vais finir en martyr de la guerre ! »

-Parce que toi, si tu avais eu devant toi l'un des membres de la famille de ton pire ennemi, tu ne l'aurais pas… mis hors-service ?

-Bien sur que non ! s'indigna le Préfet-en-Chef. Je ne suis pas un assassin !

-Moi non plus. Et au fait, continua-t-il, pris d'une soudaine inspiration, qu'est-ce que tu ferais si tu te retrouvais face au Prince en ce moment ?

-Je… je sais pas, répondit le blond, perplexe. Je suppose que je m'enfuirais pour prévenir les autres, si j'en ai la possibilité.

-Ok, approuva le-dit Prince.

Il s'approcha encore plus de son amant, cette petite discussion l'ayant parfaitement réveillé… Et pas que lui, d'ailleurs.

-Dis-moi Drac, ronronna-t-il en posant ses mains de chaque côté de la tête du Sang-Pur, tu ne voulais qu'on continue notre activité de tout à l'heure ?

Le jeune sorcier déglutit avec difficulté, se trouvant dans le même état que son amant.

-Je croyais que tu voulais dormir, réussit-il à articuler.

-Il ne faut jamais s'endormir en étant dans un état d'excitation, Alena me l'a toujours dit, expliqua-t-il en posant une main indiscrète dans le creux de la cuisse du garçon.

Il posa son front contre celui du blond, dont les yeux venaient de se voiler. Ce dernier posa ses mains sur les fesses musclées du brun échauffé.

-Alors je vais t'aider à perdre ton excitation, susurra-t-il sensuellement.

Et, en moins de temps qu'il ne faille pour l'écrire, il se retrouva adossé au mur à côté de la fenêtre, ses mains tenu au-dessus de sa tête par l'une du brun, pendant que l'autre s'occupait de son petit problème d'excitation, alors qu'une paire de lèvres au délicieux goût de chocolat martyrisait son cou avec art.

-Harry… gémit-il, Harry, je crois que… je crois que je vais…

Un couinement très peu masculin lui échappa, alors qu'il se répandait dans la main du brun. Il inversa les positions d'un coup de rein, argumentant que :

-C'est pas juste que tu ne profites pas d'un superbe suçon…

Une fois son œuvre accomplie, il regarda le nouveau et proposa un :

-On se fait un nouveau round ?

Avec un sourire lubrique.

Le brun acquiesça, et nous laisserons là ces deux charmants jeunes hommes…


Le lendemain, 15 heures 30, la bibliothèque, Poudlard.

Ginny était installé à la bibliothèque depuis deux bonnes heures. Sa table, recouverte de livres de Métamorphose, de plusieurs livres sur les protections magiques et du fameux Protections oubliées : l'encyclopédie des enchantements runiques était positionnée en face de la fenêtre qui donnait sur la rive avec les sapins du lac de Poudlard.

Un claquement de langue impatient résonna dans le silence de la pièce. La jeune rousse, furieuse de ne pas trouver ce qu'elle cherchait, chiffonna son papier et l'envoya dans la poubelle située à côté. Poubelle qui avala la feuille en émettant un rot de satisfaction. Et oui, il y avait des poubelles bruyantes dans la bibliothèque. On se demandait bien pourquoi, d'ailleurs.

-Alors ? fit Hermione en s'asseyant à ses côtés.

-Je crois que j'ai trouvé quelque chose, répondit calmement Ginny. Mais je ne suis pas sur…

Elle leva les yeux vers la Préfète-en-Chef :

-Si ce que j'ai trouvé est vrai…

Elle vérifia que personne ne les écoutait.

-Harry Potter serait encore vivant. Mais…

Les yeux d'Hermione se mirent à pétiller.

-Qu'est-ce que tu as trouvé qui justifierait sa… survie ?

-Le Protezione di Amore. Un sortilège elfique. Il doit bien avoir 2 ou 3 millénaires.

La brune laissa échapper un glapissement.

-Deux ou trois mille ans ? C'est énorme !

-Pas tant que ça, jugea son amie. Quand on considère le nombre de fois ou il a été utilisé depuis que les sorciers vivent cachés des moldus, on pourrait croire qu'il est récent.

-Il n'était pas utilisé avant la séparation de nos deux mondes ? demanda Hermione avec curiosité.

