Déménagement rime avec engagements.
Or, Pauline Haayl n'aimait pas le changement.
Les vacances d'été.
Pour vous, c'est un soulagement non?
Pas pour Pauline Haayl. Sa mère avait été mutée à Hokkaido, mais elle passait ces vacances dans le sud du Japon avant de déménager. Toute l'année, elle avait essayé de convaincre sa génitrice de rester, sans succès. Elle soupira et regarda à travers la vitre de la voiture le paysage lumineux qui se présentait. Un océan étincelant, de la végétation verte, un ciel bleu, et une autoroute. Bientôt, elle arrivera à l'hôtel devant la plage où elle admirera le paysage.
«-Ma chérie, ça te plait d'être ici, non? Demanda sa mère, les yeux fixés sur la route.
- Bien sûr...»
Un mensonge de plus. Elle ne se sentait bien que chez elle, c'est-à-dire, dans son ancien domicile. Elles furent arrivées plus vite que la jeune fille ne l'aurait cru, elles sortirent de la voiture, prirent leurs bagages et allèrent voir l'hôtesse qui leur indiqua leur chambre. Lorsque Pauline fut installée, elle regarda par la fenêtre l'océan qui s'étendait sur tout l'horizon. Elle baissa les yeux et remarqua trois silhouettes sur la plage, deux petites et une assez grande.
Après le repas, elle décida d'aller se dégourdir les jambes. Quatre heures de trajet, ça donnait des fourmis dans les jambes! Elle posa ses sandales à l'entrée de sa chambre et sortit de l'hôtel pied nus, voulant sentir le sable doux et chaud sur sa peau. La brise fraiche faisait voler ses longs cheveux blonds foncés, tandis qu'elle inspirait l'air de la mer à pleins poumons. Il n'y avait que le bruit des vagues, et rien qu'à les entendre la détendait. C'était régulier, simple mais beau. Même si au début, elle ne voulait pas venir, elle se sentait bien à l'instant. Elle posa son regard doré sur le crépuscule, reflétant ainsi le soleil orangé sur la mer translucide. Ce paysage était à couper le souffle. Elle aurait pu rester là éternellement si quelqu'un n'était pas venu la déranger...
Des bruits de pas précipités, étouffés par le sable chaud, étaient en train de se diriger vers elle. Elle était tellement concentrée sur l'horizon qu'elle ne tenait pas compte de son entourage. Le cri d'un garçon retentit, et c'est au dernier moment qu'elle tourna la tête pour voir qui hurlait dans ses oreilles. Elle sentit un corps chaud la heurter, et elle tomba sur le sable, l'inconnu au dessus d'elle.
«- Aie aie aie...»
Il avait l'air assommé, mais deux cris d'enfants le réveillèrent bien assez tôt. Il se redressa vivement, mais se rendit compte qu'il avait fait tomber la jeune fille. Il plongea ces yeux ambrés dans ceux de Pauline tout en se relevant maladroitement.
«- Je... Désolé!»
Puis il partit en courant, coursé par deux enfants d'environ cinq ans criant "grand frère Kaze". La jeune fille aux cheveux blonds foncés fronça les sourcils, se demandant qui était ce garçon. Surtout que son coeur avait battu plus vite que la normale... Elle haussa les épaules tout en se relevant, épousseta son t-shirt et son short en jean, et regarda les inconnus partir au loin. Le garçon, qui avait les cheveux étrangement bleus, avait l'air d'avoir son âge, mais était légèrement plus grand qu'elle. Voyant la nuit s'installer, elle rebroussa chemin vers l'hôtel qu'elle avait quitté et retourna dans sa chambre, évitant au passage de croiser sa génitrice qui l'avait sûrement cherchée dans les environs.
