Chapitre 10 : Retenus
Le lendemain, je fus désespérée de voir que Malefoy avait raison. Tout le château parlait de nous. Peu importe où je passais, on me jetait des regards curieux, effrayés et même écœurés ! J'attirais la curiosité des Sang-purs sachant que j'avais le don, et la peur de ceux qui craignaient déjà Malefoy. La dernière catégorie, c'étaient les Serpentard qui me la réservaient. Et en particulier Parkinson. Aux repas, elle m'observait avec un air crispé depuis sa table. Dans les couloirs, elle me lançait des coups d'œil mauvais. Et en cours, je sentais son regard malveillant dans mon dos. "Qu'est-ce que ça va être ce soir pour la retenue ? Si on se retrouve toutes les deux seules, je ne donne pas cher de ma peau..." m'inquiétai-je.
- Ça va ? s'enquit Harry en voyant ma mine sombre.
- Oui... répondis-je peu convaincante.
- Je suis vraiment désolé, Hermione, s'excusa Ron. C'est ma faute si tout le monde est au courant...
- Ils l'auraient su tôt ou tard. "J'espérais juste que ce ne soit pas dès le premier jour..."
- Tu ne m'en veux vraiment pas ?
- Contente-toi de rester calme en présence de Malefoy et tout ira bien. Je ne veux plus vous voir vous battre.
- Je ne l'ai pas raté, dit-il avec une petite pointe de fierté. Vous avez vu sa tête ?
- Ron ! m'exclamai-je indignée. Tu as entendu ce que je viens de dire ?
- Quoi ? Ça fait des siècles que les Weasley rêvent de mettre une droite à un Malefoy. C'est l'ambition de toute une famille que j'ai réalisé hier.
- Quelle ambition ! Bravo Ron... dis-je en secouant la tête consternée.
- T'as pas le droit de me gâcher ça, Hermione. Et puis il le méritait.
Ron était toujours furieux que Malefoy ai pu laisser une telle marque sur mon bras. J'avais beau lui dire que je n'avais déjà plus mal, le rouquin refusait tout ce qui aurait pu excuser Drago. Et je ne pouvais pas lui dire que j'avais reçu cette marque après m'être payée la tête du Serpentard. Je devais encore garder le secret sur l'Étude des Moldus, ou Malefoy reviendrait sur ce qu'il m'avait dit hier soir. "Ça ne se reproduira plus... on n'est jamais trop prudent. Il peut s'en passer des choses qui pourraient le mettre hors de lui. Par exemple, le fait que mon ami idiot se vante partout de l'avoir mis au tapis..."
- Sérieusement Ron, arrête de parler de Malefoy, insistai-je. Ignore-le.
- Ça va être difficile, me fit remarquer Harry. Puisqu'on est en retenue avec lui ce soir. D'ailleurs, merci Ron.
- Désolé, dit sincèrement son ami.
- On y est, dis-je en apercevant Ginny qui nous attendait devant la porte du bureau de Rogue.
- Les Serpentard ne sont pas là ? demanda Harry à la jeune fille.
- Non.
- Ils n'ont quand même pas réussi à s'esquiver en amadouant Rogue ? demanda Ron furieux.
Soudain, la porte du bureau s'ouvrit et le professeur Rogue s'exclama :
- Dépêchez-vous de rentrer au lieu de discuter dans le couloir !
Le suivant à l'intérieur, Harry murmura à son ami :
- Tu crois vraiment que quelqu'un peu l'amadouer à lui ?
Et il avait raison, car les trois Serpentard étaient déjà à l'intérieur. Croisant le regard de Pansy, je ne pus m'empêcher de grimacer. Elle se tenait entre Blaize et Drago, les bras croisés et l'air franchement haineux.
- Bien, dit Rogue. Puisque les Gryffondors nous font enfin l'honneur de leur présence, il est temps que je vous explique en quoi va consister votre retenue.
"Allez, vas-y, crache le morceau !" pensa Harry excédé.