-Rarement, répondit Ginny. Sept fois avant la Séparation. Après, une bonne quinzaine de fois en moins d'un millénaire, alors que pour les autres, c'était en plus de mille ans.

Hermione acquiesça.

-On connaît le nom des sept ?

Un sourire éclaira le visage de la plus jeune.

-Merlin, Viviane, Morgane et les Quatre Fondateurs.

L'autre resta silencieuse, pensive.

-Mais si c'est bien ce sortilège qui a été utilisé, il faudra qu'on pose des questions à Lupin, continua la jeune Poursuiveuse.

-Pourquoi ?

-Le Protezione di Amore est un sortilège très particulier. Premièrement, ce n'est pas un sortilège à proprement parler mais plus un rituel. Deuxièmement, il y a beaucoup de conditions à remplir pour qu'il puisse être utilisé. Des conditions très particulières. Sans compter que la famille du "sujet" ignore, dans tous les cas connus, que la personne a subi un rituel du Protezione.

-Et quelles sont les conditions ?

La rousse fit la grimace.

-C'est là le problème. Il y a toute une liste très précise, mais elle est contenue dans un livre qui retrace l'histoire du Protezione. Ce livre, c'est le L'Histoire du Protezione di Amore. C'est un livre qui coûte cher, et que toutes les familles de Sang-Purs, sans aucune exception, ont dans leur bibliothèque. Et quand les familles ont plusieurs enfants, quand celui-ci part s'installer, son père lui offre un exemplaire de ce livre. Mes parents ont tous les deux leur exemplaire. En fait, dans la famille, il n'y a que Ron et moi qui n'en ont pas.

-Mais, si ce livre est si cher que ça, tes parents n'ont pas de problèmes pour…

-L'acheter ? Non. Toutes les familles de Sang-Purs payent un impôt sur ce que le gouvernement appelle 'le droit à la vérité'. Des familles comme les Malfoy ou les Potter ont un impôt élevé, alors que mes parents ne payent quasiment rien.

-Pourquoi ?

-Je suppose que c'est comme les impôts moldus. On paye en fonction de sa fortune.

-Y-a-t-il un exemplaire de ce livre à Poudlard ?

Un bruit les fit soudain se taire. Elles étaient sans nul doute dans le coin le plus reculé de la bibliothèque, et à côté d'étagères qui ne concernaient absolument pas la Métamorphose. Bref, si un élève, ou pire, un prof, les surprenait ici, elles étaient dans la mouise jusqu'au coup. Ce qui ne les arrangeait pas particulièrement.

-Je te dis que tu ne trouveras rien ici ! s'exclama avec agacement une voix basse.

Rogue. « Et merde… » Songèrent les deux jeunes Gryffondores avec synchronisation.

-Poudlard a l'une des bibliothèque les mieux fournies d'Angleterre Severus ! rétorqua, toute aussi agacée, une seconde voix basse. On trouvera quelque chose ici !

Lupin. « On est bien dans la merde, maintenant ! » Pensèrent avec dépit les deux amies.

Les deux professeurs débouchèrent soudain devant la table, à leur grande stupéfaction et celle, moindre, de leurs deux élèves.

-Je peux savoir ce que vous faites là ? siffla hargneusement l'espion.

-On travaille, répondit Hermione. J'aide Ginny à faire sa Métamorphose.

-En utilisant des livres traitant des protections magiques ? fit Remus avec une voix amusée.

Les deux Gryffondores rougirent, mais restèrent silencieuses. Soupirants, les deux hommes s'assirent à leur table.

-Soyez sincères, jeunes filles. On ne va pas vous manger, continua le loup-garou.

-Du moins, pas pour le moment, ajouta Rogue.

Elles levèrent les yeux au ciel.

-Nos recherches ne vous regardent pas, professeurs.

Severus loucha sur les titres des livres.

- Protections oubliées : l'encyclopédie des enchantements runiques. Et moi qui me demandais où était ce livre…

Il plongea son regard d'onyx dans celui, bleu, de Ginny.

-Que cherchez-vous dans ces livres ?

Elle le fixa avec détermination.

-Peut-on survivre à un Avada Kedavra professeur ?

-Il n'y a aucun cas connu, Miss Weasley. Pourquoi ?