Ce qui était pratique chez sa mère, c'est qu'elle était très clémente. Elle avait accepté de prendre une chambre seule pour sa fille, mais il avait fallut à Pauline beaucoup de patience et de ruse avant qu'elle ne soit d'accord. Elle ferma la porte avec son pied et s'affala sur son lit, tournant la tête vers la télévision. Elle soupira, pris avec maladresse la télécommande et alluma l'appareil électrique rectangulaire. La jeune fille passa plusieurs chaines, pour finalement mettre TF1. Le seul truc « intéressant » était la roue de la fortune. Et c'est sur cette émission franchement monotone qu'elle s'endormit, lâchant la télécommande au passage.
« Mais elle ne se doutait pas que sa vie ici allait être si positive, qu'elle allait être si heureuse.»
************
La lumière du soleil vint lui éclairer le visage, et c'est ainsi que la jeune fille fronça les sourcils. Elle avait oublié de fermer le store. Elle se redressa, attendit quelques secondes que sa vue se soit habituée à la luminosité et se leva. Elle observa sa chambre : les murs étaient blancs-bleus, il y avait quelques tableaux dessus, et la décoration était à la fois simple et chaleureuse. "Comme là-bas..." songea-t-elle en se rappelant son ancien domicile.
Tout en ayant la tête ailleurs, elle enfila rapidement un short et un t-shirt avant de sortir, laissant ses affaires sales trainer sur le sol. Au pire des cas, les employés chargés de faire leur boulot les rangeront!
Elle descendit à la cafétéria et vit sa mère devant son journal, buvant en même temps son café. La femme le pris et commença à en boire tout en lisant un article sur la politique, c'est donc à ce moment là que Pauline se faufila derrière elle en lui criant un «Bonjour Maman!».
L'effet ne se fit pas attendre. L'adulte sursauta, tomba de sa chaise en poussant un cri strident, renversant ainsi son café sur le journal. Sa fille explosa de rire sous le regard des autres clients de l'hôtel présents dans la cafétéria, ayant droit à un regard noir de la part de sa mère.
«- Es-tu folle Pauline?! J'aurais pu m'ébouillanter!
- Excuse-moi Maman, mais c'était trop tentant! Répondit-elle en essayant de contrôler son fou rire.
- C'est ça oui...»
Elle se releva alors que les employés nettoyaient la flaque de café, alla chercher un autre café ainsi qu'un nouveau journal, tandis que sa fille sortit de la salle. Peu importe si elle avait faim, elle avait pour principe de ne pas manger le matin.
Pauline s'assit sur un mur qui était juste devant la plage et juste derrière une forêt, admirant la mer à huit heures du matin. Elle vit une ombre à côté d'elle, elle leva les yeux et vit l'inconnu d'hier soir s'asseoir à côté d'elle et lui tendre un pain au chocolat.
«- Tu dois avoir faim, non? Tu n'as pas mangé hier. Dit-il en la regardant dans les yeux.
- H-hein? Comment tu le sais?
- Ça se voit. Rigola-t-il.»
Elle le remercia et prit le pain au chocolat, détournant son regard vers un point invisible sur le sable.
«- Mais... Et toi?
- Moi? J'ai déjà mangé, je l'ai pris pour toi.»
Elle sentit ses joues chauffer. Les battements de son coeur recommençait à s'accélérer. Comment un inconnu pouvait se préoccuper autant d'elle?
«- Moi, c'est Kazemaru Ichirouta!
- Ce n'est pas Kaze?
- Oh, ça? C'est qu'un surnom que m'ont donné Hiroto et Ryuuji, les deux enfants qui me couraient après.
- Ah... Moi c'est Pauline Haayl.»
Il se redressa d'un coup en lui tendant la main.
«- Ok! Appelles-moi Kaze, ton nom ici sera Popo!
- Popo? Ça me fait penser aux télétubbies...»
Il émit un petit rire devant la superbe référence de la jeune fille. Elle lui pris donc la main, se releva, et ils allèrent sur la plage. Elle venait de se faire un ami..? Et un ami plutôt mignon en plus. Elle secoua sa tête. Non, elle devait éviter de draguer, surtout qu'il devait habiter dans les environs. Et elle n'aimait pas les relations à distance.