- Miss Rosens, Mr Malefoy et Mr Potter, vous irez nettoyer les lunettes des télescopes de la tour d'astronomie. Miss Weasley et Mr Zabini récureront la volière. Enfin, Miss Parkinson et Mr Weasley s'occuperont de l'inondation des toilettes des filles du 2e étage.
- Les toilettes de Mimi Geignarde ?! s'exclama Ron désespéré. Pourquoi on se prend la pire punition ?
- Peut-être parce que vous êtes le seul à vous être montré violent, répondit froidement Rogue. Quand à Miss Parkinson, elle s'est montrée très inattentive lors de mon cours du matin.
"Évidemment, elle était trop occupée à me fusiller du regard" pensai-je en me souvenant avec humour de la façon dont le sort de répulsion de Pansy avait ricoché avant d'atteindre Rogue. Celui-ci avait effectué un magnifique vol plané sous les yeux de ses élèves ébahis et hilares.
- Maintenant, donnez-moi vos baguettes, exigea Rogue en tendant la main.
Faisant tous la moue, nous sortîmes nos baguettes et les lui confiâmes. La soirée promettait d'être longue. De retour dans le couloir, nous allions nous séparer quand Harry dit :
- Ginny !
- Oui ? demanda la rousse alors qu'elle s'éloignait déjà avec Blaize.
- Fait attention, dit-il simplement en lançant un regard au Serpentard.
- Pas de problème, répondit-elle en lui faisant un clin d'oeil.
Visiblement rassuré, Harry nous rejoignit moi et Malefoy. Au sommet de la tour d'Astronomie, nous récurâmes les lentilles de la trentaine de télescopes. Faisant à chaque fois attention à la démonter et à la replacer correctement tout en la manipulant avec précaution. Nous savions ce que nous risquions si jamais ne serait-ce que l'une d'entre elles se brisait. Le soleil s'était déjà couché et nous avions presque terminé. Mais tout le long du nettoyage, Harry n'avait cessé de lancer des regards du côté de la volière, manquant plusieurs fois de briser l'une des précieuses lunettes. Exaspéré par son attitude, Malefoy lui fit remarquer :
- Il ne va pas la violer tu sais.
- Ferme-la, Malefoy ! s'énerva Harry effrayé à l'idée qu'une telle chose puisse arriver.
- Tout ce que je dis, c'est que Blaize n'en a rien à faire de ta pauvre copine Weasley.
- Malefoy, le prévins-je en sachant qu'Harry pouvait se montrer aussi virulent que Ron surtout s'il s'agissait de Ginny.
- Vous trouvez que je juge les Moldus, mais ça n'a pas l'air de vous déranger de juger les Serpentard.
- Peut-être parce qu'on a de bonnes raisons, répliqua Harry, contrairement à vous.
- J'écoute tes raisons, répondit froidement Drago.
- Vous êtes tous liés de près ou de loin à Voldemort. Et toi de très près.
- Harry ! grondai-je.
- C'est la vérité ! Son père est Mangemort ! Et tu sais ce que sa tante a fait à Sirius !
- Oui, sa tante, pas lui. Tu ne peux pas l'accuser de ça gratuitement !
- Laisse tomber,Granger, dit Drago en se dirigeant vers le dernier télescope. Ce que pense Potter de moi est le dernier de mes soucis.
- Oui mais...
- Depuis quand tu prends sa défense ? me demanda Harry. Il a profité du fait que vous soyez seuls pour te lancer un sort ?
- Je t'aurais dit la même chose pour un autre Serpentard ! Et il me semble t'avoir tout expliqué sur le rôle des Malefoy auprès de Voldemort !
- Ne soit pas naïve ! s'emporta Harry. Lucius Malefoy finira par te trahir, j'en suis certain. Et si ce n'est pas lui, ce sera sûrement son fils !
- Quoi ?
- Réfléchis ! Si Malefoy te livre lui-même, son père n'aura pas à souffrir du serment inviolable ! Tu ne vois donc pas que ce fils de Mangemort tient ta vie entre ses mains ? Ouvre les yeux, Hermione !