Elle remua maladroitement sur sa chaise et finit par déclarer :

-Hermione et moi, on se demandait si Harry Potter aurait eut une chance de survivre.

Silence. Les deux professeurs échangèrent un regard, la même question flottant dans leur esprit : soupçonnaient-elles quelque chose ?

-Et pourquoi vous posez-vous cette question ? leur demanda Remus avec un calme qu'il était loin de ressentir.

-Ça, ça ne vous regarde pas, professeur, répondit tout aussi calmement Hermione. Nous avons nos raisons propres.

Un second silence s'installa. Le petit groupe se dévisagea, chacun essayant de deviner les raisons de l'autre. C'est sur cet échange de regard que Kalia arriva.

-Salut les filles ! Oh, bonjour professeurs, ajouta-t-elle en se tournant vers eux, les remarquant juste. Je dérange peut-être ?

-Non, bien sur, fit la brune.

-Tu as déjà fini ta séance avec les mecs ? s'enquit Ginny.

-Ma… Ah, ça ! Oui, oui. Elle s'est bien passée, si tu veux tout savoir, expliqua la blonde. Tu devrais venir, toi aussi. Je suis sur que ça te profitera grandement.

Ginny eut un haussement d'épaule.

-Mes parents n'auraient pas les moyens de nous en payer une à tous les deux.

La russe eut un sourire désolé.

-Vous parlez de quoi ? demanda Hermione avec curiosité.

-Des leçons d'Escrime que je donne à Neville, Ron et Potter en plus du club. C'est tous les samedis, dans la salle de cours de ma mère, précisa-t-elle. Tu veux venir ?

Elle haussa les épaules.

-Je ne sais pas si c'est une bonne idée. Si je suis la seule fille, ça ne sera pas marrant. Et puis, il faut payer une épée et c'est cher…

-C'est bien ce que je dis. Tu n'as qu'à venir avec Ginny. Et, poursuivit-elle en levant la main pour ne pas se faire interrompre, ne vous inquiétez pas pour les épées, je vous les offre. On aura qu'à dire que c'est votre cadeau de Noël.

Les deux autres la remercièrent d'un sourire.

-C'est très aimable à vous, Miss Poliakoff, fit remarquer Rogue d'une voix doucereuse.

La Louve planta son regard bleu nuit dans celui, noir d'encre, de l'espion.

-Ce n'est pas parce que je sors de Durmstrang que je ne peux pas être généreuse, professeur, rétorqua-t-elle d'une voix polaire. « Crétin ! »

Le brun eut un mouvement de recul devant le regard et la réplique de son élève, pendant que Remus fronçait les sourcils. De nouveau cette sensation de doute… Pourquoi Alena était-elle venue à Poudlard seulement cette année ? Et pourquoi diable avait-elle adopté le jeune Harry Gaunt ? Et enfin pourquoi ce dernier ressemblait tellement à Harry Potter ? Physiquement, et surtout mentalement ? « Il faut que je parle à Lily. »

-Kalia est quelqu'un d'adorable professeur, ajouta Ginny. Je ne vois pas pourquoi cela vous pose problème qu'elle nous rende service, à Hermione et à moi.

-D'autant plus qu'avec Voldemort dans les parages, il faut vraiment connaître des méthodes de défense, compléta la brune. C'est vraiment une chance pour nous d'avoir et un club et des cours particuliers.

–Nous le savons Miss Granger, fit Lupin dans une tentative d'apaisement. « Ce n'était vraiment pas une bonne idée d'avoir commencé les recherches en journée. De nuit, on aurait été beaucoup plus tranquille ! »

-De toute manière, nous allons vous laisser professeurs, conclut Ginny. Nous avons du travail qui nous attend.

Les trois filles repartirent, emmenant avec elles le fameux Protections oubliées : l'encyclopédie des enchantements runiques.

Severus se tourna vers son collègue.

-Cette fille me fait froid dans le dos.

-Kalia Poliakoff ?

-Elle-même.

-C'est vrai qu'elle est assez…

-Effrayante. Est-ce que tu as vu comment elle a réagi quand j'ai commencé à parler de sa "bonne action" ?

-Oui. Elle réagit un peu comme un loup qui se sent menacé. Elle attaque pour se défendre.