Elle fut réveillée de ses songes par deux cris d'enfants. L'un d'eux, aux cheveux étrangement rouges, se jeta sur elle, l'enfonçant une deuxième fois dans le sable froid du matin.
«- Yatta! Ryuu', regarde, j'ai capturé la sorcière! Cria l'enfant qui écrasait Pauline.
- Aiiiie...
- Popo! Ça va?!
- La sorcière s'appelle Popo?! Questionna avec empressement le deuxième enfant.»
Le garçon aux cheveux bleus souleva "l'agresseur" de la jeune fille et l'aida à sa relever.
«- Oh mais la sorcière est jolie en plus!
- Euh... Merci? Fit-elle en rigolant.
- Ryuu', Hiro', voici Pauline, alias Popo!
- Bonjour Popo! Tu vas intégrer notre alliance secrète des agents secrets?!»
Elle rigola devant l'air enthousiaste des enfants et hocha la tête. Kazemaru tourna la tête vers elle et lui sourit.
«- Tu vois, j'ai réussi à te décoincer! Rigola-t-il.
- H-Hein! J-Je ne suis pas du tout coincée! »
Il rigola en voyant la mine surprise de la jeune fille aux cheveux blonds foncés.
«- Vous êtes amoureux? Demanda celui aux cheveux verts.»
Cette fois-ci, le visage de Pauline vira du mode "normal" au mode "j'ai pris un super coup de soleil". Ichirouta rigola juste, caressant au passage la chevelure du petit garçon.
«- Et si c'était vrai? Dit-il d'un ton détaché en fixant les yeux de la jeune fille.»
Son visage devint cramoisi à l'entente de ces mots. Le bleu se tourna vers elle en rigolant, prononçant les mots "je plaisante".
«- Grand-frère Kaze, quand je serais grand, je veux me marier à Hiro!
- Hein?! Mais moi je veux me marier avec grande-soeur Popo! Répondit innocemment l'autre enfant.
- Comment ça?! Déclara Ryuuji en fronçant les sourcils. »
Et ils rigolèrent encore, et cette action se répéta durant tout l'été. Pauline n'avait vraiment pas vu le temps passer. Elle sentait son coeur battre plus vite lorsqu'elle était avec Kazemaru, et encore plus rapidement lorsqu'ils n'étaient que tout les deux. Mais quelques fois, elle le voyait en train de regarder l'océan, les yeux dans le vague. Elle avait la désagréable impression qu'il y avait quelque chose qu'il ne voulait pas avouer.
********
«- Grand-frère Kaze, tu es déjà tombé amoureux? »
Le garçon avait regardé le jeune Hiroto d'une manière surprise. La jeune fille aux yeux le regardait du coin de l'oeil, attendant sa réponse. Cela l'intéressait vraiment beaucoup.
«- Eh... Ouaip!
- Hein?! De qui, de qui?
- La seule personne que j'ai jamais aimé, c'est une sorcière!»
**********
C'est cette nuit-là qu'elle rêva de cette journée. Et si la sorcière dont il parlait, c'était elle? Avait-il utilisé le surnom que lui avaient accordé les deux petits à leur rencontre? Ou alors, était-ce tout simplement elle qui se faisait de faux espoirs..? C'est avec ce doute là qu'elle se rendormit, bercée par le champs des cigales.
**********
On était à présent le 30 août, et les deux petits allaient partir. Ils étaient devant leur voiture, leurs parents à l'intérieur étant donné qu'ils étaient venus ensemble.
«- Grand-frère Kaze, grande-soeur Popo, vous revenez l'année prochaine, hein?!
- Sûrement!
- Alors à l'année prochaine!"