- Harry... je sais que tu es inquiet parce que Ginny est seule avec Zabini sans baguette. Mais là, tu vas trop loin. Arrête tout de suite.
- Tu sais que c'est tout à fait possible ! C'est de Malefoy dont il est question !
- Harry...! m'exclamai-je les larmes aux yeux. Arrête, je t'en prie...
Quand il vit que j'étais sur le point de fondre en larmes, Harry se calma immédiatement. Tout ce qu'il venait de dire... j'en étais parfaitement consciente et ça me terrorisait. L'idée que je marchais en permanence sur une corde raide m'angoissait tellement que je n'avais pas passé une seule nuit en paix depuis le soir de la réception. La présence de Line, la bienveillance de Robert, les conseils de Milana, le soutient de mes amis... voilà tout ce qui me m'empêchait de sombrer dans le piège de la peur. Si l'un de ces éléments venait à défaillir, je ne savais pas ce qu'il adviendrait de ma santé mentale. Surtout maintenant que tout le château était au courant de mon identité. Toute la journée, j'avais scruté la moindre trace de menace dans les yeux des élèves que je croisais. Je ne pouvais pas encore vraiment compter sur Malefoy pour me protéger... et la possibilité que le danger vienne de lui n'était pas étrangère à mon esprit. Mais Harry... il était comme un frère pour moi. Si lui me tournait le dos, je serais finie pour de bon.
- Je suis désolé Hermione, dit-il en me prenant dans ses bras.
- Je ne le défends pas... pleurai-je doucement contre lui. Tout ce que je veux... c'est que ce que tu dis ne se réalise pas...!
- Je sais. Pardon.
Il me caressa le dos pour me calmer et déposa un baiser sur le haut de ma tête. Je pouvais sentir le regard de Malefoy sur ma nuque. Mais j'étais trop chamboulée pour y prêter grande attention. Lorsque mes larmes cessèrent de couler, Harry me relâcha et Drago dit froidement :
- Je m'en vais, on a terminé.
Il venait en effet de replacer la dernière lentille dans son télescope et nous le suivîmes dans l'escalier en colimaçon. Mais au bas des marches, nous fûmes surpris de trouver la porte fermée. Actionnant la poignée, Malefoy s'exclama :
- C'est pas vrai ! Elle est fermée à clé !
- Quoi ? demanda Harry en le poussant pour essayer à son tour.
Mais la porte refusait bien de s'ouvrir.
- Je sais tourner une poignée Potter, lui fit remarquer sèchement Drago.
- Rusard a dû passer par là... devinai-je.
- Ce salaud de Rogue n'a pas prit la peine de le prévenir qu'on serait là ! s'exclama Harry furieux. Je vous parie tout ce que vous voulez qu'il l'a fait exprès !
- Ce serait un peu trop sadique, même pour lui, dis-je dubitative.
Harry me lança un regard hébété avant de dire :
- Rien n'est trop sadique pour Rogue ! Surtout quand ça me concerne !
- Pourquoi a-t-il fallu que je sois envoyé ici avec toi...? marmonna Drago démoralisé. On n'a même pas nos baguettes.
- Qu'est-ce qu'on va faire ? demandai-je anxieuse.
- Qu'est-ce que tu veux faire à part attendre que cet idiot de concierge vienne nous ouvrir ? On dirait qu'on va passer la nuit ici.
- Génial... marmonna Harry en s'asseyant sur les marches.
Je pris place à côté de lui et Malefoy se cala contre la porte. Une heure passa. Puis deux. Et je me sentis gagner par le sommeil. Me voyant dodeliner de la tête, Harry passa un bras autour de mes épaules et m'offrit la sienne en guise d'oreiller.
- Tu peux dormir, Hermione. La nuit va être longue.
- Merci Harry, murmurai-je en fermant les yeux.