-Elle agit exactement comme quelqu'un qui cache quelque chose.

« Et si c'était… Non, c'est impossible ! » Songea l'espion en pâlissant violemment. (1)

-Severus ? Tout va bien ?

-J'ai eu une idée… Stupide, n'y pense plus. Retournons à nos recherches.

-Si tu le dis, fit Remus, clairement sceptique.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Le même jour, 23 heures 30, l'orée de la forêt devant l'aile Sud, QG de Lord Voldemort.

Une silhouette se tenait à l'orée de la forêt. Son corps était entièrement recouvert d'une cape noire comme une nuit sans lune. Elle était vêtue d'une combinaison de cuir noir et d'une masque de coton, qui recouvrait la partie supérieure du visage mais laissait apparaître deux yeux en amande noirs. Un sourire inquiétant apparaissait sous le capuchon.

-Bien, bien, bien… Finalement, ça sera sans doute plus facile que prévu.

Les paroles, prononcées d'une voix satisfaite, planèrent quelques instants dans la nuit.

-Ils savent où se situe leurs intérêt…

Et, sur ces paroles, elle s'avança sur les terres du Manoir de Lord Voldemort. Il ne lui fallut que quelques minutes pour retrouver la fenêtre qui l'intéressait. Celle-ci était située au deuxième étage. L'ombre prit son élan, et grimpa sur le mur. Elle atterrit souplement sur la balcon bordé par une balustrade de marbre noir. Elle pénétra silencieusement dans la pièce puis :

-Shadow !

Se fit foncer dessus par un jeune homme portant un masque de soie noire et vêtu de son habituelle tenue : chemise et pantalon noir, recouverts par une robe verte émeraude qui la serra dans ses bras.

-Orion, mon poussin ! Comme tu as grandi ! s'exclama-t-elle en lui retournant la marque d'affection. Tu es devenu un homme maintenant, ajouta-t-elle en reculant légèrement pour l'examiner.

-Mon poussin ? répéta La Louve avec perplexité en murmurant. Mon poussin ?

Imala et Calypso ricanèrent doucement devant l'air incrédule/perplexe/sceptique de la jeune fille.

-C'est Shadow qui a appris à Orion l'art délicat du camouflage et tout ce qui s'y rapporte, expliqua L'Impuissant des Ténè… non, le Seigneur des Ténèbres avec un petit sourire (2). Elle a commencé à l'éduquer juste après ses 8 ans.

-Ah, d'accord… Je n'étais pas au courant, confessa Kalia.

-Je suppose que tu ne connais pas Cass', déclara joyeusement Harry. Donc je vais faire les présentations.

Les deux jeunes femmes se mirent face à face.

-Cass, je te présente Shadow, ma professeure de Camouflage-et-tout-ce-qui-s-y-rapporte, commença-t-il avec le sourire. C'est aussi celle que je considère comme ma grande sœur. Shadi, je te présente Cassiopée, La Louve, ma moitié sur le terrain. Je la considère comme mon double féminin, ajouta-t-il pour effacer son sourire moqueur. Il n'y a jamais rien eu de sexuel entre nous.

-Tu fais ce que tu veux de tes nuits trésor, déclara-t-elle en s'asseyant sur le fauteuil situé en face de celui de Tom.

Au pieds de ce dernier se trouvait Nagini, roulée en boule sur le tapis persan. Harry et Kalia étaient assis sur le canapé, leurs aigles perchés dessus et leurs loups à leurs pieds. Calypso était allongée sur le tapis, sous sa taille réelle, devant le feu de la cheminée en marbre, tandis que Scandra était allongée contre Nagini.

-Tu as mis du temps pour venir, commença le Lord Noir.

Shadow élimina le problème d'un geste négligent de la main.

-Je sais. Mais j'avais du matériel à récupérer, et une visite à faire.

Elle regarda Voldemort droit dans les yeux.

-Une visite que je ne pouvais pas, et ne voulais pas, rater. Elle était très importante pour moi.

-Je comprends, fit calmement le Mage Noir. Mais préviens-moi la prochaine fois, j'ai du mettre mes plans en suspens en attendant ton arrivée. Ça ne nous a pas beaucoup retardé mais je préfère éviter ce genre de… désagrément.

Shadow pencha la tête sur le côté.