Ils montèrent dans la voiture, celle-ci démarra. Midorikawa et Kiyama firent de grands gestes de la main jusqu'à ce que la voiture ne disparaisse, laissant les deux adolescents seuls. Rien qu'à cette pensée, le coeur de la jeune fille s'accélérait. Il lui pris soudainement la main, provoquant ainsi des rougeurs sur son visage, et l'emmena sur la plage où il y avait du monde. Trop de monde au goût du jeune homme. Ils marchèrent comme cela jusqu'à ce qu'il n'y ai plus une seule personne à l'horizon, Kazemaru prenant la main de Pauline, qui marchait derrière lui en essayant de calmer son coeur, de peur qu'il ne l'entende tellement il allait vite.
Soudainement, il s'arrêta et s'assit sur un rocher, ayant l'air à la fois d'admirer le paysage et de ne pas l'admirer.
«- Quelque chose ne va pas, Kaze..?
- J'aimerais vraiment voir la couleur de l'océan... Marmonna-t-il, songeur.
- ... Hein?
- Je ne peux pas voir la mer.
- Hein? Répéta-t-elle.
- La mer, le ciel, la forêt... Je ne discerne pas les couleurs. Je ne sais pas ce qu'est le bleu, le vert ou le jaune. Je vois tout en noir et blanc. Dis-moi... C'est comment le bleu?
- Euh... C'est... Comme le couleur de tes cheveux! Fit-elle précipitamment.»
Un sourire se dessina sur son visage, et il se tourna vers elle.
«- Ils sont donc de la même couleur que la mer?
- Eh... Non, plus foncé.»
Il se retourna vers l'étendue d'eau qui avait l'air infinie. Pauline se mit à réfléchir.
«- Tu sais, tu n'as pas besoin de savoir de quelle couleur est la mer ou le ciel.
- Pourquoi?
- Elle est rayonnante, tu ne trouves pas?! Fit-elle en montrant le mini océan. Elle est aussi lumineuse que toi. Continua-t-elle avec le sourire.»
Il rougit d'un coup et se tourna vers elle. Il ne s'attendait pas à ça...
«- Rayonnante..?
- Oui! Affirma-t-elle en s'assaillant à ses côtés. Ne te torture pas l'esprit pour ça, ce n'est pas vital de voir de quelle couleur est l'océan!
- Sûrement, mais j'aurais aimé voir de quelle couleur étaient tes yeux... Fit-il en plongeant son regard dans celui de la jeune fille.
- Ils sont dorés, comme le soleil.
- Alors, toi aussi, tu es rayonnante!»
Elle rougit un peu et rigola. Il lui pris doucement la main en tournant la tête vers le côté opposé. Cette main qu'il avait tant pris, pourquoi avait-il du mal à la toucher à présent? Il transpirait, sa respiration était un peu saccadée, il avait l'impression que son coeur allait exploser.
«- Ichirouta..?»
Il se retourna vers elle, la fixant de nouveau dans les yeux. Sans que Pauline ne s'en rende compte, son visage était tout proche du sien, tellement qu'elle sentait sa respiration sur sa peau. Cette situation la fit devenir de couleur pivoine, mais elle ne lui déplaisait pas du tout. Elle ferma les yeux, attendant avec impatience le contact physique qu'elle désirait depuis sa rencontre avec lui. Il la regardait toujours, rougissant légèrement. Puis, il posa ses lèvres sur sa joue, lui faisant froncer les sourcils. Il n'avait pas vraiment le courage de l'embrasser, même si il en mourrait d'envie...
«- Pourquoi?
- Pourquoi quoi?»
Ils s'étaient redressés, se regardant les yeux dans les yeux.
«- Idiot!»
Puis, Pauline l'entoura de ses bras et l'embrassa à pleine bouche, les sourcils froncés, le visage cramoisi. Il écarquilla un peu les yeux, mais rigola intérieurement tout en la tenant dans ses bras, tandis qu'il approfondissait le baiser. Elle se détacha de lui et colla son front contre le sien.