Tout à fait calmée, je pouvais parfaitement sentir le regard du Serpentard peser sur moi. "Qu'est-ce qu'il a ? Je ne peux pas m'appuyer sur l'épaule de mon ami ? Il ne peut pas y avoir d'ambigüité après le sketch que nous a fait Harry au sujet de Ginny et Blaize. Et puis, même fiancés, nous ne sommes pas ensemble. Je n'ai pas de compte à rendre à Malefoy !" Un quart d'heure passa et je ne trouvais toujours pas le sommeil. J'avais froid et même les frictions d'Harry sur mon bras ne m'aidaient pas. Par ailleurs... plus le temps passait, plus je sentais une pression peser sur mon coeur. Je me sentais vraiment mal. Me redressant, je dis :
- Je crois que je vais vomir.
- Sympa... dit Harry en levant les sourcils.
- Ce n'est pas toi, Harry.
- Bien sûr que c'est lui, intervint Drago.
- Répète ça ? dit Harry furieux.
- Viens ici Granger, m'ordonna-t-il en désignant la place à ses côtés.
-... pourquoi ? demandai-je lentement.
- Je ne veux pas te voir vomir devant moi ! Ramène-toi !
En voyant son regard furax, je me levai avant de m'asseoir doucement à côté de lui, laissant tout de même le plus de distance possible entre nous. Appuyée contre la porte, je sentis soudain le poids sur mon coeur se lever.
- Tu te sens mieux ? devina-t-il.
- Oui... dis-je surprise. Comment ça se fait ?
- C'est le charme. Tu es restée trop longtemps dans les bras de Potter.
- Je vois... Apparemment, il vaut mieux que je reste là, dis-je en jetant un regard désolé à Harry.
- Tout ce qui compte c'est que tu puisses dormir, dit-il en m'offrant un sourire rassurant.
J'appuyai donc ma tête contre la porte et je fermai à nouveau les yeux. Le sommeil m'enveloppa presque immédiatement.
Je marchais dans les couloirs du château. Arrivée devant le tableau du chevalier du catogan, je me figeai sur place. Mon coeur s'accéléra lorsque j'entendis des pas s'approcher vivement derrière moi, et je pris mes jambes à mon cou. La personne me suivait toujours et je poussai une exclamation de peur quand un rayon de lumière rouge passa juste au-dessus de ma tête. Mais quelques mètres plus loin, je me sentis violemment projeter contre un mur. La tête douloureuse et l'esprit brouillé, je tentai de me relever avec peine. Mais un nouveau sortilège me frappa et une douleur cuisante me transperça la jambe. M'écroulant au sol, je rampai pour essayer d'échapper à mon agresseur dans un dernier effort.
- Hermione ?
J'ouvris les yeux en entendant la voix d'Harry m'appeler. J'étais encore haletante, comme si j'avais vraiment couru quelques secondes plus tôt. Me rendant compte que j'avais la tête posée sur l'épaule de Malefoy, je me redressai brusquement en rougissant.
- Qu'est-ce qui t'arrive, Granger ? me demanda-t-il en me voyant confuse.
- Je... je n'ai pas fait exprès de... dis-je en désignant son épaule pour me justifier.
- On s'en fiche de ça ! s'énerva-t-il. Dis-nous plutôt de quoi tu as rêvé. Ça n'avait pas l'air marrant. C'était une vision ?
- Je crois... dis-je un peu plus calmement en essayant de me rappeler de ce que j'avais vu. Je me faisais attaquer dans les couloirs...
- Attaquer ? s'inquiéta Harry. Par qui ?
Il avait posé cette question tout en jetant un imperceptible regard à Malefoy.
- Je ne sais pas... avouai-je.
- Tu es sûre que c'était une vision et pas seulement un cauchemar ? demanda Harry. Après tout, tu avais la tête appuyée sur l'épaule de Malefoy.
- Va te faire voir Potter ! répliqua le Serpentard.
- C'était une vision, assurai-je pour les calmer.
- Tu en as déjà eu une ? demanda Drago soupçonneux.
- Oui... le soir de la réception.
- Quand tu as perdu connaissance, devina-t-il. Et qu'est-ce que tu as vu ?
- Rien.
- Rien ? s'étonna-t-il.