-Je conçois facilement ton énervement. Mais, comme tu le sais, j'ai bon nombre de missions de part l'Europe.

Ses yeux se plissèrent.

-Tu sais aussi que je ne lâche jamais un contrat avant de l'avoir fini pour un autre.

Le Seigneur Noir allait répliquer, mais fut prit de vitesse par son Héritier :

-Nous savons tout cela, Shadow. Le plus important est que tu sois venue sans encombre et… rapidement.

Sa moitié admira avec quel talent il désamorçait les crises.

-Orion a raison. Puis-je savoir pour quelle raison tu as fait appel à mes services à cette période ?

Voldemort se réinstalla confortablement dans son fauteuil.

-Il faudrait que tu me retrouves quelqu'un et que tu me le ramène. Mais attention, je le veux vivant et à peu près en bonne santé.

Un sourire carnassier se dessina sur les lèvres de la jeune femme.

-Et, de qui s'agit-il ?

-Severus Rogue.

Les sourcils de Shadow se froncèrent imperceptiblement.

-C'est un de tes Mangemorts, non ?

-Si. Il enseigne les Potions à Poudlard, et j'ai découvert ce matin même qu'il est en réalité espion pour le vieux fou.

Il se leva brusquement et partit se servir un verre de whisky. Il l'avala cul sec et s'en resservit un autre. Un air sombre avait prit place sur son visage.

-Je dois avouer que je suis déçu. Il m'avait toujours bien servi.

Il but tranquillement une gorgée.

-Et dire qu'il faisait partie de mes privilégiés.

Harry et Kalia échangèrent un regard, puis Harry décida de prendre les choses en main.

-Ce que mon père a oublié de te préciser, c'est qu'il ne le veut pas immédiatement. En fait, il faudrait d'abord que tu l'espionnes…

-Puis après, que tu lui envoie des lettres lui disant que tu savais ce qu'il faisait certains jours, à certaines heures…

-Lettres signées de la Marque des Ténèbres, bien sur !

-Et pour finir, que tu me l'amènes au début du mois de février.

-Pourquoi au début du mois de février ?

Un sourire sadique naquit sur les lèvres du Seigneur des Ténèbres.

-Parce que.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Le lendemain, 1heure30, un couloir de l'aile Sud pas loin des appartements de La Louve, QG de Lord Voldemort.

La Louve marchait d'un pas vif dans le couloir. Vêtue d'une chemise et d'un pantalon noir, sous une robe blanche, portant son cher masque en soie blanche, elle faisait claquer les talons de ses bottes en cuir. Arrivée à un embranchement, elle sursauta en apercevant la silhouette de Shadow.

-Cassiopée, murmura cette dernière, je t'attendais.

-Et pourquoi ? répliqua-t-elle d'un ton sec.

Elle n'aimait pas la jeune femme, Elle se méfiait. Pourtant, son instinct lui criait de lui faire confiance.

-Je voudrais te parler.

-Et à quel sujet ?

-Harry.

Kalia se raidit.

-Qui ?

-Orion, si tu préfères.

La femme baissa la voix.

-On peut en parler dans un endroit plus… discret ? Je ne tiens pas à être surprise.

-Suivez-moi.

Quelques minutes plus tard, elles étaient installées devant deux verres de limonade dans le salon personnel de Kalia. Tranquillement assises sur des fauteuils en cuir, elles se jaugeaient du regard.

-Comme je te le disais tout à l'heure, je suis là pour te parler d'Orion, commença Shadow. Mais mieux vaut commencer par le commencement.

Elle poussa un soupir.

-J'ai été envoyé ici par les mêmes personnes que toi.

-Je ne vois pas de quoi vous voulez parler.

Un sourire amusé se glissa sur les lèvres de la plus vieille.

-Je crois que si, fit-elle en retirant son gant droit.

Et, sous les yeux stupéfaits de Cassiopée, un 'N' doré apparut sur le poignet de la brune.

-Tu… Vous…

-J'en fais partie, oui.

-Que faites-vous ici alors ?

-L'Ordre a jugé bon d'envoyer un autre espion chez Tom, puisque toi, tu es déjà occupé avec Orion.

-Et pour Rogue ?

-Je vais faire ce qu'on m'a demandé.