«- Normalement, ça devrait être au mec d'embrasser la fille...
- Mais je peux me rattraper si tu le souhaite!»
Et hop, c'était reparti. Leurs langues dansaient, leurs joues étaient vraiment en contraste de couleur rouge, faisant une sorte de Camaïeu ; leurs respiration était haletante ; leurs coeurs battaient à l'unisson et leurs bras s'entouraient. Malheureusement, ils se séparèrent à contre coeur à cause du manque d'oxygène.
«- Tu sais que je t'aime, petite sorcière!
- Je t'aime aussi, mais ne m'appelle pas comme ça! Rouspéta-t-elle.
- Haha, si tu veux Popo!»
Ils rentrèrent à l'hôtel main dans la main, observant les étoiles. La nuit s'était déjà installée pendant que nos deux amoureux se bécotaient sur le rocher. Lorsqu'ils pénétrèrent dans la cafétéria, sa mère regarda sa fille avec un air de... Victoire?
«- Il y a de l'amour dans l'air!
- Non, il y a de l'Azote, de l'Oxygène et du dioxyde de carbone!»
Celui qui venait de répondre à la génitrice de Pauline était un étrange monsieur avec une couette haute grise, des petites lunettes carrées noires et un costume noir. Il repartit aussi vite qu'il était venu, rigolant de sa "blague" que personne n'avait compris.
*******
Et c'est le lendemain que la jeune fille avait dû partir. Elle avait passé la matinée avec son petit-ami, mais malgré tout, elle devait aller a Hokkaido pour les papiers, s'installer et s'inscrire à son nouveau collège, en dernière année. Sa mère l'attendait patiemment dans la voiture, attendant que sa fille n'arrive.
«- Tu reviens l'année prochaine, t'es sûr?
- Oui! Tu m'envoies un message quand tu es rentrée, hein?
- Bien sûr! Allez, je t'aime Ichirouta.»
Ils s'embrassèrent encore, et Pauline se dirigea vers sa voiture tandis que son petit-copain la voyait s'éloigner. Il lui fit un signe de main et vit la voiture disparaitre petit-à-petit. Qu'il avait hâte d'être à l'année prochaine...
Qui dit nouvelle vie dit nouveau collège, dit aussi nouveaux amis. C'est en ayant une boule dans la gorge que Pauline écoutait le règlement de son nouvel établissement scolaire, et qu'elle se dirigeait vers sa salle de classe avec son professeur principal. Du côté de Kazemaru, il songeait encore à ses vacances tout en regardant par la fenêtre, tandis que ses amis discutaient autour de lui.
Le professeur rentra dans la salle, tout les élèves regagnèrent leur place.
«- Bonjour, j'espère que vous avez passé de bonnes vacances! Aujourd'hui, nous accueillons une nouvelle élève. »
Pauline entra alors dans la salle et se rendit sur l'estrade, se présentant alors à ces nouveaux camarades.
«- D'accord. Hm, va t'asseoir à côté de Kazemaru.»
Lorsqu'elle croisa son regard, elle écarquilla les yeux et elle ne put s'empêcher de sourire. Lui, la regardait avec étonnement et satisfaction. Finalement, cette année n'allait pas être pourrie..!
Déménagement rime avec engagements.
Or, Pauline Haayl n'aimait pas le changement.
Pour certains, les vacances sont un soulagement.
Pour Pauline Haayl c'était rageant.
Mais c'est lorsqu'elle rencontra Kazemaru Ichirouta,
Que son idée sur ces vacances changea.
Lui seul la rendait folle amoureuse,
Et elle en était vraiment heureuse.
À la fin des vacances, lorsqu'il devint son petit-ami,
Elle due partir, croyant que ce bonheur était fini.
Mais ce qu'elle n'avait pas imaginé,
C'est qu'ils se retrouveraient pendant toute une année!