- J'ai juste entendu quelqu'un pleurer, expliquai-je. Je n'arrivais pas à bouger et tout était noir.
- Peut-être parce que c'était la première, supposa Harry. Tu ne contrôles pas encore ce don.
- Mais ce soir c'était... très clair. Quelqu'un va m'attaquer dans le château.
- Quand ? Où ? questionna Harry.
- Est-ce que vous vous souvenez où a été placé le tableau du chevalier du catogan ?
- Je n'en sais vraiment rien, dit Harry perplexe. Depuis sa bourde avec Sirius, je n'ai plus croisé ce chevalier dégénéré.
- Moi non plus... dit Malefoy en réfléchissant. Tu vas te faire attaquer devant ce tableau ?
- On dirait bien. Mais je ne sais pas quand.
- Alors tu ne dois vraiment plus te promener seule, dit Harry inquiet. Et ne sors plus de tes appartements après le dîner.
- Mais on a des rondes à faire, dis-je en me désignant avec Malefoy. Nous sommes Préfets-en-Chef.
- Tu veux dire que tu vas te promener seule la nuit avec Malefoy ? Et tu ne penses pas que ça a un rapport avec ta vision ?
- Harry, soupirai-je fatiguée de le voir à nouveau suspecter Malefoy. S'il voulait m'attaquer, il aurait eu l'occasion de le faire dans nos appartements, tu ne crois pas ?
- Ça reste Malefoy.
- Peut-être, mais je n'ai pas le choix.
- Imagine qu'il se transforme en un truc bizarre la nuit, dit Harry en faisant la grimace.
- Je vous signale que je suis là, dit froidement Drago. Et je n'ai pas besoin de me transformer pour te réduire en bouillie, Potter.
Soudain, il y eut un déclic et la porte derrière nous s'ouvrit, nous faisant tomber en arrière Malefoy et moi. Nous nous étalâmes au sol aux pieds du concierge qui se mit à hurler :
- Des élèves hors de leurs dortoirs ! Et trois en plus !
- Calmez-vous, Mr Rusard, dis-je en essayant de me relever chose difficile puisque Malefoy était tombé sur moi. Pousse-toi Malefoy, tu m'écrases !
- Tu crois que je le fais exprès Granger ? se plaignit-il en s'accrochant à la poignée de la porte pour se relever.
Puis il me tendit la main et m'aida à me remettre sur pieds.
- Mais... murmura Rusard confus. Vous êtes les Préfets-en-Chef !
- Bravo... marmonna Harry en s'assurant que j'allais bien. On vous a déjà dit que vous aviez un sacré sens de l'observation ?
- Ne faites pas le malin, Potter ! s'exclama le concierge en lui lançant un regard mauvais. Je vais m'assurer que le professeur Rogue s'occupe de votre cas !
- Il s'en est déjà occupé, répliqua Harry. Il nous a envoyés en retenue hier soir dans la tour d'astronomie. Mais vous nous avez enfermés !
- Il n'y avait personne dans la tour, dit Rusard avec mauvaise foi. J'ai vérifié.
- Vous n'avez rien vérifié du tout ! s'emporta le Gryffondor.
- Nous allons voir ce qu'en pense le professeur Rogue. Avancez !
Nous poussant devant lui, Rusard nous conduisit jusqu'au bureau de Rogue dans lequel il entra presque en vainqueur.
- Professeur Rogue ! Regardez qui ont passé la nuit hors de leurs dortoirs !
Rogue nous jeta un regard étonné et dit :
- Je pensais que vous étiez tous tombés de la tour d'astronomie. Heureux de voir que vous allez bien, Mr Malefoy.
Le fait qu'il ne se soit adressé qu'à Drago n'échappa pas aux Gryffondor. "Il espérait vraiment qu'on soit morts !" pensa Harry ulcéré.
- Vous pouvez partir, Mr Rusard, continua-t-il. Je m'occupe d'eux.
- Très bien professeur, répondit le concierge déçu que Rogue ne se soit pas mit en colère contre eux.