Elle sembla soudain se souvenir de quelque chose.

-Tu connais la prophétie ?

-Bah oui, comme Harry et Voldy.

-Voldy ?

-C'est plus court. Alors, à propos de la prophétie ?

-Pour faire court, Dumbledore, Tom, Harry et toi vous ne connaissez que les deux premières parties de la prophétie. Quand Sybille Trelwaney a fait sa prophétie devant Dumbledore, il y avait un Figeur.

-Pourquoi ?

-L'Ordre a eut la prophétie le 14 juillet 1985. Dumbledore l'a eut le 21 juillet. Et, vu le contenu, l'Ordre a décidé d'envoyer des Figeurs.

-Pourquoi ?

-Le nom de l'Ordre est mentionné dedans. Tiens, ajouta-t-elle en sortant une feuille de sa poche, voici les trois premières parties. La Grande Prêtresse ne voulait pas que j'en amène plus, si jamais j'avais eu une problème…

Kalia déplia la feuille et lu avec une attention accrue :

Celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres

Né de ceux qui l'ont par trois fois défié

Un garçon d'émeraude, d'or et de sang se lèvera

Second dans la lignée, héritier des Contraires…

Né dans la mort et le sang

Élevé dans les Ténèbres

Le retour à la Lumière se fera

Grâce à l'action de quatre amours différents…

L'amour Maternel pour pardonner au passé

L'amour Fraternel pour renouer avec sa famille et ses valeurs

L'amour de l'Amitié dans les plus sombres Ténèbres

Et l'Amour sincère et indestructible d'un cœur pur…

-Et ben. Ça promet.

-N'est-ce pas ? Je suppose que tu aimerais avoir la suite ?

-Un peu que j'aimerais avoir la suite ! s'exclama-t-elle en relevant les yeux. Est-ce que tu sais s'il y a des informations sur la guerre ?

-Dans la dernière partie. Ils disent qui va gagner.

-Ah oui ? Et qui ?

-Je ne préfère pas te le dire, annonça Shadow, aux aguets. Je vais partir.

Elle se dirigea vers sa cape.

-Nous sommes appelées à nous revoir, Cassiopée.

-Je n'en doute pas, Shadow.

Cette dernière mit sa cape, et se dirigea vers la fenêtre. Elle l'ouvrit, puis se retourna.

-As-tu une idée de l'amour de notre petit Orion ?

-Oui, confirma la blonde avec un drôle de sourire. Mais je préfère attendre avant de le dire.

-Dans ce cas… À la prochaine !

-À la prochaine.


1 : Voici l'extrait concerné : « Et si c'était… Non, c'est impossible ! » Songea l'espion en pâlissant violemment. Qui est capable de deviner à qui pense notre vénéré prof de potions ?

2 : La formulation "L'Impuissant des Ténèbres" est tirée de la fic "La déclaration de guerre" de Jeconnais, traduite par Alixe et toute une équipe de traducteurs.

Voici donc le 10ème chapitre… Chiffre symbolique… C'est pourquoi je vous propose un petit pari : Chiche d'arriver à 300 reviews avant que je poste mon nouveau chapitre ? Celle, ou celui, qui sera le 300ème, ou après, aura droit à une autre partie de la prophétie !

La suite ce week-end, ou lundi…

Si vous souhaitez taper l'auteur, tapez 1.

Si vous souhaitez menacer l'auteur de mille tortures, tapez 2.

Si vous souhaitez encourager l'auteur, tapez 3.

Si vous souhaitez dire à l'auteur de veiller à sa santé (menaces de mort prises au sérieux), tapez 4.

Si vous souhaitez dire à l'auteur qu'elle est merveilleuse (merci les chevilles), tapez 5.

Si vous souhaitez dire à l'auteur que vous voulez la suite, tapez 6.

Si vous souhaitez dire à l'auteur qu'elle a bien fait de se dépêcher, tapez 7.

Si vous souhaitez demander l'auteur en mariage pour avoir la suite en exclu, tapez 8.

Si vous avez une idée sur l'identité de la mystérieuse personne à laquelle pensait Sevi, tapez 9. (avec le nom, bien sur !)

Pour dire tout cela, c'est le petit bouton "go" à droite de "submit review".

Grosses bises et à bientôt

Cass