Lorsqu'il fut sorti, Rogue demanda :
- Vous avez passé la nuit à vous amuser dans les couloirs ?
- Nous étions enfermés dans la tour d'astronomie, expliqua calmement Drago tandis que je prévenais Harry du regard de ne pas exploser de colère.
- Je vois. Voici vos baguettes.
Lorsque nous les eûmes récupérées, il ajouta :
- Que l'incident de la Grande Salle ne se reproduise plus. J'ai déjà prévenu Mr Weasley. La prochaine fois, vous risquerez tous plus qu'une simple retenue. Est-ce clair ?
Nous acquiesçâmes et il nous permit enfin de nous retirer. Dans le couloir, Harry explosa :
- Je le hais ! Amusés ? On s'est gelés toute la nuit ! Il savait qu'on avait un problème et ça ne l'a même pas empêché de dormir !
- On devrait aller retrouver Ginny et Ron, fis-je remarquer pour détourner ses pensées de Rogue. Ils ont dû s'inquiéter pour nous.
Cela fonctionna, car au moment où Harry entendit le nom de Ginny il se calma et s'exclama :
- Vite ! À la Grande Salle !
Poussant un soupir amusé, je le suivis pour aller prendre notre petit déjeuner, Malefoy sur nos talons.
Vous aussi vous êtes en train d'imaginer Rogue faire un vol plané en pleine salle de cours ? xDD
Hermione a fait dodo sur l'épaule de Drago ! Hihihi ! ;) Mais elle apprend qu'un danger imminent la menace.
Aïe Aïe Aïe ! xD
Si cette retenue prolongée vous a plus, faites-le savoir !
Réponse aux reviews :
Miss-Writer33 : Merci ;) et oui, vision numéro 2. Qui va attaquer Hermione ? ^^
Looklook : c'est pas grave pour tes reviews ça arrive aussi à mon ordi de beuguer ;) surtout n'arrête pas de me donner des commentaires à cause de ça ! continue s'il te plait ^^ Par contre faudra attendre qu'Hermione se fasse attaquer pour connaitre l'agresseur. Ou peut être que vous allez le deviner tout seuls comme des grand(e) lol. Bien sûr que Drago est un peu jaloux. sa fiancée (même si pour l'instant ce n'est que de nom) est serrée dans les bras d'un autre. Si il y avait eu des témoins, je crois qu'Harry serait mort... je l'ai dit, on ne se moque pas d'un Malefoy ! xD A bientôt !
AliceCulen : et oui, ça se rapproche petit à petit ;) Enfin... petit à petit... vous verrez ! xD
lena-malefoy : oui j'étais morte de rire en l'écrivant : "J'ai envie de vomir" "Sympa..." xD (je devais donner une vengeance à Drago sur le fait que ça faisait déjà deux fois qu'Harry la prenait dans ses bras sous ses yeux ;) ) Je te le dis, Drago ne trahira pas Hermione. Je peux même pas imaginer écrire ça ! Non aucun soucis là dessus, mais je pouvait pas non plus intégrer Drago tout de suite dans l'esprit amical des amis d'Hermione. Et oui, dormir sur l'épaule de Drago... Haaaa... ça fait rêver ^^
Myth444 : merci ;) voilà la suite
Aurelie Malfoy : Oui il espérait même qu'Harry soit tombé de la tour lol. (t'es pas sensé le protéger Severus ? "Oui, mais il y a des fois où je peux pas m'empécher de le faire souffrir" Ah... d'accord -.-' ) xD
Sarah S : dans ce cas va vite dévorer le prochain chapitre ;)
laetitia : et moi je lis ton commentaire et je suis aussi morte de rire ! xD quand la fic sera finie (et oui ça doit bien arriver un jour sniff !) je prendrai bien le temps de la relire depuis le début. Il y a de quoi rester pliée en deux xD
Istehar : pauvre Harry, lui dire qu'elle se sent malade quand elle est dans ses bras ! xD drago a dû jubiler mdr. et encore une vision de malheur... aïe aïe aïe ! ;) bisous
